Le gouvernement français se dit prêt à une transaction avec Google après avoir subi une défaite judiciaire dans sa volonté d’imposer un redressement fiscal de 1,115 milliard d’euros au géant de l’internet. Le tribunal administratif de Paris a jugé le 12 juillet que Google n'était pas imposable en France sur la période de 2005 à 2010 et ne pouvait donc être astreint à ce redressement. Si Paris a l’intention de faire appel de cette décision, « nous ne sommes pas hostiles au principe d’un accord transactionnel, qui est une possibilité offerte par notre droit fiscal », explique le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, dans un entretien au journal Les Echos à paraître aujourd’hui.
Sur le plan fiscal, la réalisation de donations et successions hors de France est de nature à poser des difficultés, Des exemples permettent de les appréhender tandis que plus de 14 millions de ressortissants de l’Union ne vivent pas dans leur Etat d’origine
Lyon, arrivé deuxième ex æquo avec Paris II Assas au Grand Prix des Jeunes Diplômés 2017, rend une copie de grande qualité et des préconisations originales , L'énoncé publié dans l'Agefi Actifs n°704 du 7 juillet dernier exposait une situation patrimoniale complexe et les nombreuses attentes d'un couple en concubinage
Les mesures sont accueillies favorablement mais il n’est pas dit qu’elles bénéficient à de nombreuses entreprises. Une enquête menée par le cabinet d’expertise comptable Denjean & Associés montre un réel intérêt des décideurs financiers de TPE, PME, ETI et grandes entreprises mais l’anticipation d’un faible impact de ces mesures sur leurs sociétés.
Emmanuel Macron a salué hier, à l’issue d’une rencontre avec la présidente de la Confédération suisse, la reprise de l'échange des renseignements en matière fiscale entre Paris et Berne, interrompu en raison d’un litige autour de la banque UBS. Présente à ses côtés, Doris Leuthard s’est limitée à saluer les «relations fortes» entre les deux pays. L’enjeu du partage d’informations sur des évadés fiscaux français est de taille pour le gouvernement français qui doit trouver entre 4 et 5 milliards d’euros d'économies pour contenir les déficits publics à 3% du PIB, conformément à ses engagements pris vis-à-vis de l’Union européenne.
Emmanuel Macron a salué aujourd’hui, à l’issue d’une rencontre avec la présidente de la confédération suisse, la reprise de l'échange des renseignements en matière fiscale entre Paris et Berne, interrompu en raison d’un litige autour de la banque UBS. Présente à ses côtés sur le perron de l’Elysée, Doris Leuthard n’a pas mentionné cette question, se limitant à saluer les « relations fortes » entre les deux pays.
Ces chiffres ne devraient pas passer inaperçus alors que la France tente à tout prix d’accueillir les financiers déçus du Brexit et que le gouvernement a promis d’imposer une grande réforme de la fiscalité du capital. Une étude publiée le 18 juillet par l’institut libéral Coe-Rexecode a tenté de calculer le montant des pertes que font peser à la France les «expatriés fiscaux», ceux qui décident de quitter le territoire pour cause de fiscalité trop élevée.
L’Etat français va faire appel du jugement du tribunal administratif de Paris qui a annulé un redressement fiscal de 1,115 milliard d’euros imposé à Google, a confirmé jeudi le ministre des Comptes publics à l’Assemblée nationale.
Le tribunal administratif de Paris a jugé hier que Google n'était pas imposable en France sur la période de 2005 à 2010 et ne pouvait donc être astreint à un redressement fiscal de 1,115 milliard d’euros qu’entend lui imposer l’administration. L’Etat, qui a deux mois pour faire appel, a annoncé dans la foulée qu’il étudiait cette possibilité. Bercy estimait que la société américaine avait déclaré en Irlande des prestations publicitaires réalisées en France et avait donc échappé indûment, pendant cinq ans, notamment à des impôts sur les sociétés et à la TVA. Mais le tribunal a estimé que Google France fournit, «aux termes d’un contrat conclu avec GIL [Google Ireland Limited, ndlr], assistance commerciale et conseil à la clientèle française», les annonceurs français étant considérés comme directement clients de la filiale irlandaise.
Le Premier ministre affirme que le prélèvement forfaitaire unique sur les revenus du capital serait appliqué dès l'an prochain. L'assurance vie conservera son régime actuel, ajoute Edouard Philippe, mais les règles changeront sur les nouveaux flux.
La suppression de la taxe d’habitation pour 80% des ménages promise par Emmanuel Macron coûtera 8,5 milliards d’euros aux finances publiques, et non 10 milliards comme annoncé jusque-là, a indiqué hier le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin. Les détails de la réforme, concernant notamment les compensations pour les collectivités locales, seront pour leur part abordées «lors de la conférence des territoires», qui se tiendra le 17 juillet au Sénat, a-t-il ajouté. Il a promis en outre que «l’Etat va intervenir notamment sur la revalorisation des valeurs locatives», qui servent au calcul de la taxe. La revalorisation des valeurs locatives, dont la dernière actualisation remonte aux années 1970, est une question sensible devant laquelle les gouvernements successifs ont reculé ces dernières décennies, au vu des importants transferts de charges qu’elle devrait occasionner entre contribuables.
Par un arrêt du 4 juillet 2017, la Cour de cassation a décidé de transmettre au Conseil constitutionnel la question de savoir si le paragraphe 1 de l’article 757 B du code général des impôts porte atteinte à la Constitution.
Les réformes de la taxe d’habitation et de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF), deux promesses de campagne d’Emmanuel Macron, seront mises en œuvre à partir de 2018, indiquait hier le ministère de l’Economie et des Finances. La trajectoire financière, qui doit être présentée aujourd’hui aux Commissions des Finances de l’Assemblée nationale et du Sénat, intégrera des mesures d'économie qui permettront à la France de respecter le critère des 3% de déficits publics, précisait-on dans l’entourage du Premier ministre d’après Reuters.
Le ministre de l’Economie et des Finances Bruno Le Maire a démenti hier tout projet de modification de la fiscalité du Livret A, lors d’un point presse aux Rencontres économiques d’Aix-en-Provence. «Il n’y aura aucune taxe sur le Livret A», a-t-il déclaré, alors que le Journal du Dimanche suggérait cette éventualité. Le ministère de l’Action et des Comptes publics a également démenti cette information dimanche dans un communiqué, précisant qu’aucune mesure en ce sens ne figurera dans le projet de budget pour 2018 qui sera présenté en septembre. Bercy précise que «les réflexions évoquées sont conduites dans le cadre du Conseil des prélèvements obligatoires, une instance de réflexion libre et indépendante rattachée à la Cour des comptes», dont les travaux «éclairent mais n’engagent pas le gouvernement».
Il est temps que l’Union européenne fasse payer aux multinationales, comme les géants américains d’internet Amazon, Google et Facebook, les impôts qu’elles doivent, a déclaré hier Bruno Le Maire lors d’une intervention aux Rencontres économiques d’Aix-en-Provence. «Je peux vous dire que l'époque actuelle n’est pas une époque pour les faibles», a dit le ministre français de l’Economie et des Finances. «Quand vous êtes face à M. Poutine, face à M. Trump ou face à M. Erdogan, et bien il est temps que l’Europe se ressaisisse, qu’elle défende ses intérêts, qu’elle fasse payer à Google, Amazon et Facebook les impôts qu’ils doivent aux contribuables européens», a-t-il ajouté.
La Cour des comptes a rendu public, le 5 juillet, l’analyse de l’impact de la taxe sur les transactions financière (TTF) et sa gestion. Son constat est lourd : il semble que les trois objectifs visés par le gouvernement n’ont pas été accomplis. La gestion de la taxe présente en outre de nombreux défauts.
Il voudrait multiplier par quatre ou plus à l’horizon 2030 le niveau actuel de cette taxe qui frappe surtout les consommateurs. Le prix de l’essence serait majoré de 32 centimes par litre.
Dans un référé daté du 19 juin et rendu public hier, la Cour des comptes critique vertement la gestion de la taxe sur les transactions financières (TTF). La Cour estime notamment que les objectifs de la taxe n’ont pas été remplis, le coût de celle-ci étant répercuté sur les clients des financiers tandis que les stratégies spéculatives se sont simplement déplacées hors de France, seuls les acteurs sis en France y étant assujettis. La perspective de la mise en place d’une TTF au niveau européen s’éloigne également, tandis que le mode de rémunération d’Euroclear, chargé de la perception de la taxe, laisse à désirer. La Cour des comptes se montre par ailleurs sceptique sur une extension de la TTF sur les opérations intra-journalières, qui «se heurte à d’importantes difficultés de mise en œuvre».