Le Sénat a voté vendredi 7 décembre la suppression de l’article 52 du PLF 2019, qui mettait fin à l’exonération de taxe spéciale sur les conventions d’assurance (TSCA) sur les garanties décès des contrats d’assurance emprunteur. Le texte soumettait ces garanties à la TSCA au taux de droit commun de 9%. «Cette mesure engendrera mécaniquement une hausse du coût des prêts immobiliers. Elle aura donc pour effet d’augmenter le taux d’effort des accédants à la propriété, et donc d’augmenter le coût du logement dans un contexte d’augmentation des taux à partir du second semestre 2019», selon l’un des amendements adoptés (II-878). Le gouvernement entendait revenir sur l’exonération de TSCA, estimant que «l’objectif social de limitation du coût de l’accès à un crédit immobilier ou à la consommation est aujourd’hui moins justifié».
Le Sénat a voté vendredi 7 décembre la suppression de l’article 52 du PLF 2019, qui mettait fin à l’exonération de taxe spéciale sur les conventions d’assurance (TSCA) sur les garanties décès des contrats d’assurance emprunteur. Le texte soumettait ces garanties à la TSCA au taux de droit commun de 9 %. « Cette mesure engendrera mécaniquement une hausse du coût des prêts immobiliers. Elle aura donc pour effet d’augmenter le taux d’effort des accédants à la propriété, et conséquemment d’augmenter le coût du logement dans un contexte d’augmentation des taux à partir du second semestre 2019 », selon l’un des amendements adoptés (II-878).
La France mettra en place en 2019 une taxation des géants du numérique à l'échelle nationale si les pays européens ne parviennent pas à s’accorder sur le sujet, a annoncé jeudi Bruno Le Maire sur France 2. «Je me donne jusqu’en mars pour qu’on obtienne une taxation européenne des géants du numérique (...) sinon nous le ferons au niveau national», a déclaré le ministre de l’Economie et des Finances. «Nous le ferons dès 2019 au niveau national, nous taxerons les géants du numérique si les Etats européens ne prennent pas leurs responsabilités». Les ministres européens des Finances ne sont pas parvenus mardi à s’accorder sur la taxation des géants du numérique, malgré une proposition franco-allemande de dernière minute pour sauver le projet en le limitant à leur chiffre d’affaires publicitaire.
Le chef de l’Etat s’est dit opposé à un retour de l’ISF, contrairement à ce que laissaient entendre plusieurs voix au sein du gouvernement mercredi 5 décembre.
La France mettra en place en 2019 une taxation des géants du numérique à l'échelle nationale si les pays européens ne parviennent pas à s’accorder sur le sujet, a annoncé jeudi Bruno Le Maire.
Le porte-parole du gouvernement a déclaré hier que l’impôt sur la fortune immobilière (IFI) sera supprimé s’il est prouvé qu’il ne fonctionne pas. Benjamin Griveaux a précisé sur RTL que l’IFI pourrait faire l’objet d’une évaluation à l’automne 2019. L’idée est «voir si cet argent» est «fléché dans nos PME pour les développer», a expliqué ce dernier. «Si une mesure qu’on a prise, qui coûte de l’argent public (...) ne fonctionne pas, on n’est pas idiots, on va le changer», a-t-il poursuivi. Le rétablissement de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF), transformé l’an dernier en impôt sur la fortune immobilière, est l’une des revendications des «gilets jaunes», relayée par des responsables politiques et syndicaux.
Le porte-parole du gouvernement a déclaré ce matin que l’impôt sur la fortune immobilière (IFI) sera supprimé s’il est prouvé qu’il ne fonctionne pas. Benjamin Griveaux a précisé sur RTL que l’IFI pourrait faire l’objet d’une évaluation à l’automne 2019. L’idée est «voir si cet argent» est «fléché dans nos PME pour les développer, pour qu’elles innovent, qu’elles investissent, pour qu’elles embauchent», a expliqué ce dernier. «Si une mesure qu’on a prise, qui coûte de l’argent public (...) ne fonctionne pas, si quelque chose ne marche pas, on n’est pas idiots, on va le changer», a-t-il poursuivi.
La Fondation Louis Vuitton a annoncé poursuivre en justice pour dénonciation calomnieuse le Front républicain d’intervention contre la corruption (Fricc) qui l’accuse d’avoir dissimulé le coût véritable du bâtiment qui l’héberge à Paris pour maximiser une réduction d’impôts sur les sociétés au bénéfice du groupe LVMH. «La Fondation Louis Vuitton précise que les accusations apparemment contenues dans cette plainte sont dénuées de tout fondement, et relèvent de la diffamation pure et simple», indique-t-elle.
La règle de non-intégration à l'actif successoral, prévue par la réponse ministérielle Ciot, n'est applicable qu'aux successions ouvertes à compter du 1er janvier 2016, explique une nouvelle réponse apportée par le ministère de l’Economie., Elle est, donc, sans incidence sur l'imposition des successions antérieures, soumises aux droits de mutation dans les conditions de droit commun.
La perquisition dans les locaux de Deutsche Bank se poursuit vendredi, pour la deuxième journée consécutive, dans le cadre d’une enquête de blanchiment d’argent liée aux Panama papers, a déclaré une porte-parole du parquet de Francfort. Un porte-parole de Deutsche Bank s’est refusé à tout commentaire. Jeudi, le groupe avait dit qu’il coopérait avec les enquêteurs.
Pierre Moscovici a prévenu hier qu’il pourrait ne pas y avoir d’accord début décembre entre les pays membres de l’UE sur la taxation des groupes de numérique (Google, Apple, Facebook, Amazon...), rassemblés sous le terme de Gafa, «Je suis lucide et j’observe que l’atteinte d’un consensus n’est pas simple» d’ici la réunion des ministres des Finances de l’UE le 4 décembre prochain, a reconnu le commissaire lors d’une audition devant la Commission des Affaires européennes à l’Assemblée nationale. Cette taxe doit être approuvée à l’unanimité par les 28 membres de l’UE.
Une petite centaine de sénateurs, pour l’essentiel membre du groupe Les Républicains, ont publié hier une proposition d’amendement au projet de loi de finances 2019, afin de limiter l’arbitrage de dividendes. Ces sénateurs réagissent au scandale des CumEx Files, qui a révélé des pratiques d’optimisation ou de fraude fiscale par le biais d’arbitrage de dividendes. Leur coût serait estimé pour le fisc entre 1 et 3 milliards d’euros. L’amendement veut notamment obliger les banques à adresser à l’administration fiscale une déclaration annuelle récapitulant tous les versements effectués dans ce cadre.
Amazon va de nouveau autoriser les consommateurs australiens à acheter sur ses sites internationaux, revenant sur une décision prise en mai pour contourner la règlementation fiscale australienne, a annoncé hier le groupe de distribution. «Suite aux commentaires des consommateurs, les clients d’Amazon pourront, à partir du 22 novembre, faire expédier en Australie des articles d’Amazon.com», a déclaré un responsable d’Amazon à la chaîne nationale australienne ABC. Le distributeur américain en ligne, présent en Australie depuis à peine un an, empêchait depuis mai les acheteurs australiens de commander sur ses sites web internationaux. Il entendait ainsi contourner la législation fiscale australienne qui prévoit, depuis le 1er juillet, que les détaillants en ligne doivent percevoir une taxe sur les produits et services de 10% sur tout ce qui est acheté sur des sites étrangers.
Le PLF pour 2019 prévoit une réforme substantielle de la déduction fiscale des intérêts versés par les sociétés françaises., Ce nouveau dispositif vise plus globalement à harmoniser les mesures de lutte contre l’optimisation fiscale.
Pierre Moscovici a prévenu jeudi qu’il pourrait ne pas y avoir d’accord début décembre entre les pays membres de l’UE sur la taxation des groupes de numérique (Google, Apple, Facebook, Amazon...), rassemblés sous le terme de Gafa, estimant que «nous risquons d'être un tout petit peu courts», rapporte l’AFP. «Je suis lucide et j’observe que l’atteinte d’un consensus n’est pas simple» d’ici la réunion des ministres des Finances de l’UE le 4 décembre prochain, date cruciale pour l’approbation de cette taxe sur le chiffre d’affaires des géants du numérique, a reconnu le commissaire lors d’une audition devant la Commission des Affaires européennes à l’Assemblée nationale.
Une petite centaine de sénateurs, pour l’essentiel membre du groupe Les Républicains, ont publié jeudi une proposition d’amendement au projet de loi de finances 2019, afin de limiter l’arbitrage de dividendes. Ces sénateurs réagissent au scandale des CumEx Files, qui a révélé des pratiques d’optimisation ou de fraude fiscale par le biais d’arbitrage de dividendes. Leur coût serait estimé pour le fisc entre 1 et 3 milliards d’euros. L’amendement veut notamment obliger les banques à adresser à l’administration fiscale une déclaration annuelle récapitulant tous les versements effectués dans ce cadre.