La Suisse continue d’explorer le cadre légal régissant les fintechs et plus spécifiquement l’utilisation de la blockchain et de laTRD (technologie des registres distribués). À l’issue de sa séance du 22 mars dernier, le Conseil fédéral a ouvert uneconsultation concernant l’adaptation du droit fédéral aux développements de la TRD. Il entend ainsi augmenter la sécurité juridique, supprimer les obstacles qui entravent les applications fondées sur la TRD et limiter les risques d’abus. Le projet vise notamment à apporter des améliorations supplémentaires au cadre réglementaire applicable à la TRD en Suisse, particulièrementdans le domaine financier. La consultation se terminera à la fin du mois de juin 2019. Pour mémoire, en décembre 2018, le Conseil fédéral a adopté un rapport consacré au cadre juridique régissant la blockchain et la TRD dans le secteur financier. Il a alors souligné «son désir de créer un cadre juridique optimal, permettant au pays de devenir un leader innovant et durable pour les entreprises de la fintech et de la TRD ainsi que de poursuivre son développement dans ce domaine», rappelle le Conseil fédéral sur son site internet. Dans le projet annoncé en décembre 2018 et désormais soumis à la consultation, le Conseil fédéral propose en particulier les adaptations suivantes : - Dans le code des obligations, le régulateur veut permettre que des droits soient inscrits dans un registre électronique comme ayant la même fonction que des papiers-valeurs. «Il s’agit ainsi d’augmenter la sécurité juridique lors du transfert d’actifs fondés sur la TRD», explique le Conseil fédéral. - Dans le but d’augmenter la sécurité juridique, la question de la revendication des cryptoactifs qui entrent dans la masse de la faillite doit être expressément réglementée dans la loi fédérale sur la poursuite pour dettes et la faillite. - Dans le droit des infrastructures des marchés financiers, le régulateur souhaite créer une nouvelle catégorie d’autorisationpour les entités dites «systèmes de négociation fondés sur la TRD». Ces entités devront pouvoir offrir aux acteurs des marchés financiers soumis à réglementation, mais aussi à la clientèle privée, des services de négociation, de compensation, de règlement et de conservation pour les actifs fondés sur la TRD. - Enfin, le Conseil fédéral souhaite qu'à l’avenir il soit possible d’obtenir une autorisation d’opérer en tant que maison de titres pour l’exploitation d’un système organisé de négociation. Cette innovation nécessite une adaptation de la future loi sur les établissements financiers. Lutte contre le blanchiment d’argent Par ailleurs, dans le domaine de la lutte contre le blanchiment d’argent, le Conseil fédéral, ainsi qu’il l’avait exposé en décembre 2018, a constatéla nécessité de préciser la pratique en vigueur. Ces adaptations au niveau de l’ordonnance ne font cependant pas partie du projet mis en consultation, mais «devront être intégrées à la modification de l’ordonnance sur le blanchiment d’argent, prévue dans le cadre de la révision de la loi sur le blanchiment d’argent déjà en cours», précise le régulateur Enoutre, le Conseil fédéral a fait étudier l’opportunité d’adapter la législation relative à la prévention du blanchiment d’argent et du financement du terrorisme par rapport aux plateformes de financement participatif reposant sur des dons (crowddonating) et sur des aides (crowdsupporting). À l’heure actuelle, les volumes de fonds collectés par ces plateformes sont relativement modestes. De plus, d’autres juridictions renoncent actuellement aussi à réglementer les activités de ce genre. Le Conseil fédéral estime par conséquent qu’il serait pour le moment «disproportionné de soumettre ces plateformes à la loi sur le blanchiment d’argent». Il va donc suivre les prochains développements et réexaminera le cas échéant la nécessité de soumettre ces plateformes à la loi en question.
Une semaine après avoir annoncéson partenariat avec Amun AG, le fournisseur d’indices Solactive fait de nouveau parler de lui sur le marché des cryptomonnaies avec la signature d’un nouveau partenariat avec CoinMarketCap (CMC), un fournisseur d’informations et de données sur les cryptodevises. L’accord prévoit la création par Solactive de nouveaux indices de référence cryptocurrency baptisésCMC Crypto 200 Index. Dans un premier temps, deux indices ont étélancés.Le premiercomprendles 200 premières cryptodevises par capitalisation boursière. Le second est une version alternative excluant la plus importante cryptomonnaie, le bitcoin. «La raison d'être de la version ex-bitcoin de l’indice est d’afficher les conditions générales du marché dans l’espace cryptomonnaie tout en évitant les biais du marché grâce à la devise de référence du marché, le bitcoin, qui contribue à ce jour à près de 51% du volume total des transactions mondiales», explique Solactive dans un communiqué. Les deux indices ont été lancés le 4 mars et figurent dans le flux de distribution du NASDAQ appelé GIDS depuis le 20 mars. De plus, les indices seront disponibles sur Bloomberg et sur Refinitiv/TR Eikon. Les indices sont pondérés en fonction de la capitalisation boursière et sont rééquilibrés trimestriellement.
L’ancien CEO de DWS, Axa France et Axa IM, Nicolas Moreau, vient d'être nommé au conseil consultatif du robo advisor Alpima. Le futur conseillerde la fintech, créée en 2014 à Londres parPierre Mendelsohn, est aujourd’hui CEO de la société de conseilLadbroke Advisory. Le robo advisors espère pouvoir capitaliser sur l’expérience, l’expertise et les contacts seniors dans l’asset management et l’industrie de l’assurancede Nicolas Moreau pour accélérer son développement.
La société indépendante d'évaluation des risques, Beyond Ratings,spécialisée dans l’intégration financière de l’analyse ESG, annonce que l’Autorité européenne des marchés financiers (AEMF, ESMA en anglais) l’a habilitée à émettre des notations de crédit pour les Etats, les collectivités locales ainsi que pour les institutions financières (supranationales et nationales) à mandat public.Beyond Ratings est ainsi la première agence de notation prenant en considération de manière systématique et transparente l’impact des facteurs ESG. La société sera désormais en mesure d'émettre des notations de crédit pour les émetteurs publics (gouvernements souverains, collectivités locales et régionales et institutions financières à mandat de politique publique), sur la base de méthodologies qui intègrent systématiquement et en profondeur les facteurs ESG dans le cadre de l’analyse. Fondée en 2014 par Rodolphe Bocquet et Sylvain Château, Beyond Ratings est une société indépendante de services de risques macro-financiers dédiée aux risques pays et souverains, membre du groupement « Finance for Tomorrow » initié par Paris Europlace. La société a reçu en 2016 le soutien du fonds d’investissement Newfund pour accélérer son développement. « L’accréditation ESMA est un objectif depuis la création de la société et nous permettra d'élargir notre offre de services innovants au bénéfice d’une finance positive. Nous sommes fiers d’être la première agence de notation financière au monde à intégrer de manière systématique et transparente l’impact des risques environnementaux, sociaux et de gouvernance sur la solvabilité des Etats. Cette étape illustre le dynamisme de la place financière parisienne en matière de finance durable », a commentéRodolphe Bocquet, co-fondateur et Président de Beyond Ratings,cité dans un communiqué.
Le gérant de hedge funds Rubicon Fund Management, basé à Londres, a fermé son fonds phare, le Global Fund, lancé il y a une vingtaine d’années et géré par Paul Brewer, un ancien co-responsable mondial des devises chez Salomon Brothers, rapporte le Financial Times. Après avoir enregistré de bonnes performances entre 2014 et 2016, le fonds a perdu 35% en 2017, l’une des plus mauvaises performances surcette période. L’an dernier, le fonds a gagné seulement 2% et ses actifs sous gestion s’inscrivaient à 250 millions de dollars après avoir culminé à près de 1 milliard de dollars il y a quelques années. Cette fermeture constitue une illustration supplémentaire de la difficulté des fonds macro à évoluer dans un environnement de marché très difficile.
Alarme et consternation ! Les femmes longtemps opprimées, comme on s’en émeut chaque jour, seraient sur le point de se retrouver à nouveau demain sous le boisseau. Les voilà en
Yomoni annonce la nomination de David Ganozzi comme directeur des investissements (CIO) de sa société de gestion. En plus d’intégrer le comité de direction de la fintech, il présidera aussi un comité stratégique qui a vocation à accueillir «de nouvelles personnalités», indique Yomoni. David Ganozzi avait quitté Fidelity à l’automne 2018 où il gérait notamment le fonds amiral Fidelity Patrimoine. Actuel CIO de Yomoni, «Mourtaza Asad-Syed repart poursuivre sa carrière en Suisse pour des raisons personnelles, et restera pleinement impliqué dans le succès de Yomoni», précise le communiqué.
L’opérateur boursier Deutsche Börse vient d’annoncer la signature d’un partenariat avecSwisscom, spécialiste suisse des technologies de l’information et de la communication, et Sygnum, fintech basée en Suisse et à Singapour. «L’objectif de cette coopération est de mettre en place et de développer conjointement une infrastructure de marché financier fiable et conforme aux réglementations pour des actifs numériques», précise dans un communiqué la Bourse allemande. «La tokenisation d’actifs, la prochaine étape majeure de la numérisation des actifs, a le potentiel pour refaçonner les marchés financiers du monde entier. Afin de déployer pleinement son potentiel, l’économie tokenisée émergente a besoin d’un écosystème fiable, global et conforme aux réglementations. Cet écosystème intégré d’actifs numériques, développé par des partenaires solides et expérimentés, permettra aux investisseurs d’exploiter ces nouvelles classes d’actifs et de répondre aux futurs besoins des clients», poursuit l’opérateur boursier. Les éléments-clés de la solution incluront l’émission, la conservation, l’accès aux liquidités et des services bancaires – tous tirant profit de la technologie des registres distribués (DLT) dans un environnement conforme aux réglementations. Les partenaires stratégiques développeront et amélioreront conjointement ces éléments fondamentaux de l’écosystème d’actifs numériques.L’écosystème établi par les partenaires est basé sur l’infrastructure de registres décentralisés développée et exploitée par Swisscom, ce qui lui permet de répondre aux exigences de sécurité des institutions financières et d’être évolutif.Les premiers produits et services fournis par le nouvel écosystème d’actifs numériques sont attendus courant 2019. Participations capitalistiques Le partenariat stratégique inclut un investissement de Deutsche Börse dans Custodigit SA. Cette société est une joint venture de Swisscom et Sygnum fondée en 2018. Custodigit SA fournit aux institutions financières réglementées une solution technique pour la conservation d’actifs numériques. La plateforme intégrée permet aux clients des banques de gérer le cycle de vie complet de leurs actifs numériques. Par ailleurs, Deutsche Börse et Sygnum entreront au capital de daura SA. Cette société a développé une plateforme qui utilise la technologie des registres distribués pour émettre, transférer de manière sécurisée et enregistrer des actions de PME suisses, permettant aux entreprises non cotées d’accéder aux marchés financiers. En outre, Deutsche Börse et Sygnum conceptualisent en ce moment l’établissement d’une composante supplémentaire de l’écosystème – un lieu de cotation et de commerce des actifs numériques sur le marché suisse. Par ailleurs, Sygnum attends l’autorisation suisse de banques et de négociants en valeurs mobilières délivrée parla FINMA. Une fois l’autorisation obtenue, Sygnum fournira des services bancaires globaux, tels que la conservation, les dépôts, le crédit et le prêt, l’émission de capital par tokenisation, le courtage et la gestion d’actifs au sein de l’écosystème d’actifs numériques. La transaction est soumise à l’autorisation de contrôle des concentrations.
La néobanque Revolut annonce ce lundi plusieurs recrutements visant à étoffer son département conformité. Bruce Wallace, ancien directeur des opérations monde de la Silicon Valley Bank, devient le directeur et président du comité risque et conformité de la néobanque. Caroline Britton, ancienne partenaire chez Deloitte, rejoint de son côté la présidence du comité d’audit de Revolut. Martin Gilbert, co-directeur général de l’assureur Standard Life Aberdeen, est lui nommé conseiller spécial auprès du cofondateur de Revolut, Nikolay Storonsky.
Contrairement à ce qui était indiqué dans notre édition de 7 h en date du 8 mars, Setl ltd ne s’est pas placé en procédure d’insolvabilité. La fintech a annoncé le projet de se réorganiser pour séparer ses activités d’investissement dans des infrastructures de marché de celles de fournisseur de technologie blockchain. Un administrateur indépendant, Quantuma, a été nommé pour l’aider dans cette tâche et notamment trouver un investisseur reprenant son activité d’investissement dans ID2S, une infrastructure de marché de type CSD (dépositaire central) conçue en partenariat avec Orange. ID2S fait partie du projet NowCP d’émission de titres court terme de dette en blockchain, conduit par Orange et la fintech poursuit sa collaboration technique à cet égard.
La start-up londonienne spécialisée dans les infrastructures de marché basées sur la blockchain, destinées aux marchés financiers, a dû demander l’ouverture d’une procédure d’insolvabilité. SETL indique dans un communiqué, jeudi, qu’elle cherchait maintenant un acquéreur. SETL a été cofondée en 2015 par un ancien trader de la City, Peter Randall, et Francois Barthelemy. François Barthelemy avait quitté la société en juin 2018 après une dispute sur la future direction de la société. En octobre, SETL avait obtenu une licence par le régulateur français, pour devenir un dépositaire central de titres.
AXA IM propose depuis décembre AXA World Funds Framlington FinTech qui vient compléter sa gamme thématique, Il est la stricte duplication d’un mandat institutionnel. La stratégie a déjà collecté un milliard d’euros depuis un an
Axa Investment Managers a recruté Go Saito pour rejoindre l’équipe actions monde d’Axa IM Framlington, rapporte Investment Week. Basé à Tokyo, il contribuera à la gestion des portefeuilles actions japonaises aux côtés de Chisako Hardie, responsable des actions japonaises. Il travaillera étroitement avec les équipes actions monde, petites et grandes capitalisations, et il sera rattaché à Mark Hargraves, responsable des stratégies actions monde de Framlington. Go Saito vient de SMBC Nikko, où il était analyste actions japonaises, avec un biais sur les petites et moyennes valeurs.
La licorne suédoise Klarna, spécialisée dans les paiements, souhaite réaliser une augmentation de capital d’un milliard de couronnes suédoises (95 millions d’euros) auprès de ses investisseurs actuels, selon les informations du média suédois Breakit. À travers cette opération, Klarna sera valorisée à 32 milliards de couronnes suédoises (3 milliards d’euros). Le fonds d’investissement américain Sequoia, Bestseller et Sebastien Siemiatkowski, directeur général de la fintech, ont déjà donné leur accord. Klarna pourrait tout de même réaliser un second tour de table auprès de nouveaux actionnaires prochainement.
Colin Kennedy quitte Marcus, la néobanque de Goldman Sachs, pour rejoindre la fintech Stripe, où il travaillera sur les partenariats financiers, selon l’agence Bloomberg, qui en a eu confirmation par un porte-parole de Stripe. Il était jusqu'à présent directeur financier et directeur général de Marcus. Stripe conçoit des infrastructures de paiement qui permet aux entreprises d’accepter des devises en ligne. Un dernier tour de table en début d’année a poussé sa valorisation à 22,5 milliards de dollars (18,9 milliards d’euros). Colin Kennedy avait rejoint Goldman Sachs lors de son acquisition de Clarity Money, la start-up fondée en 2016 par Adam Bell, le frère de Michael Dell.