Un important site canadien d'échange de cryptomonnaies, Quadriga, s’est placé mardi sous la protection de la loi sur les faillites après la mort de son jeune PDG, seul à connaître le mot de passe permettant d’accéder à 180 millions de dollars canadiens (120 millions d’euros) appartenant à ses 115.000 clients. La Cour suprême de Nouvelle-Ecosse a accepté la demande soumise par la veuve du défunt entrepreneur, Jennifer Robertson, au nom de la société QuadrigaCX, basée à Vancouver. Elle y affirme que l’ex-patron de Quadriga, Gerald Cotten, était le seul à connaître les codes permettant d’accéder à son ordinateur portable crypté. La société, présentée comme la principale plate-forme de cryptomonnaies au Canada, permet d'échanger bitcoins, litecoins et etherums.