La gestion de portefeuille intégrant les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) vient de vivre une semaine délicate aux Etats-Unis. Dans un mouvement anti-woke et anti-ESG mené par les Républicains, le gouverneur de l’Etat de Floride,Ron DeSantis, a proposé une loi pour la session législative de 2023 qui interdirait entre autres les gérants d’actifs sélectionnés par le State Board of Administration (SBA) de mettre en oeuvre toute analyse ESG dans leur gestion pour le compte du fonds de pension de l’Etat de Floride. La proposition de loi interdirait également les grands banques, sociétés de carte de crédit et autres pourvoyeurs de fonds de ne pas investir dans certaines compagnies publiques à cause de la notation ESG de celles-ci. Le SBA de Floride compte quelque 250 milliards de dollars sous gestion.Ron DeSantis s’en est pris à la gestion ESG qu’il assimile à «une fraude financière» dans un communiqué de presse. Il suggère que l’ESG «menace la vitalité de l'économie américaine» et que ses partisans tentaient d’imposer «un agenda idéologique woke». La semaine dernière a également vu le Trésorier de l’Etat de Virginie de l’Ouest, Riley Moore, annoncer le bannissement de BlackRock, Goldman Sachs, Wells Fargo, JP Morgan et Morgan Stanley des fonds de pension de l’Etat. Ces institutions financières, qui figurent sur une liste noire, sont accusées de «boycotter» les énergies fossiles de par leurs plans de réduire leurs expositions à ce secteur. Plus tôt dans l’année, d’autres Etats comme le Texas s’en sont pris à l’ESG. Des politiques républicains du Texas avaient compilé une liste noire de fonds mutuels, ETF et gérants «boycottant» les énergies fossiles afin que ceux-ci soient bannis des plans de pension de l’Etat.
La collecte nette des fonds d’investissement durables dans le monde s’est encore amoindrie durant le second trimestre 2022. Selon les données du fournisseur de recherche et agence de notation de fonds Morningstar, les fonds durables ont drainé 32,6 milliards de dollars de nouveaux capitaux sur la période, soit une chute de 62% par rapport aux 87 milliards de dollars collectés au premier trimestre 2022 et de 78% par rapport aux 150,3 milliards de dollars collectés au quatrième trimestre 2021. Les encours mondiaux des fonds durables ont diminué de 13,3% à 2.465 milliards de dollars fin juin. Morningstar note que cette baisse est moins prononcée que celle de 14,6% observée sur le marché des fonds dans son ensemble – qui a décollecté de 280 milliards de dollars sur la période d’après l’agence – au deuxième trimestre. L’Europe reste largement en tête de la collecte des fonds durables en affichant 31 milliards de dollars de flux nets, en baisse de 57% néanmoins par rapport au premier trimestre 2022. Il s’agit de la faible collecte nette trimestrielle pour les fonds durables en Europe depuis le début de la pandémie de Covid-19, souligne Morningstar. Les fonds durables américains ont subi, eux, leur premier trimestre de décollecte en cinq ans, ayant enregistré des rachats nets d’1,6 milliard de dollars au deuxième trimestre 2022, dont 1,2 milliard sur les fonds durables gérés activement. En outre, les fonds durables ont collecté respectivement 1,5 et 1,1 milliard de dollars au Canada et en Asie hors Japon. La collecte est légèrement positive en Australie/Nouvelle-Zélande et au Japon (0,6 et 0,2 milliard de dollars). Quelque 245 nouveaux fonds durables, dont 128 en Europe, ont été lancés dans le monde au deuxième trimestre 2022 (contre 242 au premier trimestre). BNP Paribas dans le top 3 de la collecte, Carmignac dans le top 3 de la décollecte En Europe, à fin juin 2022, les encours sous gestion des fonds durables s’élevaient à 2.030 milliards de dollars, en recul de 13,5% par rapport à mars 2022. BlackRock domine le classement de la collecte des fonds durables européens avec 5,9 milliards de dollars d’entrées nettes au deuxième trimestre 2022, suivi par UBS (3,4 milliards de dollars) et BNP Paribas (2,9 milliards de dollars). En agrégé, pour le top 10, la collecte a quasiment été divisée de moitié par rapport au premier trimestre 2022. Le podium des plus grosses décollectes en Europe, côté gérants, est composé de KLP (-3-3 milliards de dollars), Goldman Sachs en incluant NN IP (-2,6 milliards de dollars) et Carmignac (-739 millions de dollars dont -504 pour le seul fonds Carmignac Patrimoine qui a décollecté de 1,4 milliard sur le premier semestre 2022 selon les données cumulées de Morningstar). Côté fonds, en Europe, c’est un ETF de BNP Paribas AM, BNPP E JPM ESG Govt Bd IG 3-5Y, qui se classe premier de la collecte nette des fonds durables sur le deuxième trimestre avec près de 1,5 milliard de dollars d’entrées nettes sur la période. Il est suivi par un tracker de BlackRock, Blackrock ACS World ESG Equity Tracker, et du fonds de BlackRock, ACS World ESG Insights Equity qui ont respectivement attiré 1,4 et 1,1 milliard de dollars. La plus grosse décollecte enregistrée en Europe sur les fonds durables est venue de NN IP avec le fonds NN Duurzaam Aandelen qui a enregistré près de 2,8 milliards de dollars de sorties, en particulier d’investisseurs institutionnels qui ont transféré leurs actifs dans des mandats internes similaires au fonds.
Les règles du label ISR vont être réécrites en profondeur durant le second semestre 2022. Le comité du label, présidé par Michèle Pappalardo, a lancé une consultation publique qui va durer jusqu’au 9 septembre sur les propositions d’orientation du label publiées ce vendredi sur le site du label ISR. Le document évoque la poursuite de la transformation du label «sil’on veut qu’il continue de jouer un rôle pédagogique dans un contexte qui a globalement progressé, d’autant que les réglementations évoluent elles-aussi, à commencer par les réglementations européennes en matière de finance durable dans le cadre du Green deal ». «Le développement du label a aussi fait apparaître certaines faiblesses du référentiel que d’aucuns ont utilisé pour flirter avec l’écoblanchiment tandis que d’autres, au contraire, adoptaient des démarches rigoureuses et ambitieuses», pointe le document. La réorientation du label visela réaffirmation de la nature du label qui n’est «ni un label vert ni un label climat»,la prise en compte de la double matérialité et de sa mesure, l’assurance d’une démarche ESG équilibréepar des notes ou des niveaux planchers. La prise en compte du climat est également abordé dans le texte.«Dans un souci de lisibilité pour les épargnants, un certain nombre d’exclusions paraissent également aujourd’hui incontournables en matière d’énergie (charbon, énergies fossiles non conventionnelles)». Enfin, le document évoque l’adaptation du référentiel aux différents types de produits financiers et appelle à des variantes, notamment pour les fonds de capital investissement«pourlesquels l’approche best in class n’est pas adaptée».La «relecture» du référentiel actuel du label ISR est également abordée, certains passages étant jugés peu clairs voire ambigus. «La possibilité d’un système de gradation, permettant de proposer, au-delà de ce socle à l’exigence renforcée, des niveaux d’exigences supplémentaires du label ISR, est également envisagée. Elle aurait un effet probablement stimulant pour les gestionnaires de fonds mais au risque peut-être de nuire à la lisibilité de l’ensemble»,indique également le document. Michèle Pappalardo avait annoncé vendredi aux Echos que le comité du label ISR envisageait«de proposer d’exclure le charbon et les énergies non conventionnelles, à savoir le gaz et le pétrole de schiste, du label ISR». Entièrement renouvelée l’année dernière, l’instance a pour mission de réformer cette certification quirassemble 1.000 fonds de 170 sociétés de gestion, avec un encours total de 650milliards d’euros. Les défenseurs d’un label ISR plus exigeant ont donc eu gain de cause. Lors du Forum ESG & Impact investing de L’Agefi, jeudi 30 juin, Michèle Pappalardo indiquait qu’elle n'était pas en faveur de l’exclusion. L’exclusion de certaines énergies fossiles «n’aura pas un impact majeur sur le stock de fonds déjà labellisés» et pourrait être assortie de «planchers progressifs», par exemple un pourcentage maximum du chiffre d’affaires. Elle ne touchera pas TotalEnergies, dont 19 % des fonds actions sont actionnaires, selon une étude de la fintech Epsor.
Les pays développés n’ont pas respecté leur engagement de 2009 de mobiliser 100 milliards de dollars par an pour aider les pays en développement à lutter contre le changement climatique, a déclaré vendredi l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Ils ont versé seulement 83,3 milliards de dollars en 2020, précise le communiqué sans détailler les données par pays. L’Union européenne (UE) a été le plus gros contributeur ces dernières années. L’OCDE utilise les données des Nations unies avec un décalage de deux ans, mais les pays concernés ont déjà signalé que l’objectif ne serait pas atteint avant 2023. Les économies en développement ne peuvent réduire leurs émissions de CO2 sans le soutien des pays riches, émetteurs de la majorité des gaz à effet de serre. Sachant que ces 100 milliards ne représentent qu’une infime partie des besoins réels.
Le cadre d’analyse publié par le groupe des investisseurs institutionnels sur le changement climatique permet de mesurer les efforts des banques envers la neutralité carbone.
L’investisseur souverain d’Abou Dhabi travaille son image d’investisseur responsable en sponsorisant une étude sur l’investissement selon des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance.
L’Institution de Retraite Complémentaire des Agents Non Titulaires de l’Etat et des Collectivités publiques (Ircantec) émet un appel d’offres en deux lots pour de la gestion fondamentale active et durable, l’un concernant les obligations vertes, l’autres les obligations sociales. L’allocation initiale indicative est de l’ordre de 1,1 milliard d’euros.Pour les obligations vertes, Le benchmark utilisé sera l’indice Bloomberg Barclays MSCI Global Green Bond index (ticker Bloomberg : GBGLTREH) ; il est exprimé en euro et en total return (TR). Pour les obligations sociales, Le benchmark utilisé sera l’indice ICE Social Bonds Index ; il est exprimé en euro et en total return (TR).La gestion de ces FCT dédiés aura également des objectifs climatiques :Réduire l’intensité carbone du portefeuille d’entreprises (actions et/ou obligations) de 7% par an, en incluant progressivement le scope 3 Maintenir une exposition du portefeuille aux secteurs à fort impact équivalente à celle de son indice de référenceRéduire la température du portefeuille d’obligations souveraines, en absolu et en relatif, en privilégiant dans la mesure du possible une allocation favorisant les États les plus en ligne avec l’Accord de Paris. Une attention particulière, en termes d’allocation, sera portée sur les pays renforçant leurs ambitions.Les offres sont attendues avant le 13/09/2022 à 11h30.Lire l’avis ici.
Le développement du solaire et de l’éolien dans l’Union européenne (UE) ne progresse pas assez rapidement pour atteindre les objectifs climatiques mondiaux, a expliqué le cercle de réflexion sur le climat Ember dans un rapport publié mercredi. Pour avoir une chance de limiter la hausse des températures à 1,5°C au-dessus des niveaux préindustriels, l’UE devrait augmenter sa production d’énergies renouvelables de 76 gigawatts (GW) supplémentaires d’ici à 2026. Les ajouts de capacité solaire et éolienne prévus pour les quatre prochaines années ne permettront d’atteindre que 38 GW supplémentaires. Et seules la Finlande, la Croatie, la Lituanie et la Suède semblent capable d’atteindre leurs objectifs. L’énergie éolienne a progressé moins rapidement que le solaire en Europe, avec seulement 10 GW de capacité supplémentaire par an depuis 2018, et n’atteindra que 54% du développement nécessaire d’ici à 2026, explique Ember. Les délais d’obtention des permis sont supérieurs à la durée de deux ans prévue dans la législation européenne.
M&G annonce, mercredi 27 juillet, son projet de fusionner le fonds M&G (Lux) Conservative Allocation Fund dans le fonds M&G (Lux) Sustainable Allocation Fund. Les deux stratégies ont en commun une approche flexible en matière d’allocation d’actifs. Mais en tant que stratégie classée article 9 du règlement SFDR, M&G (Lux) Sustainable Allocation Fund a également pour objectif d’avoir un impact sociétal positif en répondant aux principaux enjeux sociaux et environnementaux du monde.Lancé en 2018,ce fonds est géré par Maria Municchi. La fusion s’explique par un intérêt moins marqué des investisseurs pour le fonds Conservative Allocation Fund, conjugué à l’évolution des marchés obligataires au cours des dernières années «qui a rendu difficile l’atteinte systématique de ses objectifs de rendement dans les limites de ses critères de volatilité», selon la société de gestion. «Le fonds absorbant détient généralement une part plus élevée d’actions et plus faible de titres obligataires que le fonds absorbé, lui offrant ainsi un meilleur potentiel de performance à long terme sans pour autant accroître de manière significative sa volatilité», poursuit-elle. La fusion prendra effet le vendredi 21 octobre 2022.
L’organisation non gouvernementale met à disposition ses premières solutions pour aider les entreprises, les institutions financières et les gouvernements à faire les bons choix climatiques.
Un fonds ESG géré par Alken Asset Management a surperformé 98 % de ses concurrents sur l’année écoulée après avoir parié sur les valeurs européennes de défense alors qu’elles étaient encore bon marché. Le fonds Alken Fund Sustainable Europe est en hausse de 9 % sur la période, alors que les fonds similaires chutent de 9 % en moyenne, selon Bloomberg. Alken est le dernier exemple en date de société de gestion offrant des rendements ESG exceptionnels en misant sur des secteurs qui ne sont généralement pas associés à des objectifs environnementaux, sociaux et de gouvernance. Le fonds en question est classé article 8. La société a commencé à acquérir des actifs dans la défense en milieu d’année dernière, selon son fondateur et co-gérant du fonds, Nicolas Walewski. Ce dernier estime que c’est une erreur d’exclure les armes en tant qu’actifs durables dans le climat géopolitique actuel. «Nous devons défendre nos pays», dit-il. «Vous ne défendez pas vos pays avec des fleurs».
La ministre française de la Transition énergétique, Agnès Pannier-Runacher, a déclaré dans un entretien au JDD vouloir réguler les pratiques des commerces en matière d’énergie, une mesure s’inscrivant dans le «plan de sobriété» annoncé par le président Emmanuel Macron le 14 juillet, sur fond de crainte d’une interruption complète des livraisons de gaz russe vers l’Europe. «Dans les prochains jours, je vais prendre deux décrets : le premier généralise l’interdiction des publicités lumineuses quelle que soit la taille de la ville, entre 1 heure et 6 heures du matin, sauf rares exceptions comme les gares et les aéroports qui ne ferment pas la nuit, a dit Agnès Pannier-Runacher. Le deuxième interdit, pour un magasin, d’avoir ses portes ouvertes alors que la climatisation ou le chauffage fonctionne (...). Ce n’est plus acceptable», a-t-elle ajouté rappelant l’objectif de «faire un effort de 40% sur notre consommation d’ici à 2050»...
L’investissement responsable en France a atteint 2.108 milliards d’euros fin 2021, soit une hausse de 33 % par rapport à 2020, montrent les dernières statistiques de l’Association française de la gestion financière (AFG). Ce montant représente 54 % des encours globaux sous gestion dans l’Hexagone. Les encours responsables se partagent entre les mandats de gestion (987,5 milliards d’euros ou 47 %), les OPC ouverts (945,4 milliards d’euros ou 45 %) et les OPC dédiés (175,2 milliards d’euros ou 8 %). Les encours « article 8 » de la règlementation SFDR et les encours « article 9 » s’élèvent respectivement à 1 981,3 milliards d’euros et à 126,8 milliards d’euros. Pour la première fois en 2022, l’enquête investissement responsable s’est intéressée à l’investissement à impact en France. L’encours de ces fonds s’élève à 60 milliards d’euros à fin 2021, soit près de 3 % de l’encours responsable en France. En 2021, 46 % des sociétés de gestion déclarent gérer des fonds à impact.
Macquarie AM vient d’annoncer plusieurs nominations au sein de son entité verte dénommée Green Investment Group (GIG), afin de renforcer la direction régionale. La société de gestion alternative a promu Chris Archer, jusqu’ici directeur pour les Amériques chez GIG, et Sam Newman, senior managing director chez Macquarie, en tant que co-directeurs de cette entité en EMEA. Chris Archer est entré chez Macquarie Group en 2007 comme senior managing director au sein du Macquarie Capital. Il a été promu en tant que dirigeant de GIG pour des Amériques en 2017. Il a dirigé le développement des projets de 15 GW dans cette région. Sam Newman, pour sa part, a joué un rôle clé lors de l’acquisition de la Green Investment Bank en 2017 ainsi qu’au sein de la réalisation de nombreux investissements dans des éoliens et des panneaux solaires. Macquarie AM a racheté Green Investment Bank en 2017. William Demas remplacera Chris Archer en tant que directeur des Amériques. Il sera basé à New York. Il arrive de Stonepeak ou il était managing director depuis 2020. Auparavant, il a été associate partner chez Copenhagen Infrastructure Partners entre 2017 et 2020. Il retourne chez Macquarie après y avoir travaillé entre 2011 et 2017 comme senior vice-président chargé de l’infrastructure traditionnelle et renouvelable au sein de Macquarie Capital. Edward Northam, jusqu’ici directeur de GIG en Europe depuis 2017, a été nommé directeur pour la région APAC. Il est arrivé chez Macquarie à la suite de l’acquisition de Green Investment Bank, où il a été directeur de la banque d’investissement depuis 2012. Auparavant, il a travaillé comme managing director chez Viridis Clean Energy, un fonds d’infrastructure australien axé sur l’énergie propre, près de dix ans. Il a également occupé le poste de vice-président exécutif chez Energy Developments INC en Australie. Au début de sa carrière, il a été avocat chez Blake Dawson, un cabinet d’avocats à Melbourne.
La société de gestion française Amundi vient d’annoncer ce 21 juillet la transformation d’un fonds ETF actions de grandes capitalisations italiennes afin d’y intégrer les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). L’ETF dénommé Amundi FTSE MIB UCITS ETF deviendra désormais Amundi Italy MIB ESG – Ucits ETF DR. Il s’agit d’un premier ETF répliquant le nouvel indice MIB ESG développé par Euronext. Ce fonds investira dans 40 valeurs phares du marché italien basé sur les meilleures pratiques ESG parmi les 60 sociétés italiennes cotées sur Borsa Italiana. Les outils de sélection des entreprises sont les filtres d’exclusion, notamment au regard du respect des principes du Pacte Mondial des Nations Unies ainsi que les sociétés impliquées dans des activités controversées. Cet ETF vise également à fournir une meilleure note d’intensité de carbone pondérée par rapport à son univers d’investissement. Classé sous article 8 sous le règlement européen Sustainable Finance Disclosure Regulation (SFDR), ce véhicule affiche des frais courants de 0,18%.
L’ONG britannique vient de lancer une campagne militant pour relever le niveau des rapports sur les écarts de rémunération en fonction de l’origine ethnique au sein des entreprises du FTSE 100.
La Banque Postale Asset Management (LBPAM) a présenté ce 20 juillet ses nouvelles ambitions en matière de neutralité carbone de ses portefeuilles. Le gérant d’actifs compte aligner 80% de ses encours totaux sur une cible de décarbonation compatible avec les objectifs de l’Accord de Paris dès 2030.Cette annonce fait suite à celle deLa Banque Postalequi a publié fin 2021 sa propre trajectoire de décarbonation. Pour suivre l’avancée de ses travaux, LBPAM, tout comme sa maison-mère, va utiliserla méthodologie de « portfolio coverage» établie par la Science-Based Targets initiative (SBTi) pour les sociétés financières. En 2030, l’objectif de 80% des encours totaux alignés se traduira en une cible d’investissement de 90% des encours éligibles dans des sociétés dont les trajectoires de décarbonation auront été validées par la SBTi comme compatibles avec les scénarios de réduction d’émissions nécessaires pour atteindre les objectifs climatiques de l’Accord de Paris. Chaque gérant de fonds se verra attribuer des objectifs spécifiques.LBPAM a complété cet objectif par une politique d’exclusion, une politique d’engagement, et une politique d’analyse et de sélection.En matière d’exclusion, le gérant n’investira plus dans les entreprises dont le chiffre d’affaires est exposé à plus de 20% aux énergies non conventionnelles (gaz de schistes, pétrole issu des sables bitumineux et pétrole lourd, forages marins très profonds, ressources issues de la zone Arctique) et dans les projets dédiés à ces énergies. Il exclura également les nouveaux projets dans les énergies fossiles, ne refinancera aucun projet existant dans ces énergies dont le mix énergétique n’est pas aligné avec celui préconisé par le scénario Net Zero de l’Agence internationale de l’énergie , et exclura les entreprises du secteur qui n’ont pas engagé leur transition énergétique.Côté engagement, le gérant demandera aux pétrolières et aux gazièresd’adopter une stratégie de transition alignée sur un scénario 1,5°C transparente et crédible, reposant sur six piliers :Des objectifs de réduction des émissions de GES exhaustifs, transparents et alignés avec l’objectif de neutralité carbone mondiale à 2050;Une réorientation du modèle d’affaires vers les énergies et services décarbonés, notamment la fin de l’exploration et du développement de nouveaux champs, avec un point d’étape en 2025.A partir de cette date, l’arrêt des investissements d’exploration de nouvelles réserves pétrolières et gazièresainsi que l’approbation du développement de nouveaux champs pétroliers et gaziers, deviendront un critère de cession au cas par cas des portefeuilles;Une transparence sur l’exposition de la société aux risques climatiques et une stratégie de transition énergétique permettant de les maitriser;Une vigilance particulière quant au développement des énergies non conventionnelles;Une politique d’influence favorable à la transition énergétique;Une gouvernance claire et cohérente.Enfin, LBPAM va analyser tout investissement dans les projets et entreprises du secteur au regard de son niveau d’alignement avec la transition énergétique. Ces analyses, fondées sur un modèle de notation propriétaire comportant une trentaine de critères, alimenteront la sélection de ses investissements.