La Belgique a émis mercredi 4,5 milliards d’euros dans le cadre de sa deuxième émission de green bonds, qui a été sursouscrite six fois. Cette nouvelle obligation, à échéance avril 2039 (16,5 ans), a été placée avec un rendement de 2,754%, offrant une prime de 6 points de base (pb) au-dessus de l’obligation 2038, contre 8 pb au lancement de l’opération en début de journée. Cela permet de faire ressortir une prime verte (greenium) de 1 à 1,5 pb, a indiqué le Trésor belge. BNP Paribas, Crédit Agricole, HSBC and JPMorgan étaient chefs de file. Le pays a émis sa première obligation verte en 2018 à échéance 15 ans dont le montant en circulation est de 10,6 milliards d’euros. Elle cote 10 points sous le pair. Emise avec un coupon de 1,25% (et un spread de 16 pb sous les taux midswaps), elle offre aujourd’hui un rendement de 2,28%.
Gérants et institutionnels, parmi lesquels trois français, proposent une liste d’actions à mettre en œuvre dans les politiques publiques pour limiter la hausse de la température mondiale à 1,5°.
Les autorités de régulation des banques, assurances et marchés financiers en Europe ont transmis huit questions à la Commission européenne afin d’obtenir des précisions quant à l’interprétation de certains articles du règlement sur la publication d’informations extra-financières dans le secteur financier (SFDR). Le texte entre en vigueur le 1er janvier 2023.
Le Royaume-Uni se réveille dans le deuil. La reine Elizabeth II s’est éteinte jeudi 8 septembre dans l’après-midi, à Balmoral en Ecosse, à l’âge de 96 ans. Un coup dur pour la famille royale qui dit adieu à celle qui aura régné durant plus de 70 ans sur l’empire britannique. Son fils, que l’on nomme désormais Charles III, reprendra les rênes dans les prochains jours.
Le Crédit Mutuel Asset Management a annoncé l’obtention du label ISR (investissement socialement responsable) pour six de ses fonds: - CM-AM Convictions Euro - CM-AM Small & MidCap Euro - CM-AM Flexible Euro - CM-AM Convertibles Euro - CM-AM France - CM-AM Euro Equities Le Crédit Mutuel Asset Management revendique désormais 49 fonds labellisés ISR pour un encours de près de 20 milliards d’euros. Filiale de gestion du Crédit Mutuel Alliance Fédérale, elle gère environ 74 milliards d’euros.
L’investissement à impact social ne devrait pas souffrir de la pause dans l’élaboration d’une taxonomie spécifique, tandis que la Commission œuvre au socle des droits sociaux.
Qu’est ce qui incite à investir dans les fonds durables ? Pas la surperformance, en tout cas, les fonds verts ayant vu leurs rendements s’effriter face à leurs compétiteurs incolores cette année. En revanche, selon la revue Economics Letters, l’humeur des investisseurs jouerait un rôle non négligeable. Certes, la bonne humeur prédispose à des investissements altruistes et durables. Mais la dépression motive encore davantage : le sentiment d’inquiétude et la baisse de l’appétit au risque favorisent les placements ESG, jugés moins risqués. Au vu de l’actualité récente, les fonds verts ont encore de beaux jours devant eux.
Risques. L’analyse des risques ESG (environnement, social, gouvernance) doit être approfondie par les entreprises. C’est du moins l’enseignement mis en relief par une enquête conduite auprès de 600 entreprises multinationales par le cabinet d’avocats Hogan Lovells sur les défis de l’ESG. Ces critères de responsabilité ont du mal à s’intégrer aux politiques de conformité, à susciter l’engagement de l’ensemble des parties prenantes du groupe. Les entreprises peinent à identifier une approche englobant toutes les questions en jeu, et notamment les obligations éthiques existantes telles que la lutte contre la corruption. Ainsi, plus des trois quarts des responsables de la conformité interrogés déclarent que l’ESG n’est pas intégré dans les pratiques de risque existantes, que leur entreprise manque de compétences sur les sujets ESG voire, chez plus de la moitié, déplorent un manque d’engagement.
C’est le montant déployé à ce jour conjointement par Bpifrance et la Banque des Territoires dans le cadre du plan Climat lancé par ces acteurs en 2020, avec un objectif total de 40 milliards d’investissement d’ici à 2024. Les volumes investis se répartissent pour moitié entre les deux acteurs, en financement des entreprises et des collectivités locales, pour près de 10 milliards, et pour le reste en financements de projets d’énergie renouvelable et de l’innovation.
Le fonds de pension finlandais des entrepreneurs, Veritas, qui dispose d’un portefeuille d’investissements de 4,1 milliards d’euros au 30 juin 2022, mise 20 millions d’euros dans le fonds UI-Aktia Sustainable Corporate Bond. Le véhicule est Article 9 au sens SFDR (Sustainable Finance Disclosure Regulation) et investit uniquement dans des obligations vertes, sociales, responsables ou liées à la durabilité. Chaque obligation doit financer des investissements qui ont un impact positif net sur la société et l’environnement. Le fonds d’Aktia sélectionne en priorité des titres investment grade, complétés par une diversification de 20% du fonds dans le high yield et une poche de titre non notés jusqu’à 3%. Les secteurs les plus représentés sont les services financiers et les services collectifs, ainsi que les obligations vertes.
Vivek Ramaswamy, un activiste conservateur devenu investisseur, demande publiquement à Chevron de pomper davantage d’énergies fossiles sur les dix prochaines années, rapporte le Wall Street Journal. L’homme d’affaires, qui a lancé un ETF sur l’énergie il y a un mois (Strive Asset Management), fait partie des plus grands critiques de l’investissement ESG (environnemental, social et gouvernance). Il a jeté son dévolu sur Chevron, estimant que le groupe devrait ralentir son plan de transition vers les énergies fossiles, qui, selon lui, est en partie motivé par les pressions d’actionnaires comme BlackRock. Dans une lettre envoyée mardi aux dirigeants de Chevron, Vivek Ramaswamy écrit qu’il veut «vous libérer des contraintes imposées sur Chevron par ses actionnaires promoteurs de l’ESG».