Swiss Life Asset Managers vient d’obtenir le label ISR (investissement socialement responsable) pour sept fonds de la gamme Multi Asset. Il s’agit des fonds suivants: • Swiss Life Funds (F) Multi Asset Moderate ; • Swiss Life Funds (F) Multi Asset Balanced ; • Swiss Life Funds (F) Multi Asset Growth ; • Swiss Life Funds (F) Multi Asset Tempo ; • Swiss Life Funds (LUX) Multi Asset Moderate ; • Swiss Life Funds (LUX) Multi Asset Balanced ; • Swiss Life Funds (LUX) Multi Asset Growth. Les fonds de la gamme Multi Asset sont investis au minimum à 90% dans des organismes de placement collectif (OPC) ayant le label ISR public ou disposant d’un label européen reconnu. Les fonds externes sous-jacents présentent quant à eux leurs propres méthodologies de prise en compte des critères ESG dans la définition de l’univers d’investissement éligible. Swiss Life Asset Managers France compte aujourd’hui un total de 30 fonds labellisés ISR pour un encours de 19,5 milliards d’euros au 30 juin 20221, dont 14,5 milliards en actifs financiers et 5 milliards en immobilier. D’ici la fin de l’année tous les fonds labellisés ISR de Swiss Life Asset Managers investis directement en valeurs mobilières (actions, taux, monétaires) devront suivre une approche «d’amélioration significative» de leur note ESG. Dorénavant la note ESG du fonds devra être meilleure que celle de son univers de référence (dont les gérants auront préalablement exclu les 20% les plus mal notés). Par ailleurs, tous les fonds devront présenter une meilleure performance que leur univers de référence sur les deux indicateurs suivants : l’empreinte carbone calculée sur les 3 scopes (c’est-à-dire les émissions de gaz à effet de serre par million d’euros investis dans le fonds) et la prise en compte de critères ESG dans la rémunération variable des dirigeants.
Solo. L’Energy Conservation Bill adoptée par la Chambre basse du Parlement indien le 8 août dernier vient amender une loi de 2001 destinée à aider le pays à atteindre ses objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Le texte entérine la création d’un marché national réglementé des crédits carbone. L’Inde, comme le reste de l’Asie, est un important pourvoyeur historique de crédits carbone. A date, le pays héberge plus de 20 % des projets dits CDM (Clean Development Mecanism) créés par le protocole de Kyoto. Cette expertise a facilité le développement récent d’un marché volontaire des crédits carbone à la faveur des politiques de compensation mises en place par un nombre croissant d’entreprises du secteur privé, le plus souvent à l’étranger. En annonçant que la création d’un marché national des crédits carbone allait être accompagnée d’un embargo sur les exportations, le ministre de l’Energie, Raj Kumar Singh (photo), a provoqué quelques remous. « Nous avons décidé de ne pas exporter nos crédits carbone. Cela ne fait aucun doute. En effet, nous avons déjà défini nos objectifs d’atténuation du changement climatique par le biais des NDC (contributions déterminées au niveau national). Maintenant, à moins que nous n’atteignions notre propre objectif, nous n’exporterons pas nos crédits carbone. Nous voulons créer nos propres marchés de crédits carbone afin de pouvoir garantir davantage d’investissements dans le secteur de l’énergie propre dans notre seul pays », a-t-il déclaré devant la Chambre basse. Le gouvernement devrait préciser prochainement le fonctionnement du marché.
Les Républicains redoublent d’efforts pour empêcher les investisseurs de prendre en compte les critères environnementaux et autres dans leurs décisions, rapporte le Wall Street Journal. La semaine passée, le gouverneur de Floride, Ron DeSantis, et d’autres dirigeants ont interdit aux gérants du fonds de pension de l’Etat d’intégrer des critères ESG (environnementaux, sociaux et gouvernance) dans leurs investissements. Le contrôleur du Texas, Glenn Hegar, a placé sur liste noire BlackRock, BNP Paribas, Credit Suisse et d’autres car ils «boycottent les entreprises d’énergie». La Virginie de l’Ouest a pris une décision similaire en juillet, bannissant BlackRock, JPMorgan Chase et d’autres, estimant que l’ESG pénalise son économie. Les critiques se concentrent sur la conviction que Wall Street et les investisseurs empêchent les producteurs de combustibles fossiles d’obtenir des prêts et des investissements. Les Républicains accusent également les investisseurs d’essayer de forcer les entreprises à suivre un programme libéral au détriment de la recherche du profit.
MetLife Investment Management, la société de gestion institutionnelle de l’américain MetLife, va acquérir Affirmative Investment Management, une boutique ESG (environnement, social et gouvernance) gérant un peu plus de 1 milliard de dollars. Fondée en 2014, Affirmative Investment Management (AIM) est basée à Londres et se spécialise dans l’investissement obligataire ESG et à impact.«Sa mission est de gérer des portefeuilles obligataires qui génèrent un impact environnemental et social positif sans compromettre les rendements financiers», détaille un communiqué. L’acquisition va permettre à MIM, qui gérait environ 590 milliards de dollars fin juin, de se renforcer dans l’ESG. «En associant l’expertise d’AIM avec l’engagement de MIM en faveur de l’investissement durable, nous serons encore mieux positionnés pour fournir une vision et des conseils complets aux clients et aux consultants sur les considérations ESG», a commenté Steven J. Goulart, président de MIM et vice-président exécutif et directeur des investissements de MetLife. «MIM conservera ses processus d’investissement fondamentaux, et AIM nous apporte des capacités supplémentaires pour évaluer les considérations de durabilité et de risque dans l’ensemble de nos compétences de base en matière d’obligataire coté, d’obligataire non coté et d’immobilier », poursuit-il.
La société de gestion américaine Inspire Investing va retirer la mention ESG (pour environnement, social et gouvernance) des noms de ses huit ETF, tout en conservant la même stratégie d’investissement . Inspire Investing est le plus gros fournisseur mondial d’ETF «bibliquement responsables». La société explique avoir adopté le terme «ESG basé sur la foi» dès 2019 afin de décrire son approche de l’investissement responsable fondée sur la Bible. Récemment, «en raison d’un activisme libéral omniprésent sous le couvert de «ESG», le terme a reçu une réaction négative de la part des conservateurs et a été largement perçu comme l’antithèse des valeurs bibliques. Pour refléter cette évolution de la perception du public, Inspire a publiquement renoncé au label ESG», explique un communiqué. «Nous avons adopté l’ESG dans l’espoir de voir un «système bipartite» dans la communauté ESG, où les valeurs bibliques pourraient fournir une contre-pression sur la domination écrasante de la gauche progressiste dans cet univers», a commenté Robert Netzly, le directeur général d’Inspire. « En raison de l’escalade de l’intolérance et de la rancœur gauchistes au cours des derniers mois, nous ne souhaitons plus identifier notre approche d’investissement comme faisant partie de la catégorie ESG», poursuit-il. Cette décision a de quoi surprendre en Europe, où la tendance est plutôt inverse. Mais elle s’inscrit dans un contexte de politisation de l’ESG aux Etats-Unis. Dernièrement, le Texas a placé plusieurs sociétés sur une liste noire pour leur hostilité aux énergies fossiles…
Les sociétés de gestion qui viennent de reclasser des centaines de fonds ESG doivent s’attendre à s’expliquer devant les régulateurs et les investisseurs, écrit Bloomberg, citant des avocats spécialistes du secteur. Cet avertissement fait suite à la reclassification récente d’environ 700 fonds dans la catégorie article 8, qui est considérée comme offrant certains attributs environnementaux, sociaux et de gouvernance. Cette catégorie de fonds s’est multipliée depuis son introduction en mars de l’année dernière et représente aujourd’hui près de la moitié du total des fonds domiciliés dans l’Union européenne, soit 3.800 milliards de dollars, selon Morningstar. Les gestionnaires d’actifs veulent disposer de fonds article 8 en rayon en grande partie «parce qu’ils sentent qu’il y a une pression de la part des canaux de distribution, ce qui est vrai», analyse Ciara O’Leary, un partenaire du cabinet juridique Dechert LLP qui conseille le secteur des fonds. Mais changer la classification d’un fonds qui est déjà sur le marché depuis un an ouvre la voie aux «questions des régulateurs» qui veulent en connaître les raisons et savoir si l’approbation des investisseurs est nécessaire.
La boutique suédoise Coeli vient de lancer un fonds sur l’économie circulaire qui vise à répondre à 17 des objectifs de développement durable des Nations Unies, rapporte Citywire Selector. Le fonds, classé article 9 selon les normes européennes de publication extra-financières, se concentrera sur les petites et moyennes capitalisations. Il s’agit de l’un des premiers fonds en Suède à obtenir le label suédois Nordic Swan Ecolabel depuis que ses règles ont été durcies. Le fonds sera géré par Christofer Halldin, Joakim By et Simon Park, un trio de Handelsbanken Fonder qui a rejoint Coeli en mai.
Eric Rice, directeur de l'impact investing chez BlackRock, explique les défis auxquels l'investissement à impact fait face dans l'univers des actions cotées.
L’enquête sur les investissements responsables publiée par l’Association française de la gestion (AFG) fin juillet faisait mention pour la première fois de l’investissement à impact en France. On y apprenait ainsi que l’encours de ces fonds s’élevait à 60 milliards d’euros à fin 2021, soit près de 3 % de l’encours responsable en France. Un an auparavant, cet encours déclaré n'était que de 13 milliards d’euros, témoignant d’un succès grandissant auprès des clients. En 2021, 46 % des sociétés de gestion déclaraient gérer des fonds à impact. Autre élément intéressant, l’investissement de ces fonds était principalement dirigé vers des sociétés cotées (87 %). Surtout, les Objectifs de développement durable (ODD) des Nations Unies sont devenus le référentiel incontournable. Elles sont ainsi 88% à déclarer que les ODD sont leur cadre de référence, tandis que 42% s’appuient sur l’Accord de Paris, issu de la Cop 21 de 2015. Ce dernier est évidemment beaucoup plus tourné vers le climat que les premiers. Mais l’enquête de l’AFG révèle que les fonds à impact sont principalement orientés vers trois ODD alors qu’ils sont 17 au total: «Villes et communautés», «Mesures relatives à la lutte contre le changement climatique» et "“Bonne santé et bien-être». Au contraire, les ODD les moins ciblés sont : «Partenariats pour la réalisation des objectifs» et bizarrement «Faim zéro» et «Paix, justice et institutions efficaces».
Comme l’Union européenne (UE), la Californie a décidé jeudi que les véhicules neufs vendus dans l’Etat américain à compter de 2035 devront être électriques ou hybrides, et non plus à essence. Ce projet annoncé par le gouverneur Gavin Newsom en septembre 2020 a été validé par la Commission des ressources atmosphériques, laquelle a mis en place un resserrement progressif de la réglementation sur les émissions de gaz à effet de serre dès 2026. L’administration fédérale doit cependant approuver ces nouvelles mesures.
Le Texas a placé BlackRock, BNP Paribas, UBS et d’autres sociétés financières sur une liste noire en raison de leur boycott du secteur des industries fossiles, rapporte The Wall Street Journal. Cela pourrait conduire les fonds de pension et autres organismes publics de l’Etat à vendre leurs participations dans ces entreprises. Glenn Hegar, le contrôleur financier du Texas, a publié mercredi une liste de dix sociétés financières et environ 350 fonds d’investissement, un exercice imposé par une loi de l'État visant à punir les banques qui se détournent du pétrole et du gaz. La loi, entrée en vigueur en septembre 2021, exige que Glenn Hegar nomme les institutions financières et les fonds qui, selon lui, refusent de faire des affaires avec les entreprises du secteur de l'énergie, et qu’il s’en sépare. Les organismes gouvernementaux sont tenus, à quelques exceptions près, de s’en défaire également si elles restent sur la liste au-delà de certains délais légaux. Outre les banques et les gestionnaires de fonds, le Texas a également identifié des fonds qui pourraient faire l’objet d’une vente obligatoire par l'État. Cela inclut des fonds gérés par Fidelity Investments et Vanguard Group. BlackRock a déclaré au WSJ que l’avis du contrôleur n'était pas «fondé sur des faits», soulignant avoir investi plus de 100 milliards de dollars dans des sociétés d’énergie texanes. UBS a déclaré qu’elle avait fourni au contrôleur des «informations détaillées» montrant qu’elle ne boycottait pas les entreprises d’énergie, même dans le cadre d’une interprétation large de la loi texane.
Federated Hermes, un champion des stratégies d’investissement environnementales, fait l’objet de pressions de plus en plus fortes pour expliquer son soutien à une coalition de dirigeants américains qui s’opposent à des actions sur le changement climatique, rapporte le Financial Times. Trois fonds de pension danois clients de la société de gestion veulent savoir pourquoi elle a accepté d’être «gold sponsor» de la State Financial Officers Foundation, un groupe républicain qui menace les sociétés financières qui ne soutiennent pas les industries fossiles de leur retirer la gestion des actifs des fonds de pension publics. La fondation a exercé un lobbying agressif contre les politiques de l’administration Biden visant à ralentir le réchauffement climatique. Federated Hermes a déclaré la semaine dernière que la relation n’équivaut pas à la validation de quelle que vision que ce soit d’une organisation. La société prône la diversité des points de vue.
Robeco va proposer un accès libre à ses données sur l’investissement durable. Autrement dit, la société de gestion néerlandaise lève les droits de propriété intellectuelle qui protègent ces informations. Dans un premier temps, les clients et un groupe d’universitaires pourront accéder gratuitement, via un portail, aux scores ODD (objectifs de développement durables des Nations unies ) que Robeco a attribués aux entreprises à l’aide de son cadre de notation exclusif. D’autres données propriétaires relatives à l’investissement durable seront par la suite mises à la disposition d’un plus grand nombre de parties prenantes. Cette initiative s’intitule «SI Open Access». «Généralement, les gérants d’actifs préfèrent protéger la propriété intellectuelle et s’en servir pour ajouter de la valeur à leurs processus d’investissement exclusifs», observe Victor Verberk, directeur des investissements obligataires et durables. «Pourtant, les défis formidables auxquels notre planète est confrontée exigent une approche différente. Nous devons unir nos forces pour pouvoir relever ces défis. En donnant à un public plus large, libre accès à nos données sur les ODD, nous voulons contribuer à améliorer leur qualité et à définir des normes dans l’ensemble du secteur», explique-t-il. «En outre, en publiant nos résultats en matière d’ODD, nous souhaitons permettre aux universitaires de produire de nouvelles informations. Nous les invitons donc à nous faire part de leurs commentaires sur nos données et notre méthodologie en matière d’ODD», ajoute Carola van Lamoen, responsable de l’investissement durable chez Robeco.
L’Europe semble affronter sa pire sécheresse depuis au moins 500 ans, avec deux tiers du continent en état d’alerte (17%) ou d’avertissement (47%), ce qui affecte le transport fluvial (de marchandises et matières premières notamment), la production d’électricité et les rendements de certaines cultures, montre une étude du Centre commun de recherche de la Commission européenne fondée sur les travaux de l’Observatoire européen de la sécheresse (OED). Une situation qui s’est aggravée avec la canicule cet été malgré les pluies mi-août, et qui pourrait durer jusqu’en novembre dans la zone Europe occidentale-Méditerranée. Les prévisions actuelles de rendement pour le maïs, le soja et le tournesol au niveau européens sont inférieures respectivement de 16%, 15% et 12% à la moyenne sur cinq ans.
La gestion passive va accueillir un nouveau compétiteur. Morgan Stanley Investment Management va lancer quatre ETF ESG d’ici la fin de l’année, selon un document transmis au régulateur américain, la Securities and Exchange Commission (SEC). Il s’agit des fonds Calvert International Responsible Index ETF, Calvert US Large-Cap Core Responsible Index ETF, Calvert US Large-Cap Diversity, Equity and Inclusion Index ETF, et Calvert US Mid-Cap Core Responsible Index ETF. Calvert est un spécialiste ESG acquis par Morgan Stanley en 2020 à l’occasion du rachat d’Eaton Vance. Il sera chargé de la supervision de ces fonds. Les détails des tickers ou des frais de ces véhicules n’ont pas été dévoilés. Morgan Stanley IM est l’un des derniers grands acteurs américains à entrer dans la gestion passive. Pour y arriver, la société de gestion américaine a recruté Anthony Rochte, l’ancien dirigeant de Goldman Sachs Private Bank, en tant que directeur mondiale des ETF en mars cette année. Morgan Stanley IM a également nommé Allyson Wallace, l’ancienne directrice de l’architecture produit et de la plateforme iShares du gérant BlackRock, comme directrice mondiale des ETF capital markets.
Les émissions de gaz à effet de serre dans l’Union européenne (UE) ont augmenté au premier trimestre 2022 d’un an sur l’autre, sans toutefois atteindre les niveaux d’avant la pandémie de coronavirus, a rapporté mardi l’Office statistique du bloc. Les émissions de gaz à effet de serre se sont élevées à 1.029 millions de tonnes d'équivalents de dioxyde de carbone, soit une progression de 6% sur un an, mais ce niveau reste inférieur aux 1.035 millions de tonnes enregistrées au premier trimestre 2019, selon Eurostat. Presque tous les Etats membres de l’UE ont enregistré une hausse des émissions, ce qui menace l’objectif du bloc visant à réduire d’ici à 2030 les émissions de gaz à effet de serre de 55% par rapport aux niveaux de 1990. L’UE prévoyait notamment de fermer ses centrales à charbon afin d’atteindre cet objectif, mais certains pays songent à y renoncer en raison de la guerre en Ukraine et des sanctions imposées à la Russie, principal fournisseur d’hydrocarbures de la région.
Insight Investment, filiale de gestion obligataire de BNY Mellon Investment Management, a nommé David McNeil en qualité de directeur de la recherche sur l’investissement responsable. L’intéressé, basé à Londres, a pris ses fonctions le 8 août. Il officiait précédemment comme responsable du risque climatique au sein de l’agence de notation crédit Fitch. David McNeil est rattaché à Robert Sawbridge, qui dirige l'équipe d’investissement responsable d’Insight Investment. Il a aussi travaillé chez S&P Trucost et ICF International sur les sujets de durabilité. Insight Investment gérait plus de 842 milliards d’euros à fin juin 2022.