Shell a déclaré vendredi avoir signé un accord avec le raffineur public chinois Sinopec et le groupe sidérurgique Baowu, ainsi qu’avec le groupe chimique allemand BASF, pour étudier un projet de capture, d’utilisation et de stockage du carbone (CCUS) dans l’est de la Chine. Les parties ont l’intention de mener une étude conjointe pour évaluer les solutions techniques et développer un modèle commercial dans le cadre du protocole d’accord du projet. L'étude portera également sur l'établissement d’une chaîne d’approvisionnement en produits à faible teneur en carbone. Une fois concrétisé, il s’agira du premier projet CCUS à grande échelle dans le pays, potentiellement capable de stocker des dizaines de millions de tonnes de dioxyde de carbone par an.
Shell a déclaré vendredi avoir signé un accord avec le raffineur public chinois Sinopec et le groupe sidérurgique Baowu, ainsi qu’avec le groupe chimique allemand BASF, pour étudier un projet de capture, d’utilisation et de stockage du carbone (CCUS) dans l’est de la Chine. Les parties ont l’intention de mener une étude conjointe pour évaluer les solutions techniques et développer un modèle commercial dans le cadre du protocole d’accord du projet, a précisé Shell dans un communiqué.
TotalEnergies, accusé mercredi par Greenpeace France d’avoir minimisé son bilan carbone en 2019, a mis en cause jeudi la méthodologie utilisée par l’ONG pour ses calculs et annoncé son intention «d’engager une action judicaire en vue de réparer le préjudice qu’entraîne la diffusion de cette information trompeuse par Greenpeace». Selon l’énergéticien français, les calculs de l’organisation de défense de l’environnement «ne tiennent pas compte de l’intégration de TotalEnergies le long des chaînes de valeur huile et gaz et comptabilise ainsi plusieurs fois les émissions liées à la combustion des produits sur chaque chaîne de valeur». Il souligne que «tout le reporting d'émissions de TotalEnergies est revu par le cabinet EY». Greenpeace France a pris note, dans un communiqué, de l’intention de TotalEnergies d’engager une action judiciaire. «Greenpeace France se tient tout à fait prête à engager un débat judiciaire sur la réalité de l’impact climatique de TotalEnergies», a ajouté l’ONG.
Le parti républicain américain envisage de superviser davantage la façon dont certaines sociétés cotées à la Bourse de New York promeuvent les investissements suivant des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance après les élections de mi-mandat prévues le 8 novembre, relate le Wall Street Journal. Les républicains américains qualifient les investissements ESG de «cancer», de «fraude» ou encore de «capitalisme woke». S’ils parviennent à reprendre la Chambre des représentants aux élus démocrates, les républicains qui y siègent entendent auditionner les directeurs généraux de grandes institutions financières dont BlackRock ainsi que le président démocrate du régulateur américain Securities and Exchange Commission, Gary Gensler, sur le sujet des investissements ESG et favorables au climat (climate-friendly). Le Wall Street Journal souligne que si les républicains remportent la Chambre des représentants lors des élections de mi-mandat, mais que les démocrates conservent le Sénat, les dirigeants des grandes sociétés financières pourraient être pris entre deux feux. Les républicains de la Chambre des représentants pourraient critiquer leur parti pris sur l’ESG tandis que les sénateurs démocrates pourraient leur reprocher un manque d’efforts pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.
Coûteux. A quelques jours du début de la COP27, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) a publié l’édition 2022 du World Energy Outlook. Pour la première fois, le scénario sur la demande mondiale d’énergies fossiles fondé sur les politiques en vigueur amorce un plateau, voire une baisse. Cela s’explique par l’adoption de plans net zero par l’Union européenne (UE), les Etats-Unis, la Corée du Sud et le Japon, en particulier.
La société de gestion Robeco vient de lancer officiellement le fonds thématique RobecoSAM Biodiversity Equities pour lequel elle avait recruté David Thomas comme cogérant il y a quelques mois. Ce véhicule vise à investir dans des entreprises qui soutiennent l’utilisation responsable des ressources naturelles. Il investira également dans des technologies, des produits et des services axés sur la réduction des menaces sur la biodiversité ainsi que la restauration des habitats naturels. L’univers d’investissement comprendra quatre segments: l’utilisation responsable des terrains, les réseaux d’eau douce, les systèmes marins, et des produits traçables. Le fonds sera conseillé par la World Wildlife Fund for Nature Netherlands (WWF-NL) sur la partie biodiversité. Cogéré par David Thomas et Aaron Re’em, il s’agit d’un fonds classifié «Article 9» selon le règlement européen Sustainable Finance Disclosure Regulation. Robeco comptait 178 milliards d’euros d’encours sous gestion au 30 juin 2022.
Quarante et un fonds ont été rétrogradés de l’article 9 à l’article 8 au troisième trimestre, selon la dernière étude de Morningstar sur les fonds relevant de la réglementation SFDR. Il s’agit notamment de fonds de NN IP (qui appartient désormais au groupe Goldman Sachs), de Deka, d’Axa Investment Managers et de Neuberger Berman.Ces reclassements font suite à la publication des questions-réponses de la Commission européenne en juin 2021 et à l’annonce de l’enquête de l’AFM, le régulateur néerlandais, en septembre 2022, observe Morningstar. Celles-ci ont précisé que les fonds classés article 9 ne peuvent investir que dans des investissements durables sur la base de la définition fournie par l’article 2 n° 17 du règlement Disclosure, à l’exception des liquidités et des actifs utilisés à des fins de couverture.
Le conseil d’administration de Paris Europlace, réuni la semaine dernière, a validé la transformation de Finance for Tomorrow (F4T) en Institut de la Finance Durable (IFD), écrit dans un post Linkedin, Philippe Zaouati, ancien président de Finance for Tomorrow et directeur général de Mirova. Il indique que la décision a été prise " à quelques jours du Climate Finance Day 2022, et que l’institut aura pour objectif de « poursuivre et renforcer l’action initiée par Finance for Tomorrow dans le domaine de la finance durable – sociale et environnementale ». Détail important, «celui-ci conserve le même statut de branche de Paris Europlace», précise Philippe Zaouati qui ajoute laconique «il faut que tout change pour que rien ne change».
A l'occasion du Climate Finance Day, le Ministre de l’Economie Bruno Le Maire a jugé que la Place de Paris n’était pas à la hauteur des engagements de l’Accord de Paris.
L’Etablissement de retraite additionnelle de la fonction publique (Erafp) annonce avoir sélectionné Amundi pour lui confier un mandat allant jusqu’à 300 millions d’euros. Le gérant aura pour objectif de maximiser la performance du portefeuille par la mise en œuvre d’une gestion indicielle visant à répliquer un indice «Paris-aligned benchmark» (PAB, aligné sur les objectifs de l’Accord de Paris pour le climat) d’actions de moyennes et grandes capitalisations en zone euro au démarrage et, le cas échéant, un indice de moyennes et grandes capitalisations en zone monde pays développés. La durée du marché sera de quatre ans, renouvelable deux fois un an, portant la durée maximale du marché à 6 ans. L’Erafp a également retenu BNP Paribas AM et Ossiam pour des mandats dits «stand-by» qu’il pourra activer si nécessaire.
Le groupe public adopte son premier plan d’action d’adaptation aux effets du dérèglement climatique dans la mise à jour sa politique climat, qui comprend également un renforcement des exclusions des énergies fossiles.
Des fonds durables oui, mais du durable made in Britain. Le régulateur britannique des marchés financiers Financial Conduct Authority (FCA) a lancé, ce mardi, une consultation publique sur ses futures règles et labels de durabilité pour les fonds d’investissement locaux (Sustainable Disclosure Requirements ou SDR).
Transition. D’ici à 2030, la France réduira ses émissions de gaz à effet de serre de 55 % et, d’ici à 2050, elle atteindra la neutralité carbone. Dans l’immédiat, le gouvernement veut doubler la baisse des émissions du pays pendant le quinquennat. Tels sont les engagements ambitieux du plan « France Nation Verte » qu’il vient de présenter. Le plan comporte aussi l’objectif de restaurer la biodiversité, la réduction de l’exploitation des ressources naturelles et celle des pollutions affectant la santé. Elisabeth Borne, la Première ministre, a présenté une approche concrète, par filières et par territoires, pour opérer les changements structurels qui s’imposent. « Nous devons agir en même temps et sur tous les fronts », a-t-elle affirmé. Le gouvernement lance des concertations qui vont déterminer des chantiers et un calendrier pour chacun. La méthode sera déterminante pour accélérer les actions à la mesure des objectifs fixés. La Première ministre a défini six chantiers transversaux : le financement des investissements, la planification territoriale, la transition dans les emplois, le recueil des données, l’accompagnement social et la sobriété.
Le changement climatique se précise mais la mobilisation pour le freiner aussi. C’est ainsi qu’un millier d’entreprises, dont BASF, Caterpillar, Dassault Aviation, FedEx, JD.com, Nintendo, Qantas, Rio Tinto, Vicat, Wendel… se trouvent visées par une campagne pour leur demander de respecter l’Accord de Paris. La requête émane de 318 institutions financières, dont Allianz GI, le Crédit Agricole, Axa Group, La Banque Postale, Nomura AM, Pimco, Insight IM, UBS, la BEI… – coordonnées par CDP, organisation mondiale à but non lucratif et qui gère le suivi global des données environnementales. Décidément, le changement ne sera pas seulement climatique, il trace de nouvelles lignes dans la finance…
Le conseil d’administration de Paris Europlace, réuni la semaine dernière, a validé la transformation de Finance for Tomorrow (F4T) en Institut de la Finance Durable (IFD), écrit dans un post Linkedin, Philippe Zaouati, ancien président de Finance for Tomorrow et directeur général de Mirova. Il indique que la décision a été prise " à quelques jours du Climate Finance Day 2022, et que l’institut aura pour objectif de «poursuivre et renforcer l’action initiée par Finance for Tomorrow dans le domaine de la finance durable – sociale et environnementale». Détail important, «celui-ci conserve le même statut de branche de Paris Europlace», précise Philippe Zaouati qui ajoute laconique «il faut que tout change pour que rien ne change».
Le Carbon Disclosure Project lance sa campagne annuelle. Il attend le soutien de toutes les institutions financières, contre seulement 21% aujourd’hui.
Atteindre la neutralité carbone va coûter 100.000 milliards de dollars aux économies du monde d’ici 2050, selon une étude récente* de BNY Mellon Investment Management et Fathom Consulting. Ce montant représente un cinquième des investissements mondiaux totaux prévus au cours des 30 prochaines années, soit 3% du PIB mondial cumulé. L’objectif de ces investissements n’est pas d’arrêter le changement climatique mais de pivoter vers des activités économiques qui émettent moins de gaz à effet de serre. Les marchés émergents, notamment les pays BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et L’Afrique du Sud) auront besoin de plus de la moitié de cet investissement, afin de décarboner leurs économies et réaliser l’objectif de neutralité carbone. «Chaque dollar d’investissement vert dépensé dans un marché émergent peut permettre de décarboner davantage que le montant équivalent dépensé dans une économie avancée», précise le rapport. Les Etats-Unis et l’Union européenne n’auront besoin que d’un tiers de cet investissement. Cependant, le rapport constate un retard considérable dans l’atteinte des objectifs de la neutralité carbone, ce qui va augmenter les dépenses. «Plus la transition est retardée, plus le montant des dépenses nécessaires sera important», avertit le rapport. La transition vers la neutralité carbone impactera aussi des grandes entreprises, car des actifs polluants représentant 20.000 milliards de dollars devraient être soit remplacés soit abandonnés. La moitié des investissements des entreprises sera dans les secteurs de l’énergie et des utilities pour atteindre la neutralité carbone. *«Net Zero by 2050», par BNY Mellon Investment Management et Fathom Consulting