L’économie allemande a finalement stagné au quatrième trimestre et progressé de 1,9% en 2022, légèrement au-dessus des attentes du marché de 1,8%, tout en ralentissant par rapport à une croissance de 2,6% en 2021, selon les premiers calculs de Destatis publiés vendredi. Ces données suggèrent que le pays pourrait échapper de justesse à une récession, au moins cet hiver. Le moral des entreprises allemandes est aussi remonté plus que prévu en décembre, et l’inflation a ralenti pour le deuxième mois consécutif, à 9,6% sur un an, dans un contexte de reflux des prix de l’énergie et d’aides publiques pour les ménages.
La Coupe du Monde a sauvé la croissance britannique en novembre. Le produit intérieur brut (PIB), qui est publié tous les mois outre-Manche, a crû de 0,1% en novembre en rythme mensuel, selon les données publiées vendredi par l’Office for National Statistics (ONS) contre toute attente. Les économistes interrogés par Reuters anticipaient une contraction de 0,2%. L’inflation a atteint un point haut de 40 ans en octobre à plus de 11%. Le Royaume-Uni connaît sa pire crise de pouvoir d’achat depuis des décennies. La croissance de 0,1% en novembre, en partie liée au dynamisme de la consommation de boissons pendant la Coupe du Monde (+2,2%) et des ventes de jeux vidéo avant Noël, vient après une croissance de 0,5% en octobre. De sorte que l’économie britannique devrait échapper à la récession en 2022, caractérisée par deux trimestres de contraction consécutifs. A moins que l’économie ne se contracte de 0,5% en décembre.
Les inscriptions au chômage ont très légèrement diminué aux Etats-Unis lors de la semaine au 7 janvier, à 205.000 contre 206.000 (révisé) la semaine précédente, a annoncé jeudi le département du Travail. Les économistes attendaient en moyenne une augmentation des inscriptions, à 215.000. Les inscriptions de la semaine précédente ont été révisées en légère hausse par rapport à une estimation initiale de 204.000. La moyenne mobile sur quatre semaines s'établit à 212.500 contre 214.250 (révisé) la semaine précédente. Le nombre de personnes percevant régulièrement des indemnités s’est élevé à 1,634 million lors de la semaine au 31 décembre (dernière semaine pour laquelle ces chiffres sont disponibles) contre 1,697 la semaine précédente.
Les inscriptions au chômage ont très légèrement diminué aux Etats-Unis lors de la semaine au 7 janvier, à 205.000 contre 206.000 (révisé) la semaine précédente, a annoncé jeudi le département du Travail. Les économistes attendaient en moyenne une augmentation des inscriptions, à 215.000. Les inscriptions de la semaine précédente ont été révisées en légère hausse par rapport à une estimation initiale de 204.000.
Les économistes de la banque américaine ont revu en hausse leurs prévisions de croissance pour les pays de la zone euro. L’inflation est attendue à 3,25% en fin d’année.
Les économistes de la banque américaine ont revu en hausse leurs prévisions de croissance pour les pays de la zone euro. L’inflation est attendue à 3,25% en fin d’année.
Le ministre britannique des Affaires étrangères, James Cleverly, a reçu lundi à Londres le vice-président de la Commission européenne, Maros Sefcovic, pour relancer les discussions avec l’Union européenne (UE) destinées à résoudre un différend sur leurs relations commerciales post-Brexit. Les discussions techniques sur le protocole sur l’Irlande du Nord ont repris en octobre entre représentants britanniques et européens, alimentant à Londres et dans certaines parties de l’UE l’espoir qu’un accord soit trouvé sur cette question ayant tendu les relations entre les deux blocs depuis leur divorce. Etabli dans le cadre du Brexit il y a trois ans, le protocole nord-irlandais prévoit des contrôles frontaliers sur certains produits livrés dans la province depuis le reste du Royaume-Uni.
Le ministre britannique des Affaires étrangères, James Cleverly, reçoit ce lundi à Londres le vice-président de la Commission européenne, Maros Sefcovic, pour tenter de relancer les discussions avec l’Union européenne (UE) destinées à résoudre un différend sur leurs relations commerciales post-Brexit.
Les ventes au détail en Allemagne ont progressé légèrement plus que prévu en novembre sur un mois, en hausse de 1,1% (+5,9% en rythme annuel), selon les données publiées vendredi par Destatis. Le consensus Reuters prévoyait une croissance de 1% en rythme mensuel. Elles ont rebondi après une contraction mensuelle de 2,8% en octobre, alors que la consommation tire parti d’un marché du travail qui résiste et au soutien des aides de l’Etat pour faire face à la flambée des prix.
C’est une première depuis deux ans. L’activité du secteur des services américain s’est contractée en décembre, l’indice ISM reculant à 49,6 contre 56,5 le mois précédent, selon l’enquête mensuelle de l’Institute for Supply Management (ISM) publiée vendredi. C’est une surprise puisque les économistes interrogés par Reuters attendaient en moyenne un chiffre de 55. La demande est en forte chute avec une baisse du sous-indice des nouvelles commandes à 45,2, à un plus bas depuis mai 2020, contre 56 en novembre. Le sous-indice des prix payés a lui aussi reculé, à 67,6 après 70.
La pandémie a creusé un déficit d’un million de personnes dans les projections démographiques de l’Australie, en raison notamment d’un affaiblissement du flux migratoire. Les fermetures de frontières en 2020 et 2021 ont vu la croissance démographique chuter à seulement 0,1 %, bien en deçà de la moyenne de 1,6 % de la décennie précédente. La migration nette est même devenue négative pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale. L’un des résultats a été une pénurie généralisée de main-d'œuvre et une baisse du taux de chômage à un creux de 48 ans de 3,4 %. Même si la migration nette se redresse plus rapidement que prévu, cette reprise «ne devrait pas compenser entièrement la croissance démographique perdue pendant la pandémie, l’Australie devant rester plus petite et plus ancienne que cela n’aurait été le cas», conclut le rapport.
Les cicatrices de la crise du Covid sont réelles sur la démographie de l’Australie. La pandémie a creusé un déficit d’un million de personnes dans les projections démographiques du pays, en raison notamment d’un affaiblissement du flux migratoire.
La consommation résiste aussi en Allemagne. Les ventes au détail y ont progressé légèrement plus que prévu en novembre sur un mois, en hausse de 1,1% (+5,9% en rythme annuel), selon les données publiées vendredi par Destatis. Le consensus Reuters prévoyait une croissance de 1% en rythme mensuel. Les ventes au détail ont rebondi après une contraction mensuelle de 2,8% en octobre alors que la consommation fait preuve de résilience grâce à un marché du travail qui résiste et au soutien des aides de l’Etat pour faire face à la flambée des prix.
L’activité, qui reste en contraction au Royaume-Uni, s’est améliorée en décembre, même si l’évolution des nouvelles commandes reste morose. L’indice sectoriel PMI de décembre a été révisé à 49,9 contre un chiffre de 50 annoncé en première estimation, selon les résultats définitifs de l’enquête mensuelle de S&P Global auprès des directeurs d’achats publiée jeudi. Le sous-indice des nouvelles commandes affiche une contraction pour le deuxième mois consécutif, tandis que la composante de l’emploi est tombée à son plus bas niveau depuis février 2021. «Les fournisseurs de services britanniques ont terminé l’année avec une baisse supplémentaire des nouvelles commandes, les fortes pressions inflationnistes et les inquiétudes concernant les perspectives économiques ayant pesé sur la demande», a souligné Tim Moore, directeur économique chez S&P Global. L’indice PMI composite est lui aussi resté dans le rouge en décembre, à 49 après 48,2 en novembre.
A la veille de la publication des données mensuelles de l’emploi aux Etats-Unis de décembre, deux nouvelles statistiques viennent confirmer les tensions persistantes sur le marché du travail américain. Le secteur privé aux Etats-Unis a créé plus d’emplois qu’attendu en décembre, selon l’enquête mensuelle du cabinet ADP publiée jeudi, avec 235.000 postes supplémentaires contre une moyenne de 150.000 anticipée par le Reuters. Le chiffre de novembre a été confirmé à 127.000. Une autre publication fait état d’une diminution des inscriptions hebdomadaires au chômage aux Etats-Unis lors de la semaine au 31 décembre, à 204.000 contre 223.000 (révisé, contre 225.000) la semaine précédente, selon le département du Travail (contre 225.000 inscriptions attendu par les économistes). La moyenne mobile sur quatre semaines s'établit à 213.750 contre 220.500 (révisé) la semaine précédente. Alors que les minutes de la dernière réunion de la Fed ont confirmé le ton restrictif de l’institution monétaire, Wall Street reculait nettement (-0,9% pour l’indice S&P 500 vers 16h45) tandis que le rendement de l’emprunt d’Etat américain à 10 ans s’écartait de 6 points de base à 3,77%.