A la veille de la publication des données mensuelles de l’emploi aux Etats-Unis de décembre, deux nouvelles statistiques viennent confirmer les tensions persistantes sur le marché du travail américain, ce qui éloigne la perspective d’un pivot de la Fed. Le secteur privé aux Etats-Unis a créé plus d’emplois qu’attendu en décembre, selon l’enquête mensuelle du cabinet ADP publiée jeudi, avec 235.000 postes supplémentaires contre une moyenne de 150.000 anticipée par le Reuters. Le chiffre de novembre a été confirmé à 127.000.
L’activité, qui reste en contraction au Royaume-Uni, s’est améliorée en décembre, même si l’évolution des nouvelles commandes reste morose. L’indice sectoriel PMI de décembre a été révisé à 49,9 contre un chiffre de 50 annoncé en première estimation, selon les résultats définitifs de l’enquête mensuelle de S&P Global auprès des directeurs d’achats publiée jeudi. En novembre, l’indice PMI des services s'était établi à 48,8. Le sous-indice des nouvelles commandes affiche une contraction pour le deuxième mois consécutif, tandis que la composante de l’emploi est tombée à son plus bas niveau depuis février 2021. Ce qui renforce, après l’annonce d’indice PMI manufacturier au plus bas depuis 2008, l’idée que l’économie britannique est déjà entrée en récession. «Les fournisseurs de services britanniques ont terminé l’année avec une baisse supplémentaire des nouvelles commandes, les fortes pressions inflationnistes et les inquiétudes concernant les perspectives économiques ayant pesé sur la demande», a souligné Tim Moore, directeur économique chez S&P Global. L’indice PMI composite est lui aussi resté dans le rouge en décembre, à 49 après 48,2 en novembre.
L’activité du secteur privé s’est à nouveau contractée en décembre en zone euro, mais à un rythme moins important que prévu grâce notamment à un relâchement des pressions sur les prix, selon les résultats définitifs de l’enquête mensuelle auprès des directeurs d’achat publiés mercredi par S&P Global. L’indice PMI composite a augmenté à 49,3 en décembre, après 47,8 en novembre (48,8 en première estimation), même s’il reste inférieur au seuil de 50 qui sépare croissance et contraction. «Le recul de l’activité a toutefois marqué le pas pour un deuxième mois consécutif, tendance laissant espérer un ralentissement économique moins marqué qu’initialement anticipé», a commenté Chris Williamson, chef économiste de S&P Global Market Intelligence, sans espérer un retour prochain en territoire de croissance. L’indice PMI des services ressort à 49,8 en décembre, après 48,5 en novembre (49,1 en première estimation).
L’activité du secteur privé s’est à nouveau contractée en décembre en zone euro, mais à un rythme moins important que prévu grâce notamment à un relâchement des pressions sur les prix, selon les résultats définitifs de l’enquête mensuelle auprès des directeurs d’achat publiés mercredi par S&P Global.
L’activité manufacturière au Royaume-Uni a enregistré en décembre l’une de ses contractions les plus marquées depuis 15 ans en raison d’une forte baisse des nouvelles commandes et de suppressions d’emplois, montrent mardi les résultats définitifs de l’enquête PMI de S&P Global auprès des directeurs d’achat. L’indice PMI du secteur s’est établi à 45,3 le mois dernier (estimation flash à 44,7 et 46,5 en novembre), soit son plus bas niveau depuis mai 2009, hormis deux mois au début de la pandémie de Covid-19. La livre sterling a perdu 0,76% face au dollar (à 1,195) suite à cette publication.
La Suède pourrait se doter de nouvelles centrales nucléaires acquises en France afin de développer sa propre production d'électricité, a déclaré le Premier ministre suédois, Ulf Kristersson, en visite mardi à Paris. «Le nouveau gouvernement suédois est très attaché à la construction de nouveaux sites de production d'électricité nucléaire en Suède et nous sommes très impressionnés par l’expérience de la France», a-t-il dit dans la cour de l’Elysée au côté d’Emmanuel Macron, avant un entretien avec le président français. Stockholm a besoin d’acquérir au moins deux réacteurs nucléaires.
L’activité manufacturière au Royaume-Uni a enregistré en décembre l’une de ses contractions les plus marquées depuis 15 ans en raison d’une forte baisse des nouvelles commandes et de suppressions d’emplois, montrent mardi les résultats définitifs de l’enquête PMI de S&P Global auprès des directeurs d’achat. L’indice PMI du secteur s’est établi à 45,3 le mois dernier (estimation flash à 44,7 et 46,5 en novembre), soit son plus bas niveau depuis mai 2009, hormis deux mois au début de la pandémie de Covid-19.
Un tiers de l'économie mondiale pourrait se retrouver en récession en 2023, a prévenu la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Kristalina Georgieva. La nouvelle année sera «plus difficile que l’année que nous laissons derrière nous», a déclaré Kristalina Georgieva dans l'émission Face the Nation, diffusée dimanche sur CBS. «Pourquoi ? Parce que les trois principales économies - les États-Unis, l’Union européenne et la Chine - ralentissent toutes simultanément», a-t-elle précisé. Le FMI a abaissé en octobre sa prévision de croissance mondiale 2023 à 2,7% pour intégrer les tensions liées à la guerre en Ukraine, à l’inflation et à la remontée des taux d’intérêt. Il avançait déjà qu’un tiers de l'économie mondiale pourrait entrer en récession, et soulignait que la situation pourrait nettement se dégrader notamment en cas de coupure complète des livraisons de gaz russe.
Un tiers de l'économie mondiale pourrait se retrouver en récession en 2023, a prévenu la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Kristalina Georgieva.
Les prix à la consommation espagnols ont augmenté de 5,8 % en décembre sur un an, soit le rythme annuel le plus faible de l’année, selon les données de l’Institut national de la statistique vendredi. L’inflation atteignait 6,7% en novembre. Néanmoins, l’inflation coeur s’est établie à 6,9 % en glissement annuel, soit plus que les 6,3 % enregistrés il y a un mois. La gratuité des voyages en train et les réductions sur les transports urbains, les limites à l’augmentation des loyers et les mesures d’allègement des factures d'énergie pour les consommateurs semblent toutes avoir eu un effet sur la croissance des prix. En début de semaine, l’Espagne a approuvé le troisième paquet de mesures destinées à limiter l’impact de l’inflation, qui intégrait notamment des réductions de la TVA sur les produits alimentaires de base et une prime de 200 euros pour les ménages dont le revenu annuel est inférieur au seuil de 27.000 euros.
L’économie des Pays-Bas s’est contractée de 0,2% en rythme trimestriel à fin septembre, s’inversant par rapport à une croissance de 2,4% au cours du trimestre précédent, indique l’organisme statistique officiel CBS. Il s’agit de la première contraction depuis le deuxième trimestre 2020. Ont notamment diminué les investissements (-1,6%), avec la baisse des dépenses de logement et d’infrastructure, les dépenses publiques (-0,4 %). La consommation des ménages a augmenté de 0,5%, alors que la demande extérieure nette a également contribué négativement au PIB, les exportations ayant augmenté de 0,8%. Par industrie, les services financiers, du commerce, des transports et de l’hôtellerie ainsi que la construction ont reculé au troisième trimestre, tandis que les services aux entreprises se sont développés. En rythme annuel, l’économie a progressé de 3,1%, après une expansion de 5,1%.
Les prix à la production ont bondi de 1,2% en rythme mensuel en France en novembre, après une baisse de 0,2% en octobre, selon les données publiée vendredi par l’Insee. La principale pression à la hausse est venue d’une forte accélération des prix des produits des industries extractives, de l’énergie et de l’eau (+4,9% après -3,2% en octobre). En revanche, les prix des produits manufacturés ont baissé (-0,5%, après +1,4%). Sur une base annuelle, les prix à la production se sont un peu repliés, en hausse de 21,5% après avoir progressé de 24,7% en octobre.
L’Office for National Statistics (ONS) a annoncé jeudi que l’économie britannique s’était contractée de 0,3% en rythme trimestriel au cours du troisième trimestre 2022, un peu plus que la baisse de 0,2% annoncée en première estimation. Signe de la volatilité autour du Royaume-Uni, la nouvelle sur une donnée pourtant «ancienne» a fait baisser la livre sterling de 1,214 à 1,204 face au dollar. Le mois de septembre avait souffert d’un jour férié supplémentaire pour les funérailles de la reine Elizabeth II. Les dépenses des ménages ont diminué de 1,1%, notamment pour les secteurs du tourisme, des transports, des biens et services ménagers voire de l’alimentation. L’investissement des entreprises a diminué de 2,5%, et les stocks de 5,2 milliards de livres, principalement dans les secteurs de la vente au détail et de la fabrication. Les hausses des dépenses publiques (0,5%), des investissements publics (17,3%) et des exportations (8,9%) n’ont pas compensé la tendance. En rythme annuel, le PIB affiche encore une croissance de 1,9%, après +2,4% fin juin. L’ONS a reconnu que ces chiffres plaçaient le Royaume-Uni au dernier rang du G7 sur le trimestre concerné.
Good news is bad news.» La croissance de l’économie américaine a été un peu plus forte qu’estimé précédemment au troisième trimestre, selon la troisième et dernière publication du département du Commerce (Bureau of Economic Analysis, BEA), ce qui a fait chuter les marchés d’actions américaines jeudi. Le PIB des Etats-Unis a augmenté de 3,2% en rythme annualisé par rapport aux trois mois précédents, au lieu d’une croissance de 2,9%. Les dépenses de consommation ont augmenté plus que prévu (2,3% vs 1,7% en deuxième estimation), la croissance des soins de santé et autres services ayant partiellement compensé une baisse des dépenses dans les biens. L’investissement non résidentiel a bondi plus vite aussi (6,2% vs 5,1%). La hausse de l’indice des prix «core PCE» du BEA, très suivi par la Réserve fédérale américaine, a aussi été revue de 4,6% à 4,7%. A plus court terme, les demandes hebdomadaires d’allocations de chômage ont augmenté de 216.000 unités la semaine se terminant le 17 décembre, bien au-dessous des attentes aux Etats-Unis.
La confiance des professionnels de l’immobilier aux Etats-Unis s’est dégradée en décembre pour le douzième mois consécutif, un record, montre lundi l’enquête mensuelle de la fédération NAHB. Son indice de confiance a reculé de deux points à 31, contre 34 pour le consensus Reuters. L’indicateur de la NAHB n’avait plus atteint ce seuil depuis juin 2012, hors période COVID. En outre, son recul ininterrompu depuis décembre 2021 représente la plus longue série de baisse depuis le début de la statistique au milieu des années 1980. Un indice inférieur à 50 traduit une majorité d’opinions défavorables sur l'évolution du marché.
Le climat des affaires en Allemagne s’est de nouveau révélé meilleur que prévu en décembre. L’indice Ifo du climat des affaires outre-Rhin s’est établi à 88,6 en décembre, contre 86,4 en novembre, selon les données publiées lundi par l’institut de conjoncture. Les économistes interrogés par le Wall Street Journal tablaient sur un redressement moins marqué de l’indice à 87,4. L’indice signe ainsi son troisième mois consécutif de progression, même s’il demeure à des niveaux très modérés par rapport à ses normes historiques. «Les entreprises entament la période des fêtes de fin d’année avec un sentiment d’espoir», a souligné le président de l’institut, Clemens Fuest Le sous-indice des conditions actuelles a progressé à 94,4 en décembre, contre 93,2 en novembre, tandis que le sous-indice des perspectives a progressé à 83,2, contre 80,2 le mois dernier, selon les données de l’Ifo.
L’activité aux Etats-Unis s’est contractée davantage en décembre mais le ralentissement de la demande a permis d’atténuer significativement les pressions inflationnistes. L’indice PMI flash composite, qui regroupe le secteur de l’industrie manufacturière et celui des services, s’est établi à 44,6 après 46,4 en novembre, montrent les résultats de l’enquête mensuelle de S&P Global auprès des directeurs d’achats publiés vendredi. Il s’agit du sixième mois consécutif où cet indice est inférieur à la barre des 50 séparant contraction et expansion de l’activité. Les économistes interrogés par Reuters l’attendaient à 47,0 ce mois-ci. Le sous-indice des nouvelles commandes a reflué à 45,8, au plus bas depuis mai 2020, après 46,2 en novembre.
Les ventes au détail aux Etats-Unis ont accusé en novembre une baisse plus importante qu’attendu, montrent les chiffres publiés jeudi par le département du Commerce. Ces ventes ont reculé de 0,6% le mois dernier après une augmentation de 1,3% en octobre. Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne une baisse de 0,1% en novembre. Les ventes au détail hors automobiles ont enregistré un recul inattendu de 0,2% le mois dernier après un gain de 1,2% (révisé) un mois plus tôt et contre +0,2% pour le consensus Reuters.
Les ventes au détail aux Etats-Unis ont accusé en novembre une baisse plus importante qu’attendu, montrent les chiffres publiés jeudi par le département du Commerce. Ces ventes ont reculé de 0,6% le mois dernier après une augmentation de 1,3% en octobre.