MUFG poursuit son déploiement en Asie du sud-est. La banque japonaise a acquis une part de 19,9% au capital de PT Bank Danamon Indonesia auprès du fonds souverain singapourien Temasek. Le montant de l’opération s'élève à 1,17 milliard de dollars (985 millions d’euros). L’accord prévoit que MUFG monte en trois étapes jusqu'à 73,8% du capital de sa cible d’ici au troisième trimestre 2018, à condition d’obtenir le feu vert des autorités locales. Bank Danamon, dont le cours de Bourse a progressé de 62% depuis fin 2016, est le septième prêteur du pays. MUFG est déjà présent depuis 2016 aux Philippines et depuis 2013 en Thaïlande.
Le Crédit Agricole SA a annoncé hier la finalisation de l’acquisition de plus de 95% du capital des caisses d'épargne de Cesena, de Rimini et de San Miniato en Italie pour 130 millions d’euros, une opération que le groupe bancaire tricolore avait annoncée en septembre. Comme prévu, le Fonds interbancaire de garantie des dépôts italien via son «schéma volontaire» (Schema Volontario) a préalablement renforcé le capital de ces établissements, de manière à aligner leur ratio de fonds propres sur les critères du groupe Crédit Agricole. Des portefeuilles de créances douteuses totalisant environ 3 milliards d’euros ont été titrisés avec l’appui du fonds Italian Recovery Fund ou cédés à des investisseurs privés.
Le régulateur luxembourgeois a dévoilé des sanctions contre plusieurs institutions financières tandis qu'en Suisse, JPMorgan pâtit de l'affaire du fonds 1MDB.
Nordea a annoncé hier la cession d’une participation de 45% dans sa filiale danoise de prévoyance commune (assurance vie et retraites) Nordea Liv & Pension pour un montant de 472 millions d’euros à Foreningen Norliv. L’acquéreur, qui représente les clients de Nordea Liv & Pension, portera ainsi sa participation à 70% après avoir déjà acheté il y a un an une part de 25%. La société s’est engagée à acquérir le solde de 30% «dans les prochaines années». La banque scandinave a par ailleurs précisé qu’elle réalise une plus-value après impôts de 172 millions d’euros. Le changement de contrôle conduira Nordea Liv & Pension à changer de nom l’an prochain mais l’opération prévoit aussi que Nordea puisse continuer à distribuer les produits de sa filiale dans son réseau.
Nordea a annoncé jeudi la cession d’une participation de 45% dans sa filiale danoise de prévoyance commune (assurance vie et retraites) Nordea Liv & Pension pour un montant de 472 millions d’euros à Foreningen Norliv. L’acquéreur, qui représente les clients de Nordea Liv & Pension, portera ainsi sa participation à 70% après avoir déjà acheté il y a un an une part de 25%. La société s’est engagée à acquérir le solde de 30% « dans les prochaines années ».
Les autorités de régulation néo-zélandaises des investissements extérieurs ont bloqué le projet de rachat du véhicule de financement UDC Finance, filiale d’Australia and New Zealand Banking Group (ANZ), par le conglomérat chinois HNA, en raison de sa structure de propriété opaque. « Si la vente ne se poursuit pas, nous allons évaluer nos options stratégiques concernant l’avenir d’UDC », a déclaré le directeur général d’ANZ en Nouvelle-Zélande, David Hisco.
Densité. Si la tendance générale est à la réduction du nombre d’agences bancaires, le cas espagnol mérite une attention particulière. Scope Ratings, qui rappelle que le réseau national a déjà fondu d’un tiers depuis 2008 sous la pression de la restructuration du secteur, juge « réaliste » le maintien du rythme actuel qui correspondrait à une division par deux du nombre de guichets d’ici à 2025. Et si ce scénario « peut paraître extrême », l’agence souligne qu’il ne suffirait pas à amener l’Espagne au niveau de pays où la banque numérique est « plus avancée » comme en Scandinavie ou au Royaume-Uni. Le maillage espagnol reste très dense, avec selon Scope 73 agences pour 100.000 adultes contre 47 en moyenne dans l’Union européenne. Le pays occupe ainsi la « tête » du classement… suivi de près par la France, qui compte 68 agences pour 100.000 adultes.
Les banques de l’Union européenne affichent une densité de risques pondérés (ratios des actifs pondérés aux actifs) de 35 %, contre 57 % pour leurs homologues américaines, selon une étude du FMI. D’où la proposition de Bâle 3 de limiter la part des modèles internes dans le calcul des risques. Elle laisserait de côté les règles de netting et de titrisation qui réduisent la taille des bilans des banques américaines et gonfleraient de façon illusoire la densité de risques pondérés.
La banque pourrait être recentrée sur le soutien aux projets non financés par les acteurs traditionnels. C'est le souhait du binôme missionné par le ministre de l'Economie.
Les banques françaises n’auront pas besoin de faire appel au marché pour s’adapter aux nouvelles règles prudentielles de Bâle 3 car elles génèrent assez de bénéfices pour en consacrer une partie au renforcement de leurs fonds propres, a déclaré hier le gouverneur de la Banque de France François Villeroy de Galhau. Selon lui, l’accord conclu au début du mois conduira pour les banques françaises «à une augmentation de capital sur dix ans d’un peu plus de 15%, un chiffre assez proche de la moyenne européenne». «Cette augmentation de capital requise est compatible avec la génération de résultat des banques françaises et l’incorporation normale de résultats en réserves», a dit le gouverneur devant l’Association des journalistes économiques et financiers.
Après avoir fourni le 7 décembre une première estimation de l’effet des nouvelles règles Bâle 3 sur la solvabilité des banques, l’Autorité bancaire européenne (EBA) a publié mercredi une évaluation plus détaillée. Les calculs restent fondés sur les comptes publiés au 31 décembre 2015 par 149 banques européennes, et ne prennent donc pas en compte le renforcement des fonds propres effectués depuis. Les nouvelles règles accroissent en moyenne de 12,9% les exigences minimales en capital tier one. L’effet lié à l’appréciation des risques au bilan atteint +14,5%. Il est compensé à hauteur de 1,6% par des modalités de calcul du ratio de levier plus favorables que le cadre actuel, selon l’EBA. Pour les banques systémiques, l’effet inflationniste se monte à 15,2%: 14,1% à cause de la révision des actifs pondérés, et 1,1% dû au ratio de levier. Le rapport de l’EBA fait également apparaître une grande dispersion des résultats. Pour certaines petites banques, la révision des modèles internes ferait bondir de 45% l’exigence en capital liée au seul risque de crédit. A l’inverse, des établissements pourraient voir leur exigence baisser.