Hervé Phaure, associé chez DeloitteDans quel contexte s’inscrit IFRS 9 ? Les dispositifs mis en place dans le cadre d’IFRS 9 vont continuer à s’ajuster tout au long de l’année. Bien avancé, ce chantier comptable s’inscrit toutefois dans un contexte marqué par de nombreuses évolutions réglementaires. En pratique, pour appliquer la norme, les banques qui en disposaient se sont dans la majorité des cas basées sur leurs modèles internes prudentiels [Irba]. Or ceux-ci font actuellement l’objet d’une revue d’ensemble par la Banque centrale européenne [BCE]. Ce projet [Trim], couplé à d’autres chantiers prudentiels, va conduire les banques à ajuster leurs dispositifs de manière assez structurante. Quels sont ces chantiers ? L’Autorité bancaire européenne [l’EBA] demande aux banques de revoir leur définition du défaut en intégrant de nouveaux critères (seuils d’exposition consolidés par client, décompte précis des impayés…). Les banques ont jusqu’à 2021 pour intégrer ces évolutions, qui vont nécessiter des ajustements de leurs dispositifs opérationnels, et donc des requalifications de leurs modèles internes. L’EBA a par ailleurs demandé au secteur d’améliorer la gestion de ses portefeuilles de prêts non performants [NPL] d’ici à 2020, ce qui devrait également affecter les modèles internes. Enfin, de nouvelles contraintes techniques (structure des modèles IRB, marges de conservatisme…) doivent également être prises en compte. Qu’en est-il des stress tests de l’EBA ? Ces tests, dont les résultats sont attendus en novembre, prendront en compte pour la première fois les provisionnements calculés sous IFRS 9. Or, les banques manquent de recul par rapport à ces chiffres, qui seront dévoilés lors des comptes trimestriels 2018 et devraient être appelés à subir des ajustements. Là encore, un certain flou demeure.
Le chef de L’Etat souhaiterait que les ministres des Finances puissent fixer chaque année les ratios prudentiels, notamment concernant les prêts aux PME.
Deutsche Bank a annoncé hier soir le départ de sa directrice des opérations Kim Hammonds, la banque allemande poursuivant ainsi le remaniement de son équipe de direction. Il y a dix jours, Christian Sewing, jusque-là co-président du directoire délégué de la première banque allemande, a pris les rênes de la première banque allemande en remplacement de John Cryan. Ce dernier a quitté la banque en même temps que Markus Schenck, l’autre co-président du directoire délégué qui était notamment chargé de la supervision de la banque d’investissement. Deutsche Bank a précisé que Kim Hammonds, qui devait notamment harmoniser les systèmes informatiques du groupe, quittait la banque «d’un commun accord». Selon une source proche du dossier, elle avait dit à des collègues en début d’année que la Deutsche Bank était «l’entreprise la plus dysfonctionnelle» pour laquelle elle avait jamais travaillé. Elle était l’une des deux femmes siégeant au directoire où elle est entrée en août 2016. Par ailleurs, John Andrews, responsable des relations investisseurs, quitte aussi la banque. Il sera remplacé par James Rivett, actuel responsable des relations avec les obligataires de la banque.
Le conseil de surveillance de Deutsche Bank envisage un nouveau remaniement à la direction du groupe bancaire qui pourrait se traduire par le départ de la directrice des opérations, Kim Hammonds, ont indiqué à Dow Jones des sources proches du dossier. Mercredi matin, le conseil de surveillance prévoyait de tenir une conférence téléphonique dans la journée avec le nouveau président du directoire, Christian Sewing, ont ajouté ces sources. Christian Sewing a succédé ce mois-ci à John Cryan à la présidence du directoire de Deutsche Bank.
Portés par le regain de volatilité sur les marchés, les revenus de courtage ont rebondi de 31% au premier trimestre 2018. Toutes les activités sont en croissance.
Bank of America a dévoilé hier une hausse significative de ses bénéfices au titre du premier trimestre 2018, prolongeant la publication de résultats meilleurs qu’attendu de la part des grands établissements bancaires américains. Son bénéfice net a atteint 6,92 milliards de dollars contre 5,34 milliards de dollars pour la période correspondante de 2017. Le bénéfice par action est ressorti à 62 cents, alors que les analystes tablaient en moyenne sur 59 cents par action. Les revenus de l'établissement dirigé par Brian Moynihan ont progressé de 4% à 23,13 milliards de dollars contre un produit net bancaire (PNB) de 23,06 milliards attendu par le consensus. Dans la banque de détail, son principal pôle, le PNB a augmenté de 9% à 9,03 milliards de dollars grâce à une forte croissance à la fois des dépôts et des prêts. La banque américaine a dégagé un retour sur fonds propres (return on average common shareholders equity) de 10,85% contre 8,09% au premier trimestre 2017.
La Banque centrale européenne (BCE) a demandé à Deutsche Bank d’estimer le coût d’un retrait de l’activité de banque d’investissement, a déclaré hier une source à Reuters. La première banque allemande a dit qu’elle calculait de manière habituelle pour le compte des autorités de tutelle les conséquences d’un dénouement ordonné de positions de trading. Le Süddeutsche Zeitung, qui le premier a donné l’information, ajoute que d’autres établissements se verront demander la même chose ultérieurement.
La Banque centrale européenne (BCE) a demandé à Deutsche Bank d’estimer le coût d’un retrait de l’activité de banque d’investissement, a déclaré une source à Reuters. La première banque allemande a dit qu’elle calculait de manière habituelle pour le compte des autorités de tutelle les conséquences d’un dénouement ordonné de positions de trading.
Goldman Sachs poursuit son déploiement dans les services bancaires aux particuliers. Marcus, son activité de prêts en ligne, a annoncé l’acquisition de Clarity Money, une application gratuite qui aide les consommateurs à gérer leurs finances personnelles. Cette intégration doit permettre d’ajouter plus d’un million de clients potentiels à la base de Marcus qui en compte environ 350.000 actuellement. Les conditions financières de l’acquisition n’ont pas été divulguées.
Bank of America a dévoilé une hausse de ses bénéfices au titre du premier trimestre, prolongeant la publication de résultats meilleurs qu’attendus de la part des grands établissements bancaires américains. Le bénéfice net de la banque a atteint 6,92 milliards de dollars contre 5,34 milliards de dollars pour la période correspondante de 2017. Le bénéfice par action est ressorti à 62 cents alors que les analystes tablaient en moyenne sur 59 cents par action.
A partir d’aujourd’hui, les porteurs français de la carte Ticket Restaurant (Edenred) pourront se faire livrer leurs repas par Deliveroo. Ce partenariat entre Edenred, leader mondial des solutions transactionnelles au service des entreprises, des salariés et des commerçants, et Deliveroo, leader de la livraison de repas à la demande, constitue une opportunité pour les 4.000 restaurants partenaires de Deliveroo et pour près de 600 000 salariés français porteurs de la carte Ticket Restaurant, expliquent les deux partenaires dans un communiqué.
A l'image de JPMorgan, les grands de Wall Street accumulent les bénéfices. Leur valorisation boursière surpasse celle de leurs grands concurrents européens.
Citigroup a annoncé un bénéfice en hausse de 13% au premier trimestre, grâce à la croissance des revenus de sa banque de détail et de ses activités de courtage et à la baisse de son taux d’imposition. La banque américaine a dégagé un bénéfice net de 4,6 milliards de dollars sur la période de janvier à mars, contre un profit de 4,1 milliards de dollars un an plus tôt. Le bénéfice par action s’est élevé à 1,68 dollar, à comparer avec un résultat de 1,35 dollar à la même période de l’an dernier. Les analystes s’attendaient à un bénéfice de 4,3 milliards de dollars, soit 1,61 dollar par action. Le groupe bancaire dirigé par Michael Corbat a bénéficié sur la période d’une baisse de son taux d’imposition par rapport à l’an dernier, de 31% à 24%, à la faveur de la réforme de la fiscalité aux Etats-Unis adoptée fin décembre.
Wells Fargo a prévenu qu’elle pourrait être contrainte de réévaluer ses résultats, en raison de discussions en cours et d’un possible règlement avec deux régulateurs, le Bureau de protection financière des consommateurs et le Bureau du contrôleur de la monnaie. Ces deux institutions ont proposé à la banque le règlement de litiges sur lesquels ils enquêtent, relatifs à la gestion des risques, pour 1 milliard de dollars, a indiqué Wells Fargo vendredi.