Plusieurs dirigeants d’ABN Amroont écrit au régulateur néerlandais du secteur bancaire en janvier, afin de lui faire part de leurs inquiétudes quant à la gouvernance du groupe, selon le quotidien économique Het Financieele Dagblad. Dans leur courrier, dont un porte-parole d’ABN Amro a confirmé l’existence à l’agence Bloomberg, ces managers déplorent le manque de stratégie de la banque, contrôlée par l’Etat, et la jugent susceptible de tomber dans l’escarcelle d’un acquéreur potentiel. Olga Zoutendijk, dont le style de management était critiqué en interne, a quitté la présidence du groupe bancaire en février. La situation ne s’est pas améliorée depuis son départ, ont confié les dirigeants en question au Het Financieele Dagblad. ABN Amro a annoncé la semaine dernière son intention de remplacer Olga Zoutendijk par Tom de Swaan, ancien directeur financier de l’établissement.
Les groupes bancaires Citigroup, Deutsche Bank et Australia & New Zealand Banking Group (ANZ) vont être poursuivis pour entente en Australie, a déclaré vendredi l’autorité de la concurrence du pays. La justice australienne va prononcer des inculpations contre ces trois institutions financières et plusieurs personnes à la suite d’une enquête, a indiqué l’Australian Competition and Consumer Commission (ACCC). «Les accusations porteront sur des ententes présumées relatives au négoce d’actions ANZ à la suite d’un placement de titres auprès d’investisseurs institutionnels par ANZ en août 2015», a déclaré le président de l’autorité de la concurrence, Rod Sims. D’après des informations de la BBC, cette affaire concerne un placement de 80,8 millions d’actions ANZ qui a été garanti par Deutsche Bank, Citigroup et JPMorgan.
Standard & Poor’s a abaissé vendredi la note de crédit de Deutsche Bank de A- à BBB+, s’interrogeant sur la capacité de la banque à restructurer ses opérations. En avril, l’agence de notation avait placé la première banque allemande sous surveillance avec implication négative, estimant que le remplacement soudain du président du directoire John Cryan par Christian Sewing pourrait se traduire par une restructuration plus longue que prévu. S&P a confirmé par ailleurs la note BBB- de la dette senior non garantie et non prioritaire, soit un cran au-dessus de la catégorie spéculative. La perspective de la note de Deutsche Bank est désormais «stable».
Plusieurs dirigeants d’ABN Amroont écrit au régulateur néerlandais du secteur bancaire en janvier, afin de lui faire part de leurs inquiétudes quant à la gouvernance du groupe, selon le quotidien économique Het Financieele Dagblad.
Standard & Poor’s a abaissé ce matin la note de crédit de Deutsche Bank de A- à BBB+, s’interrogeant sur la capacité de la banque a restructurer ses opérations. En avril, l’agence de notation avait placé la première banque allemande sous surveillance avec implication négative, estimant que le remplacement soudain du président du directoire John Cryan par Christian Sewing pourrait se traduire par une restructuration plus longue que prévu.
L’action Deutsche Banka clos la séance jeudi sur une chute de 7,3%, à 9,15 euros, après la publication d’un article du Wall Street Journal selon lequel la Réserve fédérale américaine (Fed) aurait jugé, il y a un an, que les activités de la banque allemande aux Etats-Unis se trouvaient «en difficulté». Cette dégradation par la Fed a conduit la Federal Deposit Insurance Corporation (FDIC), l’organisme chargé de la garantie des dépôts aux Etats-Unis, à placer Deutsche Bank Trust Company Americas sur sa liste de banques à problème, ajoute le quotidien. Deutsche Bank n’a pas souhaité commenter l’article, mais a précisé qu’elle travaillait à corriger les faiblesses identifiées par les régulateurs. L'établissement précise que les trois filiales américaines citées par le WSJ (DB USA Corp., Deutsche Bank Trust Corporation et Deutsche Bank Trust Company Americas) comptent pour moins de 10% du bilan de l’ensemble du groupe. Le cours de Bourse a dévissé de 42% depuis le début de l’année. La nouvelle restructuration dévoilée le mois dernier ne convainc nullement les investisseurs.
L’action Deutsche Banka clôturé jeudi sur une chute de 7,3%, à 9,15 euros, après la publication d’un article du Wall Street Journal selon lequel la Réserve fédérale américaine (Fed) aurait jugé, il y a un an, que les activités de la banque allemande aux Etats-Unis se trouvaient «en difficulté».
Réunie ce jeudi, l’assemblée générale annuelle de la Confédération Nationale du Crédit Mutuel (CNCM), l’organe central du Crédit Mutuel, a adopté à l’unanimité le rapport d’activité de son directeur général, Pascal Durand, ainsi que le rapport moral de son président, Nicolas Théry. Ce dernier a par ailleurs vu son mandat renouvelé pour une durée de six ans. Les mandats des deux administratrices indépendantes, Catherine Barbaroux et Anne Leitzgen, et de deux administrateurs proposés par le Crédit Mutuel CM11 (Damien Lievens et Gérard Lindacher) ont également été renouvelé pour la même durée.
Digital. La filiale d’affacturage de BNP Paribas a dévoilé One2Fin, une offre digitale de financement court terme dédiée aux acteurs du commerce en ligne, e-commerçants comme places de marché. Ces dernières signent en premier lieu un contrat-cadre avec le factor (affactureur), chaque vendeur ayant lui aussi souscrit sélectionne ensuite les ventes dont il souhaite recevoir le paiement anticipé. BNP Paribas Factor se fait fort de simplifier ainsi les processus comptables entre plates-formes et vendeurs. Le numérique, c’est bien, pour ses clients comme pour le factor, mais ce dernier n’oublie pas de préciser que « bien qu’il s’agisse d’une solution 100 % digitale, chaque e-commerçant est accompagné par une équipe dédiée BNP Paribas Factor qui le conseille dans l’optimisation de sa trésorerie ».
Impact. Un sondage Thomson Reuters réalisé auprès de 2.373 dirigeants de grandes entreprises dans 19 pays montre le poids financier de la fraude estimé à 1.453 milliards de dollars en chiffre d’affaires perdu, soit en moyenne 3,5 %. Près de la moitié des personnes interrogées ont admis que leur entreprise avait été victime d’au moins un incident durant les douze derniers mois, les plus fréquemment cités étant le cybercrime et la fraude. Le sondage révèle que ces sociétés dépensent en moyenne 3,1 % de leur chiffre d’affaires, soit 1.280 milliards de dollars par an, en mesures destinées à combattre le crime financier. Parmi celles-ci, 59 % des sondés sont très favorables au partage d’information par les entreprises sur des cas spécifiques et 58 % souhaitent travailler en priorité avec des entreprises qui suivent de bonnes pratiques, 55 % soutiennent le partage des bonnes pratiques de conformité entre entreprises. En revanche, seulement 42 % envisagent de mettre fin à des investissements dans certains pays.
Les banques françaises ont représenté près de la moitié de la hausse des crédits aux sociétés non financières (SNF) et aux ménages de la zone euro en 2017, avec 139,4 milliards d’euros sur un total de 297,2 milliards selon le bulletin mensuel de la Banque de France. Soutenus par des taux d’intérêt bas et par le programme d’achats de titres publics par l’Eurosystème, les concours aux secteurs privé et public constituent les principales sources de création monétaire, aussi bien en France qu’en zone euro.