Les sociétés financières européennes exposées à la Russie dévissent aujourd’hui sur les marchés. La banque Raiffeisen, la plus sensible au risque russe, perdait 18,76% à 12h30. En Italie, UniCredit, également très présente en Europe de l’Est abandonne 10,6%. Parmi les banques françaises, la Société Générale est la plus exposée à la Russie avec sa filiale Rosbank détenue à 100%. Elle en fait les frais aujourd’hui en Bourse, le cours de son action chutant de plus de 11% à 12h30, de manière encore plus marquée que BNP Paribas, qui abandonne 8,5% ou Crédit Agricole SA, dont l’action perd 7,05%.
Le distributeur en ligne allemand de fonds Envestor vient de lancer son propre robo-advisor, selon Das Investment. La société va proposer quatre types de portefeuilles : actions croissance, investissements durables, protection contre l’inflation, et dividendes. Les allocations seront recalculées deux fois par an. Le montant minimum d’investissement initial sera de 500 euros, et le versement mensuel minimum de 25 euros. Les frais d’administration s'élèveront à 0,34% des encours, qui s’ajouteront aux frais de gestion des ETF. Envestor est une société qui a été fondée par Ali Masarwah, un ancien rédacteur en chef de Morningstar Allemagne.
Constance. Les établissements bancaires affichent des hausses « limitées » de leurs tarifs, selon la publication annuelle de l’Observatoire des tarifs bancaires (OTB) par le Comité consultatif du secteur financier (CCSF). Les données, collectées auprès de 109 banques entre fin 2021 et début 2022, traduisent sept hausses de tarifs sur les 14 répertoriés. Elles vont d’une croissance de 0,08 %, pour la cotisation à une assurance perte ou vol des moyens de paiement, à une hausse de 2,27 % pour un virement occasionnel en agence. « Ces mêmes tarifs affichaient déjà des hausses entre le 31 décembre 2000 et le 31 décembre 2021, ce qui permet de constater des augmentations régulières sur certains services », souligne le CCSF. Seul l’abonnement à des services bancaires à distance poursuit son recul (-3,90 %). La Fédération bancaire française s’est réjouie d’un « secteur économique concurrentiel, avec des offres variées et adaptables ».
Les syndicats espéraient beaucoup mieux des négociations annuelles obligatoires (NAO), alors que les banques affichent, en ce début d’année, une santé insolente.
Le salon virtuel de JPMorgan dans le métavers inclut un portrait de Jamie Dimon, le PDG de la banque, et un tigre en liberté. Le salon, installé par la division blockchain de JPMorgan Onyx, est situé dans le centre commercial Metajuku de Decentraland. La banque est un partisan de longue date de la technologie, et ses bureaux virtuels représentent une étape supplémentaire dans son exploration de la blockchain. JPMorgan est d’ailleurs persuadé que « ses compétences fondamentales en matière de paiements transfrontaliers, de change, de création, de négociation et de garde d’actifs financiers » pourraient jouer un « rôle majeur dans le métavers ».
Dynamisme. Des bénéfices historiques et en très forte progression au titre de l’exercice 2021 : 9,5 milliards d’euros pour BNP Paribas, 9,1 milliards pour le Crédit Agricole, 5,6 milliards pour la Société Générale, 4 milliards pour BPCE… Les banques françaises ont toutes pleinement profité de la reprise de l’activité et de la baisse du coût du risque, qui est revenu à ses plus bas niveaux d’avant-crise. Les établissements bancaires ont ainsi pu améliorer leur rentabilité. La Société Générale a atteint le seuil de 10 % en termes de retour sur fonds propres (ROTE), tout comme BNP Paribas, qui affiche, dans le cadre de son nouveau plan stratégique, un objectif de 11 % à horizon 2025. Le rendement sur fonds propres affiché par le Crédit Agricole s’est de son côté établi à 13,1 % en 2021. Les banques ont dès lors annoncé prévoir de choyer leurs actionnaires, avec des distributions de dividendes significatives (taux de distribution de 50 % du résultat net pour BNP Paribas et la Société Générale), couplées à des programmes de rachat d’actions.
Le groupe financier espagnol Banca March a trouvé un accord avec son homologue français BNP Paribas pour lui racheter son activité de banque privée en Espagne selon le quotidien espagnol Expansión.Concrètement, BNP Paribas va transférer 80% de son portefeuille de clients et de ses banquiers à Banca March et conservera 20% de l’activité. Le journal, qui cite des sources anonymes, évoque un montant de 100 millions d’euros et indique que l’officialisation de l’accord doit intervenir ce mercredi. BNP Paribas entendse concentrer sur sa clientèle de banque privée la plus aisée en Espagne, à savoir ceuxdisposant de plus de 10 millions d’euros de patrimoine.«BNP Paribas ne se désengage pas de l’Espagne et la banque va continuer à y investir. Ce pays reste stratégique pour le groupe», avait indiqué une source proche du dossier àL’Agefifin janvier.
Le conseil d’administration de BBVA a approuvé, mardi, après avoir confirmé sa promesse de dividende (0,23 euro par action) versé le 8 avril sur le résultat 2021 (4,65 milliards d’euros), l’émission de nouvelles obligations subordonnées AT1 (ou CoCos, parce que convertibles au-dessous d’un certain niveau de capital réglementaire CET1) pour 1 milliard d’euros. Dans le cadre d’une déclaration réglementaire, elle vise à remplacer à partir du mois de mai une dette obligataire AT1 de 500 millions arrivant à date de remboursement anticipé (call) et coûtant 5,875% d’intérêts. La banque espère juste que la hausse des taux en cours ne l’empêchera pas de placer les nouveaux titres à un coût plus élevé.
Le Fonds de garantie des dépôts bancaires en Italie a approuvé lundi la vente de sa participation dans Carige à BPER Banca, a déclaré une source au fait de la question à l’agence Reuters.
Les syndicats doivent se prononcer d’ici au 18 février sur ce texte, qui précise notamment les conditions financières de la rupture conventionnelle collective.
Profits géants du CAC 40, distribution généreuse de dividendes aux actionnaires… La saison de publication des résultats annuels ne manque pas de relancer l’éternel débat sur la juste rémunération du capital et du travail. Le contexte s’y prête, entre surenchère électorale et poussée d’inflation. Deux secteurs en particulier risquent de passer une fois encore pour des « profiteurs de la crise » selon la formule du parti La France Insoumise : les valeurs pétrolières, qui bénéficient du rebond des cours de l’or noir à l’heure où les prix à la pompe s’envolent, et, bien sûr, les banques.
« BNP Paribas s’engage pleinement à apporter toutes ses capacités en tant que groupe intégré, pour accompagner les distributeurs et clients de Jaguar Land Rover dans neuf marchés stratégiques » européens. Telle est l’ambition affichée par Thierry Laborde, directeur général délégué du groupe bancaire, à l’occasion de la signature du partenariat visant à apporter des solutions de financement avec un groupe automobile « particulièrement engagé dans la mobilité durable ». BNP Paribas prend soin tout de même, pour servir l’ensemble de ses clients européens, de ne pas mettre tous ses œufs dans la même voiture, aussi haut de gamme soit-elle, ayant déjà noué en route de solides partenariats. Portant par exemple côté BNP Paribas Personal Finance sur l’ensemble des marques de Stellantis (union de PSA et de fiat Chrysler), ou côté BNP Paribas Cardif avec le groupe Volkswagen.