Le président polonais Andrzej Duda a nommé vendredi son ancien conseiller Cezary Kochalski, professeur d'économie et ancien de l’autorité de surveillance financière, pour remplacer au sein du Conseil de politique monétaire (MPC) Jerzy Osiatynski, l’un des faucons qui poussent au maintien du taux de référence polonais à 1,5% depuis 2015. Le nouveau venu arrive à un moment de stabilité sans précédent, la banque centrale ayant adopté, sous l’influence de son gouverneur Adam Glapinski, une attitude attentiste face aux pressions inflationnistes dans le pays et au ralentissement économique général en Europe.
Les banques américaines n’ont pas utilisé la totalité des liquidités mises à leur disposition par la Réserve fédérale (Fed) ce jeudi, ce qui laisse penser qu’elles ne rencontrent pas de difficultés à honorer leurs besoins de fin d’année. L’opération de prise en pension de titres d’une maturité de 14 jours menée par la Fed de New York n’a pas été souscrite en totalité. Sur les 35 milliards de dollars (31,5 milliards d’euros) proposés, seuls 18 milliards de dollars ont finalement été injectés dans le système financier. Il s’agit de la troisième prise en pension de titres consécutive qui ne rencontre pas une forte demande. La banque centrale américaine procède régulièrement à des injections de liquidités sur le marché monétaire depuis septembre, afin de prévenir les tensions qui avaient conduit à un pic des taux interbancaires.
Nordea AM a annoncé ce 20 décembre avoir reçu le label ISR pour trois de ses fonds. Il s’agit des fonds Nordea 1 - Emerging Stars Equity Fund, Nordea 1 - Global Stars Equity Fund, et Nordea 1 - North American Stars Equity Fund. «Nous sommes heureux d’observer une prise de conscience grandissante du marché quant aux enjeux ESG», a déclaré dans un communiqué Marc Olivier, directeur général France de Nordea Asset Management. «Cette labellisation ISR est une réelle reconnaissance de l’engagement de longue date de Nordea en matière d’investissements durables. Nous souhaitons continuer à créer de la valeur pour les investisseurs français, en identifiant les entreprises qui s’engagent dans la voie du changement. Celles-ci sont les mieux positionnées pour devenir les leaders de demain».
La Française Real Estate Managers a annoncé ce 20 décembre avoir acquis auprès d’Axis un immeuble mixte situé au cœur de Marseille d’une surface totale de 4.032 m². Il s’agit du premier immeuble en France dédié au coworking et au coliving. Il dispose d’appartements en coliving, d’appartements individuels, d’espaces de coworking et de salles de réunions, ainsi que d’un restaurant au rez-de-chaussée. Il bénéficie également d’un espace fitness et d’une salle de projection. L’immeuble est intégralement loué à l’enseigne The Babel Community, acteur français du marché du coliving, pour une durée ferme de 12 ans. Cette acquisition a été réalisée pour le compte de la Société Civile de Placement Immobilier Epargne Foncière.
Andrew Bailey, l’actuel patron de la FCA, qui remplacera Mark Carney mi-mars, va avoir la lourde tâche de piloter la banque centrale pendant le Brexit.
La banque centrale mexicaine a baissé son principal taux directeur de 25 points de base (pb), à 7,25%, pour la quatrième fois consécutive. La faiblesse de l’inflation, passée sous la cible de la banque centrale, et de l’économie justifient ce nouveau geste. Un membre sur les quatre que compte le comité monétaire de la Banxico, la banque centrale mexicaine, a voté pour une baisse de 50 pb. Les principaux risques sont l’inflation core élevée (supérieure à la cible) et l’impact de la hausse du salaire minimum. L’institution a signalé un risque que l’inflation soit plus élevée que prévue en raison de la hausse de 20% du salaire minimum.
La banque centrale mexicaine a baissé, comme prévu, son principal taux directeur de 25 points de base (pb), à 7,25%. C’est la quatrième baisse consécutive. La faiblesse de l’inflation, passée sous la cible de la banque centrale, et de l’économie justifient ce nouveau geste.
Andrew Bailey sera le prochain gouverneur de la Banque d’Angleterre, a annoncé le ministre britannique des Finances, Sajid Javid, estimant que « c’est la bonne personne pour diriger la Banque alors que nous allons bâtir un nouveau futur hors de l’Union européenne ». Le Brexit va être le principal défi pour le nouveau banquier central à un moment où l’économie britannique souffre de l’incertitude liée à la sortie de la Grande-Bretagne de l’UE.
La Banque d’Angleterre (BoE) a laissé sa politique monétaire inchangée jeudi à 0,75%, en expliquant qu’il était encore trop tôt pour mesurer l’impact de la victoire électorale du Premier ministre, Boris Johnson. Deux des neuf membres du Comité de politique monétaire (MPC) ont voté en faveur d’une baisse de taux, comme le mois dernier, en arguant des risques de dégradation du marché du travail. Mais le MPC est resté majoritairement favorable à une approche attentiste.
La Banque du Japon (BoJ) a décidé jeudi, comme attendu, de maintenir son taux d’intérêt directeur à court terme à -0,10% et son engagement à encadrer les rendements à long terme autour de zéro via une politique monétaire inchangée. Elle a également maintenu ses prévisions moroses pour l'économie nippone, anticipant une croissance modérée. Les exportations et la production restent faibles en raison de pressions externes, la demande intérieure se dégrade également à cause de la hausse de la TVA depuis octobre, ce qui a fait chuter la production industrielle et la confiance des entreprises.
La Banque du Japon (BoJ) a décidé jeudi, comme c’était attendu, de maintenir son taux d’intérêt directeur à court terme à -0,10% et son engagement à encadrer les rendements à long terme autour de zéro via une politique monétaire inchangée. Bien qu’aucune mesure supplémentaire de soutien ne soit envisagée dans l’immédiat, la BoJ a également maintenu ses prévisions moroses pour l'économie nippone, anticipe une croissance modérée malgré l’annonce d’un accord commercial préliminaire entre Washington et Pékin. «La production industrielle décline principalement à cause de catastrophes naturelles», indique le communiqué, alors qu’un puissant typhon a frappé le pays en octobre.
La Banque d’Angleterre (BoE) a laissé sa politique monétaire inchangée jeudi, une décision sans surprise, en expliquant qu’il était encore trop tôt pour mesurer l’impact de la victoire électorale du Premier ministre, Boris Johnson. Le taux directeur de la banque centrale britannique reste fixé à 0,75%.
La banque centrale de Suède est passée à l’acte en sortant de cinq années de taux négatifs. La Riksbank a relevé ce matin son principal taux directeur, le taux repo, de 25 points de base (pb) à 0%. Elle est la première des banques dont les taux étaient sous zéro à en sortir. Ils restent négatifs en zone euro, au Japon, au Danemark et en Suisse.
POUVOIR D’ACHAT Comme avant elle le FMI et la Commission européenne, la Banque de France a revu à la baisse ses prévisions macroéconomiques. La croissance française devrait ainsi se tasser en 2020 à 1,1 % (contre 1,3 % dans les précédentes estimations), avant de repartir à la hausse en 2021 et 2022 (1,3 %). Le ralentissement des exportations induit par les tensions commerciales explique l’essentiel de cette réévaluation. Cependant, la demande intérieure reste solide, portée par des gains de pouvoir d’achat « significatifs » depuis 2018. « Après des années 2017 et 2018 où il a progressé sur un rythme inférieur à celui du PIB par habitant, le pouvoir d’achat du revenu disponible par habitant accélérerait notablement en 2019 (voir graphique), atteignant son rythme de croissance le plus élevé depuis 2007, à 2 % en moyenne », expliquent les auteurs du rapport. Conséquence des mesures budgétaires, des créations d’emplois (1 million en quatre ans) et de la progression attendue des revenus d’activité, le pouvoir d’achat des Français devrait conserver un rythme de croissance soutenu.