Plusieurs banques centrales ont annoncé un statu quo dans leurs décisions de politique monétaire jeudi. La Banque nationale suisse (BNS) a laissé son taux directeur inchangé, à -0,75%, en indiquant que sa politique expansionniste demeurait «nécessaire pour assurer des conditions monétaires appropriées dans le pays». Compte tenu du niveau élevé du franc suisse, la BNS «reste disposée à intervenir de manière accrue sur le marché des changes en tenant compte de la situation pour l’ensemble des monnaies», a-t-elle indiqué, avant que son président, Thomas Jordan, précise que la BNS avait procédé depuis mars à un volume «important» d’interventions sur les changes face aux «fortes pressions à la hausse» sur le franc liées à son rôle de valeur refuge.
La Banque d’Angleterre (BoE) a annoncé jeudi une nouvelle hausse de son programme d’achats d’actifs, mais elle a choisi, à l’unanimité du comité de politique monétaire (MPC), de laisser son taux directeur inchangé à 0,1%, comme attendu par les économistes.
La quatrième série des opérations de refinancement à long terme ciblées (TLTRO 3.4) de la Banque centrale européenne (BCE) a, comme prévu, rencontré le succès attendu avec 1.308 milliards d’euros levés par 742 banques européennes pour trois ans à compter du 24 juin. Un montant supérieur aux prévisions moyennes, qui se situaient plutôt entre 1.000 et 1.200 milliards selon les sources de marché.
Ivanhoé Cambridge, filiale immobilière de la Caisse de dépôt et placement du Québec, a réalisé sa première grande opération dans l'immobilier logistique en France qui lui servira de marche-pied pour se développer, nous explique Karim Habra, directeur général, Europe et Asie-Pacifique.
L'économie américaine risque toujours de subir des dommages durables en raison de l’envolée du chômage et du nombre de faillites parmi les petites entreprises provoquée par la pandémie, a prévenu mardi Jerome Powell, le président de la Réserve fédérale (Fed). La crise actuelle risque également d’accentuer les fractures de la société américaine, alors que les pertes d’emplois et les cas de contamination du Covid-19 ont durement frappé les faibles revenus, les minorités et les femmes, a également pointé le banquier central devant le Congrès. Le niveau d’activité américain reste nettement inférieur à celui observé avant le début de l'épidémie. Les ventes de détail aux Etats-Unis ont rebondi de 17,7% en mai par rapport à avril. La production industrielle américaine a par ailleurs progressé de 1,4% le mois dernier, selon la Fed. Il a réitéré mardi l’engagement de la Fed à mobiliser tous ses outils pour favoriser la reprise, notamment en maintenant ses taux proches de zéro pendant une période prolongée.
Si l'économie américaine donne des signes de stabilisation, elle risque toujours de subir des dommages durables en raison de l’envolée du chômage et du nombre de faillites parmi les petites entreprises provoquée par la pandémie de coronavirus, a prévenu mardi Jerome Powell, le président de la Réserve fédérale (Fed). «Une reprise complète restera peu probable tant que le public ne sera pas convaincu que la maladie est contenue», a-t-il déclaré lors de son audition semestrielle devant la commission bancaire du Sénat américain.
La Banque du Japon (BOJ), qui a laissé mardi sa politique monétaire ultra-accommodante inchangée, a augmenté son soutien aux entreprises de 35.000 milliards de yens à 110.000 milliards de yens (1.000 milliards de dollars). Aux 20.000 milliards de yens d’achats de billets de trésorerie et d’obligations d’entreprises (montant inchangé), s’ajoutent 90.000 milliards de facilités, incluant les nouvelles opérations annoncées en mai permettant aux banques de se financer à 0% auprès de la BoJ afin de stimuler le crédit aux entreprises touchées par la pandémie de coronavirus (30.000 milliards de yens). Cet accroissement est lié à une augmentation des prêts éligibles aux garanties publiques.
Eastspring Investments (filiale de Prudential Corporation Asia) a réorganisé sa stratégie d’investissement, ce qui s’est traduit par des licenciements, rapporte AsianInvestor. La société de gestion asiatique a réduit ses activités de gestion active en actions et met l’accent sur les stratégies quantitatives ou basées sur des facteurs de risque. Elle se détourne aussi de l’investissement alternatif direct, pour se concentrer sur son offre de multigestion. Ces changements ont conduit au départ mi-mai du directeur des investissements actions Kavin Gibson, des gérants actions Hugh Maxwell-Davis et Arthur Kadish, et du gérant de portefeuilles clients Ashish Dua. De plus, le gros de l’équipe d’investissements alternatifs d’Eastspring a désormais quitté la société. Ces départs incluent Nadir Madruf, CIO (responsable des investissements) pour l’alternatif, et Lee Ka-Sing, spécialisé sur la dette infrastructures. Lye Thiam-Wooi, directeur des loans, est aussi parti. Plusieurs d’entre eux avaient été recrutés par Virginie Maisonneuve, ex-CIO, qui a quitté la société de gestion en septembre 2019.
La banque centrale américaine continue de s’interroger sur ce dispositif plus flexible que le quantitative easing. Une annonce est attendue en septembre.