La Réserve fédérale américaine a annoncé dimanche avoir acheté pour 428 millions de dollars d’obligations d’entreprises notées investement grade dans le cadre du programme Secondary market corporate credit facility lancé pendant la crise du Covid-19. Ces premiers chiffres sont détaillés dans le cadre d’un rapport qui sera présenté ce mardi au Congrès. La banque centrale américaine a ainsi acheté des obligations Walmart, AT&T ou Philip Morris International. La première série d’achats a porté sur quelque 86 émetteurs, sur les 790 dont les obligations sont éligibles à ce programme. La Fed a également achété des obligations Ford Motor, la note de crédit du constructeur automobile était tombé en catégorie junk après le lancement du plan.
La zone euro a probablement passé le pire de la crise provoquée par la pandémie de coronavirus mais la reprise s’annonce incertaine en raison du risque d’une deuxième vague de contagion, a déclaré ce matin Christine Lagarde lors d’un débat en ligne. La présidente de la Banque centrale européenne (BCE) a précisé que le redémarrage de l'économie serait irrégulier et incomplet et que certains secteurs, comme le transport aérien ou les loisirs, ne retrouveraient jamais la situation d’avant la crise.
La Banque centrale du Mexique a abaissé ce jeudi pour la neuvième fois consécutive son taux directeur, à 5%, pour tenter de relancer l'économie face aux conséquences de l'épidémie. L'économie mexicaine, la deuxième d’Amérique latine après le Brésil, a connu une contraction importante au cours du premier trimestre de l’année alors que les effets de la pandémie «se sont aggravés en avril», souligne la Banque centrale. Selon cette dernière, l'économie mexicaine pourrait se contracter de 8,8% en raison des effets de la pandémie. Le Fonds monétaire international (FMI) a tablé mercredi sur une baisse de 10,5%.
La Banque centrale européenne (BCE) aurait transmis aux autorités allemandes – par l’intermédiaire du président de la Bundesbank Jens Weidmann – des documents importants afin de leur permettre d'établir le caractère «proportionnel» de ses programmes d’achats d’actifs, ont indiqué à Reuters deux sources différentes.
La Banque du Japon (BoJ) a injecté 8.280 milliards de yens (77,74 milliards de dollars) auprès des banques dans le cadre de sa nouvelle facilité visant à stimuler l’offre de prêts aux entreprises rencontrant des problèmes de trésorerie en raison de la crise du coronavirus. Ce nouveau programme de prêt combine plusieurs facilités déjà existantes. Les banques sont incitées à venir au guichet de la BoJ par des conditions particulièrement favorables. La banque centrale les rémunère à hauteur de 0,1%. Le coût de cette nouvelle facilité est de 0%. Au total, 180 institutions ont participé à cette opération, contre seulement 18 en mars dernier. Avec cette nouvelle facilité, la BoJ espère injecter au total 110.000 milliards de yens dans les entreprises en difficulté.
L’Espagne doit procéder d’urgence à des réformes structurelles de son économie pour affronter et dépasser l’impact de la crise liée au coronavirus, a déclaré mardi le gouverneur de la Banque d’Espagne. Pablo Hernandez de Cos, lors d’une audition par une commission parlementaire, a préconisé un agenda de réformes structurelles en évoquant notamment une réforme des retraites nécessaire au vu du vieillissement de la population, ou encore une réforme des procédures de restructuration et de faillites, ainsi qu’un allègement des prélèvements obligatoires pour les entreprises. Il a aussi mis en garde contre un retrait prématuré des mesures d’urgence mises en place pour soutenir l'économie.
L’Espagne doit procéder d’urgence à des réformes structurelles de son économie pour affronter et dépasser l’impact de la crise liée au coronavirus, a déclaré mardi le gouverneur de la Banque d’Espagne. «La conception et la mise en oeuvre des réformes devrait être accélérée, dans la mesure où leur mise en place crédible permettrait de générer des effets positifs sur les dépenses de consommation, l’investissement et les embauches y compris à très court terme», a indiqué Pablo Hernandez de Cos lors d’une audition par une commission parlementaire.
Une issue sera rapidement trouvée au contentieux qui oppose la Cour constitutionnelle allemande de Karlsruhe et la Banque centrale européenne (BCE), a estimé lundi le ministre allemand des Finances, Olaf Scholz. Selon Reuters, la nomination lundi d’un nouveau président et juge du tribunal allemand pourrait calmer la situation, Astrid Wallrabenstein, qui a été nommée par les Verts pro-européens, ayant suggéré qu’il devrait y avoir un dégel dans les relations avec la Cour de justice européenne (CJUE), qui avait autorisé le programme de la BCE en décembre 2018. Le 5 mai, les juges de Karlsruhe ont exigé de la BCE qu’elle justifie ses achats d’emprunts d’Etat de la zone euro pour que la Banque centrale allemande puisse continuer à y participer, en dépit d’une décision de la CJUE.
Une issue sera rapidement trouvée au contentieux qui oppose la Cour constitutionnelle allemande de Karlsruhe et la Banque centrale européenne (BCE), a estimé lundi le ministre allemand des Finances, Olaf Scholz : «Ce n’est pas un drame sans solution. Nous verrons sous peu une solution sans drame», a-t-il déclaré lors d’une conférence.
La banque centrale de Russie a abaissé vendredi son principal taux directeur à un plus bas historique de 4,50%, via une réduction de 100 points de base, conforme aux attentes des économistes. Elle a en outre prévenu qu’elle pourrait procéder à une nouvelle baisse de taux prochainement dans un contexte de faible risque inflationniste et de crise économique provoquée par la pandémie. L’inflation en Russie était de 3,1% en rythme annuel au 15 juin, a indiqué la banque centrale, sous son objectif de 4%, et l'économie du pays devrait se contracter de 4% à 6% cette année avant de renouer avec la croissance en 2021.
La banque centrale de Russie a abaissé ce vendredi son principal taux directeur à un plus bas historique de 4,50%, via une réduction de 100 points de base, plus massive que d’habitude mais conforme aux attentes des économistes. Elle a en outre prévenu qu’elle pourrait procéder à une nouvelle baisse de taux prochainement dans un contexte de faible risque inflationniste et de crise économique provoquée par la pandémie de nouveau coronavirus.
Les principales banques centrales européennes ainsi que la Banque du Japon (BoJ) vont diminuer la fréquence des opérations de fourniture de dollars menées en partenariat avec la Réserve fédérale américaine, prenant ainsi acte de l’amélioration des conditions de marché.
Plusieurs banques centrales ont annoncé hier un statu quo dans leurs décisions de politique monétaire. La Banque nationale suisse (BNS) a laissé son taux directeur inchangé, à -0,75%. Compte tenu du niveau élevé du franc suisse, elle «reste disposée à intervenir de manière accrue sur le marché des changes en tenant compte de la situation pour l’ensemble des monnaies». La Norges Bank a maintenu son taux directeur à 0%, comme anticipé par les économistes, et répété qu’il resterait probablement à ce niveau «pendant un certain temps». En Asie, la banque centrale de Taiwan a laissé ses taux d’intérêt inchangés aux niveaux diminués en mars : à 1,125% pour son taux d’escompte, 1,50% pour son taux de prêt garanti, 3,375% pour son taux de prêt non garanti.