Les investisseurs internationaux sont de plus en plus craintifs. Les fonds d’investissement en ont subi une importante conséquence, avec une décollecte de 42,2 milliards de dollars (40,4 milliards d’euros) sur les principales classes d’actifs, selon le «Flow Show», le rapport hebdomadaire sur les flux dans les fonds de BofA Global Research. Entre le 23 et le 29 juin, les fonds monétaires ont rendu 18,3 milliards de dollars, les fonds obligataires 17 milliards, les fonds actions 5,8 milliards, et les fonds or 1,1 milliard. Dans l’univers obligataire, les retraits sont particulièrement importants pour les fonds de dettes d’entreprises investment grade, à 12,1 milliards de dollars, suivis par ceux des fonds high yield (-3,1 milliards) et de dette émergente (-2,9 milliards). Le sauve-qui-peut obligataire aura une nouvelle fois favorisé les fonds de dettes souveraines, qui ont reçu 3,3 milliards de dollars nets (dont 0,5 milliard pour les fonds de dettes indexées à l’inflation). Avec une énième décollecte hebdomadaire, la catégorie des fonds actions présente désormais une collecte nette nulle sur quatre mois, notent les auteurs du rapport. Sur cette semaine, les rachats sont alimentés en partie par les fonds d’actions européennes (-5,5 milliards d’euros). Les autres régions ont collecté de petits montants: +1,8 milliard de dollars pour les émergents, +0,6 milliard pour le Japon, +0,5 milliard pour les Etats-Unis. Sur cette dernière zone géographique, les flux ont fortement varié selon les stratégies sous-jacentes. Les fonds sectoriels ont plutôt décollecté, avec notamment -3,5 milliards pour les fonds de matériaux, -1,3 milliard pour les fonds d’énergéticiens, et -0,9 pour les fonds de financières. Les fonds de grandes capitalisations ont, eux, reçu 6,2 milliards de dollars, et les fonds value 1 milliard.
L’European Fund and Asset Management Association (Efama) a publié ce 27 juin ses données mensuelles de la collecte des fonds européens pour le mois d’avril. Il en ressort un ralentissement des rachats, avec -0,3 milliard d’euros nets pour les fonds Ucits et -3 milliards pour les fonds alternatifs (AIF). Le mois précédent, la décollecte était beaucoup plus importante, avec -35,1 milliards pour les premiers, et -6,6 milliards pour les seconds. Les encours totaux s'élevaient, fin avril, à 20.630 milliards d’euros, en baisse de 1,7% sur un mois. Dans l’univers des fonds Ucits, la collecte a été nourrie par les stratégies actions (+3 milliards d’euros nets), multi-classes d’actifs (+5 milliards) et les fonds monétaires (+2 milliards). Les fonds obligataires ont, eux, rendu 12 milliards d’euros (-19 milliards en mars). Les fonds Ucits domiciliés en France ont connu le meilleur mois du continent, avec une collecte nette de près de 8 milliards d’euros. Les fonds alternatifs s’y portent également bien, avec une collecte d’un milliard d’euros. Au total, la France se classe quatrième en termes d’encours sous gestion sur les fonds Ucits avec 854,2 milliards d’euros, derrière le Luxembourg (4.515 milliards), l’Irlande (2.952 milliards) et le Royaume-Uni (1.439 milliards). Dans l’alternatif, elle se classe deuxième avec 1.280 milliards, derrière l’Allemagne (2.250 milliards).
Il ne reste plus beaucoup de catégories de fonds refuges aux yeux des investisseurs internationaux. Entrele 16 et le 22 juin, seuls les fonds monétaires, de dettes souveraines, d’actions japonaises, et dans une moindre mesure de la tech et aurifères, ont enregistré une collecte positive, selon le «Flow Show», le rapport hebdomadaire sur les flux dans les fonds de BofA Global Research. Dans leur document de synthèse, les analystes précisent d’ailleurs que l’indicateur Bull & Bear de BofA reste au niveau «baissier maximum» («maximum bearish») c’est-à-dire le niveau zéro. Les fonds monétaires ont attiré la grande majorité des flux, avec 10,8 milliards de dollars (10,2 milliards d’euros). Viennent ensuite les fonds de dettes souveraines au nominal (+4,3 milliards de dollars) et les fonds d’actions japonaises (+2,5 milliards). Les fonds tech (+0,4 milliard) et or (+0,6 milliard) ferment la marche. Parmi les autres grands agrégats, lesfonds actions et obligations ont, eux, rendu respectivement 16,8 milliards et 23,5 milliards de dollars sur la semaine. Les auteurs du rapport rappellent que, depuis le début de l’année, les investisseurs ont retiré 190 milliards de dollars des fonds obligataires, pour placer dans le même temps 200 milliards dans les fonds actions. Dans les obligations, les fonds de dettes d’entreprises ont enregistré de très forts retraits : -16,6 milliards pour l’investment grade (plus importants rachats hebdomadaires depuis avril 2020), -5 milliards pour le haut rendement (high yield), et -2,8 milliards pour la dette émergente. Les fonds de dettes souveraines indexées à l’inflation ont aussi décollecté, avec -1 milliard de dollars. Du côté des fonds actions, ceux en actions américaines ont également connu une semaine difficile, avec un flux négatif de 17,4 milliards de dollars. Les retraits ont été principalement effectués sur les fonds de grandes et petites capitalisations, avec respectivement -5,1 milliards et -4,8 milliards de dollars. Les véhicules avec des stratégies value et croissance ont aussi fortement décollecté, avec -4 milliards pour les premiers et -2,5 milliards de dollars pour les seconds. Au final, seule la tech surnage donc dans cette zone. Dans le reste du monde, les fonds d’actions européennes ont rendu 1,1 milliard, et les fonds d’actions émergentes 0,3 milliard de dollars.
L’exercice 2022 est décidément difficile pour les fonds obligataires. Au cours de la semaine précédant le relèvement spectaculaire des taux directeurs de la FED de 75 points de base, les investisseurs ont retiré 18,5 milliards de dollars (17,6 milliards d’euros) de ces stratégies, selon le «flow show» de Bank of America Global Research, basé sur les chiffres d’EPFR. Les fonds monétaires ont également souffert, avec 50,1 milliards de dollars de retraits, tandis que les fonds actions ont su attirer 16,6 milliards. La décollecte dans l’obligataire a été conséquente dans la quasi-totalité des sous segments. Les fonds de dettes d’entreprises investment grade ont rendu 5,6 milliards de dollars, ceux sur le high yield 7,8 milliards, la catégorie dette émergente 3,9 milliards, et les véhicules de dettes municipales américaines 4,9 milliards. Les investisseurs se sont réfugiés dans la dette souveraine, avec une collecte de 5,9 milliards de dollars, presqu’uniquement vers des fonds de dettes au nominal. Dans les actions, les flux se sont essentiellement dirigés vers les fonds couvrant les Etats-Unis (+14,8 milliards de dollars). Les investisseurs ont également un peu misé sur les actions émergentes (+1,3 milliard), et sont dans le même temps sortis des fonds d’actions européennes (-1 milliard, 18ème semaine consécutive de décollecte) et japonaises (-1,1 milliard). Sur le marché américain, les faveurs des investisseurs sont allées en priorité vers les stratégies de petites capitalisations (+6,6 milliards), value (+5,8 milliards) et grandes capitalisations (+5,5 milliards). Seuls les fonds de financières ont enregistré une décollecte supérieure au milliard, avec -1,6 milliard de dollars.
Plombée par l’environnement macro-économique (inflation, guerre en Ukraine et tensions géopolitiques, Covid-19 en Chine et hausse des taux), la collecte nette des fonds d’investissement dans le monde (hors ETF et fonds institutionnels) est tombée sous la barre des 100 milliards d’euros à 94 milliards d’euros, selon les statistiques publiées jeudi par l’association européenne de la gestion d’actifs Efama. Un niveau qui n’avait pas été observé depuis plus de 10 ans en se basant sur les précédents rapports statistiques produits par l’Efama. Il faut remonter au quatrième trimestre 2011 dans ces rapports pour trouver trace d’une collecte nette en-dessous de 100 milliards d’euros. Les fonds n’avaient à l'époque engrangé que 84 milliards de dollars (80,3 milliards d’euros) d’entrées nettes. La collecte nette des fonds au premier trimestre 20022 contraste nettement avec celle du quatrième trimestre 2021 caractérisée par des flux entrants de 1.023 milliards d’euros. Le secteur de la gestion d’actifs au niveau mondial gérait 65.667 milliards d’euros à fin mars 2022, en baisse de 2,5% par rapport au quatrième trimestre 2022. Le chiffre inclut les fonds de fonds mais exclut les fonds indiciels cotés (ETF) et les fonds institutionnels. Ces encours étaient répartis dans 151.385 fonds de 46 marchés pour lesquels l’Efama a collecté des données. Le marché américain a observé une diminution de 5,5% de ses encours (en devise locale, ndlr) tandis que les fonds européens ont vu leurs encours régresser de 4,5% et les fonds chinois de 2,1%. Sortie massive des fonds monétaires Sur le plan géographique, la collecte des fonds au premier trimestre 2022 a été tirée par l’Asie-Pacifique (172 milliards d’euros) et les Amériques hors Etats-Unis et l’Afrique du Sud (45 milliards d’euros). Les fonds européens et américains ont, eux, subi des rachats respectifs de 69 et 54 milliards d’euros entre début janvier et fin mars 2022. Cela étant, les classes d’actifs n’ont pas toutes été logées à la même enseigne. Les fonds de long-terme pris dans leur ensemble ont collecté à hauteur de 282 milliards d’euros au premier trimestre 2022 à travers le monde. Dans le détail , les fonds actions et multi-actifs ont attiré respectivement184,7 et 89,8 milliards d’euros d’argent frais quand fonds obligataires et monétaires ont enregistré des sorties respectives de 50,4 et 187,6 milliards d’euros sur la période. En outre, les fonds garantis et immobiliers ont décollecté à hauteur de 902 millions et 1,5 milliard d’euros. Les fonds catégorisés «autres» par l’Efama ont terminé le trimestre en territoire positif avec une collecte nette de 60,8 milliards d’euros. Avec la forte présence de fonds monétaires, la France a connu la plus grosse décollecte (-54,6 milliards d’euros) tous marchés confondus au premier trimestre 2022 devant les Etats-Unis (-53,5 milliards d’euros) et le Luxembourg (-46,9 milliards d’euros). A contrario, la Chine affiche la meilleure collecte tous marchés de fonds confondus (sur les 46 analysés, ndlr) à 111 milliards d’euros, loin devant le Canada (36,5 milliards d’euros) et la Suisse (36,2 milliards d’euros).
Après une année 2021 record, le secteur devra s’adapter aux changements technologiques et sociétaux s’il veut continuer à croître, selon le Boston Consulting Group.
L’embellie aura été de courte durée pour les fonds obligataires. Ces derniers ont vu sortir 4,7 milliards de dollars dans le monde sur la semaine au 8 juin, selon le «flow show» de Bank of America Global Research basé sur les chiffres d’EPFR. La semaine précédente, ils avaient enregistré une collecte positive (1,6 milliard de dollars) pour la première fois en neuf semaines. Les fonds d’obligations investment grade ont notamment vu sortir 1,9 milliard de dollars et les fonds de dette émergente, 1,6 milliard de dollars. Ces produits sont en décollecte pour la dixième et neuvième semaines respectivement. Les investisseurs leur auront préféré les fonds actions, puisqu’ils y ont investi 12 milliards d’euros sur la semaine, entièrement dans des fonds indiciels cotés (ETF). Plus précisément, comme sur les cinq dernières semaines, ils se sont orientés sur des fonds d’actions américaines, qui ont drainé 13,2 milliards de dollars. En revanche, les fonds d’actions européennes ont vu sortir 2,1 milliards de dollars. Il s’agit de leur 17ème décollecte hebdomadaire consécutive. Les fonds d’actions émergentes sont aussi dans le rouge (-1,3 milliard de dollars), de même que les fonds actions japonaises (1,2 milliard). Les investisseurs se sont aussi rués sur les fonds monétaires, qui ont attiré 54,2 milliards de dollars, soit le plus gros flux de ces six dernières semaines.
Les fonds d’investissement européens ont vu leurs encours sous gestion cumulés baisser de 4,5% à 20.923 milliards d’euros au premier trimestre 2022, selon les données publiées jeudi par l’association européenne de la gestion d’actifs Efama. Ces encours étaient répartis dans 65.608 fonds à fin mars 2022. En outre, les fonds Ucits et alternatifs (FIA) européens ont connu des décollectes nettes respectives de 90 et 19 milliards d’euros sur la période. Pour comparaison, les fonds Ucits avaient collecté 238 milliards d’euros au quatrième trimestre 2021 tandis que les FIA avaient observé des sorties de 5 milliards d’euros. Dans le détail, au premier trimestre 2022, les fonds actions Ucits ont cumulé une collecte nette de 24 milliards d’euros et les fonds multi-actifs 56 milliards d’euros auprès des investisseurs européens. En revanche, les fonds obligataires Ucits et les monétaires ont subi des rachats de 50 et 119 milliards d’euros respectivement. Concernant les fonds alternatifs, les FIA investis en actions ont enregistré des sorties de 42 milliards d’euros après avoir collecté 18 milliards d’euros au T4-21. L’adoption de mandats séparés pour la gestion de cette classe d’actifs par quelques fonds de pension danois et néerlandais est l’une des raisons de cette décollecte, indique l’Efama. Les FIA obligataires et multi-actifs ont, eux, enregistré respectivement une collecte nette de 6 et 12 milliards d’euros. Les investisseurs européens ont par ailleurs retiré 5 milliards d’euros des FIA monétaires sur la période. Palme de la décollecte pour la France PourBernard Delbecque, directeur de la recherche à l’Efama, la demande des investisseurs pour les fonds a«sans surprise» fortement chuté au T1-22«en raison de la combinaison de plusieurs facteurs : la guerre en Ukraine, le verrouillage de la Chine, la hausse de l’inflation et l’absence de signaux positifs de la part des décideurs politiques». Ce,«alors que les banques centrales n’ont d’autre choix que de relever les taux d’intérêt et que la marge de manœuvre des gouvernements pour apporter un soutien fiscal est désormais fortement limitée par d’importants déficits budgétaires». La Suisse enregistre la meilleure collecte nette au T1-22 parmi les 29 marchés européens analysés par l’Efama avec 39,5 milliards d’euros d’entrées nettes. A contrario, le marché français des fonds subit la plus grosse décollecte du trimestre en Europe avec des rachats nets de 54,6 milliards d’euros, soit la moitié de la décollecte enregistrée sur les 29 pays analysés par l’Efama.
Les fonds obligataires ont retrouvé des couleurs en termes de collecte durant la semaine se terminant au 1er juin, selon les chiffres du «flow show» de Bank of America Global Research qui a transmis ces chiffres en décalé en raison du jubilé de la Reine au Royaume-Uni. Pour la première fois en neuf semaines, les fonds investis sur l’obligataire ont enregistré 1,6 milliard de dollars de collecte nette, un regain probablement lié à une anticipation d’un ralentissement prochain de la hausse des taux par la Fed. Les fonds sur les actions ont aussi enregistré des souscriptions nettes positives de 2, 7 milliards de dollars. Dans la catégorie obligataire, les investisseurs sont revenus pour la première fois depuis huit semaines sur le segment des fonds à haut rendement (high yield) avec une collecte de 4,6 milliards de dollars. Les fonds sur les obligations municipales ont-elles aussi surpris avec une collecte nette positive (800 millions), la première depuis février 2022. De l’autre côté du spectre obligataire, les obligations les mieux notées (investment grade) affichent 2,6 milliards de rachats nets. Les fonds obligataire émergents n’ont également toujours pas la cote avec une huitième semaine de décollecte (-1,5 milliards de dollars). Côté fonds investis sur les actions, ceux dédiés aux actions américaines restent les favoris avec 6,5 milliards de collecte tandis que les japonaises, les européennes et les émergentes affichent toujours une décollecte. Pour les fonds en actions européennes, le désamour dure depuis 16 semaines consécutives. Elles ont affiché pour la semaine au 1er juin 4,2 milliards de sorties. A noter que les fonds monétaires et ceux investis sur l’or ont enregistré des sorties nettes respectives de 3,7 milliards et 200 millions de dollars.
L’industrie des fonds actions respire un peu. Après plusieurs semaines de décollecte, ils ont à nouveau enregistré des flux nets positifs de 20,6 milliards de dollars (19,2 milliards d’euros) entre le 19 et le 25 mai, montrent les statistiques du «Flow Show», le rapport hebdomadaire sur les flux dans les fonds de BofA Global Research. Les investisseurs sont également retournés dans les fonds monétaires, qui ont reçu 28,2 milliards de dollars, et les fonds or, +0,8 milliard. Les fonds obligataires continuent pour leur part à décollecter, cette fois-ci de 5,8 milliards de dollars. La bonne tenue des fonds actions est avant tout due aux stratégies sur les grandes capitalisations américaines, qui ont attiré 19,6 milliards de dollars. Sur les fonds couvrant les Etats-Unis, les investisseurs ont également privilégié les fonds value (+1,9 milliard), croissance (+1,7 milliard), et ceux couvrant le secteur des biens de consommation (+1,2 milliard). Ils ont dans le même temps retiré 1,2 milliard des fonds de financières, et 1 milliard des fonds tech. Au total, les fonds actions couvrant les Etats-Unis ont reçu 21,8 milliards de dollars. Les autres principales régions ont, elles, connu de petites décollectes: -0,5 milliard pour les fonds d’actions japonaises, -0,3 milliard pour les fonds d’actions émergentes, et -0,2 milliard pour les fonds d’actions européennes. Dans l’obligataire, la décollecte se concentre dans les fonds de dette d’entreprises investment grade (-4,8 milliards de dollars) et émergentes (-2,6 milliards). Les investisseurs sont également sortis des stratégies de dette bancaire (-1 milliard), de dette municipale (-1,1 milliard), et de dette d’entreprises high yield (-0,8 milliard). Les fonds de dette souveraine ont, eux, reçu 4,5 milliards de dollars nets.
Peu de fonds échappent encore à la décollecte généralisée. Les investisseurs internationaux se sont réfugiés cette semaine dans les stratégies couvrant les grandes capitalisations américaines et la dette souveraine, selon le «Flow Show», le rapport hebdomadaire sur les flux dans les fonds de BofA Global Research. Aucune grande classe d’actif ne s’en sort une nouvelle fois indemne, avec 12,3 milliards de dollars (11,6 milliards d’euros) de retraits dans les fonds obligataires, 7,6 milliards dans les fonds monétaires, 5,2 milliards dans les fonds actions, et 1,4 milliard dans les fonds or. La forte tendance à la décollecte dans l’obligataire, quasiment ininterrompue depuis le début de l’année, se maintient à un niveau élevé dans chaque sous-catégorie. Les fonds de dettes d’entreprises investment grade ont rendu 3,7 milliards de dollars à leurs porteurs de parts, ceux positionnés sur le high yield 4,3 milliards, et ceux sur la dette émergente 6,1 milliards. Seuls les fonds de dettes souveraines au nominal ont su tirer leur épingle du jeu, avec +7 milliards de dollars de collecte. Les fonds de dettes souveraines indexées à l’inflation ont, eux, rendu 0,7 milliard. Dans les fonds actions, les flux ne sont pas tellement orientés géographiquement. Les fonds américains et japonais ont récolté respectivement 0,3 et 0,2 milliard de dollars, tandis que les fonds européens et émergents ont rendu 0,5 et 0,3 milliard. Sur le marché américain, les flux sont toutefois bien plus prononcés, avec une collecte de 9,6 milliards de dollars dans les fonds de grandes capitalisations, et une décollecte concentrée sur les fonds de petites capitalisations (-4,1 milliards), de financières (-3 milliards), du secteur des matériaux (-2 milliards) et de l’énergie (-1,7 milliard).
Exode à Wall Street... La décollecte générale des fonds d’investissement s’étend à davantage de stratégies, selon le «Flow Show», le rapport hebdomadaire sur les flux dans les fonds de BofA Global Research. Sur le plan des classes d’actifs, aucune n’a trouvé grâce aux yeux des investisseurs internationaux. Entre le 5 et le 11 mai, les fonds monétaires ont rendu 19,7 milliards de dollars (19,5 milliards d’euros), les fonds obligataires 11,4 milliards, les fonds actions 6,2 milliards, et les fonds sur l’or 1,8 milliard. Dans l’univers obligataire, seuls les fonds de dettes souveraines non-indexées à l’inflation ont connu une collecte positive, avec +11,5 milliards de dollars. Les fonds de dette souveraines indexées à l’inflation ont eux rendu 0,4 milliard. Chez les fonds de dettes d’entreprises, les stratégies couvrant la dette de bonne qualité «investment grade» ont rendu 11,6 milliards de dollars, ceux sur les stratégies de haut rendement «high yield» 2,5 milliards, et ceux sur l’émergent 5,1 milliards. Dans les actions, les fonds d’actions japonaises s’en sortent avec +0,4 milliard de dollars de collecte, tandis que la collecte des fonds d’actions américaines se situe juste au-dessus de zéro. Les fonds d’actions européennes ont rendu 2,3 milliards de dollars, et ceux sur les émergents 4,4 milliards. Sur le marché américain, seuls les fonds actions de grandes capitalisations auront séduit les investisseurs, avec +6,7 milliards de dollars nets. La décollecte touche principalement les fonds croissances (-2,7 milliards de dollars), de financières (-2,6 milliards), et tech (-1,1 milliard).
L’assureur Allianz a enregistré une décollecte nette de 9 milliards d’euros dans son activité de gestion d’actifs au premier trimestre 2022, a-t-il indiqué à l’occasion de la publication de ses résultats ce jeudi. Les encours gérés pour le compte de tiers s'établissaient à fin mars à 1.878 milliards d’euros, en retrait de 89 milliards par rapport à fin 2021. Le groupe a subi un effet de marché négatif de 110 milliards en partie compensé par un effet devises positif de 30 milliards. Le total des actifs sous gestion du groupe (qui sont gérés en interne ainsi que par les filiales AllianzGI et Pimco) s'établissaient à 2.478 milliards. Les revenus de l’activité asset management s'établissent à 2,1 milliard pour le trimestre (en hausse de 12,5% par rapport à la même période 2021) pour un résultat opérationnel de 831 millions (+11%). Le résultat net du segment a été affecté par une nouvelle provision sur les risques juridiques liés à l’effondrement des fonds Alpha en 2020 aux Etats-Unis.
Les investisseurs internationaux poursuivent leur lent retrait des fonds d’investissements traditionnels. Aucune grande classe d’actifs n’est parvenu à collecter entre le 28 avril et le 4 mai, selon le «Flow Show», le rapport hebdomadaire sur les flux dans les fonds de BofA Global Research. Les fonds actions ont rendu 3,4 milliards de dollars (3,2 milliards d’euros), les fonds obligataires 9,1 milliards, et les fonds monétaires 14 milliards. La décollecte touche de nombreux recoins du marché. Dans l’obligataire, les fonds de dettes d’entreprises investment grade poursuivent leur dégringolade entamée en début d’année, avec cette fois-ci 7,3 milliards de dollars de retraits. Ils sont accompagnés dans ce mouvement par les fonds de dette émergente (-2,9 milliards), tandis que les fonds de dettes d’entreprises high yield ont atteint une quasi-neutralité (-0,1 milliard). Sur les actions, les fonds couvrant l’Europe ont rendu 4,1 milliards de dollars, suivis par les fonds sur les Etats-Unis, -2,1 milliards. Sur ce dernier marché, la décollecte touche un groupe hétérogène de stratégies, composé de fonds value (-2,4 milliards), d’immobilier (-2,2 milliards), de petites capitalisations (-1,8 milliard), de financières (-1,6 milliard), de tech et croissance (-0,9 milliard chacun). A noter également la deuxième semaine d’affilée de décollecte sur les fonds or, de 0,3 milliard de dollars. Les rares flux positifs se sont dirigés massivement sur les fonds de dettes souveraines non-indexées à l’inflation (+6 milliards de dollars), tandis que leurs équivalents de titres indexés ont rendu 3,2 milliards. Les autres catégories de fonds ayant servi de bouée de secours cette semaine sont les fonds de grandes capitalisations américaines (+2,1 milliards) et les actions japonaises (+1 milliard).
Axa Investment Managers, branche de gestion d’actifs de l’assureur français Axa, présente une collecte nette de 9 milliards d’euros pour le premier trimestre 2022, selon ses résultats publiés jeudi. Le groupe précise que les flux ont été portés par la forte collecte auprès de clients tiers (+6 milliards d’euros), à la fois au sein de ses activités « Axa IM Alts », « Axa IM Core » et Architas, et de ses co-entreprises asiatiques (+4 milliards d’euros). Fin mars, les actifs sous gestion cumulés d’Axa IM ressortaient à 864 milliards d’euros (contre 887 milliards au 31 décembre 2021),affectés par un effet de marché défavorable de 35 milliards d’euros. Dans le détail, au 31 mars 2022, Axa IM gérait 752 milliards d’euros, ses co-entreprises en Asie 112 milliards et Architas 31 milliards. Le chiffre d’affaires de la gestion d’actifs d’Axa est stable à 392 millions d’euros au premier trimestre 2022. Le groupe explique indique que la croissance des commissions de gestion reflète un mix d’activités plus favorable, compensée par une baisse des commissions de performance par rapport aux niveaux élevés au T1 2021.
L’invasion russe en Ukraine et le contexte d’inflation et de hausse de taux ont affecté de manière significative les flux des fonds européens Ucits et alternatifs (AIF) en février, constate l’association européenne de la gestion d’actifs Efama. Selon les données de l’Efama, les fonds européens ont enregistré des sorties de 48 milliards d’euros en février 2022 contre 18 milliards le mois précédent. Dans le détail, les fonds Ucits ont accusé des rachats de 43 milliards d’euros en février (-8 milliards en janvier). Ces sorties ont concerné majoritairement les fonds monétaires et obligataires Ucits dont les décollectes respectives ont atteint -45 milliards (-59 milliards en janvier) et -20 milliards d’euros (-12 milliards en janvier). Les fonds multi-actifs et actions ont, eux, collecté à hauteur de 11 et 8 milliards d’euros respectivement (contre 36 et 25 milliards en janvier). Quant aux FIA européens, leur décollecte nette de février s’est élevée à -5 milliards d’euros (-10 milliards en janvier). Fin février 2022, les encours des fonds européens ressortaient à 20.886 milliards d’euros, en baisse de 2,2% sur un mois.