Le développement international d’IpackChem nécessite des finances souples. A l’occasion du LBO lancé par Sagard sur le spécialiste des contenants dédiés aux produits agro-chimiques, Ardian a arrangé une dette unitranche adaptée aux projets d’implantations du groupe. La majeure partie du financement sera en effet tirée au fur et à mesure du développement de nouvelles usines ou d’opérations de croissance externe. Après avoir bouclé une acquisition en Afrique du Sud en 2015 puis ouvert une nouvelle usine au Brésil en 2016, IpackChem ambitionne notamment de s’implanter en Asie. L’opération menée par Sagard a par ailleurs permis la sortie des actionnaires entrés en 2014 à l’occasion du spin-off du groupe Air Products, Bpifrance et Céréa. Ce dernier avait aussi arrangé la dette senior à l’époque.
Le tour de table d’Extruflex évolue à nouveau. Dans le sillage du départ en retraite de son président, Jacques Valat, devenu majoritaire à la suite d’un MBO soutenu en 2013 par A Plus Finance et Sofipaca, le spécialiste des lanières et panneaux en PVC pour portes industrielles enregistre l’entrée à son capital d’Initiative & Finance. Parallèlement à la sortie de Jacques Valat et de Sofipaca, l’opération permet l’entrée au capital du directeur financier du groupe aux côtés des autres cadres. Déjà présent en Europe, en Asie et en Amérique du Nord, Extruflex revendique 33% de parts de marché sur son segment. Un renforcement en Chine, l’extension de son outil de production, aujourd’hui composés de deux usines, et l’enrichissement de sa gamme de produits font partie des pistes de développement.
Pour monétiser une partie de leur investissement, les dirigeants de la chaîne de restaurants La Boucherie ont cédé 15% du capital à UI Gestion et à BNP Paribas Développement. Ce dernier avait déjà été minoritaire, jusqu’en 2015. Au capital depuis 2008, Naxicap reste le principal fonds présent avec 30% des parts. La nouvelle opération doit aussi permettre au groupe de croître hors de France et de développer Le Bistrot du Boucher et L’Assiette au Bœuf, deux enseignes plus haut de gamme et de centre-ville rachetées l’an dernier. Les 160 restaurants du groupe, principalement franchisés, affichent un chiffre d’affaires total de 150 millions d’euros en 2016. Derrière Buffalo Grill et Courtepaille, La Boucherie bataille pour la place de numéro trois face à Hippopotamus, en grande difficulté.
Roger Pradier était la cible idéale pour son repreneur, un ancien directeur d’investissement de Bpifrance. Celui-ci recherchait un fabricant de décoration haut de gamme avec des ventes comprises entre 6 et 15 millions d’euros. Spécialiste des luminaires d’extérieur basé à Châteauroux, Roger Pradier a réalisé 7,5 millions de chiffre d’affaires en 2016 (+7%) et compte 47 salariés. Son repreneur a contacté de lui-même le dirigeant. Aux manettes depuis 2003 et associé à CM-CIC Capital Finance, ce dernier songeait à organiser sa succession. La holding Constellation, présidée par Charles Beigbeder, participe au MBI à hauteur de 25%. Roger Pradier veut porter ses ventes internationales de 20% à 50% et intensifier son marketing avant une éventuelle croissance externe dans les objets de décoration.
Infracapital et InfraVia ont annoncé hier avoir conclu un accord pour l’acquisition de Gruppo Investimenti Portuali (GIP), l’un des principaux opérateurs indépendants de terminaux à conteneurs en Italie. Les deux fonds spécialisés dans les investissements en infrastructure co-contrôleront GIP à parts égales, et Giulio Schenone, l’un des fondateurs de GIP, restera au capital du groupe et sera nommé directeur général (CEO). La transaction, dont le prix n’est pas dévoilé, a été négociée de façon bilatérale.
Famoco, leader des terminaux transactionnels sur Android, a annoncé hier un tour de financement de 11 millions d’euros orchestré par Idinvest Partners, avec Orange Digital Ventures, SNCF Digital Ventures, BNP Paribas Développement et les investisseurs historiques Hi inov, le Fonds Ambition Numérique géré par Bpifrance dans le cadre du Programme d’investissements d’avenir (PIA), et Aurinvest. Ce nouveau tour de table permet à Famoco de répondre à une demande grandissante à l’international de solutions transactionnelles dans les domaines du paiement, du transport, de la smart city ainsi que dans la transformation digitale en mobilité des grands groupes.
L'ordonnance du Trésor doit sortir en avril. Les gérants devront trancher entre le statut d’entreprise d’investissement, soumis à MIF 2, et celui de SGP.
Le loueur de véhicules industriels devrait faire cette semaine des propositions à ses créanciers concernant le remboursement de 353 millions d’euros de dette senior arrivant à échéance le mois prochain, indiquait vendredi S&P LCD. Fraikin et ses actionnaires, les fonds CVC et Eurazeo ont été pris de court par l'échec du rachat du groupe par son concurrent Petit Forestier. L’Autorité de la concurrence a fait échouer fin janvier l’opération du fait d’exigences jugées trop élevées par l’acquéreur. Le prêt, mis en place en 2007, a été amendé en 2013 pour voir sa maturité repoussée de 4 ans.
La marque italienne de confection Stefanel a annoncé vendredi discuter avec les fonds d’investissement Oxy Capital et Attestor Capital d’une prise de participation majoritaire à son capital. L’entreprise en difficulté précise que ses banques, qui n’ont pas émis d’objection à ce stade, deviendraient également actionnaires de l’entreprise à travers une conversion de dette en actions.
Le loueur de véhicules industriels devrait faire des propositions la semaine prochaine à ses créanciers concernant le remboursement de 353 millions d’euros de dette senior arrivant à échéance le mois prochain, indique vendredi S&P LCD. Fraikin et ses actionnaires, les fonds CVC et Eurazeo ont été pris de court par l'échec du rachat du groupe par son concurrent Petit Forestier. L’Autorité de la concurrence a fait échouer fin janvier l’opération du fait d’exigences jugées trop élevées par l’acquéreur.
La marque italienne de confection Stefanel a annoncé vendredi discuter avec les fonds d’investissement Oxy Capital et Attestor Capital d’une prise de participation majoritaire à son capital. L’entreprise en difficulté précise que ses banques, qui n’ont pas émis d’objection à ce stade, deviendraient également actionnaires de l’entreprise à travers une conversion de dette en actions. L’accord ne pourra aboutir que si les autorités boursières italiennes ne contraignent pas Oxy Capital et Attestor Capital à lancer une offre sur la totalité du capital.
2017 se présente comme une nouvelle année forte pour le private equity, malgré la poursuite des inquiétudes économiques et une volatilité politique plus présente.
Leurs actifs dans les 22 plus grands marchés ont crû de 4,3% en 2016 à 36.400 milliards de dollars, soit 62% du PIB de ces pays, selon Willis Towers Watson.
La société de private equity Advent se prépare à augmenter son offre sur le génériqueur allemand Stada pour dépasser l’offre concurrente de Cinven de 3,48 milliards d’euros, ou 56 euros par action, rapportait hier Bloomberg de sources proches du dossier. L’offre révisée d’Advent se situerait entre 56 et 60 euros par action et pourrait intervenir dès la semaine prochaine. Stada a également reçu une offre non contraignante de 58 euros par actions d’un troisième prétendant, a indiqué hier la société dans un communiqué.
Après 6 ans de croissance continue du capital-risque dans le monde, le nombre d’opérations conclus en 2016 a diminué de manière significative et le montant du capital investi en a subi les conséquences, même s’il a mieux résisté grâce notamment à l’aboutissement de quelques méga-deals, souligne KPMG dans une analyse mondiale du capital risque, intitulée «Venture Pulse Q4 2016" et publiée en janvier 2017.
SoftBank a annoncé aujourd’hui l’acquisition du spécialiste de la gestion alternative Fortress Investment pour 3,3 milliards de dollars (3,1 milliards d’euros). Le groupe japonais offre 8,08 dollars par action, soit une prime de 38,6% par rapport au cours de clôture de lundi. Fortress, coté à New York, investit dans le private equity, l’immobilier et les fonds spéculatifs. Le groupe, qui gérait pour 70 milliards de dollars d’actifs fin 2016, est l’un des rares acteurs internationaux ayant des fonds spécifiquement ciblés sur le Japon. Fortress restera basé à New York et conservera ses principaux gérants, a précisé SoftBank.
La société de capital-investissement européenne 21 Centrale Partners a nommé François Barbier, jusqu’à présent managing partner, au poste de directeur général délégué auprès du président Gérard Pluvinet. Il sera chargé de la mise en œuvre de la stratégie d’investissement pour la cinquième génération des Fonds 21 en France, avant de succéder à Gérard Pluvinet au printemps 2019, ce dernier rejoignant à cette date le conseil de surveillance. Cédric Abitbol devient quant à lui advising partner. Enfin, dans le cadre de cette évolution Jacques Rossignol, managing partner depuis 2014, quitte le groupe.
Astorg boucle sa première opération au Royaume-Uni. Présent à Londres depuis 2012, le fonds français a acquis le spécialiste BtoB des consoles de mixage Audiotonix auprès d’Epiris, un spin-off du fonds coté Electra. Positionné sur le haut et très haut de gamme, le groupe a été créé autour des sociétés Allen&Heath et Calrec, rachetées en 2013 et 2014 au japonais D&M Holdings. Leur fusion la même année avec DiGiCo avait donné naissance à Audiotonix, valorisé alors 143 millions de livres (168 millions d’euros) et qui réalise aujourd’hui 90 millions de chiffre d’affaires. Dans un marché en croissance de 6%, Astorg entend aussi miser sur des acquisitions pour étendre le maillage géographique et étoffer le portefeuille de produits, notamment vers les équipements connexes et la clientèle des radios.
La croissance à l’international du groupe GPS prend un nouvel essor. Ce spécialiste des palettes et caisses en bois, reconverti dans la logistique de caisses métalliques pour matières liquides, va renforcer ses positions en Asie, en Afrique et en Amérique du Sud grâce à l’entrée à son capital de Céréa Capital et Bpifrance en minoritaires. Cette opération d’OBO actera la sortie partielle d’Arkéa Capital, de BNP Paribas Développement et d’Etoile ID, qui étaient présents au capital depuis 2008. Céréa et Bpifrance, qui prennent aussi une part de l’EuroPP finançant l’opération, permettront au directeur général et successeur désigné du fondateur, Jean-François Baus, d’augmenter sa part au capital. GPS espère doubler son chiffre d’affaires à 100 millions d’euros d’ici à 2020.
Racheté l’an dernier par Silverfleet, Coventya boucle deux acquisitions en Turquie. Ce fabricant d’alliages anti-corrosifs (pour l’automobile, la maroquinerie, etc) débourse 18 millions d’euros pour Telbis, son petit distributeur exclusif dans le pays, et surtout Politeknik, un spécialiste de l’aluminium. Les deux familles propriétaires de Politeknik cèdent 80,6% du capital, le reste étant promis à un retrait de la cote d’Istanbul. Les 12 millions d’euros de chiffre d’affaires des deux cibles vont renforcer les revenus de Coventya, passés de 124 à 128 millions d’euros l’an dernier. Le petit concurrent d’Atotech, vendu récemment par Total à Carlyle, veut poursuivre ses emplettes et accroître sa présence aux Etats-Unis. En France, Silverfleet est aussi actionnaire de La Fée Maraboutée depuis 2012.
22 ans après avoir racheté le négociant d’outillage Sidamo avec l’aide de Synergie Finance (devenu Arkéa Capital), les dirigeants majoritaires cèdent les rênes à deux de leurs cadres. Ces derniers sont soutenus par Ouest Croissance (Banque Populaire) et CM-CIC Investissement, nouveaux actionnaires majoritaires de ce concepteur et revendeur de matériel professionnel (disques abrasifs, aspirateurs et machines outils). Le président de Ouest Croissance connaît bien cette société du Loir-et-Cher qu’il avait accompagnée par le passé chez Synergie Capital. A l’origine spécialiste des nettoyeurs haute pression, Sidamo a abandonné ce produit banalisé par Kärcher pour diversifier son activité. A 14,5 millions d’euros l’an dernier, ses ventes sont stables ces dernières années, sur fond de crise du BTP.
Idinvest Partners a annoncé l’ouverture d’un bureau à Francfort, afin de muscler sa présence à l’international. Déjà présent à Paris, Madrid, Shanghai et Dubaï, l’ex-filiale de capital-investissement d’Allianz France précise avoir recruté une équipe locale en Allemagne. Le bureau sera dirigé par l’allemand Florian Zimmerman, qui fait partie de l’équipe de dette privée d’Idinvest depuis 2014.
Idinvest Partners a annoncé aujourd’hui l’ouverture d’un bureau à Francfort, afin de muscler sa présence à l’international. Déjà présent à Paris, Madrid, Shanghai et Dubaï, l’ex-filiale de capital-investissement d’Allianz précise avoir recruté une équipe locale en Allemagne. Le bureau sera dirigé par l’allemand Florian Zimmerman, qui fait partie de l’équipe de dette privée d’Idinvest depuis 2014.
Le groupe s'endette de 350 millions d'euros supplémentaires pour finir de rembourser les fonds propres apportés par Apollo et Bpifrance lors du LBO de 2015.