La liste des charges récupérables des locaux d’habitation, en particulier les dépenses de gardiennage ou de conciergerie, a été récemment modifiée. Les nouvelles dispositions prévoient que, lorsque le gardien ou le concierge d’un immeuble ou d’un groupe d’immeubles assure, conformément à son contrat de travail, l’entretien des parties communes et l’élimination des rejets, les dépenses correspondant à sa rémunération et aux charges sociales et fiscales y afférentes sont exigibles au titre des charges récupérables à concurrence de 75 % de leur montant. Ces dépenses ne sont exigibles qu’à concurrence de 40 % de leur montant lorsque le gardien ou le concierge n’assure, conformément à son contrat de travail, que l’une ou l’autre des deux tâches. Un couple de gardiens ou de concierges qui assure, dans le cadre d’un contrat de travail commun, l’entretien des parties communes et l’élimination des rejets est assimilé, dans ce cas, à un personnel unique.
Le congé de maternité des assurées relevant à titre personnel du régime social des indépendants (RSI) a été allongé. Ainsi, il est accordéà la mère pendant une période d’au moins quarante-quatre jours consécutifs contre trente jours auparavant, dont quatorze jours doivent immédiatement précéder la date présumée de l’accouchement, comprise dans l’intervalle commençant quarante-quatre jours avant la date présumée de l’accouchement et se terminant trente jours après. Cette période d’indemnisation peut être prolongée, à la demande de l’assurée, par une ou deux périodes de quinze jours consécutifs. Lorsque l’accouchement a lieu avant la date présumée, la période d’indemnisation de quarante-quatre jours minimum n’est pas réduite de ce fait.
La loi de Modernisation de l’économie (LME)a instituée une réduction d’impôt sur le revenu (IR) accordée au titre des emprunts contractés pour la reprise d’une entreprise. Le décret d’application de cette mesure a été publié le 27 décembre dernier.
Un décret vient modifier les conditions de rachat, pour la retraite, de certaines périodes d’études supérieures et d’activité. Le texte étend notamment cette possibilité jusqu’à l’âge de 65 ans, au lieu de 60 ans auparavant.
Selon Seeds finance, (source Banque de France) l’encours du livret A a connu une forte progression en moins d’un an, passant de 116,7 milliards d’euros en octobre 2007 à 132,83 milliards en octobre 2008. Depuis le 31 décembre 2007, la progression des encours sur le livret A est de 10,3 %. Si les livrets bleus, les livrets de développement durable et les dépôts à terme de moins de deux ans affichent respectivement des hausses de 18,3 %, 9,15 % et 42,6 % de leurs encours depuis le 31 décembre 2007, il n’en est pas de même pour le compte épargne logement (CEL) dont l’encours a reculé pour atteindre 36,69 milliards d’euros en octobre 2008 contre 37,59 milliards en octobre 2007.
Le projet de loi de Finances rectificative (PLFR) pour 2008 a été adopté en Commission mixte paritaire le 22 décembre 2008. Ce projet comporte de nombreuses mesures concernant le soutien de l’économie aux entreprises, la sécurité juridique du contribuable, la lutte contre la fraude fiscale ou encore le développement durable. Lire les articles sur le PLFR 2008 dans les numéros 374, 375 et 376 de l’Agefi actifs.
Dans une note d’information datée du 16 décembre, la Fédération française des sociétés d’assurances (FFSA) revient sur la mise en œuvre de l’article 87 de la loi de modernisation de l’économie. Le dispositif prévoit que «le numéro de téléphone destiné à recueillir l’appel d’un consommateur en vue d’obtenir la bonne exécution d’un contrat conclu avec un professionnel ou le traitement d’une réclamation ne peut pas être surtaxé.»
Aviva lance le FCPI Fortune FCPI dont la gestion des actifs est confiée à Truffle Capital spécialisée dans les secteurs des ressources naturelles, des sciences de la vie et des technologies de l’information.
Deux ans après avoir acquis un fonds de commerce, un particulier se marie sous le régime de la séparation de biens. Après leur divorce, l’épouse réclame la liquidation de la société de fait entre époux créée, d’après elle, en raison de sa collaboration sans rétribution à l’exploitation du fonds de commerce de son mari.
En matière de contentieux fiscal, l’administration commente l’article L.52 du Livre des procédures fiscales qui prévoit de limiter à six mois la procédure de vérification sur place en cas de graves irrégularités privant de valeur probante la comptabilité.
Une instruction commente le dispositif de l’article L.57 du Livre des procédures fiscales qui prévoit l’obligation pour l’administration en cas de vérification de comptabilité de répondre dans un délai de 60 jours aux observations du contribuable suivant une proposition de rectification.
L’arrêté du 19 décembre 2008 portant homologation de modifications des livres III et IV du règlement général de l’Autorité des marchés financiers a été publié au Journal Officiel.
Plusieurs textes publiés au Journal officiel viennent apporter des précisions sur le futur régime de l’auto-entrepreneur qui entre en vigueur le 1er janvier prochain.
L’ordonnance portant réforme du droit des entreprises en difficulté ainsi que le rapport au Président de la République relatif à cette ordonnance ont été publiés au Journal officiel cevendredi 19 décembre.
Lors de l’examen du projet de loi de finances rectificative pour 2008,le Sénata maintenu le dispositif temporaire de réduction d’impôt lors d’un investissement locatif privé qui avait été votée par les députés. Toutefois,les sénateurs l’ont légèrement modifié.
Le plafond de ressources brutes de l’année 2007 applicable en 2009 pour l’octroi des majorations aux rentes viagères constituées à compter du 1er janvier 1979 auprès de la Caisse nationale de prévoyance, des caisses autonomes mutualistes et des compagnies d’assurance vie est fixé à 16.714 euros pour une personne seule et à 31.770 euros pour un ménage.
A compter du 1er janvier 2009, les plus-values de cession réalisées après cinq ans seront imposables si les recettes du LMP excèdent 90.000 euros. Les conseils du notaire Régis Pujol.
Le régulateur britannique, la Financial Services Authority (FSA), souhaite que les conseillers financiers soient directement payés par leurs clients au titre du conseil afin que le choix du produit ne soit plus biaisé par le taux de commissionnement. A ce jour, le conseiller doit demander à son client, à travers un formulaire, s’il souhaite que sa consultation soit rémunérée par ce dernier ou par le fournisseur ou, enfin, par combinaison des deux options. Cette réforme relance le débat de la transparence des rémunérations des conseillers financiers. Selon Vincent Derudder, président de la Fédération européenne des conseils et intermédiaires financiers, il s’agit d’un vœu pieux de la FSA sans véritable perspective d’aboutissement.
- Quelles que soient les nouvelles macroéconomiques des semaines qui viennent, le début de l’année 2009 marquera un fort ralentissement de l’activité, aussi bien aux Etats-Unis qu’en Europe. - Les pays émergents ne viendront pas à la rescousse des économies développées car même si leur croissance est attendue encore positive l’année prochaine, l’Asie émergente ne représente, selon la recherche économique du Crédit Agricole, qu’un pourcentage de la consommation mondiale de seulement 15 %. - Le rebond, attendu à la fin de l’année prochaine, n’interviendra qu’après l’assainissement du secteur financier
Le groupe mise sur son contrat Sérénité Viagère pour relancer la dynamique de la rente Le produit mixe garantie des revenus, disponibilité du capital investi et couverture décès.
C’est à ne pas y croire. Nous avions entamé l’année avec l’affaire Kerviel, on la clôt avec le scandale Madoff. Un escroquerie qui efface des tablettes les 5 milliards du trader français en ajoutant un zéro à l’addition non seulement pour des institutions financières, mais aussi pour des grandes fortunes, des fondations et des fonds d’investissement. Cette gigantesque arnaque a de quoi laisser pantois. Car ici, nous ne sommes pas dans la configuration de produits toxiques qui infiltrent malicieusement la finance internationale, pas plus que dans la déraison d’un homme aspiré par la démesure. En l’occurrence, il s’agit d’un gigantesque miroir aux alouettes qui, par le simple affichage d’un rendement improbable, a fait succomber desinvestisseurs rendus aveugles parce que trop gourmands. Il faut bien appeler les choses par leur nom: un tel appât du gain relève de la cupidité et ce nouveau choc pose tout simplement la question de l’éthique dans la marche des affaires. Beaucoup d’établissements n’avaient pas besoin de ce nouveau coup bas et il est à craindre que le climat de confiance soit encore plus durablement affecté. Au tournant de l’année, on est vraiment tenté d’en effacer le moindre épisode de la mémoire. Aspirons en tout cas à une chose, c’est que l’on ne déniche pas encore pire, ce qui paraissait difficile à imaginer avant la révélation de vendredi dernier. Haut les cœurs! Dans un monde un peu trop gouverné par le factice, l’équipe de L’Agefi Actifs souhaite sans fard à ses lecteurs des mois à venir plus empreints de sérénité et que 2009, qui sait, permette d’envisager le bout du tunnel.
Les positions des différentes professions juridiques sont sur certains points difficilement conciliables, notamment entre notaires et avocats A quelques semaines de la remise prévue du rapport, L’Agefi Actifs revient sur les difficultés de la grande réforme souhaitée par le président de la République.