En 2008, selon une enquête de la Fédération française des sociétés d’assurances (FFSA), la collecte totale de l’assurance vie a atteint 123 milliards d’euros, dont 20 milliards en unités de compte. Sur ce dernier montant, 4,7 milliards ont été investis sur des fonds à formule et à capital garanti et 2,9 milliards sur des fonds profilés. En termes de stocks, les assureurs enregistraient à la fin de l’année 2008 185milliards d’euros de provisions mathématiques sur les supports en UC (-25% par rapport à fin 2007), dont 46milliards sur des fonds à formule et 34 milliards sur des fonds profilés.
Contre toute attente, l’économie du Japon a rebondi au deuxième trimestre bien plus vigoureusement que les autres pays de l’OCDE. Cependant, les indices de la Bourse de Tokyo affichent des performances inférieures à celles des autres grandes Places et la plupart des allocataires sous-pondèrent la zone dans leur portefeuille. Ce désintérêt provient du fait que les difficultés structurelles du pays subsistent et que l’ampleur de la reprise est à comparer avec l’arrêt total de l’activité au dernier trimestre 2008. Avant de séduire, le Japon devra prouver qu’il peut faire face aux nouveaux concurrents asiatiques que sont la Corée, Taïwan et la Chine.
Créé en juin 2007, l’indice Euronext IEIF REIT Europe permet de suivre les foncières européennes cotées. «L’exposition de l’ETF porte sur un portefeuille immobilier représentant plus de 100 milliards d’euros», explique Pierre Schoeffler, président du conseil scientifique de l’indice. Les foncières retenues dans l’indice se caractérisent par la détention d’immobilier à but locatif et ont adopté pour un régime de transparence fiscale appelé REIT (Real estate investment trust), connu en France sous le nom de SIIC (Sociétés d’investissements immobiliers cotées). Ce régime les oblige, entre autres, à distribuer leurs profits.
Déposée en juillet dernier, la proposition de loi du député Etienne Blanc sur le contreseing de l’avocat a été enregistrée à la présidence de l’assemblé nationale le 5 novembre dernier.
Dans un arrêté du 9 novembre dernier, le ministère de la justice fixe les conditions de publication par voie électronique au Bulletin officiel des annonces civiles et commerciales (BODACC) de la déclaration d’acceptation d’une succession à concurrence de l’actif net et des actes subséquents à celle-ci ainsi que de la décision de nomination par voie de justice d’un mandataire successoral.
Dans un décret paru au journal officiel ce jour, le ministère de la justice apporte des modifications à deux dispositions du code de procédure civile (CPC).
Un client sous le statut d’auto-entrepreneur souhaite prendre un local en location pour exercer son activité. Peut-il avoir accès au statut des baux commerciaux?.
Selon L’Agefi suisse, le secteur financier manifeste une inquiétude teintée de fébrilité à deux semaines de la publication probable des nouvelles dispositions de la Finma sur l’encadrement des rémunérations bancaires. L’Autorité de surveillance des marchés financiers devra tenter de trouver le juste équilibre entre une opinion majoritairement favorable à la limitation des hauts salaires et la nécessité de fixer des conditions cadres n’altérant pas la compétitivité des établissements suisses sur le plan international.
Les sorties nettes d’argent subies au troisième trimestre par la division Wealth Management & Swiss Bank d’UBS se sont montées à 16,7milliards de francs suisses. Elles ont représenté 9,9 milliards de francs pour Wealth Management Americas et se sont chiffrées à 10 milliards contre 17,1milliards au deuxième trimestre pour la division Global Asset Management, a indiqué le groupe mardi matin. A fin septembre, l’encours total se situait à 2.258milliards de francs suisses, contre 2.250 milliards au 30 juin.
Les banquiers suisses sont confrontés à la fuite de leurs clients européens. Ces derniers cherchent à se mettre en règle de crainte de voir leur gouvernement sévir, dans le sillage de l’action des Etats-Unis. Selon KPMG, cité par le journal, 80% de l’argent des Européens en Suisse est non déclaré.
A l’origine de la polémique, un produit qui semble simple a priori: un ETF assurant deux fois la performance quotidienne d’un indice. Mais la Financial Industry Regulatory Authority (la Finra, un régulateur indépendant chargé de l’intégrité du marché et de la protection des investisseurs américains) et la Security and Exchange Commission (la SEC, l’équivalent américain de l’Autorité des marchés financiers) ont soulevé un problème de compréhension auquel peuvent être confrontés les investisseurs. En effet, sur longue période, la performance d’un ETF appliquant un levier de 2 mesuré quotidiennement sur un indice se révèle très différente de deux fois la performance de ce même indice sur longue période.
Les encours mondiaux des ETF ont dépassé 1.000 milliards de dollars et leur nombre ne cesse de croître en Europe comme aux Etats-Unis Les gammes proposées par les promoteurs sont aujourd’hui complètes mais ces derniers devront veiller à ne pas trop complexifier l’offre.
Alors que la consultation sur la réforme de la supervision s’est achevée le 30 octobre dernier, le gouvernement soumet aux acteurs financiers, jusqu’au 31 décembre 2009, le second rapport de Bruno Deletré relatif au contrôle du respect de leurs obligations professionnelles. Il propose en particulier de déléguer aux associations professionnelles ayant atteint une taille critique le contrôle des intermédiaires financiers, tous statuts confondus. Si cette proposition fait consensus, l’environnement associatif des conseillers financiers s’en trouvera bouleversé.
Philippe Marini, rapporteur de la commission des Finances du Sénat, a présenté, le 21 octobre dernier, les conclusions d’une étude répondant à la problématique suivante: «Quels prélèvements obligatoires pour la sortie de crise?». L’occasion pour les parlementaires d’avoir «un débat consolidé sur les finances publiques dans leur ensemble, qu’il s’agisse de celles de l’Etat ou de la Sécurité sociale», précise le rapport dans son introduction.
Après une collecte assez décevante au printemps dernier pour les FIP et les FCPI ISF, due notamment à la concurrence des holdings, avec 340 millions d’euros levés contre 570 millions en 2008, les professionnels du capital-investissement abordent la campagne de commercialisation des fonds éligibles à la réduction d’impôt sur le revenu avec un certain optimisme. Les conseillers en gestion de patrimoine semblent en effet de nouveau enclins à proposer ces produits, dont L’Agefi Actifs dresse la liste dans un tableau récapitulant leurs principales caractéristiques.
Le rapport Deletré 2 relatif au contrôle de la commercialisation des produits financiers est soumis à consultation publique Les associations professionnelles agréées par le régulateur seraient chargées du contrôle des intermédiaires financiers.
Un notaire est sanctionné pour défaut d’information et de conseil sur les conséquences de la donation-partage avec réserve d’usufruit concernant une somme d’argent.
Alors que les warrants s’apprêtent à fêter leurs vingt ans sur la Place parisienne et que les exchange traded funds sont apparus il y a une dizaine d’année (vous savez, les trackers en anglais…), la crise financière n’a quant à elle déclaré ses méfaits que depuis deux ans. Cette échelle de temps n’est évidemment que relative, mais elle autorise un regard critique sur ce qui semble déjà se passer dans la gestion des produits et circuits financiers: un irrésistible penchant à rendre les choses complexes et, par là-même, peu transparentes. Certes, il y a un gouffre entre les fonds indiciels cotés traités dans notre dossier et les pourvoyeurs d’excès en tous genres qu’ont été les subprimes, les marchés de dérivés et autres credit default swaps. Mais le fait est que pour des véhicules à l’origine conçus pour être simples, l’élargissement de la gamme à l’ensemble des classes d’actifs en rend la maîtrise beaucoup plus délicate pour nombre d’investisseurs. Serait-ce donc le destin des financiers, notamment anglo-saxons, que de verser dans l’alchimie de haute volée avec les risques associés? D’un nouvel Ovni il est d’ailleurs de plus en plus question: les «dark pools», ces boîtes noires électroniques permettant des échanges de titres hors marchés entre professionnels, faussant ainsi les transactions. A quand le côté blanc?