Il est des moments de solitude sur cette terre. Même les courriels peuvent vous interpeller sur une corde sensible, du type: «Les ‘boomers’ vont changer les seniors.» Quitte à faire l’aveu d’une certaine avancée en âge, le pudique auteur de ces propos s’est dit: «Mais qui sont-ils ces ‘boomers’ et comment vont-ils oser troubler la sérénissime quiétude de ceux qui progressent dans la sagesse tu temps?» Puis vient l’apaisement lorsque, poursuivant plus avant le propos, on y découvre: «Les jeunes seniors ou ‘boomers’ (les 50-64 ans) abordent la fin de leur vie professionnelle avec un regard et une attitude vis-à-vis de la retraite qui tranchent avec ceux des générations précédentes. » Ouf! Nous voilà revenus dans un état proche de la post-adolescence. En bref, il y a plus mûrs dans le cycle de vie et nous nous targuons d’un maître-mot: l’exigence. Eh bien oui! Nous sommes exigeants, et cela n’est pas toujours payé de retour comme le rappelle un lecteur, conseil en évolution de carrière de son état (1), évoquant le déni d’expérience: «La crise financière récente n’en est-elle pas le meilleur exemple? N’apporte-elle pas la preuve irréfutable que si la maîtrise des mathématiques permet, sans doute, d’exceller dans l’art de faire de savantes opérations financières, elle conduit, sans expérience humaine véritable, à des comportements sans intelligence et à de sombres échecs?»
Au fil des mois, les ventes de logements se redressent à la suite de l’effondrement du début d’année. Si les agents immobiliers sont satisfaits du redémarrage de leur activité, ils s’interrogent sur sa pérennité. Le spectre du chômage et les vendeurs trop peu nombreux limitent le marché. Le niveau des transactions est notamment reparti grâce à des taux d’intérêt bas, rendant le coût d’acquisition plus supportable étant donné que les prix n’ont pas chuté dans les mêmes proportions que le niveau des transactions. Après avoir affiché des baisses, les prix remontent d’ailleurs légèrement au troisième trimestre 2009.
Trois lois, précisant les accords fiscaux internationaux sont publiées au Journal officiel. La première autorise l’approbation de la convention entre la France et le Royaume-Uni en vue d’éviter les doubles impositions et de prévenir l’évasion en matière d’impôts sur le revenu et sur les gains en capital. Les deux autres portent sur l’approbation d’avenants:à la convention franco-américaine,d’une part, en vue d’éviter les doubles impositions et de prévenir l’évasion en matière d’IR et d’ISF,à la convention franco-belge, d’autre part, tend à éviter les doubles impositions et à établir des règles d’assistance administrative et juridique réciproque en matière d’IR. Les textes seront publiés ultérieurement au JO.
L’association espagnole Inverco des sociétés de gestion a présenté mardi son premier « baromètre de l'épargne» , un sondage effectué du 5 au 22 octobre auprès de 2.500épargnants, dont seulement 1.900ont déclaré avoir la possibilité d'épargner, rapporte Cinco Días. Donc 24% du panel estiment ne pas avoir la capacité de constituer une épargne.
Le Parlement européen se range du côté de la Commission européenne, dans la controverse sur la régulation européenne des hedge funds, souligne la Börsen-Zeitung. Le rapporteur Jean-Paul Gauzès réclame que l’effet de levier pour ces fonds soit limité. Il recommande même que les gérants de hedge fundss’engagent d’eux-mêmes à respecter un plafond pour l’utilisation de financement externe et qu’ils déclarent ce plafond à l’autorité de surveillance. De plus, cette future Esma devrait être dotée, selon le rapporteur, du pouvoir d’imposer des plafonds encore plus stricts dans des cas exceptionnels.
Selon les statistiques établies par Lipper FMI pour Responsible Investor, les souscriptions nettes des fonds ISR en Europe sont tombées à 47,2 millions d’euros, contre 822,3 millions pour juillet et 760,7millions pour juin. Les 20premiers fonds ISR ont tous enregistré des rentées nettes, mais les autres maisons ont presque toutes accusé des remboursements nets.
Le groupe Société Générale a annoncé le 19 novembre la création à Bahreïn d’une filiale sous la marque Société Générale Wealth Management. Basée à Manama, la nouvelle entité est régulée par la Central Bank of Bahrain (CBB) et reprend la licence de «conseil en investissements» détenue par Société Générale Asset Management à Bahreïn. Elle est dirigée par John Abraham, nommé récemment directeur général de l’entité, et qui avait rejoint Société Générale Asset Management à Bahreïn en 2007.
, Les droits d’enregistrement acquittés lors d’une donation seront restitués au donateur lorsque les biens qui ont été transmis ont fait retour dans le patrimoine du donateur à la suite du prédécès du bénéficiaire de la donation. Avec le soutien du Gouvernement, les sénateurs viennent en effet d’adopter un amendement au projet du budget 2010 en ce sens.
, Les grands-parents pourront désormais effectuer un don exceptionnel d’argent à chacun de leurs petits-enfants et arrière-petits-enfants jusqu’à leur 80 ans. La limite d’âge du donateur était de 65 ans. Les sénateurs, avec le soutien du gouvernement, viennent en effet d’adopter un amendement au projet de loi de finances pour 2010 en ce sens. L’assemblée nationale devrait se prononcer de manière favorable mi-décembre.
L’Agefi Actifs. - Lors de votre dernière conférence, vous avez estimé que les assureurs ont privilégié les assurés au détriment de leur solvabilité. Les entreprises ont-elles trop distribué en 2008 ? Ont-elles la capacité d’être aussi généreuses en 2009 ?
La fin de l’année demeure une période propice aux investissements dans les produits de défiscalisation. La récente réforme des niches fiscales a conduit à une reconfiguration de la palette des placements défiscalisés. En effet, de nouvelles réductions d’impôt ont été créées, à l’instar du régime Scellier et de la location meublée non professionnelle en résidences services. De nouveaux mécanismes ont été instaurés, comme le plafonnement des niches fiscales. Des investissements ont été révisés à l’image de ceux réalisés en outre-mer qui sont désormais soumis à une limitation spécifique. Cette nouvelle donne nécessite de repenser les solutions pour mettre en place la stratégie patrimoniale adéquate.
Deux opérateurs proposent, dans le cadre de la réduction d’impôt dite «Madelin», des holdings investies dans des projets de centrales photovoltaïques Ces holdings IR, Solabios Holding 2009 et Photosol Invest, sont les premières à avoir reçu le visa de l’AMF leur permettant de faire une offre au public.
Les fonds de dotation sont sur les rails puisqu’il en existe désormais plus de cent A l’occasion d’une récente manifestation, des doutes ont été levés sur leur fonctionnement.
La Compagnie des conseillers en investissements financiers (CCIF) a affirmé sa volonté de fédérer les professionnels indépendants du conseil en haut de bilan. Si cette initiative est conforme aux attentes des pouvoirs publics, elle est loin de faire l’unanimité dans les rangs des associations professionnelles. Quant aux associations de CGP, il s’agit pour l’heure d’accroître le nombre de leurs adhérents pour s’assurer davantage de représentativité. Ce constat conduira-t-il le gouvernement à être plus interventionniste? Les prochains textes législatifs le diront.
La fusion des associations professionnelles est un souhait fort des pouvoirs publics La CCIF est favorable à l’existence d’une association regroupant les conseils en haut de bilan.
Grande tendance de ces derniers mois, un nombre croissant de gérants alternatifs français et anglo-saxons lancent une version Ucits III de leur stratégie d’investissement. Un passage nécessaire pour s’ouvrir aux particuliers et s’étendre auprès des institutionnels. Cependant, les règles relatives aux véhicules Ucits III qui nécessitent d’adapter les techniques utilisées par ces gestionnaires, réduisent de fait le champ de possibilité de conversion à quelques stratégies. Une tendance soutenue par l’émergence de plates-formes qui accompagnent la création de ces produits.
Dans le contexte actuel, sur la base d’un taux de 75% du TME égal à 2,75% et pour une société ayant servie un taux moyen de 4% sur les deux derniers exercices, la limite est fixée à:
Faut-il vacciner les fonds en euros ? Ceux-ci ont en effet tendance, depuis quelques exercices, à donner des signes de fièvre mesurés par des taux de rendement élevés, voire extravagants au regard de l’environnement, regrettent certains. Certes, il ne s’agit pas d’une pandémie mais les foyers sont nombreux, certaines compagnies d’assurances poussant largement au-delà des 4% à grand renfort de campagnes promotionnelles pour attirer le chaland (lire notre dossier). Et pour cette année encore et 2010, les garanties de taux supérieures à 4% continuent de fleurir. Ce qui peut poser le problème d’un traitement différencié entre anciens assurés et nouveaux venus sur un contrat. Mais aussi, sur la distance, un risque lié à la fragilité de certains acteurs. L’Autorité de contrôle des assurances et des mutuelles le reconnaît volontiers, elle qui a d’ailleurs sanctionné la mauvaise pratique de trois assureurs l’été dernier. Quant à L’Agefi Actifs, qui a régulièrement enfilé son habit de médecin pour dénoncer les excès, il remonte au créneau, surtout pour faire valoir que les bonnes pratiques, elles aussi, parcourent la Place. Et pour annoncer -mais sera-ce un vaccin ?- une évolution prochaine de la réglementation applicable à la détermination des taux garantis.