PAR Bernard Camblain, vice-président du conseil de surveillance, Meeschaert Family Office, administrateur président d'honneur de l'Association Française du Family Office (Affo).
PAR Bernard Camblain, vice-président du conseil de surveillance, Meeschaert Family Office, administrateur président d'honneur de l'Association Française du Family Office (Affo).
Dès son premier numéro et pendant plusieurs mois, L'Agefi Actifs a demandé à des professionnels du patrimoine de se projeter dans l'avenir à dix ans de leur métier - Ils confrontent leurs prévisions exprimées alors dans la rubrique «2011 Odysée des métiers», très souvent fort pertinentes, aux évolutions réelles constatées.
PAR Bernard Camblain, vice-président du conseil de surveillance, Meeschaert Family Office, administrateur président d'honneur de l'Association Française du Family Office (Affo).
L’année 2011 sera celle des actions! C’est du moins ce que prédisent de nombreux gestionnaires, avides de tourner la page d’un millésime 2010 globalement mitigé pour la classe d’actifs. Difficile à entendre pour des investisseurs marqués par les déconvenues boursières de la précédente décennie et encore sous le coup du dernier épisode qui a rappelé que le risque zéro n’existe pas, pas même sur les placements dits les plus sûrs que sont les obligations d’Etat. Oui, les actifs boursiers comportent des risques à des degrés divers. Ceci n’est pas nouveau! L’exercice consiste alors à évaluer si le rendement rémunère suffisamment les risques engagés. Regardons simplement autour de nous. Au-delà d’une conjoncture encore fragile, de nombreuses entreprises européennes se portent bien avec des bilans sains. Le rendement des dividendes des actions européennes a ainsi avoisiné les 3,5% en 2010 (selon les estimations de BNP Paribas effectuées à partir de l’indice Europe Stoxx 600). Alors que les taux des fonds en euros continuent de fondre -les premiers taux minimum garantis annoncés pour 2011 dépassent rarement les 3%- ne serait-il pas temps d’opérer quelques arbitrages en faveur de supports investis en actions? Ceci, bien sûr, en respectant les règles prudentielles de l’investissement, à commencer par la diversification. Un principe oublié ces derniers temps au vu de l’explosion de la collecte sur quelques fonds d’un même gestionnaire.
Simple «plus» pour les uns, la défiscalisation est aussi un véritable but en soi pour les autres. Pourtant, son avenir s’assombrit. Le fameux coup de rabot, ou encore le plafonnement des niches fiscales marquent la volonté politique de freiner les avantages procurés aux investisseurs, et par ricochet aux secteurs aidés. Et ce d’autant plus que, malheureusement, chaque dispositif a ses dérives. La mise sous perfusion d’une activité économique a ainsi pour revers la participation à la hausse des prix du secteur et aussi d’attirer des opérateurs peu recommandables. Alors, certes, l’objectif de l’aide fiscale peut être atteint mais encore faut-il qu’il le soit de manière adaptée. Car au final, c’est l’investisseur qui paie les pots cassés de l’utilisation inappropriée des incitations fiscales créées par les pouvoirs publics eux-mêmes. Est notamment en cause l’absence de suivi régulier des effets de ces mesures. La promesse de remise de rapports d’évaluation des dispositifs ne serait qu’un leurre pour faciliter l’adoption d’une mesure mal quantifiée dès le départ. Résultat, l’issue peut être dramatique et la niche brutalement supprimée, le temps de faire le point sur la situation. Le couperet est ainsi tombé pour le photovoltaïque en Outre-mer mettant à mal toute la filière. Souvent dénoncée, l’instabilité fiscale a certainement encore de beaux jours devant elle.
Le plan d’action pour les services financiers de 2000-2005 a été le cadre d’un foisonnement de textes visant à créer un marché paneuropéen des produits et services financiers», rappelle Bertrand Bréhier, responsable adjoint du pôle réglementation bancaire et financière à la Société Générale.
La loi portant Réforme des retraites, adoptée à l’automne dernier, sept ans après une loi homonyme, va-t-elle contribuer à un véritable développement de l’épargne salariale et retraite en France ? Va-t-elle permettre de doper les encours qui pèsent encore dix fois moins que ceux de l’assurance vie? Les professionnels du secteur l’espèrent, eux qui aspirent désormais à une pause législative -une douzaine de lois ayant modifié la matière ces dix dernières années- tout en étant les premiers à réclamer sans cesse de nouvelles évolutions. Une chose est sûre, le public est désormais sensible à la problématique de la retraite. C’est en tout cas ce que révèlent les très nombreuses expressions d’opinions publiées avant, pendant et après les débats parlementaires. Remercions ainsi les compagnies d’assurances, les banques et les organismes de sondage qui nous éclairent enfin sur les aspirations des Français en la matière. Les différentes études disent toutes la même chose. Elles nous apprennent, -ô surprise!- que les jeunes générations comptent moins sur l’Etat pour assurer leur retraite que leurs aînés ne le faisaient; et que leur première motivation pour épargner est la dégradation des systèmes de retraite. Mais surtout, ces sondages nous enseignent que l’augmentation de l’âge légal de départ à la retraite est soutenue pas les seniors alors qu’elle est farouchement rejetée par les jeunes. Belle preuve, s’il en est, de la solidarité intergénérationnelle, socle de notre système par répartition.
Pour les professionnels du patrimoine, le droit de la famille recouvre les règles relatives au couple, aux personnes vulnérables et à la transmission familiale. A l’instar d’autres branches du droit, cette législation s’est fortement contractualisée dans les dix ans passés, laissant davantage place à la volonté des intéressés dans la gestion de leurs affaires familiales. Certains procédés conventionnels ont marqué plus que d’autres la décennie.
Le conseiller patrimonial aime à se comparer à un médecin, garant de la bonne santé financière de son patient: l’épargnant. C’est la raison pour laquelle, il peut lui arriver de prescrire un produit dont le couple bénéfices/risques est mal appréhendé. Tel un produit structuré complexe. La faute peut-être aux mémos tout spécialement rédigés à leur attention par les fournisseurs, à la fois engageants et séduisants, davantage même que les documents commerciaux remis aux investisseurs. A cela s’ajoutent parfois des avantages en nature…
LE 10 MARS À PARIS > LA RÉFORME DES RETRAITES - LES NOUVELLES RÈGLES, LE CAS DE L’ARRCO ET AGIRC, LES INCIDENCES SUR LA GESTION DES FINS DE CARRIÈRE, SUR LES RETRAITES D’ENTREPRISE.
Dans un tout récent colloque au Conseil économique et social, le président de la République vient de remettre les assureurs privés dans la boucle du financement de la dépendance. Fort heureusement, ceux-ci n’ont pas attendu les politiques pour commencer à travailler le sujet. Cela fait plus d’un quart de siècle maintenant qu’ils le connaissent et proposent des produits aussi bien collectifs qu’individuels. Aujourd’hui, le problème du quatrième âge ou du cinquième risque, au choix, prend une autre dimension au vu des chiffres vertigineux de besoins de financement. La question devient politique avec d’un côté, ceux qui pourront s’offrir une dépendance digne, et les autres qui n’en auront pas les moyens. Pour les premiers, les conseillers en gestion de patrimoine seront demain en première ligne, et pas seulement pour proposer des produits d’assurance, mais aussi et surtout pour veiller aux intérêts de leur clientèle âgée -qui se trouve être, toutes les statistiques le montrent- la plus fortunée. Tout un champ d’expertise est à conquérir et à travailler pour conserver la main sur les stratégies patrimoniales mises en place. Dans ce contexte, un des principaux défis qui s’annonce va être celui du conseil aux incapables majeurs, en harmonie avec leurs curateurs ou tuteurs… et aussi leurs héritiers, pour faire référence à une affaire hautement médiatisée au cours de l’été dernier. Des liens doivent se resserrer avec les juges compétents et de nouvelles approches doivent se construire. C’est aussi cela la gestion du cinquième risque pour les CGP. A eux maintenant de se former.
La loi de finances pour 2010 complète l’article 75-0 B du Code général des impôts, afin de prévoir que pour l’application du régime de la moyenne triennale, l’apport en société d’une exploitation agricole ne constitue pas, sous certaines conditions et sauf option contraire de la part de l’exploitant, une cession ou une cessation de l’exploitation. Une instruction précise l’application de cette mesure qui s’applique à compter de l’imposition des revenus de l’année 2009.
Une circulaire de la Caisse nationale d’assurance vieillesse (Cnav) précise le nouveau dispositif des versements pour la retraite (VPLR) déposés à compter du 1er janvier 2011, compte tenu des mesures de relèvement de l’âge légal de départ à la retraite et de l’âge du taux plein, introduites par la loi du 9 novembre 2010 portant Réforme des retraites.
On connaissait les Bric, l’acronyme désignant le Brésil, la Russie, l’Inde et la Chine. Pour CMC Markets, c’est maintenant au tour des «Vicata» -pour Vietnam, Indonésie, Colombie, Argentine, Turquie et Afrique du Sud- de s’inviter dans les portefeuilles des investisseurs.
L’association allemande Verband unabhängiger Vermögensverwalter Deutschland e.V. (VuV) des gestionnaires de fortune indépendants a annoncé le 26 janvier que des informations actualisées quotidiennement sur ses membres et leur activité sont désormais disponibles sur le portail Fondsweb.de, à l’adresse www.fondsweb.de/vuv.
Le Count of Custoza Family Office organise vendredi Paris une conférence de presse pour présenter le Classic Car Fund, un fonds de droit liechtensteinois investissant dans des voitures anciennes, rapporte Fondsprofessionell. Ce produit géré par Filippo Pignatti devrait être coté prochainement en Allemagne. L'équipe d’investissement comprend entre autres des experts de Sotheby’s et de Christie’s ainsi que des collectionneurs ayant eux-mêmes travaillé dans la finance.
Avec effet au 25 janvier 2011, la DZ Privatbank luxembourgeoise, institut central des banques populaires allemandes dans la banque privée issu de la fusion des activités de la DZ Bank et de la WGZ Bank ainsi que de la DZ Bank Suisse, a pris le contrôle complet d’Union Investment (Schweiz), la filiale zurichoise du gestionnaire d’actifs central des banques populaires allemandes, Union Investment.
Une spécialiste genevoise indépendante du recrutement des professionnels de la banque, Astrid Bek & Associates, va ouvrir en novembre prochain une filiale à Singapour. Selon Astrid Bek, il existe de réelles opportunités d’exporter le private bankingen Asie, au Brésil et même au Moyen-Orient.