Ayant pour objectif de sécuriser progressivement l’épargne des salariés en vue du départ à la retraite, l’option de gestion pilotée -qui doit désormais être proposée dans tous les plans d’épargne pour la retraite collectifs (Perco)- vient de faire l’objet d’un guide publié par l’Association française de la gestion financière (AFG).
A l’occasion de son audition, le 26 mars dernier, au Sénat par la commission d’enquête sur l'évasion des capitaux et des actifs hors de France, Bernard Petit, sous-directeur, contrôleur général de la lutte contre la criminalité organisée et la délinquance financière à la Direction centrale de la police judiciaire a présenté un bilan détaillé de l’activité de la police fiscale. Pour mémoire, la Brigade nationale de répression de la délinquance fiscale (BNRDF), créée en 2010, est composée de 22 enquêteurs.
La gouvernance irrationnelle sur les deux pieds de la politique et de la finance a pour effet de faire boitiller le monde. Et il faut bien le reconnaître, sortir du climat de psychose relève de l’auto-persuasion ferme et résolue. En passant en mémoire l’aube de ce siècle, dont les attentats du 11 septembre et le passage à l’euro sonnaient déjà les aspirations extrêmes -tentatives de déflagration ou d’union -, le clopin-clopant apparaît comme l’ordre des choses. La dérive boursière des valeurs technologiques (lire pp. 12-13), Lehman Brothers et les crédits hypothécaires pourris étaient loin d’être exclusifs puisque l’on a connu le délire des traders et l’insondable rapacité d’un escroc. Les guerres et les soulèvements populaires y participent aussi, bien sûr, mais pour nous en tenir à nos racines patrimoniales, ce qui nous ébranle désormais depuis trois ans, ce n’est rien d’autre que la défaillance des Etats. Après l’Irlande, le Portugal et la Grèce, c’est l’Espagne qui tire la sonnette d’alarme, certes avec la fierté d’un Nadal, celle ne faisant pas offense à sa royauté séculaire, mais tout de même pour une ligne de crédit potentielle de 100 milliards d’euros. Et les banques, encore une fois, sont montrées du doigt, elles qui devraient fluidifier l’économie et s’en font lourdes débitrices. On le verra bientôt, y compris en France, cela ne restera pas neutre sur les schémas financiersfuturs.
Exclus du champ d’application des réductions d’impôt «ISF PME» et «IR Madelin» par la loi de Finances pour 2011, les investissements photovoltaïques viennent de faire l’objet d’un rescrit de la part de l’administration fiscale. L’ancienne doctrine, jugée trop sévère et restrictive, est ainsi rapportée au profit d’une position plus souple. Désormais, seules les souscriptions au capital de sociétés exerçant une activité de production d’électricité d’origine photovoltaïque au sens strict du terme sont exclues de l’avantage fiscal.
Introduite à 38 dollars, l’action Facebook oscille aujourd’hui aux environs de 27 dollars. Ce signal négatif pour les actions technologiques masque cependant un secteur beaucoup plus hétérogène qu’il n’y paraît. Mis à part pour quelques valeurs dont les cours se sont parfois envolés ces dernières années, les valorisations restent raisonnables, sans commune mesure avec les exagérations du début des années 2000. De nouvelles pépites émergent, et même si certains acteurs historiques pourraient souffrir, les très récentes évolutions dans les modes d’utilisation de la technologie, aussi bien du côté des particuliers que des entreprises, militent pour le secteur.
Le banquier doit justifier d’avoir éclairé son client sur l’adéquation à sa situation des risques couverts - Les contentieux autour de ce principe continuent d’être liés à une mauvaise appréciation des âges limites de couverture.
Le régulateur consulte jusqu’au 7août prochain sur ses recommandations en matière de rémunérations et avantages dans le cadre de la commercialisation des instruments financiers. L’AMF dresse un constat peu reluisant du respect des règles en la matière, quatre ans après leur entrée en vigueur, et attend donc à présent davantage de rigueur des professionnels dans le suivi de ses positions qui se veulent non sujettes à interprétation. Elle adopte ainsi une attitude de plus en plus ferme quant à l’information à délivrer au client sur les rétrocessions de commissions et sur leur pertinence.
Les sénateurs François Marc etPierre Jarlier, rapporteurs spéciaux de la mission « Relations avec les collectivités territoriales », ont présenté à la commission des finances du Sénat, réunie le 13 juin 2012, leurspropositions pour la poursuite de la révision des valeurs locatives, interrompue en raison ducalendrier électoral. Cette révision s’effectuera en deux étapes.
La présidente du groupe Mouvement populaire au Conseil régional d’Ile de France, Valérie Pécresse, a interpelé publiquement le 5 juin 2012 la Ministre de l’Egalité des territoires et du Logement, Cécile Duflot l’interrogeant sur ses intentions concernant le projet du Grand Paris. Valérie Pécresse et plusieurs signataires de cette lettre ouverte intitulée « il faut sauver le Grand Paris » craignent un «démantèlement programmé du Grand Paris» par l’actuelle Ministre qui s’était opposée en son temps à l’accord Etat-Région du 26 janvier 2011. Un compromis résultant déjà d’un long affrontement entre la région Ile-de-France et le précédant gouvernement (lire L’Agefi Actifs n°480, pp. 20 à 22).
Paris Europlace salue, après avoir œuvré en ce sens, la nouvelle position de l’Autorité des marchés financiers (AMF) quant au marché secondaire des obligations, une décision qui a pour objectif d’accroître la liquidité du marché secondaire des obligations.
Une circulaire interministérielle publiée le 7 juin précise les conditions dans lesquelles les règlements 883/2004 et 987/2009 fixant les règles de coordination de Sécurité sociale entrent en vigueur à partir du 1er avril 2012 s’agissant des relations de Sécurité sociale entre la Suisse et les Etats membres de l’Union européenne (UE)et en particulier la France. Elle rappelle que l’entrée en vigueur des nouveaux règlements se fait sans préjudice de dispositions transitoires permettant le maintien des anciens règlements (CEE) n°1408/71 et n° 574/72. Elle précise les adaptations particulières dans le cadre de la mise en œuvre des nouveaux règlements communautaires.
, Dans cinq arrêts importants rendus ce 7 juin 2012, la Cour de Cassation vient de donner raison aux investisseurs ayant acquis des biens immobiliers par l’intermédiaire d’Apollonia. Les actes de prêt avaient été passés devant notaire mais en l’absence des emprunteurs qui avaient donné procuration. Or, contrairement aux exigences des textes relatifs aux actes établis par notaire, les actes ne comportaient pas en annexe les procurations données, ni ne mentionnaient pas que ces dernières étaient déposées au rang des minutes du notaire. Jugeant que ces actes sont affectés d’irrégularité leur faisant perdre leur caractère authentique et donc que les banques ne disposent pas d’un titre exécutoire, la Cour de Cassation considère que les mesures conservatoires ou de saisie immobilière engagées par les établissements de crédit sont nulles. Désormais, les banques ne pourront effectuer de nouvelles saisies que sur décision judiciaire.
L’AFG publie un guide professionnel consacré à la gestion pilotée des Plans d’épargne pour la retraite collectif (Perco). Il faut rappeler que la loi impose désormais à tout Perco d’offrir aux salariés une option construite sur ce modèle. Cette obligation a été récemment précisée dans une circulaire interministérielle publiée par le 25 avril dernier (1).
Sans surprise, le Conseil de l’Union a entériné le 7 juin dernier le règlement visant à simplifier les formalités juridiques des héritages transfrontaliers, c’est-à-dire lorsqu’une personne décédée possède des biens dans un pays de l’Union européenne autre que le sien.