Lors de la présentation de son Observatoire des prix immobiliers franciliens, la FNAIM de Paris Ile-de-France a annoncé le lancement sur son site www.lamaisondelimmobilier.org d’une nouvelle méthode de recherche de biens immobiliers via une cartographie interactive (développée en partenariat avec l’institut géographique national) qui reprend non pas le prix au m_ de chaque ville mais une fourchette des prix moyens des transactions constatées ces six derniers mois et le nombre de pièces de ces logements. L’objectif de cette initiative: que les acheteurs ne rentrent plus dans une agence immobilière en ayant déjà calculé par rapport à leurs ressources le nombre de mètres carrés qu’il souhaite acquérir mais en ayant en tête leur budget et le nombre de pièces dont ils ont besoin. Ceci afin de leur permettre d’élargir leurs recherches à des départements dont ils ne soupçonnaient pas l’offre de logements, de transports ou encore de services. «Avec le développement de nouveaux pôles d’activités économiques (la Plaine Saint Denis, etc.) et le développement des transports dans le cadre du Grand Paris (Eole, Grand Paris Express, création de 57 nouvelles gares….), cette cartographie permettra de mieux saisir les mutations du territoire francilien», explique le syndicat.
L’Autorité des marchés financiers (AMF), après avoir retiré l’agrément de la société Fival et émis une sanction pour insuffisance de fonds propres, vient par une décision du 10 décembre dernier de prononcer une interdiction d’exercice de 10 ans à l’encontre des anciens dirigeants de la société Fival et une amende de 80.000 euros pour chacun d’eux. Il leur est reproché d’avoir commercialisé des obligations par voie de démarchage non autorisé. Ils leur également reproché d’avoir délivré à leurs clients une information inexacte, imprécise et trompeuse sur les caractéristiques et les risques des titres en question et d’avoir recommandé un produit non adapté à leurs objectifs et à leur situation financière.
Fort du constat que 14 % des salariés s’occupent d’un proche en perte d’autonomie en 2012, Malakoff Médéric lance une nouvelle solution visant à les soutenir. Intitulée Pass Indépendance, l’offre s’adresse aux entreprises à partir de 6 salariés.
La Cour d’appel d’Aix-en-Provence vient de confirmer le 6 décembre dernier la mise en examen de la Banque Patrimoine & Immobilier, filiale du Crédit Immobilier de France, pour escroquerie en bande organisée. Elle a également annulé les mises en examen des autres banques, CIFRAA, CIFD, le Crédit Mutuel Méditerranéen, le Crédit Mutuel de l’Etang de Berre qui restent placés sous le statut de témoin assisté. Néanmoins, Claude Michel, le président de l’association de défense des investisseurs Anvi-Asdevilm, a indiqué dans un communiqué avoir décidé, «au vu des irrégularités constatées dans ce jugement», de se pouvoir en cassation.
L’article 59 de la loi n° 2010-1658 du 29 décembre 2010 de finances rectificative pour 2010, complété par l’article 41 de la loi n° 2011-900 du 29 juillet 2011 de finances rectificative pour 2011, aménage le régime fiscal des prestations de retraite versées sous forme de capital de source française ou étrangère.
L’Autorité des marchés financiers (AMF) met en garde le public sur les placements atypiques proposés aux épargnants dans des secteurs aussi divers que les lettres et manuscrits, les oeuvres d’art, les panneaux solaires, les timbres, le vin, les diamants ou autres secteurs de niche. L’AMF rappelle aux épargnants que ces secteurs ne sont pas soumis à la règlementation protectrice des instruments financiers. Cela signifie notamment que les documents commerciaux établis par la société ne sont pas examinés par l’AMF.
Avant la seconde lecture en séance publique à l’Assemblée nationale prévue demain, la commission des Finances a procédé mardi 11 décembre à un nouvel examen du projet de loi de Finances (PLF) pour 2013. La commission a adopté une série d’amendements, dont certains avaient été introduits au Sénat avant que celui-ci ne rejette finalement l’ensemble du texte.
L’Assemblée nationale a entériné l’ensemble du troisième projet de loi de Finances rectificative (PLFR) pour 2012 lors de sa première séance publique du 11 décembre 2012.
Un arrêt de la Cour de justice de l’Union européenne du 5 avril 2011 a prohibé les interdictions totales de démarchage par les professions règlementées que sont les experts-comptables, les notaires, les avocats ou les huissiers de justice (lire l’Agefi Actifs n° 512, p.4). En, septembre dernier, la profession d’avocat avait signalé la mise en place d’un groupe de travail chargé de réfléchir à l’adaptation de son règlement intérieur national compte tenu de cette jurisprudence européenne. A l’occasion de la rentrée du barreau de Paris, organisé le 7 décembre dernier, Christiane Taubira, ministre de la justice, a annoncé qu’un projet de loi était en préparation afin de mettre en conformité le droit internet avec le droit européen sur ce sujet.
Lors du 66ème congrès de la Fnaim, la ministre du logement a précisé le futur chantier de la loi cadre sur le logement et l’urbanisme du 1er semestre 2013. A l’occasion de ce texte, elle souhaite moderniser le cadre juridique réglementant les métiers de l’immobilier. Les exigences en formation initiale et continue devraient ainsi être renforcées. De même, des mesures prendront en compte les nouvelles pratiques et les nouveaux acteurs échappant à la réglementation actuelle. L’encadrement et le contrôle des activités seront également adaptés dans un objectif de protection du consommateur. La ministre est ainsi favorable à la création d’instances de régulation du secteur, à la proposition de règles déontologiques et à l’organisation d’une discipline sanctionnant tout abus.
Si le gouvernement a retiré son amendement prévoyant la création de deux nouvelles taxes sur les plus values immobilières – pour les montants supérieurs à 100.000 euros et les résidences secondaires en zone tendue-, la mesure présentée par le rapporteur de la commission des finances a été adoptée par les députés lors de l’examen du projet de loi de finances rectificative pour 2012. Cette dernière instaure une taxe sur les plus-values immobilières de plus de 50.000 euros. Son taux est progressif allant de 2 % pour les plus-values comprises entre 50.000 et 100.000 euros à 6 % pour celles supérieures à 250.000 euros. Cette nouvelle imposition ne concernerait pas les terrains à bâtir, ni les résidences principales.
L’accord du 21juin1999 signé entre la Communauté européenne et la Suisse sur la libre circulation des personnes facilite l’accès au marché du travail suisse pour les travailleurs des pays de l’Union européenne frontaliers de la Conférence helvétique. Cet accord prévoit que les travailleurs exerçant leur activité en Suisse et les titulaires de pensions et de rentes suisses résidant en France peuvent, à leur demande être exemptés de l’affiliation obligatoire au régime suisse d’assurance maladie et bénéficier, dès lors, de l’assurance maladie française. Cet accord a été complété par une disposition permettant, dans le cas où a été choisie l’affiliation en France, de ne pas bénéficier de l’affiliation obligatoire au régime général, en France, dès lors que l’assuré ou ses ayants droit sont couverts par un contrat d’assurance privé. Ce droit d’option, ouvert jusqu’au 31 mai 2014, ne devrait pas être prorogée, le ministère des Affaires sociales estimant que cela déroge «aux principes de solidarité et d’universalité qui fondent la sécurité sociale pour les résidents français».
Un député relève que, dans des situations financières comparables, la moyenne des prestations compensatoires versées sous la forme d’un capital est de l’ordre de 55.000 euros, contre plus de 150.000 euros pour celles qui sont versées sous la forme d’une rente viagère. Le parlementaire fait également remarquer que «récemment, le Comité de coordination national des associations de réforme de la prestation compensatoire a proposé une modification de la loi n° 2004-439 du 26 mai 2004 relative au divorce, en explicitant dans la loi les modalités de mise en œuvre de la révision, suspension ou suppression d’une prestation compensatoire fixée sous forme de rente viagère». Dans une question ministérielle du 24 juillet 2012, il demande au ministère de la justice quelles mesures il entend prendre sur le sujet. Le Garde des Sceaux répond notamment que «si la loi ne prévoit pas expressément que la durée et le montant des sommes déjà versées peuvent être pris en compte, parmi d’autres éléments relatifs aux patrimoines des ex-époux, pour caractériser un tel avantage, la Cour de cassation l’a d’ores et déjà admis».
Une sénatrice a attiré l’attention du Gouvernement sur l’absence actuelle d’accord de Sécurité sociale avec l’Australie. Cette absence pénalise les ressortissants français ayant travaillé et cotisé en Australie puisque la continuité de leurs droits sociaux n’est pas garantie. Leur période d’activité effectuée en Australie, et réciproquement, n’est pas prise en compte pour l’ouverture, la liquidation de leurs droits à pension en France. L’absence de levée de la clause de résidence ne permet du reste pas l’exportation de leurs pensions australiennes en France. Afin de pallier à ce manque, le Gouvernement a entrepris des négociations avec l’Australie. Mais à ce stade, il apparaît «que des divergences entre les deux États, concernant leur système de protection sociale mais aussi leurs intérêts, ne permettent pas encore d’aboutir à un accord équilibré qui soit bénéfique à l’ensemble de nos ressortissants». Le ministère des Affaires étrangères estime ainsi que le projet d’accord négocié est considéré, pour l’heure, «comme peu intéressant pour les ressortissants français et potentiellement coûteux pour le budget de la Sécurité sociale française». Néanmoins, il a été convenu avec la partie australienne d’élaborer des solutions en commun et de poursuivre la négociation en vue d’aboutir, à terme, à un accord équilibré.
Gilles Carrez, le président de la commission des Finances envisage de comptabiliser le nombre des exilés fiscaux. Il explique sa démarche par le fait que cette « question suscite des rumeurs incessantes, de plus en plus folles, dans la presse et dans différents milieux, dont celui des notaires et des avocats fiscalistes ». Un questionnaire qui s’appuie sur le suivi des déclarations d’ISF et des plus-values latentes au titre de l’exit tax a été envoyé à Bercy.
La présidente de la Confédération suisse Eveline Widmer-Schlumpf et le président de la République François Hollande se sont rencontrés le 7 décembre dernier à Paris à l’occasion d’un entretien officiel de travail. Parmi les thèmes financiers et fiscaux à l’ordre du jour figuraient la convention contre les doubles impositions en matière d’impôt sur les successions, les questions d’assistance administrative et la régularisation des avoirs non déclarés.
Le Centre notarial de droit européen ou ACENODE (lire l’Agefi Actifs n° 503-504, p. 3) met en place un diplôme universitaire dédié aux notaires qui souhaitent acquérir une expertise en droit international privé. Le diplôme est proposé dès janvier 2013 en partenariat avec l’Université Jean Moulin lyon III et le CFPN de Lyon. Il est uniquement accessible au notaire et est dispensé uniquement en formation continue de deux ans minimum et adaptable aux impératifs professionnels des inscrits.
Sécurisation de l’emploi et accords de branches/Création de Thélem Prévoyance/Etude MetLife et Valorama/Guide de l’assurance emprunteur/PLFSS 2013/Nouvelles offres Verspieren et Matmut.
La Commission a présenté le 6 décembre dernier un plan contre la fraude fiscale. Les États membres sont invités à identifier les paradis fiscaux et à les placer sur des listes noires nationales. Des mesures spécifiques destinées à convaincre ces pays non membres de l’Union d’appliquer les normes de gouvernance de l’Union sont également définies. Les États membres sont encouragés à renforcer leurs conventions en matière de double imposition, pour empêcher que celles-ci ne se traduisent par une absence totale d’imposition. Parmi les autres initiatives figurent un code des contribuables ou un numéro d’identification fiscale européen. Une nouvelle plateforme «pour la bonne gouvernance fiscale» est appelée à suivre l’application des recommandations par les États membres et fera rapport à ce sujet. Le plan d’action et les recommandations vont maintenant être présentés au Conseil des ministres des finances de l’Union et au Parlement européen.
La proposition de loi visant à autoriser le recouvrement sur succession des sommes versées au titre de l’allocation personnalisée d’autonomie pour lessuccessions supérieures à 150.000 euros a été examinée mercredi 5 décembre 2012 par la commission des Affaires sociales du Sénat. La commission n’ayant pas adopté de texte sur cette proposition de loi, la discussion en séance publique, programmée le 13 décembre prochain, portera donc sur le texte initial de la proposition de loi.
A la suite du rejet du projet de loi de Finances (PLF) pour 2013 au Sénat le 28 novembre, une commission mixte paritaire (CMP) avait été convoquée ce jeudi 6 décembre. Les sept sénateurs et sept députés de la CMP n’étant pas parvenus à un accord, le texte est donc renvoyé à l’Assemblée nationale pour une seconde lecture. Celle-ci devrait avoir lieu la semaine prochaine, probablement jeudi 13 décembre.
Le projet d’accord national interprofessionnel sur la sécurisation de l’emploi comporte un volet consacré à la couverture santé des salariés. Dans la version du texte présentée en fin de semaine dernière, il est préconisé dans l’article 1-1 la mise en œuvre d’une couverture complémentaire santé universelle avec une cotisation minimale à la charge de l’employeur destinée «à financer un ou plusieurs contrat(s) collectif(s) de remboursement de frais de santé pour les salariés non encore couverts, les branches laissant aux entreprises la liberté de choix du ou des organismes d’assurance et de la définition des garanties».
Les députés ont retenu des amendements plus restrictifs que le texte initial. L’exécutif envisageait de taxer les avoirs placés sur des comptes et des contrats d’assurance vie dissimulés à l'étranger sans allonger les délais de prescription portant sur l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) ou sur les droits de succession. Un «oubli plutôt positif», confiait un avocat fiscaliste à L’Agefi Actifs (n°565, p. 7). A croire que la commission des Finances a souhaité régler cette situation en portant de trois à dix ans ce délai en matière d’impôt sur le revenu, et de six à dix ans en matière de droits d’enregistrement et d’ISF. Par ailleurs, le fisc pourra demander des justifications au contribuable dès que ses revenus constatés excèdent de 150.000 euros ses revenus déclarés, et non pas 200.000euros comme il était prévu initialement.
Les députés ont adopté définitivement, le 3 décembre dernier, le projet de loi de Financement de la Sécurité sociale pour 2013, après le nouveau rejet du Sénat en seconde lecture.
Personne ne veut voir la Grèce sortir de la zone euro. Bien entendu, et comme à l’accoutumée, l’accord qui a été trouvé est loin d’être définitif et n’est qu’un énième compromis né dans la douleur. Les faits sont toutefois là: une sortie de la Grèce créerait un précédent bien trop dangereux et il vaut mieux opter pour l’atermoiement en espérant que le problème se résolve en grande partie de lui-même. La Grèce doit maintenant réduire sa dette à 124% du PIB d’ici à 2020 contre 120% précédemment et on voit mal comment ceci est réalisable dans les conditions actuelles où le pays affiche un immense déficit de croissance et où la perte de richesse est déjà colossale. La Grèce va donc continuer à faire parler d’elle encore longtemps mais cela ne nous empêche pas de rester plutôt optimistes sur les développements futurs au niveau de la zone euro. Nous voyons encore du potentiel sur les dettes périphériques, bien que les écarts de taux se soient déjà considérablement réduits et que la majorité de la zone demeure, à l’heure actuelle, en récession.