L’actualité de l’assurance vie et de l'épargne retraite, avec un focus sur les principaux acteurs du marché, les innovations et les lancements de nouveaux produits d'épargne.
Nabil Jean Sabet et quelques investisseurs privés viennent de reprendre la succursale genevoise de la Banque Cantonale de Bâle, anciennement AAM Banque Privée qui devient Compagnie Privée de Conseils et d’Investissements.
Inépuisable assurance vie. Avec ses quelque 1.300 milliards d’encours, dont une partie importante est investie en emprunts d’Etat, elle répond toujours présent lorsqu’il s’agit de donner un coup de pouce aux comptes publics. En cette rentrée 2010, elle devrait, selon Bercy, intégrer une nouvelle forme de taxation aux prélèvements sociaux sur les fonds en euros des multisupports. Au-delà de l’aspect épargne, les assureurs devront aussi se préparer à être imposés sur leur réserve de capitalisation et à implanter une nouvelle taxe sur leurs contrats de complémentaire santé responsable.
A fin juillet 2010, la croissance de la collecte se stabilise à 8 % pour atteindre 92 milliards d’euros (87 % pour les fonds en euros et 13 % pour les unités de compte).
La nouvelle était attendue depuis longtemps: c’est finalement avec 1818 Partenaires que Sélection R va faire route commune dans ce qui est présenté pour l’heure comme «un projet de partenariat industriel et financier» entre les deux plates-formes. Le contours définitif de l’accord devrait se préciser d’ici à la fin du mois de septembre. Par ailleurs, via Natixis Assurances Partenaires, la Banque Privée 1818 va commercialiser des contrats dédiés ouverts à la gestion conseillée. Une formule qui tend à se développer chez plusieurs assureurs, comme Axéria Vie.
Alors que s’approche l'échéance tant attendue de l’examen du projet de loi sur la Réforme des retraites, le 7septembre, les députés ont adopté, fin juillet, plusieurs amendements visant à favoriser le développement de l'épargne retraite, notamment au travers du plan d'épargne pour la retraite collectif (Perco). L’un vise ainsi à permettre la création d’un Perco par accord national interprofessionnel afin que tous les salariés y aient accès, tandis qu’un autre prévoit une alimentation automatique du plan par défaut de la participation. Le rôle du compte épargne temps en sort aussi renforcé.
La compagnie du groupe BPCE vient d’élaborer une solution haut de gamme pour les équipes de la Banque Privée 1818 - La seconde en fait de même en acceptant d’insérer une option similaire dans l’offre d’April Patrimoine à destination des CGPI.
Nouvellement inséré dans le Code des assurances, l’article R.132-5-1-1 prévoit que les précisions et la mise en garde sont communiquées au souscripteur par écrit, avec clarté et exactitude, sur support papier ou tout autre support durable à sa disposition et auquel il a facilement accès.
A l’occasion de la publication d’un rescrit le 10 août dernier, l’administration a repris le dispositif qu’elle avait préalablement présenté à la Fédération française des sociétés d’assurances (L’Agefi actifs, n° 451, p.6).
Les travailleurs indépendants et leur partenaire jouiront d’une meilleure protection sociale – y compris, pour la première fois, du droit au congé de maternité – en vertu d’une nouvelle législation de l’Union qui entre en vigueur aujourd’hui. La directive sur les travailleurs indépendants et les conjoints aidants (directive2010/41/UE) abroge et remplace une directive antérieure (directive86/613/CEE).
En 1997, un particulier souscrit un contrat d’assurance vie multisupport assortie d’une clause dite «d’arbitrage à cours connu». Le contrat stipule que la «la liste et le nombre de supports sont susceptibles d’évoluer» et que «si au cours d’un même mois, les demandes d’arbitrage portant sur les parts ou actions excédaient 5% de son capital, la date d’arbitrage de ce support pourrait être différée pour une durée maximum de six mois afin de préserver les intérêts de nos assurés». En janvier 1998, l’assureur modifie unilatéralement les supports et, en février 1998, met en œuvre la clause dite des 5%. En décembre 2002, le souscripteur assigne l’assureur en rétablissement des supports frauduleusement supprimés et en responsabilité pour exécution déloyale du contrat.
Un particulier souscrit un contrat d’assurance vie avec stipulation que le bénéficiaire est le contractant lui-même, et, en cas de décès de celui-ci, le conjoint, à défaut ses enfants vivants et à défaut, ses héritiers. Par testament olographe, ce particulier lègue à sa fille la quotité disponible de sa succession, précisant que «l’intégralité des contrats d’assurance vie» devra figurer dans son lot. Au décès du légataire, son petit-fils, venant en représentation de son père prédécédé assigne sa tante (la fille du défunt) afin de réintégrer le contrat d’assurance vie dans la masse de calcul de la réserve et de la quotité disponible.
Au dénouement d’un contrat d’assurance vie dont la clause bénéficiaire est démembrée, l’application de l’article 990 I du Code général des impôts (lorsque le contrat a été alimenté avant les 70 ans de l’assuré) permet que seul l’usufruitier soit redevable de la taxe de 20% prévue par l’article 990 I du Code général des impôts (CGI), et lui seul bénéficie de l’abattement de 152.500 euros, selon la doctrine fiscale. Lorsque l’usufruitier est un conjoint ou un partenaire pacsé - exonérés au titre de la loi Tepa – le capital se transmet en total exonération de droits (1).
L’arrêté du 7 juillet 2010 portant modification des modalités de garanties d’un taux minimum par les entreprises d’assurance vient de paraître au Journal Officiel du 30 juillet. Il s’agit cette fois du texte attendu par la profession – contrairement à celui du 20 juillet paru au Journal Officiel du 23 juillet dont la portée, limitée au taux indexés sur une référence de marché (livret A notamment), ne concerne qu’un nombre très faible de compagnies.
L’Agefi Actifs. - Vous avez élaboré votre contrat en partenariat avec Axa Life Europe Limited. En quoi les produits Accumulator et Capital Ressources que distribue l’assureur se distinguent-ils de LCL Revenus Garantis Vie ?
Rosa Riche revient sur les conséquences pratiques de deux réponses ministérielles récentes concernant le traitement civil et fiscal des contrats d’assurance vie non dénoués financés par des fonds communs lors de la succession.
A fin juin 2010, la croissance de la collecte ralentit selon la Fédération française des sociétés d’assurances (FFSA) avec une progression de 8 % à 78,5 milliards d’euros, contre une hausse de 9 % à fin mai et de 10 % à fin avril.
Développé par Natixis Partenaires, le contrat Soprane 1818 Vie Opus 1D propose une convention de conseil établie entre l’assuré et la Banque Privée 1818. Ouvert à partir de 300.000 euros, la convention de conseil permet à l’assuré d’être épaulé dans ses arbitrages en vue d’effectuer un choix parmi une liste de supports composée d’OPCVM et de titres vifs. April Patrimoine propose la même option pour son contrat Arborescence Opportunités au sein duquel l’assuré peut bénéficier de propositions personnalisées de la part de sociétés de gestion lui permettant de procéder à des arbitrages en ligne.
Après une année de réflexion, la mission d’information de la Commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale, a rendu récemment son rapport sur la prise en charge des personnes âgées dépendantes.
La Commission européenne a ouvert le 7 juillet un débat public dans toute l’Europe sur la façon de garantir des retraites adéquates, viables et sûres, et sur la manière dont l’Union européenne peut soutenir au mieux les efforts nationaux accomplis en ce sens. Dans tous les Etats membres, le vieillissement de la population pèse considérablement sur les régimes de retraite existants et la crise financière et économique n’a fait qu’augmenter cette pression. Le document de consultation, un livre vert, pose une série de questions invitant l’ensemble des parties intéressées à partager leurs vues, leurs avis et leurs idées sur la manière de relever le défi des retraites et sur la façon dont l’Union européenne peut contribuer à la mise en œuvre des solutions. La consultation est ouverte jusqu’au 15 novembre 2010.
Au départ spécialisé sur les valeurs japonaises, Latitude Capital Management a lancé à la fin de l’année dernière un fonds de long/short sur les actions européennes - La société de gestion vient de faire appel à un distributeur externe pour commercialiser son nouveau produit aux fonds de fonds et aux banques privées.
Le rapport annuel 2009 d’activité vient d’être publié, révélant un nombre d'intermédiaires en assurances relativement stable. L'efficacité de l'Orias inspire les pouvoirs publics qui pourraient envisager d'élargir son champ de compétences à d'autres professionnels.
Les magistrats de la Haute juridiction décident que le souscripteur du contrat a deux ans pour saisir les tribunaux en restitution des primes versées - Cette solution, qui apparaît comme une victoire pour les assureurs, laisse en suspens la question du point de départ de la prescription de l'action.
Le cabinet de conseil en stratégie et en management Facts & Figures vient de publier son rapport 2010 sur les organismes d’assurances. Son approche novatrice s’articule autour de quatre thèmes fondamentaux: développement de l’activité, maîtrise de la structure des coûts, rentabilité du client et satisfaction du client.
L'arrêt du 31 mars 1992 dit "Praslika" précise que la valeur de rachat d'un contrat d'assurance-vie, souscrit par un époux avec des deniers communs, et non dénoué à la liquidation de la communauté constituait un actif de communauté. Cette décision de la cour de cassation a été confirmée par un arrêt du 19 avril 2005....
Concomitamment au débat sur les retraites, Paris Europlace a publié la semaine dernière un rapport consacré au développement de l’épargne longue. Le rapport préconise notamment le développement de cette épargne afin d’endiguer la forte dégradation du taux de remplacement attendue par le Conseil d’orientation des retraites (COR) dans les prochaines décennies. Actuellement, sur 236 milliards d’euros de cotisations encaissées en 2007, seuls 10,8 milliards proviennent de l’épargne retraite, soit moins de 5%. Les régimes complémentaires obligatoires représentent eux 59 milliards d’euros, soit près de 25%, et les régimes de bases, environ 166 milliards d’euros, soit plus de 70% (voir le tableau).