Depuis la crise de 2008, la gestion alternative peine à séduire à nouveau, en France, les clients des banques privées - Malgré l’embrouillamini réglementaire dans lequel se trouve l’industrie, le rendement offert aujourd’hui reste pourtant honorable.
Pour mettre en place sa stratégie d’arbitrage, le fonds utilise un sous-jacent typiquement anglo-saxon: les closed-end funds (CEF). «Ces véhicules existent depuis presque 150 ans et sont, d’une certaine manière, les ancêtres de nos OPCVM», explique David Benamou, président de la société de gestion. Pour simplifier, les CEF s’apparentent à des fonds fermés dont les parts sont cotées sur les marchés d’actions réglementés, s’échangeant comme n’importe quel titre traditionnel. Au total, ces produits sont au nombre de 1.200 et représentent plus de 400 milliards de dollars (un peu plus de 300milliards d’euros, soit un quart du montant géré sous la forme d’OPCVM en France), principalement cotés aux Etats-Unis et au Royaume-Uni. Les CEF, à l’instar des OCVM, peuvent être investis sur diverses classes d’actifs, zones géographiques ou appliquer des styles de gestion particuliers.
La société Aristophil, spécialisée sur le marché des lettres et manuscrits, a vu le jour en 2003 et doit son expansion à un homme, Gérard Lhéritier. Elle compte aujourd’hui environ 16.000investisseurs. Pour des raisons de confidentialité, nous n’avons pas pu connaître le montant total collecté à ce jour. Seul indice, les Lloyd’s couvrent les principales collections pour un montant de plus de 425millions. C’est au sein des Musées des lettres et manuscrits de Paris et Bruxelles, fondés également par Gérard Lhéritier, que sont exposées les plus belles pièces, environ 1.000en France sur les 80.000conservées.
La société Fairvesta - «Fair» comme fair-play et «vesta» comme investissement -, qui compte 60salariés et qui vient de fêter ses dix ans, connaît un certain succès auprès des investisseurs français depuis 2009. Sur les 630 millions d’euros collectés auprès de plus de 12.000clients, environ un tiers ont été levés en France. Qui plus est, 50% du chiffre d’affaires est, selon la société, désormais réalisé dans l’Hexagone, 100millions d’euros ayant ainsi été collectés en 2011. Fairvesta compterait déjà plus de 4.000clients français. Trois produits sont proposés en France, le placement phare étant le fonds fermé Mercatus, à côté de Robustus, un contrat d’assurance vie qui vient d’être lancé, et des obligations Maximus. «Depuis le mois de février dernier, nous avons levé 90millions d’euros pour notre fonds Mercatus», indique Charles Jeandupeux, le représentant en France de la société. Pourtant, des réserves sont émises sur le produit qui promet un rendement à deux chiffres.
En septembre, la BCE et la Fed ont offert du temps aux Etats afin de poursuivre les réformes nécessaires au désendettement public. En maintenant les taux d’intérêt artificiellement bas, le risque systémique est alors repoussé des deux côtés de l’Atlantique. Le MES, nouveau pare-feu européen, et le marché attendent désormais impatiemment la demande d’aide officielle de l’Espagne. Mis à part l’Allemagne qui a relevé ses objectifs de croissance du PIB pour 2012 tout en abaissant ceux pour 2013, l’Europe s’enfonce mois après mois dans la récession. Pour en sortir, les points de vue divergent entre l’Allemagne et le FMI. La première n’est pas prête à faire des concessions sur les objectifs d’austérité tandis que la seconde recommande désormais de décaler le calendrier. Les annonces des budgets 2013 espagnol et français vers plus d’austérité étaient attendues. Elles n’ont cependant pas contribué à restaurer la confiance et à donner des perspectives positives sur la croissance économique, devenue l’élément déterminant pour la direction des marchés.
Le vin, investissement passion par excellence, attire beaucoup d’investisseurs amateurs. Des professionnels l’ont bien compris, à en juger par les offres de placement dans des caves de grands crus qui se sont développées ces dernières années. Quelques fonds existent également, dont l’un fait actuellement l’objet d’une médiatisation à la suite de l’accusation d’un analyste belge, Jean Walravens. Il s’agit de Nobles Crus, un fonds contractuel de droit luxembourgeois de la société Elite Advisers.
Allumez le feu! L’ambiance est assurée dans les travées parlementaires à l’ouverture des discussions sur le budget 2013. C’est plus que chaud devant avec des oppositions bloc contre bloc et des actions de lobbying d’un peu toutes les composantes de la Nation, telles que la France en a le secret dans ses périodes de crispation. Après l’envolée de volatiles opposés au projet de taxation des plus-values de valeurs mobilières, la semaine passée, c’est, sur l’autre bord, à une couvée d’amendements alourdissant la fiscalité un peu partout où elle peut se nicher que l’observateur assiste. Passablement médusé car, plus que jamais, nos représentants se lâchent. Sans grand soucis de cohérence, les -rares- pans de l’épargne un jour préservés pouvant ne plus l’être le lendemain. L’assurance vie était pour l’heure hors champ, mais la tentation d’exploiter un tel filon résiste difficilement. Ainsi encore, le maintien des Sofica sur l’autel de l’exception culturelle à la française ne semble plus concerner le marché de l’art, susceptible de réintégrer l’ISF pour les œuvres d’un montant supérieur à 50.000euros. Outre la fragilisation de la Place française, déjà reléguée bien loin des ténors anglo-saxons et de la Chine, une telle mesure, par essence rétroactive, soulignerait l’impossibilité tricolore d’un patrimoine pérenne, chacune de ses composantes reposant à son tour sur du sable mouvant.
Le règlement européen sur les successions à caractère international est entré en vigueur le 16 août dernier mais ne s’applique qu’à compter du 17 août 2015. Le particulier peut choisir dès aujourd’hui la loi qui sera applicable à sa succession.
Les placements dans des actifs réels suscitent un intérêt croissant du fait des rendements affichés - Solutions de diversification peu contrôlées, elles laissent souvent perplexe sur les conditions de sortie.
Le spécialiste de la vente de résidences-services anciennes vient de racheter l’agence Ceres Conseil, ce qui renforce sa position dans le sud de la France.
La commission des Finances de l’Assemblée nationale a adopté le 11 octobre la première partie du projet de loi - Modifié par une quarantaine d’amendements visant notamment l’ISF, le texte évoluera en séance.
Ces solutions de diversification retrouvent aujourd'hui leur place sur le marché. Toutefois, certaines d'entre elles proposant des rendements élevés suscitent des réserves, notamment quant aux conditions de sortie.
C’est dans une ambiance électrique que l’examen du premier budget du quinquennat a commencé, le 16 octobre, à l’Assemblée nationale. Avec plus de 750amendements déposés, le texte pourrait être modifié en profondeur. Le gouvernement a annoncé qu’il allait proposer des aménagements, notamment concernant le régime des plus-values de cessions d’entreprises. La question de traitement fiscal des œuvres d’art sera posée dans l’hémicycle. Pour l’assurance vie, jusque-là épargnée, il est question d’inclure dans la base des revenus pris en compte pour le plafonnement de l’ISF les produits de l’ensemble des contrats, dont les multisupports.
Le jeune réseau de courtiers d’assurance spécialistes de la prévoyance, santé et retraite explore diverses pistes de partenariats - Un pari est fait sur la capacité de réunir de manière opérationnelle plusieurs spécialités au service de la création d’entreprise.
Le règlement européen simplifiant, entre autres, les règles de conflit de lois en matière d’héritages transfrontaliers est entré en vigueur le 16 août dernier. La nouvelle réglementation n’est cependant applicable qu’aux successions ouvertes à compter du 17 août 2015. Il reste que le citoyen européen peut dès maintenant indiquer la loi qui sera applicable à sa succession dans un testament, ce qui est, par exemple, particulièrement recommandé aux Anglais détenant une résidence secondaire en France.
L’Observatoire UFF/IFOP de la clientèle patrimoniale a été mené en septembre 2012 auprès de 303 français dits «patrimoniaux», disposant entre autres d’un niveau de patrimoine financier hors immobilier de plus de 30.000 euros. Pour mémoire: http://www.agefi.fr/articles/observatoire-uff-ifop-de-la-clientele-patrimoniale-2012-1241779.html
Le rapport du médiateur de la FFSA révèle que la recommandation de l’ACP sur le traitement des réclamations pourra être utilement mise en œuvre par les compagnies d’assurances.
Une étude de la Banque de France (dont le PDF est disponible en pièce jointe) revient sur les placements des organismes d’assurance à fin 2011 qui s’élèvent à 1.765 milliards d’euros à fin 2011.
L’Agence centrale des organismes de Sécurité sociale (Acoss) vient de publier une circulaire commentant les principales dispositions issues de la loi n°2012-958 du 16 août 2012 de Finances rectificative pour 2012 qui impactent le recouvrement des cotisations et contributions sociales.
A la suite de la question ministérielle n°771 du 17 juillet dernier du député François Vannson attirant le Ministère des finances sur les préoccupations de l’AFER quant à l’article L.511-1 du code des assurances relatif à l’intermédiation en assurances ou en réassurance et plus précisément sur la nécessité d’une décodification des contrats d’assurance vie afin de permettre aux épargnants de changer librement de courtiers, François Nocaudie a souhaité apporter quelques éléments permettant au député en question ainsi qu’au cabinetde Pierre Moscovici d’aborder en toute objectivité cette problématique.
Au troisième trimestre, le marché français de la gestion collective enregistre une hausse de +0,8 % de son encours. Le total des actifs sous gestion rassemble 758,4 milliards d’euros. Sur un an glissant, le marché de la gestion collective est désormais en progression de +2,5 %.