Exception française et source de nombreuses controverses, les commissions de mouvement seront interdites à partir du 1er janvier 2026 pour les gestionnaires d’OPCVM ou de FIA, ou les sociétés ayant reçu une délégation de gestion financière d’un portefeuille. C’est le sens d’un arrêté daté du 16 mai modifiant le règlement de l’Autorité des marchés financiers publié ce jeudi au journal officiel. Les commissions de mouvement constituent des frais additionnels facturés par les fonds d’investissement quand leur gérantachète ou vend des titres dans le portefeuille. Néanmoins, l’arrêt précise que les sociétés de gestion pourront encore percevoirdes commissions de mouvement dans deux types d’opérations, l’immobilier et le non-coté. Seront donc exemptes des nouvelles règles les opérations concernant «des immeubles ainsi que des meubles meublants, biens d'équipement ou biens meubles affectés à ces immeubles et nécessaires au fonctionnement, à l’usage ou à l’exploitation de ces derniers, des droits réels portant sur de tels biens et des droits détenus en qualité de crédit-preneur afférents à des contrats de crédit-bail portant sur de tels biens ».Mais aussi les opérations sur «les parts ou actions d’entités qui ne sont pas admises aux négociations sur un marché et dont l’actif est principalement constitué des biens mentionnés au a ou de participations directes ou indirectes dans des entités répondant elles-mêmes au conditions du présent alinéa ou d’avances en compte courant consenties à de telles entités.» Fin mars, deux sénateurs du parti Les Républicains avaient demandé l’interdiction des commissions de mouvement dans une proposition de loi visant à«défendre le pouvoir d’achat des Français en protégeant leur épargne».
L’Autorité des marchés financiers (AMF) et l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), avaient déjà inscrit sur liste noire le site www.omegapro.world en 2020 et en ajoutent un autre appartenant à la même société.
DNCA Finance a annoncé ce 18 mai la nomination de Juliette Filou au poste de responsable investisseurs CGP sur la région Ouest, et celle de Julien Latard en qualité de responsable investisseurs Banques de Réseaux sur la région Est et Sud-Ouest. Juliette Filou intègre l’équipe de Benjamin Leneutre, et sera chargée du développement et du suivi des conseillers en gestion de patrimoine basés sur le Grand Ouest, de la Normandie au Pays basque. Elle prend la suite de Thomas Lemaire qui va rejoindre les équipes Institutionnelles. Juliette Filou a commencé sa carrière chez Theseis comme responsable du développement des placements financiers auprès des conseillers du réseau. En 2019, elle rejoint Rothschild & Co, pour renforcer l’équipe commerciale et devient responsable des relations partenaires. Julien Latard vient renforcer l’équipe d’Alexandre de La Raitrie. Il aura la charge du développement et suivi des banques de réseaux de la région Est et Sud-Ouest. Côté carrière, il a démarré comme professionnel de volleyball de 2011 à 2017. A la fin de ses études en 2017, il intègre le Crédit Agricole Gestion Conseillée à Paris comme gérant de portefeuille actions, obligations et OPCVM.
Les marques ne sont pas les seules à se ruer dans le métavers. Les particuliers s'arrachent aussi des parcelles de terrain numérique pour y construire tout type d'actifs immobiliers.
Après les sujets métiers de la profession ce matin, cet après-midi est consacré au conseil financier et à la façon dont les CGP font évoluer les portefeuilles de leurs clients.,
La plateforme Enerfip a structuré ce premier produit pour le producteur d’énergies renouvelables Qair. Une émission privée avec capital et intérêts garantis par quatre banques.
L’ACPR a publié le 9 mai dernier une nouvelle recommandation, 2022-R-01, qui invite l’ensemble des professionnels de la banque et de l’assurance à mettre en place une organisation simple et efficace pour apporter aux réclamants une réponse claire et motivée le plus rapidement possible, et en tout état de cause dans un délai n’excédant pas deux mois, y compris lorsque le traitement des réclamations a été délégué.
Le gérant américain a pris une participation de 20% du gérant français. Apollo contribuera aussi pour un milliard d’euros aux prochaines levées de fonds.
L’association à but non lucrative Time for the planet a ouvert une collecte de 3 millions d’euros sur la plateforme Enerfip. Les souscripteurs ne recevront aucun dividende mais seront prioritaires pour monter au capital des sociétés financées en "pré-seed".
Novaxia change de dimension. Le spécialiste du recyclage urbain annonce avoir signé un partenariat avec Oxford Properties, bras armé immobilier du fonds de pension canadien Omers. Après des investissements réalisés en Amérique du Nord et en Grande-Bretagne, notamment, le géant immobilier (59 milliards de dollars d’euros sous gestion) veut déployer son portefeuille international dédié aux sciences de la vie sur le marché français. Il apporte un milliard d’euros, qui seront investis d’ici à 2024, auquel s’ajoute autant en dettes. Pour mettre en œuvre sa stratégie, il a choisi Novaxia, qui en 2019 remportait l’appel à projets pour la transformation d’une partie de l’ancien Hôtel-Dieu à Paris, qui accueillera, entre autres, un centre de biotechnologie. Si Oxford loue un pays toujours à la pointe de la R&D dans le secteur de la santé, la France a surtout tiré les leçons de la crise du Covid. En octobre dernier, le gouvernement lance «France 2030», un plan d’investissements de 30 milliards d’euros pour rendre plus indépendante sa production et fait des sciences de la vie une de ses priorités. «Depuis, le secteur est en pleine croissance, avec déjà 1,6 milliard d’euros d’investissements en capital-risque déployé à destination des start-up de la biotechnologie, souligne Joachim Azan, le président de Novaxia. Mais le territoire fait face à une pénurie d’actifs pour abriter ces activités.» Développement de laboratoires, centres de recherche, incubateurs, usines de production pour entreprises de biotechnologie… «Nous nous concentrons sur des actifs tertiaires, friches, entrepôts ou bureaux en vacance d’utilisateurs, implantés autour d’hôpitaux, d’universités ou d’instituts de recherche, afin de les réhabiliter en lieux d’innovation spécifiques, poursuit-il. Nous avons signé trois projets en Ile-de-France d’un montant de 400 millions d’euros et constitué un ‘pipeline’ d’une valeur d’un milliard d’euros.» Avec cette opération, Novaxia, qui commercialise des fonds patrimoniaux de recyclage urbain, entre dans l’univers institutionnel. Jusque-là essentiellement tourné vers la transformation de bureaux en immeubles de logements, le spécialiste de la réhabilitation s’ouvre aussi à une nouvelle classe d’actifs encore peu disputée sur le territoire. «D’un côté, nous touchons un grand institutionnel en devenant son partenaire sur ce secteur spécifique, de l’autre, nous co-investirons à ses côtés.» Un véhicule grand public sera lancé à l’automne.