Les conférences dédiées aux professionnels de la gestion de patrimoine demeurent l’endroit privilégié de l’échange des savoir-faire. Ces derniers temps, il peut arriver, préparation de la réforme de la fiscalité du patrimoine oblige, que le principe de l’égalité du citoyen devant les charges publiques soit brièvement étudié dans des propos introductifs. La démonstration est d’autant plus aisée qu’elle est généralement abrégée par le respect dû à un auditoire bienveillant. Ne conviendrait-il pas, dans un souci de pédagogie, d’évoquer la multiplicité des courants de pensée qui se sont saisis des réflexions portant sur la justice et l’égalité fiscale ? Pour mémoire, la justice doit être distributive pour certains, c’est-à-dire qu’elle doit correspondre à une répartition des richesses en fonction des mérites. Dans la mesure où des inégalités apparaissent au sein des sociétés, une autre approche, opposée à la première, assimile justice et égalité. Il en ressort que tous les contribuables doivent payer la même cotisation ou être taxés à un taux uniforme. Dans une conception redistributive, l’impôt devient progressif et il doit tenir compte de la capacité contributive des contribuables. Dans sa «Théorie de la justice», John Rawls a également proposé sa propre définition pour dépasser chacun de ces principes. Une relecture de ces courants de pensée serait sans doute bienvenue, sous peine de voir se répandre dans l’auditoire le sentiment que l’intervenant partage autant ses idées que ses propres limites.
Créée en 1975, la filiale de gestion immobilière du groupe UFG-LFP représente à ce jour près de 30% des encours gérés du marché des SCPI, soit 5,9 milliards d’euros. Une hégémonie incontestée depuis dix ans sur un secteur qui a vu sa capitalisation multipliée par 2,5 sur la période (lire p. 25), cette progression étant due à l’effet conjugué de la hausse de l’immobilier -tertiaire en particulier- et de la collecte.
Le projet est destiné à transformer l’agglomération parisienne en mégalopole internationale capable de rivaliser avec Londres ou New York - Au-delà de la création d’un nouveau réseau de transport, le Grand Paris constitue un immense chantier aux effets encore flous sur le patrimoine.
Le processus de décentralisation des pouvoirs en matière d’urbanisme initié dans les années 80 a abouti à transférer la compétence d’aménagement du territoire aux communes ou intercommunalités sous réserve que celles-ci respectent un certain nombre de mécanismes centralisateurs en leur confiant des instruments de planification (plan local d’urbanisme ou PLU, plan local d’habitat ou PLH, carte communale), d’aménagement opérationnel et d’acquisitions foncières. Ainsi, les collectivités ont la responsabilité de la maîtrise foncière. Elles peuvent intervenir sur le marché en tant qu’acheteur ou vendeur simple mais aussi avec des outils qui leur sont alloués tels que le droit de préemption -lorsque le propriétaire souhaite vendre, la commune, invoquant l’intérêt général, peut acquérir le terrain ou le bien prioritairement à tout autre acheteur. Elles décident également de la délivrance ou du refus d’un permis de construire.
- Le projet du Grand Paris est l’occasion de revoir l’organisation de l’aménagement de la région, de libérer du foncier, et donc de faire redescendre la pression exercée actuellement sur les prix.
Le plan d’action pour les services financiers de 2000-2005 a été le cadre d’un foisonnement de textes visant à créer un marché paneuropéen des produits et services financiers», rappelle Bertrand Bréhier, responsable adjoint du pôle réglementation bancaire et financière à la Société Générale.
Pascale Baussant a toujours milité pour les indépendants. Après avoir exercé chez Cyrus Conseil et Fleury Gard Ringrave, l’ancienne vice-présidente de Finindep a ensuite décidé d’ouvrir sa propre structure en 2002: Baussant Conseil. C’est dans cette optique de renouveau qu’elle a également créé, en 2009, le Club d’entrepreneurs CGPI.
S’adaptant au développement et à l’évolution des métiers de la sphère patrimoniale, l’offre de formation a, elle aussi, évoluée de manière importante depuis dix ans.
La loi portant Réforme des retraites, adoptée à l’automne dernier, sept ans après une loi homonyme, va-t-elle contribuer à un véritable développement de l’épargne salariale et retraite en France ? Va-t-elle permettre de doper les encours qui pèsent encore dix fois moins que ceux de l’assurance vie? Les professionnels du secteur l’espèrent, eux qui aspirent désormais à une pause législative -une douzaine de lois ayant modifié la matière ces dix dernières années- tout en étant les premiers à réclamer sans cesse de nouvelles évolutions. Une chose est sûre, le public est désormais sensible à la problématique de la retraite. C’est en tout cas ce que révèlent les très nombreuses expressions d’opinions publiées avant, pendant et après les débats parlementaires. Remercions ainsi les compagnies d’assurances, les banques et les organismes de sondage qui nous éclairent enfin sur les aspirations des Français en la matière. Les différentes études disent toutes la même chose. Elles nous apprennent, -ô surprise!- que les jeunes générations comptent moins sur l’Etat pour assurer leur retraite que leurs aînés ne le faisaient; et que leur première motivation pour épargner est la dégradation des systèmes de retraite. Mais surtout, ces sondages nous enseignent que l’augmentation de l’âge légal de départ à la retraite est soutenue pas les seniors alors qu’elle est farouchement rejetée par les jeunes. Belle preuve, s’il en est, de la solidarité intergénérationnelle, socle de notre système par répartition.
Pour les professionnels du patrimoine, le droit de la famille recouvre les règles relatives au couple, aux personnes vulnérables et à la transmission familiale. A l’instar d’autres branches du droit, cette législation s’est fortement contractualisée dans les dix ans passés, laissant davantage place à la volonté des intéressés dans la gestion de leurs affaires familiales. Certains procédés conventionnels ont marqué plus que d’autres la décennie.
Les récentes avancées réglementaires (lire l’encadré) réjouissent Serge Anouchian, expert-comptable associé du cabinet Gifec, qui, dès son installation en 1989, s’est passionné pour l’accompagnement global du chef d’entreprise, comprenant rapidement l’opportunité que lui confère en la matière la relation particulière qu’il entretient avec ses clients. «L’expert-comptable jouit d’une fidélité très importante de la part de ses clients. De plus, il a la chance de les rencontrer plusieurs fois par an à leur initiative, notamment à l’occasion de l’établissement du bilan et des déclaration fiscales d’impôt sur le revenu et d’impôt de solidarité sur la fortune», observe Serge Anouchian.
Le conseiller patrimonial aime à se comparer à un médecin, garant de la bonne santé financière de son patient: l’épargnant. C’est la raison pour laquelle, il peut lui arriver de prescrire un produit dont le couple bénéfices/risques est mal appréhendé. Tel un produit structuré complexe. La faute peut-être aux mémos tout spécialement rédigés à leur attention par les fournisseurs, à la fois engageants et séduisants, davantage même que les documents commerciaux remis aux investisseurs. A cela s’ajoutent parfois des avantages en nature…
Longtemps enfermée dans une réglementation stricte, la profession d’expert-comptable a connu ces dernières années, et particulièrement en 2010, plusieurs évolutions majeures (1). Nouveau code de déontologie autorisant depuis fin 2007 la communication individuelle, accord du 26 mai 2010 avec les avocats, loi du 23 juillet 2010 élargissant le périmètre d’activité de la profession aux actes de commerce à titre accessoire et consacrant l’approche du particulier, projet de loi d’interprofessionnalité capitalistique avec les professions juridiques, autant d’avancées qui devraient permettre à la profession de pénétrer un peu plus la sphère du conseil patrimonial.
L’article L. 132-5-1 du Code des assurances, qui s’en souciait il y a dix ans? Et pourtant, c’est à cette époque qu’a débuté le contentieux sur la renonciation au contrat d’assurance vie, porté par les avocats Nicolas Lecoq-Vallon et Hélène Feron-Poloni. «Au départ, les premiers dossiers concernaient des monosupports pour lesquels les assurés contestaient leur information sur les précomptes de frais. Puis sont arrivées les réclamations sur les multisuppports après la chute des marchés financiers en 2000-2001. A cette époque, les assurés se plaignaient parce qu’ils enregistraient des pertes de seulement 10%»,se souviennent les avocats. «Ces premiers dossiers faisaient, entre autres, ressortir un manquement à l’article A. 132-5 relatif au caractère très apparent de la mention sur le risque», poursuivent les deux défenseurs des assurés.
Du besoin d’isoler à celui de réfrigérer, la question énergétique n’a cessé de préoccuper depuis le premier choc pétrolier de 1973. Depuis plus de 35 ans se succèdent différentes réglementations thermiques qui contraignent l’écriture architecturale à s’adapter: entre la prise en compte des apports solaires dans les années 80 et la conception bioclimatique des logements et bureaux d’aujourd’hui, le secteur du bâtiment suit les tendances, coud, découd parfois, mais innove aussi. Et l’immobilier neuf de voir ses modes de construction évoluer. Entre les deux dernières réglementations thermiques, les critères de consommation énergétique ont été grandement resserrés, divisés par trois. Un important défi à relever pour les acteurs du bâtiment.
De la directive Marché d’instruments financiers (MIF) à la mise en place de l’Autorité de contrôle prudentiel, du krach des valeurs technologiques à la crise des dettes souveraines, du 11 septembre 2001 à l’affaire Madoff, voici, parmi tant d’autres, quelques événements majeurs ayant ponctué cette décennie durant laquelle L’Agefi Actifs est né.
Dès son premier numéro et pendant plusieurs mois, L'Agefi Actifs a demandé à des professionnels du patrimoine de se projeter dans l'avenir à dix ans de leur métier - Ils confrontent leurs prévisions exprimées alors dans la rubrique «2011 Odysée des métiers», très souvent fort pertinentes, aux évolutions réelles constatées.
PAR Bernard Camblain, vice-président du conseil de surveillance, Meeschaert Family Office, administrateur président d'honneur de l'Association Française du Family Office (Affo).