Chinese management firms are increasingly making efforts to use the UCITS vehicle as a means to distribute their products in Europe, according to the Luxembourg law firm Arendt & Medernach, in an interview with Asian Investor. Several European UCITS-compliant funds will soon be launched by major Chinese management firms, says Stéphane Karolczuk, head of the Hong Kong office of Arendt & Medernach.
Le groupe britannique Evolution Group vient de signer, via sa filiale de gestion privée William de Broë, l’acquisition de l’ancienne Fortis Private Investment Management, renommée BNP Paribas Private Investment Management à BNP Paribas Wealth Management. Le rachat, d’un montant de 25 millioins de livres selon le Financial Times, est soumis à l’agrément de la Financial Services Authority. BNP PIM couvre une activité de gestion privée pour des clients britanniques avec une équipe à Londres, un petit département de dérivés et du courtage aux Etats-Unis. Son rachat va se traduire par un transfert de 1,8 milliard de livres d’actifs à Williams de Broë. Cela porte ses encours à 7,8 milliards de livres.Cette transaction intervient alors qu’Evolution est la cible d’une acquisition par Investec.
In an interview with Les Echos, Edouard Vieillefond, vice president of the French financial market regulator, the Autorité des marchés financiers (AMF), discusses the risks presented by tracker funds, and says that the AMF is working “with an approach that prioritises prevention and consciousness-raising about the risks presented by market actors.” As the structuring of funds will become more international in nature with the passage of the UCITS IV directive, “we will concentrate on monitoring sales documents, ensuring that the risks presented by various asset classes are stated clearly: ETF, ETC (“exchange-traded commodities”), ETN (“exchange-traded notes”), ertc. Although ETFs fall under the UCITS regulations, other ETP (“exchange-traded products”) are regulated the Prospectus directive, whose structuring rules are less strict. This clarification is particularly necessary for individual investors, in a market which had previously been limited to qualified institutional investors.” Vieillefond adds that the international organisation of securities commissions (IOSCO) and the European Securities and Markets Authority (ESMA) are considering a “label for the ETF subcategory within the ETP class, which would better differentiate it from other ETPs.”
David Steyn, the new CEO of the European arm of AllianceBernstein, has a good deal of work on his plate. Assets under management for British pension funds fell by 24.3%, to GBP10bn, in 2010, according to Ftfm. Globally, assets under management by the management firm have slid from USD801bn in 2007 to USD461bn as of June. “The top priority for the group worldwide is to improve the performance of large cap equities,” says Steyn, in an interview with FTfm.
Une filiale du groupe du milliardaire américain Warren Buffett a offert 3,25Mds de dollars pour racheter le réassureur américain Transatlantic Holdings, a annoncé dimanche 7 août la société ciblée. « Transatlantic a reçu une offre de National Indemnity Company, membre du groupe de sociétés d’assurance de Berkshire Hathaway, en vue d’acquérir la totalité des actions ordinaires de Transatlantic pour 52 dollars l’action », a indiqué l’assureur dans un communiqué. Cette offre, qui valorise Transatlantic à 3,25Mds, comporte une prime de 15% par rapport au cours de clôture de l’action vendredi à la Bourse de New York. Concurrence Transatlantic était déjà la cible de deux offres. En juin, le suisse Allied World Assurance Company Holdings avait lancé une offre publique d'échange (0,88 action pour une action Transatlantic) acceptée par le conseil d’administration. Puis en juillet, le bermudien Validus avait surenchéri, proposant un échange d’actions (1,5564 action pour une action Transtlantic) plus du numéraire (8 dollars). Transatlantic, qui considère l’offre de Validus comme hostile, a maintenant jusqu'à lundi 8 août au soir pour se prononcer sur celle de National Indemity. Validus versus Berkshire Hathaway Validus a défendu son offre, affirmant dans un communiqué qu’elle offrait aux actionnaires « l’occasion d’obtenir une participation dans la création de valeur considérable à long terme de la société fusionnée », tandis que celle de M. Buffett était à « prix fixe ». Transatlantic a accusé au premier semestre une perte nette de 109M de dollars, due aux coûts de deux séismes, en Nouvelle-Zélande le 22 février et au Japon le 11 mars. La dernière acquisition de Berkshire Hathaway remonte à juin, avec le rachat du chimiste américain Lubrizol pour 9,7Mds de dollars.
Quelques jours après sa mise sous surveillance négative, Moody’s a abaissé la note de la dette de Lafarge dans la catégorie spéculative, à Ba1. Sa décision intervient cinq mois après une dégradation similaire de S&P. L’agence explique que «la tendance négative [des résultats] s’est accélérée au deuxième trimestre.»
L’assureur italien Generali a accusé une baisse de 7,7% de son bénéfice net au premier semestre à 805,5M d’euros à cause de la dépréciation de ses obligations grecques et de sa part dans la holding de Telecom Italia. Le groupe a en effet dévalué la valeur de ses obligations grecques arrivant à échéance d’ici 2020 pour un montant de 140M d’euros en raison de sa participation au plan d’aide à Athènes. Generali a également dévalué pour un montant de 143M d’euros sa participation dans Telco, la holding de contrôle de Telecom Italia, en raison de la baisse du cours de Bourse du groupe de télécommunications. Sans ces dépréciations, l’assureur indique que son bénéfice net aurait progressé de 24,7% à 1,089Md. Le résultat opérationnel du groupe a progressé de son côté de 12,7% à 2,408Mds d’euros tandis que les primes ont en revanche diminué de 6% à 35,85Mds. Au chapitre des perspectives, le directeur général Giovanni Perissinotto a confirmé que le groupe misait toujours sur un résultat opérationnel compris entre 4 et 4,7Mds d’euros sur l’ensemble de l’année.
Le géant allemand de l’assurance Allianz enregistre une dégringolade de son bénéfice net de 7% au deuxième trimestre à 1,07Mds d’euros. En cause : la dépréciation de titres de dettes grecs pour plus de 300M d’euros. Le bénéfice d’exploitation du groupe a atteint 2,3Mds d’euros, selon les chiffres publiés vendredi. Un chiffre stable par rapport à l’an dernier et supérieur aux attentes qui tablaient sur 2,14Mds d’euros selon les analystes interrogés par Dow Jones Newswires. Comme prévu également, le chiffre d’affaires a reculé de 3,2% à 24,6Mds d’euros. Le patron d’Allianz, Michael Diekmann, a pourtant fait état par communiqué de résultats « étonnamment solides au vu de la multiplication des catastrophes naturelles, des incertitudes sur les marchés de capitaux, des fluctuations des taux de change, sans oublier la dépréciation de nos obligations grecques en portefeuille. » Impact de 326M d’euros sur le résultat net En effet, le groupe, de même que le réassureur Munich Re, a déprécié ses actifs grecs à leur valeur de marché actuelle, c’est-à-dire environ la moitié de leur valeur nominale. Une charge brute de 644M d’euros, en partie imputée à ses clients, tandis qu’une autre partie lui donne droit à un remboursement d’impôts et au final, l’impact sur son résultat net est de 326M d’euros. 8Mds d’euro de bénéfice d’exploitation pour 2011 La division assurance-vie et santé, en recul de 8% de son CA et de 18% de son bénéfice d’exploitation, a souffert de la comparaison avec un très bon deuxième trimestre 2010 et est « revenue à la normale », selon le groupe. C’est aussi dans ce segment qu’a été comptabilisée la dépréciation des actifs grecs. Les deux autres divisions, l’assurance dommages et accidents et la gestion de portefeuille, ont publié des résultats en hausse, notamment grâce à des hausses de tarifs pour la première. Pour les prévisions, le patron M. Diekmann espère atteindre les 8Mds d’euros de bénéfice d’exploitation pour cette année, à 500M près.
Le bénéfice net de Groupama SA a atteint 147M d’euros au premier semestre 2011, en hausse de 16%. L’assureur mutualiste affiche ce résultat « encourageant » malgré sa participation au plan d’aide à la Grèce, pour une charge nette de 84M d’euros. La marge de solvabilité du groupe reste stable à 130%. Lors de la présentation de ces résultats jeudi 4 août, « la solidité du groupe » a été mise en avant, compte tenu du contexte économique et financier « difficile », selon les termes de Christian Collin, directeur général finances et risques, rapportés par l’AFP. En première ligne, c’est l’exposition à la dette grecque qui est concernée. Une exposition nette de 540M d’euros pour Groupama SA. Le groupe a décidé participer au plan de soutien de la Grèce.« Nous avons ainsi provisionné 21% des obligations grecques qui arrivent à maturité en 2020 et dans les années antérieures à 2020 », a déclaré Christian Collin dans une interview vidéo à Euro Business Media. Une charge nette de 84M d’euros Soit une charge nette de 84M d’euros dans les comptes consolidés du groupe pour le semestre, et de 88M d’euros au niveau de l’ensemble du groupe. Il s’agit de dettes à maturité « relativement courtes » (à échéance du 1er janvier 2021). « Ce sont les sociétés d’assurance-non vie qui sont porteuses de ces dettes et par conséquent, la part attribuée à la participation au bénéfice est très, très, très limitée » a-t-il assuré à l’AFP. Parmi les quatre options possibles du plan d’aide à la Grèce (qui incluent toutes une décote de 21% de la valeur comptable des obligations grecques), Groupama n’a pas encore fait son choix. « Il faut analyser les conséquences comptables, les conséquences fiscales d’ailleurs, au niveau consolidé du groupe aussi au niveau des comptes sociaux des entreprises qui portent ces dettes », a déclaré M. Collin à l’AFP. Quant à l’Italie et l’Espagne, le dirigeant a exclu « un défaut » de leur part et ne voit pas de raison de faire des provisions sur ces dettes souveraines. Un ROE de 183M d’euros Côté chiffres, le résultat net assurance en France s'élève à 194M d’euros après provision pour dépréciation durable liée à la Grèce. Cela représente une hausse de près de 30% par rapport au premier semestre 2010 (150M). Sans tenir compte de la provision sur la Grèce, le même résultat est de 237M, selon l’AFP. Le résultat opérationnel économique (ROE) s'établit à 183M d’euros. En France, le ROE en assurance de biens et responsabilité redevient positif à 37M d’euros, contre -39M au premier semestre 2010. Le ratio combiné net est de à 101,8% contre 108,3% au 30 juin 2010 (dont 6,7 points dus à la tempête Xynthia en 2010 et 2,4 points dus à la sécheresse en France). La progression est encore plus visible pour le ratio combiné en assurance de biens et de responsabilité: « Il s'établit à 99,6%, en baisse de 5 points du fait d’une meilleure maîtrise de la sinistralité » a précisé M. Collin à Euro business Media. Un chiffre d’affaires en baisse Le chiffre d’affaires au 30 juin 2011 s'élève quant à lui à 8,4Mds d’euros soit une baisse de 2,5% à périmètre et change constants. Il s'élève à 11,2Mds d’euros en incluant l’ensemble des activités des caisses régionales, soit une baisse de 0,9%, à périmètre et change constants. « Dans le domaine des assurances de la personne, dans le domaine de l’assurance vie, notre chiffre d’affaires est en repli de -11% conformément à l'évolution du marché qui fait face à des incertitudes de nature fiscale, financière, qui affectent le secteur de l'épargne » a signalé M.Collin à Euro business media. Quant aux capitaux propres consolidés, ils sont « stables » par rapport au 31 décembre 2010, à 4,3Mds d’euros. Maîtriser les frais et améliorer la rentabilité Christian Collin a assuré que Groupama veillait à la maîtrise de ses frais généraux et à l’accélération de la rentabilité de ses principales filiales. Il a rappelé la cession récente, le 2 août, des activités santé de Groupama au Royaume-Uni. « Nous travaillons également sur la fusion de Gan Eurocourtage avec Groupama Transport dans une logique de rationalisation de ces activités. » De même, il a évoqué le rapprochement entre les filiales portugaises et espagnoles en assurance dommage, ainsi qu’entre les activités en Slovaquie et en Hongrie. « Enfin sur Gan Assurances nous avons un projet actuellement en cours qui consiste à regrouper des sites de gestion pour des raisons d’efficacité mais également pour favoriser le positionnement de cette entreprise sur sa clientèle de professionnels et des entreprises », a déclaré M.Collin à Euro Business Media. Favoriser la croissance Groupama SA n’oublie pas la croissance. « Nous concentrons tous nos efforts pour soutenir notre activité et notre croissance organique au profit de tous les réseaux de distribution du Groupe et aussi par Internet », a assuré M.Collin. Il compte notamment sur le succès d’Amaguiz : « Fin juin, Amaguiz a un an d’avance sur son business plan avec 95.000 contrats automobile en portefeuille et 25.000 contrats habitation ; d’ailleurs Amaguiz lancera à l’automne je pense une offre Santé sur son site. »
Chiffre d’affaires net total consolidé à 3,5 milliards d'€ au 30 juin 2011 (30/06/10 : 3,8 milliards d'€). Progression significative du résultat opérationnel IFRS à 246 millions d'€ au 30 juin 2011 (30/06/10 : 152 millions d'€) reflétant la robustesse du modèle économique d’Aviva France après trois années de forte volatilité des marchés financiers et l’absence de sinistres climatiques en dommages. Assurance-vie et épargne à long terme Les affaires nouvelles vie, épargne et retraite, en primes brutes émises, sont en recul de 16% à 2,4 milliards d'€ au 30 juin 2011 (30/06/2010 : 2,9 milliards d'€) dans un marché en baisse de 12%. Cette diminution globale s’explique par le recul marqué de la collecte Afer qui s'établi à 1 milliard d'€ au premier semestre 2011 alors qu’elle avait connu une croissance importante et atypique (+31%) au premier semestre 2010. A l’inverse Antarius (joint-venture Crédit du Nord / Aviva) a enregistré une hausse de 21% à 821 millions d'€ au 30 juin 2011. Le premier semestre 2011 connaît une moindre attractivité des fonds en euros en raison de la baisse des taux servis à la fin 2010 et des incertitudes qui ont pesé autour de la fiscalité de l’assurance vie. Dans cet environnement difficile, le modèle de multidistribution qui caractérise Aviva démontre une nouvelle fois sa pertinence à travers le dynamisme de l’activité d’Antarius au 1er semestre 2011. Les affaires nouvelles vie, épargne et retraite, en PVNBP1, sont en diminution de 17%, à 2,7 milliards d'€ au 30 juin 2011 (30/06/2010 : 3,2 milliards d'€). Aviva France enregistre également une hausse significative de la part des unités de compte dans sa collecte, à 19% au 30 juin 2011 (30/06/10 : 14%). Assurances dommages et santé : maintien à un niveau de performance solide du ratio combiné Chiffre d’affaires net en hausse de 3,5%, à 671 millions d'€ au 30 juin 2011 (30/06/10 : 649 millions d'€) Ratio combiné à 93,1% (2) au 30 juin 2011, en très nette amélioration grâce au maintien d’une forte discipline de souscription et à l’absence de sinistres climatiques au cours du premier semestre 2011. (1) PVNBP (Present Value if New Business Premiums) : valeur actualisée et annualisée des affaires nouvelles selon les principes du MCEV (Market Consistent Embedded Value) appliquée par le CFO Forum (2) Ratio coût des sinistres sur primes acquises + commissions et frais sur primes émises.
Le bancassureur néerlandais ING a publié jeudi 4 août pour le deuxième trimestre 2011 un bénéfice net en hausse de 24,4% en glissement annuel. Une hausse affichée malgré des provisions pour une valeur totale de 310M d’euros liées au plan d’aide à la Grèce. Le bénéfice net s’est établi à 1,51Md d’euros, un résultat supérieur aux attentes du marché, les analystes interrogés par l’agence Dow Jones Newswires ayant tablé sur un bénéfice net de 1,44Md d’euros. La plupart des analystes n’avaient pourtant pas pris en compte dans le calcul de leurs prévisions d'éventuelles provisions liées au plan d’aide à la Grèce. 123M d’euros dans la branche assurance pour la Grèce Le bancassureur néerlandais a indiqué dans un communiqué avoir provisionné 187M d’euros dans sa branche bancaire et 123M d’euros dans sa branche assurance en raison de dépréciations passées sur les titres d’Etat grecs. Le nouveau plan de sauvetage de la Grèce, mis au point lors d’un sommet d’urgence de la zone euro à Bruxelles le 21 juillet, prévoit une aide globale de près de 160Mds d’euros en provenance de l’Union monétaire, du Fonds monétaire international et des créanciers privés d’Athènes (banques, assurances, fonds de pension). Dans le cadre de ce plan, un menu a été retenu proposant aux créanciers privés quatre options incluant toutes une décote équivalente à 21% de la valeur comptable des obligations grecques. Une exposition brute de 1,2Md d’euros à la dette grecque L’exposition d’ING à la dette grecque au 30 juin 2011 était de 1,2Md d’euros, a indiqué à l’AFP Frans Middendorf, un porte- parole du groupe. Les performances d’ING au deuxième trimestre se sont particulièrement améliorées au sein de sa branche assurance, qui a enregistré un bénéfice opérationnel de 690M d’euros, contre 378M d’euros un an plus tôt à la même période. Vers une banque et un assureur indépendants « ING a franchi une étape importante au deuxième trimestre alors que nous travaillons à la séparation du groupe et à l'établissement de deux sociétés, une banque et un assureur, indépendantes », a par ailleurs assuré Jan Hommen, le directeur exécutif du groupe, cité dans le communiqué. Le bancassureur avait reçu en octobre 2008, lors de la crise financière, une injection de capital de 10Mds d’euros de la part de l’Etat néerlandais. La Commission européenne avait plus tard, dans le cadre de cette aide, exigé des restructurations au sein du groupe. Le groupe néerlandais a annoncé dernièrement la vente de plusieurs filiales, dont la banque en ligne américaine ING Direct, sa branche assurance latino-américaine, ses activités de leasing automobile et ses activités de gestion d’actifs en Australie. ING se prépare à deux entrées en bourse Le directeur exécutif a en outre rappelé jeudi qu’ING se prépare à deux entrées en Bourse, une aux Etats-Unis et une dans la zone Europe/Asie, prévues dans sa branche assurance dans le cadre d’une future vente de celle-ci. En raison notamment d’un « environnement économique incertain » et de la priorité d’ING, qui est le remboursement de l’Etat néerlandais d’ici à mai 2012, le groupe a annoncé qu’il ne verserait pas d’acompte sur dividende à ses actionnaires en 2011. « Nous allons renforcer notre vigilance en ce qui concerne les coûts en nous concentrant sur des améliorations structurelles », a précisé M. Hommen.
Le numéro un mondial de la réassurance Munich Re a annoncé jeudi pour le deuxième trimestre un bénéfice net de 736M d’euros en hausse de 3,8% sur un an, malgré une charge liée à la crise de la dette grecque, et confirmé sa prévision d’un bénéfice net annuel. Le bénéfice net de Munich Re a largement dépassé la prévision de 650M d’euros du consensus d’analystes établi par l’agence Dow Jones Newswires. En cause : une charge fiscale réduite de 61,8% par rapport à l’an dernier accompagné d’une accalmie sur le front des catastrophes naturelles. Le groupe a indiqué dans un communiqué que « dans un souci de clarté » il avait corrigé la valeur comptable de ses obligations grecques pour l’aligner sur le niveau du marché tel qu’au 30 juin 2011. Munich Re précise qu’il lui en a coûté au total 703M d’euros et que cette charge avait amputé son bénéfice net de 125M d’euros. Le groupe a également précisé que les titres grecs, irlandais et portugais ne représentaient que 4% de son portefeuille d’obligations publiques, dont le montant total dépasse 70Mds d’euros. Catastrophe naturelle : « la pire année de l’histoire » Au niveau de ses activités de réassurance, Munich Re a d’ores et déjà élu 2011 la « pire année de l’histoire » en termes de pertes financières dues à des catastrophes naturelles, au premier rang desquelles les tremblements de terre et tsunami au Japon. Le deuxième trimestre a marqué pour le groupe un retour à la normale et conclu sur une perte de près d'1Md d’euros. Munich Re a indiqué qu’il tablait toujours sur un résultat net positif pour l’ensemble de l’année, à condition que les catastrophes naturelles au cours des mois à venir « ne dépassent pas de manière notable l’ampleur prévue. » Primes En termes d’entrées de primes brutes, au deuxième trimestre, les entrées de primes brutes de Munich Re, toutes activités confondues, ont atteint 11,9Mds d’euros. Soit une hausse de 9,2% sur un an. Le groupe attend toujours un montant de 26Mds d’euros dans la réassurance, et d’entre 17 et 18Mds d’euros pour l’assurance directe. Assurance directe Le patron de Munich Re Nikolaus von Bomhard a profité de la publication des résultats pour vanter dans un communiqué le « modèle intégré » du groupe, combinant réassurance et assurance directe : « L’assurance directe est une source de revenus stable qui permet de compenser d'éventuels charges importantes dans la réassurance à cause de catastrophes naturelles ou industrielles. » La filiale d’assurance directe de Munich Re, Ergo, lui fait une très mauvaise publicité en raison d’un scandale ayant éclaté cette année autour d’un « séminaire de motivation à Budapest », en réalité l’organisation en 2007 d’une orgie avec des prostituées pour certains commerciaux. L’image d’Ergo a aussi souffert de révélations sur des pratiques commerciales douteuses.
Si la réforme des fonds monétaires est, dans l'ensemble bien accueillie par les investisseurs, certains de ses aspects comme la performance ou le recours au rating laissent les trésoriers perplexes.
Les céréaliers s’attendaient à une catastrophe après des semaines de sécheresse, mais les récoltes ont bénéficié du retour de la pluie et le tableau s’annonce moins noir qu’envisagé en mai, a indiqué lundi à l’AFP Stéphane Gin, directeur Assurance agricole de l’assureur Groupama. « Le tableau est, pour les céréales à paille, beaucoup moins noir que celui qu’on aurait pu imaginer au mois de mai », a déclaré le responsable de Groupama, premier assureur de l’agriculture française. Toutefois, « les sinistres sont importants, il reste des régions confrontées à une réalité de sinistres », a-t-il ajouté. « Pour les orges, les rendements sont à la baisse de façon significative, avec des pertes de 20% à 30% en moyenne ». Malgré la sécheresse de ce printemps, les grandes cultures, à l’exception de l’orge, devraient atteindre des rendements meilleurs que prévu. « Il y a eu pas mal de récupérations après le mois de mai » grâce à la pluie qui a toutefois provoqué des retards de moisson, notamment pour le blé, a indiqué M. Gin. La production de blé en baisse de 10% La production de blé -la France est numéro un européen- connaît « une baisse des rendements de l’ordre de 10% », a-t-il estimé. Elle devrait dépasser les 32 millions de tonnes, soit bien plus que la récolte de 2003, année de la canicule (à peine plus de 29 millions de tonnes), a annoncé récemment FranceAgrimer. Selon l’assureur, s’il y a eu « moins d'épis au mètre carré, cela a été compensé par (...) des grains formés qui se sont bien remplis et la quantité en hausse des épillets ». « Une charge de sinistre importante » Groupama revendique entre 90 et 95% des contrats du segment de l’assurance multirisques climatiques sur récoltes, soit plus de 61.000 polices. Selon M. Gin, une police sur deux (26.000 déclarations enregistrées jusqu'à présent) fait cette année l’objet d’une déclaration de sinistre du fait de la sécheresse, « alors que normalement c’est une sur trois ». Ces déclarations « vont donner droit pour la majorité d’entre elles à des indemnités », a-t-il souligné. « Actuellement, la vision n’est pas catastrophique pour l'équilibre de nos portefeuilles même si une charge sinistres importante pèsera » sur le groupe qui avait néanmoins anticipé la tendance avec ses modélisations, a estimé l’assureur.
Dans une interview au Financial Times Fund Management, Charles Prideaux, responsable de l’activité institutionnelle Europe, Moyen-Orient et Afrique de BlackRock, indique qu’il entrevoit des opportunités de croissance en Europe continentale, notamment sur les marchés nordiques, en Suisse et en France. «Par le passé, dans ces pays, beaucoup de choses étaient faites en interne mais maintenant la notion d’externalisation commence à gagner un peu plus de crédibilité», explique-t-il.
Le contrat d’assurance-vie peut être souscrit en unités de compte ou en euros. Le contrat en euros est l’investissement le plus sûr. En effet, l’assureur est tenu, au terme du contrat, de rembourser le montant des primes nettes, qu’il aura lui-même investies dans des placements sans risque, auxquelles s’ajoutent les produits capitalisés. Le rendement de l'épargne est notamment assuré par un taux d’intérêt minimum plafonné. Or, cette notion a évolué, entraînant souvent des conséquences préjudiciables à l’assuré. Jusqu’en 1995, la quasi-totalité des contrats d’assurance-vie prévoyait un taux de revalorisation garanti des fonds en euros d’au moins 4,5 %. Mais, après l’introduction de nouvelles règles européennes en 1995 plafonnant ce taux à 3,5 %, beaucoup d’assureurs ont remis en cause leurs engagements et revu à la baisse leur garantie en diminuant le taux minimum garanti quelle que soit la date du versement des primes. Cette évolution cause un préjudice aux assurés qui avaient adhéré (contrat collectif) ou souscrit (contrat individuel) un contrat d’assurance-vie avant 1995. Ces épargnants ont-ils définitivement perdu l’avantage que leur procurait le taux minimum garanti de 4,50 % ? La réponse est non. Un arrêt de la Cour de Cassation rendu le 3 février 2011 confirme que l’annulation de cette garantie au taux de 4,5 % dans ces types de contrat est illégale. Tout assuré ayant souscrit un contrat d’assurance vie en euros, qui s’estime lésé après avoir constaté que le taux servi est inférieur au taux initial prévu lors de la signature du contrat avec son assureur, peut demander que soit maintenu le taux de 4,5 % pour toutes les sommes versées avant le 1er juin 1995 et pour tous les versements programmés mis en place avant cette même date.