Selon nos sources, Vincent Loizeil diplômé de l’ESC Toulouse, responsable Comptabilité et Finances a quitté la Société mutuelle d’assurance des collectivités locales (SMACL) le 11 août 2012. Il n’est pour l’instant pas remplacé. Pour rappel, la SMACL gère 383 millions d’euros et assure près d’une collectivité territoriale sur trois, dont 90 % des villes de 40 000 à 100 000 habitants et 74 % des villes de 15 000 à 40 000 habitants.
Principales conclusions : Les conseillers et leurs clients face à la crise Si près de 33% des conseillers interrogés anticipent une bonne, voire, une excellente année et 39% une année neutre, les anticipations de développement des cabinets de conseil face à la crise présentent une forte dichotomie entre ceux qui voient la crise comme une source d’opportunités (et budgètent une croissance forte) et ceux qui s’attendent à une année noire. La taille, les domaines d’expertise, les moyens humains et techniques et la localisation semblent expliquer ces différents impacts face à la crise. Le principal risque mis en avant par les conseillers pour leur propre activité pour fin 2012/2013 est en premier lieu le risque réglementaire (27,5%), suivi de près par le risque lié à l'évolution de la fiscalité, des risques « subis » qui s’imposent à eux. Ils sont en revanche assez sereins en relatif quant à la santé financière de leurs clients et à l'évolution des marchés sur lesquels ils peuvent un peu plus agir en orientant les choix d’investissement de leurs clients. En excluant le risque réglementaire, les conseillers estiment que l’environnement pourrait s’avérer assez propice pour la profession dans les mois à venir. En effet la fiscalité, qui est un thème fort en cette fin d’année, est considérée par les conseillers comme la principale opportunité (33,97%) car elle reste un excellent terreau pour des experts financiers. Plus des ¾ des conseillers (76,3%) pensent que leurs clients seront d’ici fin de l’année 2012 ou début 2013 plus méfiants, plus prudents et plus conservateurs que d’habitude, et ce, en raison des incertitudes macro et micro-économiques. En conséquence, ils se tournent d’avantage vers des produits plus prudents et moins risqués. Les solutions privilégiées : Dans ce contexte, la majorité des conseillers comptent principalement orienter leurs clients vers des solutions plus flexibles et adaptables (54,2%). Ils sont près de 40% à vouloir proposer des solutions plus prudentes que par le passé. Le challenge des CIF réside dans leur capacité à répondre à 3 contraintes : 1) Affronter une conjoncture difficile en Europe, 2) Répondre aux attentes des clients vers plus de prudence, 3) Proposer des solutions rémunératrices et délivrer un rendement suffisant pour compenser l’inflation à moyen terme. En réponse, ils comptent majoritairement privilégier 2 outils de gestion qui représentent les ¾ des solutions : l’Assurance Vie - Contrats en euros et contrats en UC (37,5%) et l’Immobilier - Papier et Pierre (36,9%). La part totale consacrée aux OPCVM (en direct et en indirect via des contrats en UC) atteint environ 37% des solutions proposées par les CIF. En dehors du fonds en euros et de l’immobilier, les classes d’actifs privilégiées par les conseillers pour fin 2012/2013 seront principalement liées au thème du rendement (Crédit, High Yield, Convertibles...), des pays émergents (Actions et Dette) et à la défiscalisation (FCPI, FIP...). Les stratégies de taux dites « sans risque » sont délaissées en raison du niveau historiquement faible des rendements et les actions des pays développées sont peu prisées par les conseillers (7%). « 1500 conseillers anticipent une mauvaise année Même si la grande majorité des Conseillers en Investissements Financiers n’anticipe pas d’impact majeur sur leurs propres activités en raison de la crise et semble plutôt confiante en cette fin d’année, il convient de noter cependant que 1 conseiller sur 5 anticipe une mauvaise année, soit près de 1500 conseillers au total sur les 7500 recensés. Parmi ceux-ci, plus de 5% prévoient même une année noire avec un très fort ralentissement de leur activité. Dans la balance des opportunités et des risques, le gros nuage de ces prochains mois reste la réglementation qui peut jouer contre la profession selon les CIF interrogés. En revanche, les questions des clients sur les évolutions de la fiscalité ou sur les mouvements des marchés financiers sont identifiés comme des sources d’opportunités pour les conseillers à moyen terme. » Jean-François Bay, Directeur général de Morningstar France.
Selon nos informations, Jean W. Wiesel a fait valoir ses droits à la retraite au 1er janvier 2012. Il quitte donc son poste de bâtonnier de l’Ordre de Strasbourg ainsi que de la CARPA. Armand Max, 56 ans, diplômé de droit à la faculté de Strasbourg, son successeur élu, aura la charge de gérer les 29 millions d’euros de fonds par an, dont plus de six millions sont placés grâce à leur intermédiaire financier.
BNP Paribas envisage de se redéployer en Asie dans la gestion d’actifs et aux Etats-Unis dans la banque privée une fois qu’un cadre réglementaire définitif aura été adopté en France et en Europe, déclare son directeur général, Jean-Laurent Bonnafé, dans une interview au Financial Times. Selon le quotidien britannique, l'établissement devrait faire des annonces sur son développement dans la banque d’investissement et la gestion d’actifs en Asie entre la fin de 2012 et le début de 2013. L’Asie représente actuellement 12% du produit net bancaire de BNP Paribas hors banque de détail. Jean-Laurent Bonnafé estime que ce chiffre devrait fortement augmenter dans les trois à cinq ans, sans donner davantage de détails. Aux Etats-Unis, où la BNP contrôle le groupe BancWest, Jean-Laurent Bonnafé vise un développement dans la banque privée et les produits de taux.La première banque de la zone euro, qui veut réduire sa dépendance au Vieux Continent où elle réalise l’essentiel de son activité, ne devrait pas communiquer avant la fin de 2013 sur un nouveau plan stratégique pluriannuel, même si des annonces partielles pourraient intervenir avant cette échéance. «Nous devons connaître les règles du jeu, mais pour certaines activités ou régions spécifiques, nous pensons que nous pouvons dévoiler quelque chose avant», explique Jean-Laurent Bonnafé.
BNP Paribas is planning to redeploy in Asian in asset management, and in the United States in private banking, once the final regulatory framework has bee adopted in France and Europe, its CEO, Jean-Laurent Bonnafé, has announced in an interview with the Financial Times. According to the British financial newspaper, the firm is expected to make announcements about its development in investment banking and asset management in Asia between the end of 2012 and the beginning of 2013. Asia currently represents 12% of net banking proceeds for BNP Paribas excluding retail banking. Bonnafé eximates that this figure should increase steeply in the next three to five years, while not providing more details. In the United States, where BNP controls the BancWest group, Bonnafé is planning development in private banking and fixed income products. The largest bank in the euro zone, which is looking to reduce its dependence on continental Europe, where it conducts most of its activities, is not expected to make any statements about its new multi-year strategic plan before the end of 2013, even if partial announcements do come before that time. “We will need to know the rules of the game, but for some specific activities in specific regions, we think that we can make some announcements ahead of time,” Bonnafé explains.
Le conseil d’administration de CNP Assurances a, sur proposition de son comité des rémunérations et des nominations, nommé Frédéric Lavenir en qualité de directeur général de CNP Assurances. Frédéric Lavenir prendra ses fonctions le 26 septembre 2012. Antoine Lissowski poursuivra l’intérim de la direction générale jusqu'à cette date. « Par son expérience de président-directeur général de BNP Paribas Lease Group, Frédéric Lavenir a une connaissance approfondie d’un modèle d’affaires fondé sur un partenariat avec des réseaux distributeurs. Il a été également responsable de la réglementation des entreprises d’assurance ce qui constitue un atout dans le contexte actuel d'évolution réglementaire. Membre du comité exécutif de BNP Paribas pendant plusieurs années, Frédéric Lavenir a été fortement impliqué dans la définition des orientations stratégiques du groupe. Après quinze ans au ministère de l'économie et des finances et plus de dix ans dans le premier groupe bancaire français, le parcours de Frédéric Lavenir lui permettra de poursuivre le développement du groupe CNP Assurances» a précisé Jean-Paul Faugère, président du conseil d’administration de CNP Assurances. A l’occasion de sa nomination, Frédéric Lavenir a déclaré : «Je remercie le conseil d’administration de sa confiance. Je suis heureux et fier de rejoindre la très belle entreprise qu’est CNP Assurances et de me mettre très bientôt au travail avec les équipes».
Les conséquences de la crise sur la gestion des risques des institutionnels. Comment concilier l'adossement des passifs avec la meilleure allocation de risque possible? Quelles sont les approches de gestion d'actifs à privilégier pour faire face à la perte du taux sans risque?
Dans une interview à la Frankfurter Allgemeine Zeitung, le CEO de BlackRock, Larry Fink, conseille aux investisseurs de prendre davantage de risques et d’acheter des actions. Personnellement, ses préférées sont Siemens, Nestlé et DuPont.
In an interview with the Frankfurter Allgemeine Zeitung, the CEO of BlackRock, Larry Fink, recommends that investors take more risks and buy more equities. Personally, his picks are Siemens, Nestlé and DuPont.
L’Association pour le management des risques et des assurances de l’entreprise (Amrae) poursuit son développement en nommant à compter du 1er octobre 2012, Bénédicte Huot de Luze en tant que déléguée générale de l’association pour une fonction désormais à plein temps. Bénédicte Huot de Luze est, par ailleurs, directrice scientifique de l’Amrae depuis 2009. Gérard Lancner, actuel délégué général de l’association et ancien président de l’Amrae se voit confier la fonction de conseiller en charge du développement stratégique auprès du président, Gilbert Canameras.
VTB Capital Asset Management vient de lancer un fonds de dividendes, le premier du genre en Russie qui pourra acheter tant des actions russes qu'étrangères, rapporte Investment Europe.Le seul autre fonds de dividendes disponible sur le marché russe a été lancé en 2003 par Region Asset Management qui avait toutefois décidé d’ajouter aux titres à dividendes une allocation d’obligations d’entreprises. Le fonds devrait comprendre 30% de titres russes et 70% de titres étrangers, ce qui devrait permettre d’obtenir une bonne diversification géographique. Les sociétés retenues devraient avoir une capitalisation minimale de plus de 5 milliards de dollars. Les actions Gazprom, Lukoil et Sberbank figurent dans l’allocation russe du fonds, l’allocation étrangère comprenant AT&T, Westpac Banking Corp et RWE. Le lancement de ce fonds intervient alors que le gouvernement a décidé de contraindre les sociétés à distribuer 25% de leurs bénéfices à leurs actionnaires contre seulement 14% actuellement.
Le groupe d’aéronautique et de défense a été condamné à 500.000 euros d’amende pour corruption active d’agents publics étrangers au Nigeria entre 2000 et 2003 en vue de l’obtention d’un marché de cartes d’identité. Ce jugement du tribunal correctionnel de Paris intervient quelques semaines après la publication par l’OCDE d’un rapport sévère sur la justice française, accusée de laxisme s’agissant des grands contrats à l’exportation.
L’Allemagne change son fusil d'épaule Le mois d’août tant redouté aura finalement apporté plus d’espoirs que de risques sur les marchés et se sera soldé par une progression des classes d’actifs risquées. Cette bonne surprise doit beaucoup à l’habile communication de Mario Draghi, mais pas seulement. Tout d’abord, Mario Draghi a prononcé à Londres fin juillet les mots suivants : « La BCE est prête à tout pour sauver l’Euro, et croyez-moi ce sera suffisant ! ». Dans la bouche d’un banquier central, une phrase aussi directe est interprétée par le marché comme un gage fiable de sécurité sur la pérennité de la zone Euro et sur l’imminence d’actions décisives. Les attentes étaient donc fortes le 2 août pour le comité de politique monétaire du mois, où le président de la Banque Centrale n’a pas annoncé de mesures. D’abord déçu par cette inaction (le Cac 40 baisse de 4,2% entre le début de la conférence de presse à 14h30 et la fin de la séance) le marché a réalisé le lendemain (hausse de 4,4% du Cac 40 sur la séance) que Mario Draghi avait annoncé une nouvelle donne qui préparait son action prochaine : il avait ouvert la voie à des achats d’obligations périphériques sur le marché puisqu’il a estimé que leurs taux empêchaient la transmission de la politique monétaire de la BCE, et donc que cela entrait dans le mandat de la BCE...
Victimes non seulement de la crise financière mais également de la crise du système de protection sociale français, les établissements hospitaliers n'ont aucune possibilité de s'autofinancer.
Yves Gaubert, responsable du pôle finance de la Fédération Hospitalière de France, explique les obstacles au financement des investissements des hôpitaux publics.
C’est la rentrée. En cela, nous sommes comblés. Les stratèges en communication s’y connaissent pour nous indiquer les principaux axes de réflexion qui marqueront notre mois de septembre. A lire la presse française et étrangère, les vacances sont finies. Et force est de constater que nous avons même du souci à nous faire, peut être même nous n’aurions pas du revenir de vacances. Les sources d’inquiétude sont nombreuses et pas forcément nouvelles. Nous les avions oubliées : la rentrée en récession de l'économie mondiale s’annonce pour la fin de l’année, les échéances politiques sont fort incertaines aux États-Unis comme en Allemagne, Les blocages politiques concernant la gouvernance de la zone refont la une des journaux et des chancelleries, Les tensions géopolitiques au Moyen Orient foisonnent Et, source de renversement de tendance, les marchés financiers se sont mieux comportés durant l'été. A cela s’ajoute une série d'événements nouveaux pour nous français : La ponction fiscale prévue par l'équipe de Sarkozy pour 2012 se situent à 3% de l’assiette en moyenne et à 10% d’impôt en plus pour les particuliers, à revenu constant). Le soutien du gouvernement français s’est imposé pour une banque française, le Crédit Immobilier de France, L’annonce du dépassement des trois millions de chômeurs nous est parvenu dimanche après midi, Poussées par les syndicats de gauche, nous devrions connaitre des manifestations en France à l’automne, Les déclarations du premier ministre et du Président se sont exprimés afin de signifier la fin de la récréation Certes, de nombreuses décisions restent à prendre pour éviter l’explosion de la zone euro, pour assurer l’assainissement des dépenses publiques et organiser le redéploiement industriel et tertiaire des grandes économies dans les prochaines années. Et à ce stade, nous attendons avant tout le résultat des tractations concernant : d’abord, pour les européens, les réformes structurelles de gouvernance budgétaires et financières au prix d’un abandon partielle de souveraineté, ensuite, pour les occidentaux, la mise en place d’un calendrier décennal de réduction des déficits publics et externes, enfin, pour les économies mondiales, une planification progressive de spécialisation de chaque territoire dans les métiers traditionnels et d’avenir ainsi la remise en cause des modèles de développement actuels. Rien de tout cela n’est nouveau ni enthousiasmant d’ailleurs. Mais une clarification est urgente afin d'éviter que les pessimistes ne l’emportent comme souvent dans pareilles situations. Et surtout afin de ne pas connaitre une crise de sortie de l’euro. Les deux derniers points s’avèrent bien évidemment mineurs et subsidiaires. Tout semble indiquer que les marchés se sont adaptés aux contraintes de la rentrée. En gardant toutefois leur sang froid. Depuis quinze jours, les marchés ont stoppé leur progression, les marchés de taux et du crédit se sont stabilisés, et les marchés actions s’affaiblissent quelque peu de nouveau. Sans plus. Dans le contexte actuel, et puisque les campagnes de communication versent dans l’inquiétude, les marchés devraient continuer sur ces tendances : niveau quasi nul des taux d’intérêt court, stabilité des taux d’intérêt et des marges de crédit, et plus forte volatilité des marchés actions. Nous n’attendons rien de bon des marchés, sans pour autant être plus négatif que cela. Parfois, le sur place a du bon. Notre stratégie d’investissement consiste donc à rester très prudent sur les actions, plutôt bienveillant pour les obligations privées et aussi à ne pas hésiter de privilégier le monétaire. Jean-Christophe Cotta Allocation & Sélection www.allocation-selection.com
In an interview with the Börsen-Zeitung, Fredrik Boheman, chairman of the managing board at Germany’s SEB AG, says that its affiliate SEB Asset Management will now be developing its institutional client base, and will be relying on its strengths as an alternative manager, to take advantage of opportunities presented by the AIFM directive.In parallel to a change to the product range, the priority is to liquidate the SEB ImmoInvest open-ended real estate fund in short order. The fund’s assets totalled EUR6.3bn when the decision to liquidate it was taken. There are still 100 properties to sell by 30 April 2017.
EADS a annoncé le départ de Stefan Zoller de la présidence de Cassidian, le pôle défense et sécurité du groupe, et son remplacement par Bernhard Gerwert. Ce changement intervient trois mois après l’arrivée à la tête du groupe d’aérospatiale et de défense de Tom Enders, l’ex-patron d’Airbus. Stefan Zoller, 54 ans, dirigeait la division Cassidian depuis 2005. Bernhard Gerwert, 59 ans, a occupé diverses fonctions de direction au sein d’EADS, ainsi que dans les anciennes sociétés allemandes du groupe.
L’assureur mutualiste Macif est revenu dans le vert au premier semestre, avec un bénéfice net de 73,7M d’euros, mais se montre prudent pour l’ensemble de l’année 2012, selon un communiqué publié vendredi. Macif avait accusé une perte nette de 44,5M d’euros sur la même période de 2011, en raison d’un recul de sa collecte en épargne et de la dépréciation de ses titres d’emprunts grecs. «Ce résultat (...) doit toutefois être considéré avec prudence, les exercices passés ayant montré que les résultats en année pleine n'étaient pas toujours à l’image de ceux du premier semestre», a souligné l’assureur mutualiste. De janvier à juin, son chiffre d’affaires a connu un léger repli de 3,3% et s’est élevé à 2,8Mds d’euros. En assurance-vie, marché à la peine en France depuis plusieurs mois, le groupe dit constater une baisse de sa collecte. Sa collecte nette (versements moins retraits) est néanmoins restée positive sur la période, à 116M d’euros. En assurances-dommages, les cotisations ont progressé de 2%, à 1,49Md d’euros, grâce à des hausses de tarifs en automobile et en habitation. Macif souligne dans ce domaine le «net recul» de la sinistralité (nombre de sinistres rapporté à l’ensemble des assurés) du portefeuille de sa filiale espagnole Macifilia, dont l’assainissement avait été engagé dès 2010. En grande difficulté, cette société spécialiste des risques d’entreprise avait dû être recapitalisée par sa maison mère à hauteur de 130M d’euros en 2011. Avec la Maif et la Matmut, la Macif constitue la société de groupe d’assurance mutuelle (Sgam) Sferen.
Le glissement des taux d’emprunt des Etats vers des taux historiquement bas inquiète les investisseurs institutionnels. Il est maintenant évident que le taux sans risque est nul voire négatif, situation qui correspond à une absence de risque à court terme. Pour rappel, lors de l’adjudication du 29 août 2012, la France a emprunté pour une durée de 25 semaines à -0,009% et à horizon 1 an à un taux de 0,005%. D’autre part, suite à la baisse des taux directeurs de la banque centrale européenne, l’EONIA est à son niveau le plus bas historique autour de 0,10%. Si nous considérons, que les frais de gestion des fonds monétaires se fixent autour de 0,20% et que les fonds sont à l’EONIA ou un peu plus, le rendement net devient négatif. Il se pose donc un réel problème pour les institutionnels. Comment ne pas rogner ses liquidités à court terme ? La première approche serait de demander aux sociétés de gestion de réduire le plus possible leurs frais pour conserver une performance positive. « C’est au gérant de réduire ses frais de gestion pour obtenir de la performance nette ». Comme Jean-Pierre Mottura, directeur général de la CAPSSA, certains institutionnels interrogés se positionnent en faveur de cette solution. Néanmoins, il est peu probable que ces dernières travaillent gratuitement. D’autre part, la solution serait d’augmenter son exposition au risque et d’accepter des papiers portugais ou italiens à court terme, qui permettrait de délivrer un rendement autour de 1% par exemple. Les investisseurs institutionnels sont partagés à ce sujet, notamment dû à l’aversion au risque mais aussi à leurs contraintes règlementaires. La solution des comptes à terme, peut aussi être envisageable, cependant, cela revient mécaniquement à augmenter son risque de contrepartie envers les banques françaises ou européennes. Or si l’on dispose déjà d’obligations et d’actions émanant de ces dernières, rajouter des comptes à terme posera une autre question celle de la concentration des actifs sur une même contrepartie ou un même secteur. Pourquoi alors ne pas adapter son portefeuille en créant deux poches, une sans risque, qui aurait un rendement négatif, mais qui serait utilisée pour des échéances court terme, et une seconde poche, plus risquée en acceptant des papiers périphériques mais qui seraient plus rémunérateurs. Cette gestion « c??ur-satellite » court terme augmenterait le rendement, tout en contrôlant le risque. Les investisseurs institutionnels ont, ou vont avoir à répondre à cette question dans les semaines à venir et à adapter leurs stratégies d’investissement à ce nouvel environnement.
Cabinet de conseil en stratégie et en management, Facts & Figures (F&F) publie ce jour la 6ème édition de son Baromètre Croissance x Rentabilité des groupes d’assurance en France. S’appuyant d’une part sur les bases de données et de connaissance constituées de manière permanente par F&F sur le secteur de l’assurance, et d’autre part sur la forte intégration du cabinet dans son environnement professionnel, ce baromètre donne une analyse stratégique à date du marché et apporte un ensemble d'éléments de vision prospective. Les analyses et classements réalisés par F&F s’appuient sur des données directement ou indirectement publiques. Plusieurs éléments méthodologiques clés doivent être mentionnés : Les groupes d’assurance sont reconstitués pro forma par F&F en fonction de leurs participations dans des sociétés d’assurance en France. Seules les activités relevant du Code des Assurance ont été intégrées, ce qui exclut donc les institutions de Prévoyance et les Mutuelles Santé (Livre II et III).