L’Investissement Socialement Responsable (ISR) en France représente 149 milliards d’euros en 2012 selon l’enquête annuelle exclusive de Novethic. Avec une évolution de +29% en 2012 contre +69% en 2011, la progression de l’ISR ralentit mais le marché affiche toujours une forte dynamique. D’où vient la croissance de l’ISR ? En gestion collective : moins nombreuses qu’en 2011, les conversions restent néanmoins importantes en volume (+7,4 Mds€). Dans un contexte de marché plus profitable, la forte performance (+3 Mds€) compense une collecte qui reste globalement négative (-1,4 Mds€ contre -2,4 Mds€ en 2011). En gestion déléguée : la conversion de mandats à l’ISR, en particulier pour le compte d’assureurs privés, explique en partie la forte croissance des encours (+53%). Qui sont les investisseurs ISR ? Très majoritairement des investisseurs institutionnels. Ils détiennent 72% des encours. Les investisseurs particuliers continuent à détenir une part de marché importante même si elle recule de 2 points par rapport à 2011. La France est bien au-delà de la moyenne européenne qui est de 6%. Le dynamisme est plus particulièrement du côté de l'épargne salariale ISR (+30%). Au-delà de l’ISR, comment se diffuse l’analyse ESG ? Pour la première fois, Novethic distingue les pratiques d’intégration des critères Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance (ESG) dans l’analyse des entreprises selon leur impact concret sur la gestion financière : La diffusion de l’analyse ESG aux gérants dans leurs bases de données d’information, sans contrainte de gestion, concerne 2260 Mds€. La prise en compte des enjeux ESG dans la valorisation financière, sans contrainte systématique mais avec une influence sur la décision d’investissement, s’applique à 38,5 Mds€. L’application de contraintes ESG à la gestion non ISR, qui vise à limiter les investissements dans les entreprises les plus mal notées sur les dimensions ESG, porte sur 283,4 Mds€. La mesure ex post de la qualité ESG des portefeuilles, en réponse à la demande des clients ou en vue d’une conversion de fonds à l’ISR, est mise en ??uvre pour 377,1 Mds€. L’engagement actionnarial : généralisées à l’ensemble de la gestion, les politiques d’engagement sont formalisées pour 35% des répondants. Les encours concernés ont pu être comptabilisés par 11 d’entre eux et s'élèvent à 48 Mds€. Pour en savoir plus, retrouvez sur novethic.fr : la synthèse de l’enquête l’interview des responsables de Novethic la présentation power point
Enigmatique résilience des marchés européens Après l’imbroglio des élections italiennes, le fiasco chypriote a entrainé en mars le retour de la nervosité sur les marchés financiers. Mais au regard des précédents créés, à savoir la remise en question de la protection des déposants et la destruction délibérée du modèle économique d’un pays membre, si petit soit-il, les taux périphériques et les bourses européennes ont fait à nouveau preuve d’un calme surprenant. A Chypre, qui a bâti sa prospérité sur le tourisme fiscal des capitaux russes, le sauvetage européen a posé comme condition, et obtenu, la mise à contribution massive des avoirs des déposants (on parle de 60%..). Dans le contexte européen fragile, cette décision en soi extravagante nécessitait une grande pédagogie sur son caractère exceptionnel. C'était sans compter sur l’extraordinaire désinvolture des pays du Nord de l’Europe. Le batave fraîchement nommé Président de l’Eurogroupe n’a pas trouvé mieux que de déclarer que les modalités du sauvetage bancaire chypriote pourraient servir de « modèle » pour les futurs sauvetages bancaires en Europe. Coup de semonce pour les autres paradis fiscaux qui existent en Europe tels que Malte ou Luxembourg? Ou coup de pied de l'âne à l’Espagne et à l’Italie? Lire la suite en pièce jointe
P { margin-bottom: 0.08in; } In an interview with the Börsen-Zeitung, Heiko Schlag, chairman of the board at Bank Julius Baer Europe, has announced that the group is expecting to turn a profit in Germany, thanks to an increase in its assets, which total about EUR5bn, and which increased by a net 50% last year.At a time when other Swiss banks are cutting back in Germany, Julius Baer is hiring: 50 advisers have been recruited since the beginning of 2012.
Le 14 février 2013 dernier, l’Autorité de Contrôle Prudentiel a autorisé l’affiliation de la mutuelle du personnel IBM à Macif SGAM. Le groupe Macif se réjouit de ce partenariat qui lui offre une ouverture vers la mutualité d’entreprise. Après plusieurs mois d'échanges politiques et techniques, l’assemblée générale de la Mutuelle du personnel IBM s’est prononcée en faveur d’un partenariat avec Macif-Mutualité et de son entrée dans le pôle.
Nicolas Bénéton débute sa carrière au sein du groupe BNP Paribas en sélection de fonds (2004) puis dans le département d'Ingénierie du Reporting et de la Performance (2005-2007). Il rejoint ensuite la division Gestion d'Actifs de FitchRatings où il est Associate Director (2008-2010). Depuis janvier 2011, Nicolas est analyste senior en multigestion ISR au sein de Cedrus Asset Management.
Ecofi Investissements and its parent company, Crédit Coopératif, are definitive in the French market for their dedication to responsible investment. In an interview with Newsmanagers, Christophe Couturier, CEO of Ecofi Investissements, explains the issues involved in this type of investments, and the challenges for a business engaged in the social economy.
Le groupe CNP Assurances est présent à Chypre depuis 2008, à travers sa filiale à 50,1 %, CNP Laiki Insurance Holdings (CNP LIH). Le reste du capital de CNP LIH (soit 49,9 %) est détenu par Laiki Bank, mise en liquidation à la suite des accords entre l’Eurogroupe et le gouvernement chypriote. L’activité de la filiale se répartit entre assurance vie (60 %) et assurance non vie (40 %). Un peu plus des deux-tiers du chiffre d’affaires est assuré via un réseau d’agents indépendants, le reste par les guichets de Laiki Bank. Plus de 99 % des contrats sont inférieurs à 30 000 €. En 2012, la contribution de CNP LIH au résultat net part du groupe (RNPG) de CNP Assurances a été de 11,5 M€ sur un RNPG total de 951 M€. Compte tenu des modalités de mise en oeuvre des restructurations bancaires, telles que désormais précisées, leur impact sur la valeur des dépôts et autres actifs bancaires détenus par CNP LIH est à ce jour estimé à moins de 10 M€ (soit un impact inférieur à 5 M€ sur le RNPG de CNP Assurances). La valeur de CNP LIH inscrite dans les comptes consolidés de CNP Assurances au 31 décembre 2012 est de 170,9 M€ (pour un total de capitaux propres consolidés de 14,1 Md€). Elle inclut un goodwill de 79,4 M€ dont la valeur sera examinée, dans le cadre de l’arrêté des comptes au 31 mars 2013, au vu des perspectives d’activité de la filiale. CNP LIH a indiqué qu’elle poursuivait normalement son activité au service de ses clients.
« Nous essayons de diversifier notre portefeuille depuis plusieurs mois, déclare Jean-Michel Horrenberger, directeur adjoint de l'ERAFP. Alors que nous étions jusqu'à présent fortement investis en obligations zone OCDE et corporate, nous trouvons aujourd'hui plus intéressant de nous tourner vers d'autres classes d'actifs. Nous venons par exemple de sélectionner deux sociétés de gestion auxquelles nous avons confié des mandats de gestion pour des obligations convertibles ».
Jean-Claude Guimiot, Directeur général délégué d’Agrica Epargne lors d’une table ronde organisée par amLeague et Newsmanagers : Nous essayons d’avoir quelques visions sur le plan géographique en essayant d’avoir une part sur les pays émergents, ou d'être plus sur la zone euro quand on pense qu’il faut l'être, etc. Mais globalement, le coeur de notre investissement reste la zone euro, en lien avec un certain nombre de contraintes d’investissement qui sont soit réglementaires, soit internes. Nous avons essayé de pousser les pays émergents mais les conseils d’administration nous ont dit que 7% de la part actions sur les pays émergents constitue un maximum à ne pas dépasser. Actuellement, nous sommes convaincus que la zone euro est considérablement sous-évaluée et que c’est probablement là où il y a le plus beau potentiel de redressement. Au niveau de nos fonds dédiés, nous pouvons avoir 40% de valeurs internationales, et des gérants qui ont des compétences dans certains domaines et qui les utilisent pleinement. Nous avons par exemple un fonds très important de diversification aux Etats-Unis. Nous devons utiliser les compétences des uns et des autres en veillant à ce que globalement cela fasse quelque chose de cohérent et donne une performance conforme à nos attentes. Nous n’avons pas le problème de la valeur liquidative hebdomadaire et nous sommes prêts à accepter une sousperformance d’un produit pendant quelque temps si on nous l’explique et si on la comprend et si, les marchés tournant très vite, un redressement intervient le trimestre ou le semestre d’après...
Selon nos informations, Aymeric Aurousseau vient de créer la société Rational Investment Advisors, dans un premier temps afin de distribuer des fonds alternatifs auprès des investisseurs institutionnels. Dans un deuxième temps, le Président de la SAS envisage de développer une activité de conseil. Rappelons qu’Aymeric Aurousseau a été analyste hedge funds chez Morningstar IC (ex Seeds Finance) pendant 6 ans (de 2007 à début 2013).
Alors que 2011 marquait une croissance modérée des valeurs, 2012 a enregistré une stagnation de celles-ci. Elle porte ainsi le rendement en capital moyen sur les 3 dernières années à 2,4 % par an, précise IPD. Le rendement locatif reste quant à lui stable, à 5,6 %, grâce à des loyers en hausse et une vacance stable. Les bureaux affichent un rendement global de 5,6 %, très impacté par un rendement en capital négatif à -0,3 %. Tous ne sont pas logés à la même enseigne : sur le Quartier Central des Affaires de Paris, les valeurs des immeubles ont enregistré une progression de 3 %, témoin de l’appétit des investisseurs pour les actifs « core ». « La pression sur les actifs « sécurisés » a fait descendre les taux initiaux à 4,9% sur Paris QCA tandis qu’ils remontent sur les autres segments. Les valeurs locatives de marché augmentent également à Paris alors qu’elles baissent dans le reste de la France », précise IPD. Les commerces enregistrent une hausse des valeurs en 2012, plus modérée qu’en 2011, avec +2,1 % de rendement en capital au 31 décembre 2012 amenant leur rendement global à +7,8 % . Le résidentiel reste performant, avec un rendement en capital en progression de 3,1 % et un rendement locatif qui recule légèrement à 3 %. En revanche, la logistique et les locaux d’activité sont les secteurs qui enregistrent les performances les plus faibles avec 3,9 % et 3,8 % respectivement. « Les valeurs sont en baisse continue depuis 5 ans, avec une baisse cumulée de -25,3 % en logistique et -18,1 % en locaux d’activité. Néanmoins ces secteurs enregistrent le rendement locatif le plus élevé à 7,4 % », précise IPD.
La nomination de Guillaume de Lussac en tant que Directeur général de La Banque Postale Assurances IARD sera proposée au conseil d’administration de cette filiale commune de La Banque Postale et de Groupama. Il succèdera à Catherine Charrier-Leflaive, nommée en novembre 2012 Directrice des Ressources Humaines de La Banque Postale et des Services Financiers de la Poste, membre du Comité Opérationnel de La Banque Postale. Guillaume de Lussac, 51 ans, est titulaire d’un DESS de droit des affaires de l’Université de Paris 1, d’un MBA de l’INSEAD et est diplômé du Centre des Hautes Etudes d’Assurances. Il intègre en 1986 la filiale de Diot SA en Arabie Saoudite, au poste de Chargé de Comptes puis de Directeur Général. En 1992, il intègre le Groupe Victoire en tant qu’adjoint du Directeur Général International puis le Groupe UAP en tant que chargé de mission au Directoire d’UAP International. Il part en Italie pour occuper les fonctions de Directeur opérationnel au sein du Groupe UAP puis de Directeur stratégie planification contrôle du Groupe AXA. Il rejoint en 1998 les équipes d’AXA France en tant que Secrétaire général d’Axa Conseil puis Directeur des affaires générales d’Axa Assurances. En 2002, il prend les fonctions de Directeur des ventes et de la distribution de la Région AXA Sud-Est puis de la Région AXA Nord-Est. En 2008, il est nommé Directeur général d’AXA Sud-Est. Depuis 2010, il est Directeur de la distribution d’AXA France.
Arrivé en 2012 chez Malakoff-Médéric en tant que directeur des investissements Private Equity, Jean-Yves Mary était auparavant portfolio manager chez Natixis AM et chargé de la gestion du non coté. Il nous explique la stratégie d'investissement du groupe de protection sociale en private equity et son intérêt naissant pour de nouvelles classes d'actifs non cotés.
L’Assemblée générale de la Réunion des Organismes d’Assurance Mutuelle (ROAM) a procédé, ce jour, au renouvellement de sa commission exécutive et a élu Marcel Kahn, Directeur général du groupe MACSF, à la présidence de l’organisation. Il succède à Olivier Désert, Directeur général de la Mutuelle de Poitiers. Diplômé de l’ESSEC et titulaire du diplôme d’expertise comptable, Marcel Kahn est également membre diplômé de l’Institut des Actuaires Français et ancien auditeur de l’Institut des Hautes Etudes de la Défense Nationale (IHEDN). Avant de rejoindre la MACSF, Marcel Kahn a travaillé dans le secteur de l’assurance et de la réassurance successivement chez AXA, PartnerRe et à la SCOR. « Je remercie les membres de la ROAM qui m’ont accordé leur confiance en m'élisant à la tête de notre organisation. Au cours de mon mandat, j’aurai à coeur de renforcer le rôle de la ROAM parmi les instances professionnelles représentatives du secteur mutualiste et assurantiel et de valoriser ses spécificités auprès des pouvoirs publics» a déclaré Marcel Kahn à l’issue de l’Assemblée générale. « Nous sommes aujourd’hui à un moment charnière pour le secteur mutualiste qui fait face à une pression réglementaire considérable, susceptible de le remettre en cause alors qu’il joue pourtant un rôle économique et social majeur. La ROAM a toujours été force de propositions pour la profession. J’entends lui permettre de continuer à prendre part aux actions engagées pour défendre et promouvoir le statut des sociétés d’assurance mutuelle en France et en Europe, en bonne intelligence avec les autres familles mutualistes » a ajouté Marcel Kahn. Fin 2012, il a publié « Le mutualisme, l’assurance d’une société plus humaine ? » aux éditions Nouveaux Débats Publics, dans lequel il partage sa vision du mutualisme contemporain. Marcel Kahn en rappelle l'étendue, tant par le nombre de ses sociétaires que celui des domaines concernés et démontre la forte adéquation du mutualisme avec les exigences économiques et sociales d’aujourd’hui.
Responsable des spécialistes produits, Anne-Sophie Girault a observé le changement de comportement des investisseurs institutionnels vis-à-vis de la classe d'actifs obligataire. Elle nous explique cette mutation et présente les nouvelles pistes de diversification dans un marché encore rempli d'incertitudes.
Dans une recherche publiée la semaine dernière et intitulée « Smart Beta 2.0 », l’EDHEC-Risk Institute souhaite attirer l’attention des investisseurs sur les risques des traditionnels indices « actions » dits « smart bêta » et proposer une nouvelle approche de l’investissement en smart beta pour tenir compte de ces risques. Cette nouvelle approche, dite « smart beta 2.0 », permet aux investisseurs de mesurer et contrôler les risques de leur benchmark et révolutionne les offres de benchmarks « actions » améliorés. En effet, dans leur étude, Noël Amenc, Felix Goltz et Lionel Martellini montrent que les indices « smart beta 1.0 » présentent des risques systématiques et spécifiques qui ne sont ni documentés ni explicitement contrôlés par leurs promoteurs. Cette insuffisance de l’information et de la gestion des risques questionne la robustesse des performances présentées et implique une prise de risque considérable et non-maîtrisée par les investisseurs à l’occasion de leurs choix de nouveaux benchmarks « actions ». Lire la suite : cliquez ici
La Grèce est en bonne voie pour retrouver sa crédibilité et doit poursuivre les réformes prévues dans le cadre de son plan de sauvetage si elle veut obtenir de nouvelles aides en cas de besoin, a déclaré mardi le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble dans le cadre d’une interview au quotidien Ta Nea. «Pour l’instant les indicateurs montrent que la recette porte ses fruits. Mais il faudra plus de temps que beaucoup de personnes en Grèce ne le souhaiteraient», a-t-il dit.
Le montant global des actifs financiers et immobiliers de CCR, considérés en valeur de marché au 31/12/2012, est de 8 651 M€, en progression de 9,3% par rapport à fin 2011. Ils comprennent : Les placements y compris les dépôts auprès des cédantes (pour 1,4% du total), pour 7 801 M€ contre 7 313 M€ en 2011. Les plus-values latentes nettes pour 850 M€ contre 603 M€ en 2011. L’exposition aux risques souverains grec et portugais est nulle, et la part de dette des autres pays sous tension de l’Union Européenne (Espagne, Italie, Irlande) reste marginale, à moins de 1% des actifs gérés. Les actifs gérés, hors dépôts auprès des cédantes, ont présenté en 2012 un rendement de 4,2% rapporté à l’encours moyen, contre 2,9% en 2011. Cette hausse provient, pour partie, des plus-values nettes réalisées pour un montant supérieur à celui des années précédentes, compte tenu de l’intérêt et de l’opportunité pour l’entreprise de redéployer ses investissements vers des fonds, thèmes et zones géographiques plus diversifiés, ainsi que de la forte proportion de plus-values latentes dans la valeur des actifs gérés. En ramenant le montant des plus-values réalisées à celui de 2011, le taux de rendement serait ressorti à 3,2%. La provision pour dépréciation à caractère durable a fait l’objet d’une reprise nette de 21 M€. Au total, le résultat de la gestion financière, net de l’ensemble des provisions et charges, s'élève à 301,9 M€ contre 191,0 M€ en 2011.
Derrière le sujet en apparence consensuel se cachent des divergences sur le traitement fiscal. En guise de contribution à la grande conférence sociale de juillet dernier, le Fondact avait clairement désapprouvé le relèvement du forfait social de 8 % à 20 % : « Non seulement le bienfait pour les finances publiques serait de courte durée, mais il provoquerait à brève échéance des effets désastreux. La recette escomptée pourrait en réalité générer un manque à gagner bien supérieur. » Plusieurs grandes entreprises ont reporté ce surcoût sur les salariés, au grand mécontentement des syndicats. Dans la perspective d’une remise à plat du dispositif d'épargne salariale, François Hollande ayant annoncé une réforme « d’ici quelques mois », le club peaufine ses propositions. Il suggère : de privilégier les indicateurs de proximité dans les accords d’intéressement ; de fusionner l’intéressement et la participation dans les entreprises dont l’effectif est compris entre 50 et 250 salariés ; d’instituer un livret d'épargne d’entreprise (Livret E) au bénéfice des employés de TPE. Il préconise aussi d’adapter la fiscalité pour inciter l'épargne longue, tout en orientant la manne vers le financement des petites et moyennes entreprises. Pour couronner le tout, la participation serait calculée différemment. La réserve légale serait égale au tiers du résultat courant net d’impôt, multiplié par le ratio salaire sur valeur ajoutée. « La formule actuelle a été établie à une époque où une grande partie des entreprises étaient industrielles et mobilisaient des capitaux importants. Aujourd’hui, il y a de nombreuses sociétés de services beaucoup moins gourmandes en capitaux et pour lesquelles ce mode de calcul est souvent inadapté », argumente l’organisation. Ces recommandations devraient émailler les débats du 26 mars pour être, au besoin, enrichies. Le casting des intervenants, savamment orchestré, le garantit. Quatre députés socialistes et non des moindres seront à la tribune. Christophe Castaner (Alpes-de-Haute-Provence), rapporteur spécial des budgets du travail et de l’emploi ; Laurent Grandguillaume (Côte-d’Or), signataire avec le précédent de l'« Appel pour la démocratie sociale » ; Valérie Rabault (Tarn-et-Garonne), banquière de profession attentive aux réalités financières, et Pascal Terrasse (Ardèche). À leurs côtés, la sénatrice UMP des Hauts-de-Seine Isabelle Debré, membre du Conseil d’orientation des retraites (COR). Ces rencontres semblent conçues pour souffler des idées aux parlementaires présents et à l’exécutif. Les ministres directement concernés, Pierre Moscovici (Économie et Finances) et Michel Sapin (Travail, Emploi et Dialogue social), les recueilleront en live, puisqu’ils sont conviés.
Selon Jeroen Dijsselbloem, le président de l'Eurogroupe, la contribution des détenteurs de dépôts non garantis pourrait à nouveau être exigée dans d'autres banques en difficulté.