Axa S.A. a annoncé ce 18 mars le lancement d’une offre secondaire d’actions ordinaires de sa filiale américaine Axa Equitable Holdings, Inc. (« EQH »), composée des deux franchises complémentaires Axa Equitable Life Insurance Company et AllianceBernstein, et le début des présentations aux investisseurs (roadshow) dans le cadre de l’Offre. Axa, en qualité d’actionnaire cédant, offre 40 000 000 actions ordinaires d’EQH et a consenti aux banques du syndicat une option permettant l’acquisition de 6 000 000 actions ordinaires d’EQH supplémentaires dans un délai de 30 jours. Parallèlement à l’offre, Axa et EQH ont conclu un contrat de rachat d’actions en vertu duquel Axa cèdera à EQH 30 000 000 actions ordinaires d’EQH. Le rachat d’actions est soumis à un certain nombre de conditions, parmi lesquelles la réalisation de l’offre. À l’issue de l’offre et du rachat d’actions, Axa détiendra moins de 50 % des actions ordinaires d’EQH, la participation minoritaire que conservera Axa dans EQH ne lui confèrera plus le contrôle de cette dernière et sera déconsolidée, puis comptabilisée par mise en équivalence, et Axa aura une représentation minoritaire au conseil d’administration d’EQH, conservant le droit de nommer trois des neuf administrateurs. Les actions sont proposées par un syndicat de banques mené par J.P. Morgan, Morgan Stanley et Citigroup. Le document d’enregistrement (registration statement) relatif au projet d’offre a été déposé par EQH auprès de l’U.S. Securities and Exchange Commission mais n’est pas encore entré en vigueur, précise un communiqué. Autrement dit, aucune action ne peut être vendue et aucune offre ne peut être acceptée avant l’entrée en vigueur de ce document d’enregistrement. Erick Jarjat
Le douzième forum international du risque financier, organisé par l’Institut Louis Bachelier, avait invité ce lundi 18 mars ses participants à réfléchir, douze ans après le début de la crise financière, aux défis et aux opportunités rencontrées par les investisseurs dans l’environnement de taux bas qui caractérise nos marchés depuis lors. Au cours de la première session plénière, dédiée aux investisseurs institutionnels, Christophe Izart, directeur financier adjoint de BPCE Vie et BPCE Prévoyance (filiales de Natixis Assurances), a suggéré aux assureurs de changer de modèle économique afin de se défaire des fonds euros, dont les contraintes financières deviennent trop lourdes. Salwa Boussoukaya-Nasr, directrice financière du Fonds des Réserves pour les Retraites (FRR), a pour sa part détaillé les stratégies d’investissement et types de produit souscrits par l’institution pour trouver du rendement, et a évoqué ceux qu’elle étudiait pour de prochains investissements. Enfin, Nathalie Pistre, directrice adjointe de la recherche et de l’analyse quantitative obligataire chez Ostrum AM, a présenté les stratégies qui, selon elle, permettent encore d’extraire du rendement sur les marchés obligataires. Pour Christophe Izart, les difficultés des assureurs dans l’environnement actuel viennent principalement des contraintes liées aux fonds euros. Celui-ci a ainsi rappelé que, face à la baisse des rendements de leurs investissements, les assureurs étaient contraints depuis la crise de réduire année après année le taux de distribution des bénéfices servi aux assurés. De même, il a souligné le coût élevé de la garantie en capital de ce type de produit pour l’assureur. Pour répondre à ces problèmes, Christophe Izart a proposé à ses homologues de modifier plusieurs caractéristiques du fonds en euros, et de modifier plus profondément le modèle économique des assureurs. Ainsi, il a rappelé le besoin de réduire le taux de distribution des bénéfices et de réduire le niveau de garantie du capital dans les fonds euros, ce dernier étant notamment très consommateur en fonds propres réglementaires. Il a, par ailleurs, suggéré aux assureurs de réduire la collecte sur les fonds euro afin de réduire le capital à investir, ce qui aurait notamment pour effet de diluer moins rapidement la performance de ces fonds. Il a enfin prôné le développement des contrats d’assurance-vie « Unit Linked » afin de transférer le risque vers les clients. Ce type d’assurance-vie, géré par les assureurs, ne contient en effet pas de garantie en capital, contrairement aux fonds euros. Du côté du FRR, Salwa Boussoukaya-Nasr a évoqué les stratégies utilisées par l’institution afin de réduire l’impact de la baisse des taux sur sa performance et, in fine, ses objectifs financiers. Le fonds, qui doit notamment verser chaque année 2,1 milliards d’euros à la Caisse d’amortissement de la dette sociale (Cades) jusqu’en 2024, a diversifié son portefeuille sur de nombreuses classes d’actifs et stratégies. Salwa Boussoukaya-Nasr a ainsi expliqué que, pour trouver du rendement supplémentaire sur la partie action, le FRR investissait désormais dans des stratégies de smart bêta, et achetait des actions couvertes par des stratégies optionnelles. Côté obligataire, le FRR autorisait désormais ses mandataires à inclure un peu d’obligations high-yield dans ses portefeuilles investment grade, ce à la discrétion du gérant. De même, il a allongé la maturité cible de ses obligations corporates, tout en couvrant la duration de son portefeuille, afin de capter des spreads de taux plus importants. Le fonds s’est également diversifié vers les marchés privés, tant sur la dette et les actions, que les infrastructures et l’immobilier, afin de capter des primes de liquidité. Salwa Boussoukaya-Nasr a enfin dévoilé que le FRR avait étudié la possibilité d’investir dans de nouveaux types de placements, tels que les cat bonds (obligations catastrophes), les stratégies de risk premium, et les hedge funds. Pour répondre aux difficultés des investisseurs institutionnels, Nathalie Pistre a évoqué trois types de stratégies obligataires actives pour répondre à leurs besoins de rendements : tout d’abord, des paris directionnels, principalement via des futures obligataires, ensuite des stratégies de courbe classiques, et, enfin, des stratégies d’arbitrage de valeurs relatives, afin de parier sur l’élargissement ou le rétrécissement de spreads entre obligations. Elle a également estimé qu’il existait désormais cinq sources de valeurs dans l’environnement obligataire actuel : l’allocation, le market timing, la gestion des baisses de notation de risque de crédit et les alertes sur défaut, l’arbitrage, et la diversification.
Le fonds souverain singapourien Temasek a annoncé ce mardi 19 mars la nomination de Dilhan Pillay Sandrasegara au poste de directeur général de sa filiale d’investissement et de gestion d’actifs Temasek International Pte Ltd. Il succède à Theng Kiat Lee, qui prend la présidence de la filiale. M. Pillay travaille au sein du second fonds souverain singapourien (le premier était le GIC Private Limited) depuis 2010. Il fut notamment responsable de la gestion de portefeuille et des investissements, et de la supervision des équipes USA et Amériques. Le portefeuille de Temasek, investi en actions et en fonds, est évalué à 308 milliards de dollars singapouriens (environ 200 milliards d’euros) à fin mars 2018. A cette date, le portefeuille était notamment exposé à 27% à Singapour, 26% à la Chine, et 22% à des valeurs technologiques aux USA et en Europe.
La Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) a annoncé ce 18 mars la création d’un fonds entièrement dédié aux entreprises québécoises performantes en intelligence artificielle. Doté d’une enveloppe de 250 millions de dollars, le Fonds CDPQ–IA vise à propulser la croissance des entreprises dont l’offre de produits repose sur le développement de l’IA et à accélérer la commercialisation de solutions en intelligence artificielle. « Alors que Montréal est en train de s’imposer comme un pôle d’excellence mondial en matière d’intelligence artificielle, il faut bonifier notre offre et intensifier notre appui en financement et en accompagnement des entreprises québécoises en IA, et ce, à différentes phases de leur croissance, affirme Charles Émond, premier vice-président, Québec et Planification stratégique globale de la Caisse. Les solutions développées en intelligence artificielle, dont ce fonds vise à favoriser la commercialisation, revêtent une importance hautement stratégique pour tous les secteurs de notre économie. » Ce fonds, piloté par l’équipe Capital de risque et technologies de la Caisse, est destiné aux sociétés technologiques ayant démontré un modèle d’affaires solide ainsi qu’une capacité de maintenir une forte croissance. Ces entreprises devront avoir une équipe de direction bien établie et compter sur une équipe dédiée et expérimentée en IA. Au fil des dernières années, la Caisse a investi dans plusieurs fonds de capital de risque qui ciblent notamment les entreprises en intelligence artificielle en phase de démarrage. Le Fonds CDPQ-IA permettra entre autres de soutenir le développement des entreprises les plus prometteuses issues de ces fonds lorsqu’elles atteindront la phase de croissance. L’an dernier, cette stratégie de co-investissement aux côtés des fonds de capital de risque dont la Caisse est commanditaire a mené à des investissements directs de la Caisse dans des entreprises en IA, telles qu’Hopper (fonds : BrightSpark), TrackTik (fonds : iNovia) ou encore Breather (fonds : Real Ventures). Le Fonds CDPQ-IA permettra notamment de réaliser de nouvelles transactions de ce type. En complément de ce nouveau fonds qui s’adresse aux entreprises technologiques en croissance, la Caisse a aussi annoncé dernièrement une série d’initiatives et de partenariats qui visent les jeunes entreprises en IA, en phase de démarrage. La Caisse, en collaboration avec Mila (Institut québécois d’intelligence artificielle), a créé l’Espace CDPQ | Axe IA pour accueillir neuf start-up provenant de secteurs innovants. Elles auront ainsi accès aux ressources académiques de Mila ainsi qu’aux conseils, à l’encadrement et au réseau des experts de la Caisse et de l’Espace CDPQ, afin d’accélérer la commercialisation de leurs solutions technologiques en IA. De plus, la Caisse disposera sous peu d’un laboratoire, à même les locaux de Mila, qu’elle pourra mettre à la disposition de certaines entreprises en portefeuille qui ont un programme clairement défini lié à l’intégration de l’IA. EJ
La société de gestion LumX, gérée par le flamboyant Arpad «Arki» Busson, a renoncé à sa licence de gestion de fonds en Suisse, rapporte Financial News. La décision intervient alors que la boutique a accusé des pertes de plus de 37 millions de dollars sur trois ans et demi. Parallèlement, LumX va licencier des employés. La société n’a pas dévoilé le nombre exact de collaborateurs remerciés, mais les suppressions d’emplois devraient réduire les effectifs à moins de 40 personnes. Début 2015, elle comptait 139 employés. LumX gérait 15 milliards de dollars en 2008, un montant qui a diminué à 7,4 milliards au début de l’an dernière. Le niveau actuel des encours n’a pas été dévoilé. Il s’agit d’un sérieux revers pour Arki Busson qui était l’une des personnalités les plus renommées du secteur des hedge funds. Le Français a trois enfants dont un avec Emma Thurman et deux avec Elle Macpherson. Artemis détient par ailleurs 6 % dans LumX, une participation que la société essaie de vendre, rappelle Financial News.
L’opérateur boursier suisse SIX Group, fort d’un important trésor de guerre à la suite de la cession de sa division de paiements par carte, a déclaré ce lundi être à l’affût d’acquisitions après avoir publié un bénéfice en forte hausse en 2018. La vente en mai de Six Payment pour 2,75 milliards de dollars (2,42 milliards d’euros) à Worldline, filiale d’Atos, a permis à SIX de porter son bénéfice 2018 à 2,88 milliards de francs suisses (2,53 milliards d’euros) contre 207,2 millions un an plus tôt. Hors éléments exceptionnels, le bénéfice a reculé à 160,6 millions de francs, pénalisé par les coûts et la perte de chiffre d’affaires sur les activités cédées.
Le secteur des paiements est en ébullition. Worldpay a annoncé lundi matin avoir accepté une offre d’achat de 43 milliards de dollars de Fidelity National Information Services (FIS). Selon les termes de l’accord, les actionnaires de Worldpay recevront 0,9287 action FIS et 11 dollars en numéraire par titre détenu. Les actionnaires de FIS contrôleront 53% de l’entité fusionnée.
Les enchères pour les fréquences 5G débutent cette semaine en Allemagne. Le Tribunal administratif de Cologne a rejeté les recours déposés par Deutsche Telekom, Telefonica (O2) et Vodafone, qui contestaient les conditions du gouvernement, notamment la couverture de 98% des foyers, des autoroutes et des lignes de train. L’ouverture de ces enchères intervient dans un contexte tendu: les Etats-Unis ont prévenu l’Allemagne que leur coopération sur le renseignement serait revue si Berlin ne bannissait pas les entreprises chinoises comme Huawei dans la 5G.
Interrogé par la rédaction d’Option Finance, David Simon, membre du comité de direction en charge des investissements, des finances et des risques d’AG2R La Mondiale Matmut a fait le point sur les évolutions du nouvel ensemble en matière de gestion d’actifs. «De manière prioritaire, nous avons créé une direction unique en charge des risques, des finances et des investissements, dont j’ai la charge, a-t-il notamment expliqué. De ce fait, la gouvernance et la politique d’investissement sont déjà harmonisées et gérées au niveau du groupe». En conséquence, un premier comité d’investissement réunissant les administrateurs de chacune des composantes du groupe s’est tenu le 8 février et a pu fixer le cap de cette politique d’investissement commune. Le projet consistant à unifier les équipes est par ailleurs en cours d’examen par les instances représentatives du personnel : «Les équipes d’investissements compteront 145 personnes au total, dont 45 dédiées à l’immobilier de placement», a néanmoins d’ores et déjà validé le responsable. Une gestion toujours majoritairement internalisée Ce remaniement des équipes ne devrait pas être amené à faire évoluer l'équilibre de gestion interne/externe de l’institution à court terme. «Nous privilégierons, comme aujourd’hui, une gestion interne qui nous permet une meilleure maîtrise des risques des portefeuilles, une adéquation optimisée avec la gestion assurantielle de nos passifs et une bonne maîtrise des coûts ; et nous continuerons à faire appel à des sociétés de gestion externes dès lors qu’elles apportent des expertises spécifiques complémentaires», assure David Simon. En effet, l’essentiel des placements d’AG2R La Mondiale, soit 96 milliards d’euros, est géré par des équipes internes : soit en direct soit via la société de gestion AG2R La Mondiale Gestion d’actifs. Les 22 milliards d’euros détenus à travers les unités de compte des assurances vie continueront d’être principalement déléguées à des asset managers externes. Enfin, près de 4 milliards d’euros issus du périmètre Matmut font l’objet d’un mandat de gestion auprès d’OFI Asset Management (dont le groupe est actionnaire à hauteur de 26 %). «Ce mandat confié à OFI doit nécessairement s’inscrire dans la politique d’investissements préparée par l’équipe de direction commune et approuvée par notre comité d’investissement groupe», a toutefois précisé David Simon à Option Finance.
Dans le cadre de sa nouvelle stratégie d’investissement responsable, Neuflize Vie a confié depuis le 1er juillet 2018 à Candriam un mandat de gestion portant sur environ 75% des actifs de son fonds euro. Depuis lors, Candriam continue à mettre en œuvre progressivement son approche ISR dans sa gestion obligataire et actions. Pour ce faire, Neuflize Vie a investi 10 millions d’euros au travers du mandat Candriam dans une obligation verte structurée de maturité 12 ans. Ce titre est émis par la National Bank of Canada (NBC) et arrangé par Deutsche Bank. La rémunération de l’obligation est indexée sur le taux forward CMS10101 qui protégera le fonds euros en cas de remontée des taux. «Ce payoff innovant et récent permet d’obtenir une rémunération à taux variable, historiquement plus rémunératrice que le CMS10», exprime la compagnie d’assurance dans un communiqué. Les fonds levés via cette émission permettront de participer au financement de différents projets qui s’inscrivent dans la stratégie ISR de Neuflize Vie, comme des projets d’énergie renouvelable, des immeubles à Haute Qualité Environnementale, des logements sociaux, des transports publics respectueux de l’environnement, des établissements d’utilité publique (santé, université…).
La mutuelle Sham a annoncé avoir investi dans la future résidence services seniors Domitys située à Lyon. «Cette annonce s’inscrit dans la politique d’investissement locale et dynamique de longue date de la mutuelle et témoigne de l’engagement de Sham à contribuer à l’offre d’hébergement destinée aux séniors», souligne la mutuelle lyonnaise dans un communiqué. Située dans le quartier en plein renouvellement de Gerland, la résidence Domitys comptera 109 appartements (du studio au 3 pièces) adaptés aux attentes des seniors et plus de 800 m² d’espaces de convivialité. Le groupe Aegide, créateur des résidences services seniors Domitys, assurera avec Nexity (son actionnaire majoritaire), la construction de cette résidence dont l’ouverture est prévue fin 2021 et en confiera l’exploitation à Domitys, qui se positionne comme leader du secteur. Sham (groupe Relyens), acteur majeur de la santé et du médico-social, investit de longue date de manière locale et dynamique. La mutuelle mène une politique d’investissement engagée pour contribuer à «renouveler le parc immobilier à Lyon, assurer sa pérennité, répondre aux exigences des occupants et participer au développement durable». Cette première acquisition d’une résidence services seniors témoigne également de l’engagement de Sham sur le marché médico-social et du vieillissement avec la volonté de contribuer à l’offre d’hébergement destinée aux seniors. «Cette acquisition au sein d’un site urbain en développement et à forte identité architecturale s’inscrit parfaitement dans notre politique d’investissement immobilier privilégiant la performance énergétique, la qualité et le bien-être des personnes au sein de bâtiments réhabilités ou neufs de la métropole lyonnaise, territoire d’implantation historique de Sham. Elle participe également à notre volonté d’apporter des réponses adaptées et contribuant à préserver le lien social», indique Dominique Godet, directeur général du groupe Relyens. AB.
L’Autorité des normes comptables (ANC) a présenté ce lundi 18 mars une actualisation de la réglementation comptable appliquée aux associations, fondations et fonds de dotations, destinée à améliorer leur transparence financière. Ce nouveau règlement, adopté en décembre 2018, sera applicable aux exercices ouverts à compter du 1er janvier 2020, et dès 2019 de manière facultative.
Selon la dernière étude réalisée par EdhecInfra auprès d’investisseurs en infrastructures, le Royaume-Uni se classe troisième parmi les pays offrant le plus de potentiel sur les 5 années à venir, malgré l’échéance proche du Brexit.
Les enchères pour les fréquences 5G débuteront la semaine prochaine en Allemagne. Le Tribunal administratif de Cologne a rejeté les recours déposés par Deutsche Telekom, Telefonica (O2) et Vodafone. Les opérateurs contestaient les conditions imposées par le gouvernement, notamment la couverture de 98% des foyers, des autoroutes et des lignes de train, jugées trop coûteuses et compliquées à réaliser.
Au terme d’une procédure destinée à organiser la succession de Philippe Hebeisen, actuel directeur général de Vaudoise Assurances qui quittera ses fonctions en 2020, le conseil d’administration du groupe a désigné Jean-Daniel Laffely, actuel directeur général adjoint et directeur financier du groupe, en qualité de futur directeur général. Jean-Daniel Laffely entrera en fonction le 12 mai 2020, à l’issue des assemblées générales 2020. Âgé de 54 ans, Jean-Daniel Laffely est licencié en sciences économiques à la Faculté des HEC de l’Université de Lausanne. Après une première expérience professionnelle à La Suisse Assurances où il était membre de direction au sein du département Actuariat, il a rejoint le groupe Vaudoise Assurances en 2006 où il a été nommé directeur des risques. Parallèlement à cette fonction, il a été responsable régional au Tessin en 2007 avant de prendre la tête, en 2008, du département Réseaux de vente, puis, en juin 2009, du département Finances et Placements. Promu directeur général adjoint en 2012, il a dirigé le secteur Finances avant d'être responsable, depuis 2017, du département Finances & Projets stratégiques. Depuis 2017, il préside également les conseils d’administration de Berninvest AG, de Vaudoise Investment Solutions SA, et est administrateur de Vaudoise Asset Management SA, à Berne. AB.
Le diocèse de Fréjus-Toulon a perdu environ 500 000 euros à la suite de placements financiers «douteux», a révélé ce vendredi 15 mars l’AFP, confirmant une information de Var Matin. Monseigneur Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon, a posé plainte contre X pour abus de confiance auprès du procureur de la République de Toulon. L'économat du diocèse, c’est-à-dire l’administrateur responsable de ses biens temporels, aurait ainsi placé une importante somme sur des produits financiers risqués ayant fait l’objet d’alertes régulières de l’AMF. Une partie de cette somme a notamment été placée dans une société aujourd’hui en liquidation judiciaire, une situation qui touche de nombreux investisseurs individuels. Le diocèse, qui reçoit chaque année environ 3 millions d’euros de dons, souhaite désormais que la justice détermine les responsables, tant en son sein que du côté de potentiels intermédiaires financiers qui seraient venus démarcher son économat. JLT
La société de private equity ACG Management, va fermer son bureau situé à Saint-Denis de La Réunion, a appris NewsManagers. Cette implantation avait été ouverte en mars 2012 par Viveris Management, spécialisée entre autres dans le financement de PME ultramarines, peu après son rachat par ACG. Selon nos informations, cette fermeture intervient à la suite du départ des membres de l’équipe de gestion dédiée à cette activité, comme le confirme leurs profils Linkedin. Gilbert Martin, le directeur exécutif en charge des opérations à la Réunion, a quitté ACG en juillet dernier pour devenir conseil en levée de fonds. Depuis ce mois de mars, Frédéric Langlade, directeur d’investissement, est chargé d’affaires chez Bpifrance, et Patrice Nadalon, directeur de participations, a rejoint Inter Invest Outremer en tant que directeur régional de la zone Pacifique. Isabelle Poulet, directeur exécutif en charge du pôle outre-mer basée à Marseille, n’a pas mis à jour sa fiche Linkedin mais n’apparaît plus non plus sur le site d’ACG. ACG Management revendique 894 millions d’euros d’encours gérés ou conseillés depuis sa création. Il intervient au travers de FCPI pour les investisseurs professionnels, et de FIP, dont un certain nombre dédié à la Corse et l’Outre-mer, pour les particuliers cherchant des solutions de défiscalisation. Contacté, ACG n’était pas disponible dans l’immédiat pour commenter l’information.
Le conseil d’administration d’Icade tenu le 13 mars a arrêté les résolutions qui seront soumises à l’assemblée générale mixte du 24 avril prochain. Parmi elles, figurent notamment la proposition de nomination de Frédéric Thomas, directeur général de Crédit Agricole Assurances et de Predica, au poste de président d’Icade en remplacement d’André Martinez. Ce dernier n’a en effet pas souhaité renouveler son mandat d’administrateur indépendant. Le conseil d’administration a également indiqué s’apprêter à renouveler le mandat d’Olivier Wigniolle en qualité de directeur général de la filiale de la Caisse des Dépôts, pour une durée de quatre années. Le responsable aura pour mission de mettre en œuvre le plan stratégique 2019-2022 présenté en juillet 2018 et approuvé à l’unanimité du conseil. Par ailleurs, sur recommandation du comité des nominations et des rémunérations, le conseil d’administration a décidé de proposer à l’assemblée générale la nomination en qualité d’administrateur, et pour une durée de quatre années d’Emmanuel Chabas, responsable du département des investissements immobiliers de Crédit Agricole Assurances, Waël Rizk, directeur délégué adjoint auprès de la directrice financière de la Caisse des Dépôts, et Gonzague de Pirey, président du groupe Lapeyre. AB.
Le plus important assureur chinois, Ping An Insurance Group Co of China Ltd, a annoncé lors de la présentation de ses résultats annuels, son intention d’investir davantage dans l’immobilier. L’assureur va notamment s’intéresser aux appartements pour particuliers et aux maisons de retraites, en raison du caractère contra-cyclique et stable des rendements, a expliqué son président Alex Ren, cité par Reuters. Son portefeuille, exposé actuellement à l’immobilier à hauteur de 7,5%, se situe actuellement bien en-dessous des 30% imposés par le régulateur chinois, a précisé Alex Ren lors d’une conférence de presse. Le rendement de ses placements financiers a été par ailleurs plutôt solide en 2018, avec une performance de 5,2%, malgré la chute de 26% du marché action chinois. L’assureur, coté à la Bourse de Shanghai, a également annoncé une hausse de son résultat net de 20,6% à 107,4 milliards de yuans (environ 14,2 milliards d’euros) et son intention de procéder à un rachat d’actions entre 5 et 10 milliards de yuans.
Le Fonds russe d’investissements directs (RDIF), le Russia-China Investment Fund, et un fonds souverain moyen-oriental dont le nom n ‘a pas été dévoilé, ont annoncé leur entrée au capital de la société minière Intergeo, propriété du groupe russe Onexim. Le groupe d’investisseurs souverains a ainsi acquis 9,53% dans la compagnie, et nommé Alexander Khloponin, vice-président du gouvernement Poutine de 2010 à 2018, et Lev Kuznetsov, ministre des affaires nord-caucasiennes de 2014 à 2018, comme leurs représentants au sein du conseil d’administration. Rappelons que le RDIF est un fonds souverain russe dédié à l’investissement en action dans les sociétés russes à haut potentiel. Le Russia-China Investment Fund, financé par le RDIF et le fonds souverain chinois China Investment Corporation, est lui un fonds de private equity investissant dans des projets économiques russo-chinois. JLT.
Groupama est entré au capital du groupe Colombus Holding qui contrôle Chargeurs, une société cotée évoluant notamment dans le textile avec 27,8% du capital. Colombus Holding, fondée en octobre 2015 par Michaël Fribourg et qui est depuis cette date actionnaire de référence du Groupe Chargeurs, a procédé à une réorganisation capitalistique "de long terme" selon un communiqué. Ainsi, CM-CIC Investissement et BNP Paribas Développement ont réinvesti au capital de Groupe Familial Fribourg, pour un montant non communiqué, et resteront également actionnaires de Colombus Holding. Par ailleurs, le Groupe Familial Fribourg est désormais l’actionnaire de contrôle de Colombus Holding.
Ce renforcement capitalistique s’est traduit par la cession auprès du Groupe Familial Fribourg de titres Colombus Holding jusqu’ici détenus par Effi Invest II et par des apports de titres Colombus Holding jusqu’alors détenus par CM-CIC Investissement et BNP Paribas Développement au Groupe Familial Fribourg.
Le communiqué précise que Colombus Holding n’entend pas faire évoluer sa participation dans Chargeurs au-delà de son niveau actuel. Le groupe Chargeurs exerce 4 métiers dans la protection temporaire de surfaces, l'entoilage pour habillement, des substrats techniques et de la laine peignée. Chargeurs emploie plus de 2.000 collaborateurs dans 45 pays.
Le chiffre d’affaires 2018 s’élève à 573,3 millions d’euros, dont plus de 90 % réalisé hors de France.
La classe d’actifs infrastructures a le vent en poupe. L’an dernier, les actifs levés par les fonds d’infrastructures ont atteint 14,6 milliards d’euros, le double du montant enregistré en 2017, selon les résultats de la dernière étude d’activité des fonds d’infrastructures gérés en France en 2018 publiée par France Invest et l’AFG (*). Sur ce montant, 83% sont investis en capital, soit 12,1 milliards d’euros, c’est- à-dire près de 3 fois plus qu’en 2017 (4,2 milliards d’euros), et 17% en dette, soit 2,5 milliards d’euros. «La collecte se concentre sur un nombre restreint de grands acteurs et a été réalisée en majorité à l’étranger, signe de l’attractivité de la classe d’actifs. L’Europe reste la première destination des investissements», a commenté Alain Rauscher, président du Club Infrastructure de France Invest. La collecte est en effet concentrée sur un nombre restreint de sociétés de gestion, 3 d’entre elles réalisant 91% de la collecte en capital, et 3 totalisant 80% de la collecte en dette. Les compagnies d’assurance-mutuelles et de caisses de retraite-fonds de pension sont les principaux souscripteurs. 63% des investisseurs sont étrangers. «L’appétit des institutionnels explique pour beaucoup la croissance de la classe d’actifs dans l’environnement incertain qui prévaut actuellement. La classe d’actifs infrastructures constitue un havre de paix, offrant des revenus stables prévisibles dans des activités essentielles non liées au cycle économique», a souligné René Kassis, président de la Commission Financement des infrastructures de l’AFG, à l’occasion d’une conférence téléphonique. Parallèlement, les montants investis dans les infrastructures se sont élevés l’an dernier à 6,5 milliards d’euros, dont 60% en capital, soit 3,9 milliards d’euros déployés dans 111 entreprises, et 40% en dette, soit 2,6 milliards d’euros de financement dans 61 actifs. Les investissements ont été réalisés en majorité dans les énergies renouvelables et les transports, à raison de 65% des montants en capital et de 61% en dette. L’Europe et la France bénéficient de la majorité des investissements, à hauteur de 91% en capital contre 70% l’année précédente, et de 88% en dette. A la fin 2018, les capitaux gérés par en France les fonds d’infrastructures s'élevaient à 57 milliards d’euros, dont 38 milliards d’euros au titre de l’activité en capital et 19 milliards au titre du financement en dette. Sur ces 57 milliards d’euros, 34 milliards ont déjà été déployés, dont 21 milliards d’euros en capital dans 446 entreprises, et 13 milliards d’euros de financement en dette dans 272 actifs. Le secteur dispose donc de 23 milliards d’euros de dry powder qui sera investi dans les prochaines années. De quoi assurer un certain dynamisme, et même un dynamisme certain au cours des prochaines années. «Avec 57 milliards d’euros sous gestion l’industrie française de la gestion d’actifs confirme sa position d’acteur de premier plan au niveau mondial pour le financement des infrastructures. La part croissante des investissements dans les secteurs liés à la transition énergétique souligne le rôle qu’elle joue dans la promotion de l’investissement responsable», a estimé René Kassis. (*) Cette deuxième édition de l'étude commune publiée par France Invest (Association des Investisseurs pour la Croissance) et l’AFG (Association Française de la Gestion financière) proposée l’Association des Investisseurs pour la Croissance (Francve Invest) et l’Association a été réalisée auprès de 22 structures membres des deux associations qui gèrent des fonds d’infrastructures en fonds propres (capital) ou en dette présents en France, sur 25 interrogées, ce qui représente 88% des membres actifs et 99% des montants gérés sur ce segment de marché. EJ
PensionDanmark a promu son responsable de la dette privée Kim Nielsen au poste de responsable des investissements alternatifs, révèle CityWire. Cette nomination fait suite au départ de son prédécesseur Claus Lyngdal, qui a rejoint Danske Bank pour prendre en charge ses investissements alternatifs. En raison de la fusion de deux équipes responsables de ces classes d’actifs, le périmètre de Kim Nielsen couvrira dorénavant aussi les infrastructures et le direct lending.
Compenswiss, qui gère les trois fonds de compensation du premier pilier suisse, fait face à d’importants déficits pour l’un d’entre eux. L’institution publique réfléchit donc à transformer son allocation globale actuelle pour mieux prendre en compte cette situation particulière.
Se destinant plus jeune à une carrière académique, Frank Juliano, head of asset management de Compenswiss, s'est finalement laissé séduire par la pratique de la gestion d'actifs avec un intérêt marqué pour les actifs alternatifs. Un parcours grâce auquel cet italo-suisse a pu réaliser d'innombrables voyages à l'étranger, notamment en Asie, où il a pris plaisir à goûter des recettes locales, sans jamais reléguer au second plan la cuisine italienne.