Outre-Manche, l’autorité de la concurrence a décidé d’enclencher la deuxième phase de son enquête pour analyser les risques de cette gigantesque acquisition.
Shell a annoncé jeudi avoir choisi Wael Sawan, le chef de sa division gaz et énergies renouvelables, pour remplacer Ben van Beurden au poste de directeur général à partir du 1er janvier prochain. Cette nomination intervient à un moment critique pour le groupe d’hydrocarbures qui entend réduire ses émissions de carbone à un niveau zéro, en net, d’ici à 2050 et s'éloigner des combustibles fossiles, alors même que l’Europe revient vers les énergies traditionnelles pour faire face à la crise du secteur. Agé de 48 ans, Wael Sawan, d’origine libano-canadienne, était le favori pour remplacer Ben van Beurden. Ce dernier quittera ses fonctions à la fin de l’année après environ une décennie à la tête de l’entreprise. «Les investisseurs chercheront avant tout, et dans cet ordre, des garanties sur la sécurité des dividendes et la stratégie en matière de renouvelables», a déclaré Sophie Lund-Yates, analyste chez Hargreaves Lansdown.
Do Kwon,qui dirigeait l'écosystème de Terra-Luna au moment de sa chute, est visé par un mandat d’arrêt émis par un tribunal sud-coréen depuis mercredi. L’entrepreneur de 31 ans se trouverait actuellement à Singapour, d’où il a donné une interview le mois dernier dans laquelle il reconnaît avoir eu tort après l’effondrement brutal du stablecoin. D’autres mandats d’arrêt ont aussi été émis envers cinq autres personnes liées à Terra-Luna, dont le krach aurait provoqué près de 50 milliards de pertes pour les investisseurs et un effet systémique de 500 milliards de dollars sur l’ensemble du marché des cryptoactifs.
L’entreprise technologique transfère ainsi le risque de devoir remettre au pot en cas de déséquilibre de financement des plans de retraite de ses salariés et anciens salariés.
L’assureur s’entoure d’experts pour étudier l’impact du réchauffement climatique sur son portefeuille forestier en France et trouver des solutions de restauration.
Le réseau Ethereum change sa méthode de consensus. Cette transition appelée «The Merge» lui permettra de réduire sa consommation énergétique de plus de 99%.
La pression mise par les investisseurs institutionnels sur leurs entreprises en portefeuille a montré son pouvoir. Une mesure sur le contrôle des transactions liées aux armes s’ajoute aux avancées obtenues ces derniers mois à l’aide de propositions de résolutions d’actionnaires.
EQT s’engage dans la chasse aux licornes. Le gérant d’origine suédoise vient de frapper fort en bouclant la levée de son tout premier fonds de growth, à 2,2 milliards d’euros. Un montant record pour un «first time fund» sur le marché européen de la tech. A titre de comparaison, Eurazeo avait empoché l’an dernier 1,6 milliard d’euros sur cette même stratégie, à l’occasion du closing final de son troisième fonds. «EQT est désormais en capacité d’investir des tickets allant de 50 et 200 millions d’euros par opérationpour dénicher les champions de demain», se félicite l’associé Nicolas Brugère – responsable du bureau français du gérant. Sept opérations ont d’ores et déjà été réalisées avec ce véhicule, aujourd’hui investi à hauteur de 30%. La plus emblématique a été menée l’an dernier sur Vinted. EQT avait alors pris la tête du tour de table de 250 millions d’euros de la plateforme de produits de seconde main. Un ex-Microsoft aux manettes Créée à partir de l’automne 2020, l’équipe «growth» du gérant dispose d’un mandat pour intervenir aussi bien sur le Vieux Continent qu’en Israël. Cela en dépit des turbulences qu’a connues l’environnement techces derniers mois. «Chez EQT, nous restons de grands fervents de la tech car nous sommes convaincus par sa capacité à transformer l’économie. Qui plus est, le marché européen présente des fondamentaux solides et il reste moins capitalisé qu’en Amérique du Nord», note Nicolas Brugère. Une observation partagée par les investisseurs du gérant, également rassurés par le profil des professionnels officiant au sein du fonds. Parmi eux, le responsable Marc Brown, une pointure du secteur qui revendique plus de 20 ans d’expérience chez Microsoft. Il y avaitnotamment supervisé les acquisitions de LinkedIn, de GitHub et de Minecraft. Depuis 2020, il pilote une équipe constituée d’associés d’EQT et de profils expérimentés tels que Carolina Brochado, ancienne associée de Softbank. Avec cette nouvelle offre, EQT complète sa plateforme totalisant près de 77 milliards d’euros d’actifs. EQT Ventures avait vu le jour en 2016, avec un premier fonds de 566 millions d’euros, suivi d’un deuxième levé en 2019, à hauteur de 660 millions. Le troisième serait actuellement sur la route. A l’autre bout du spectre, la société de gestion suédoise intervient avec son neuvième fonds LBO, doté de 15,6 milliards d’euros. Le dixième est en cours de levée, avec un objectif fixé à 20 milliards.
Le produit de ces cessions a été en grande partie utilisé pour répondre aux exigences de marge des contrats dérivés conclus en couverture, qui ont augmenté en raison des taux d’intérêts.
Apex Group a annoncé une nouvelle acquisition la semaine dernière. La société bermudienne, spécialisée dans les services aux fonds et gestionnaires d’actifs, a racheté Prometa Fund Support Services (Prometa), un fournisseur de services aux fonds établi au Canada qui administre 28 milliards de dollars pour une cinquantaine de gérants couvrant plus de 180 véhicules d’investissement et environ 225.000 investisseurs. Cette acquisition, la septième de l’année pour le groupe, vise à renforcer la présence d’Apex sur le sol canadien. Les 16 employés de Prometa, basés à Winnipeg, s’ajoutent à ceux de la société bermudienne basés à Toronto, ce qui porte à plus d’un millier de salariés les effectifs d’Apex en Amérique. Dans un communiqué, Apex indique vouloir poursuivre une croissance organique au Canada avec l’embauche de 200 personnes d’ici la fin de l’année. Cette opération intervient après le bouclage des acquisitions de Sanne, début août, et de Maitland, mi-mai. La première a permis à Apex de s'étendre dans les services aux fonds alternatifs et dans de nouvelles géographies dont le Danemark, le Japon, la Serbie, l’Afrique du Sud, l’Espagne et la Suède. La seconde l’a renforcée considérablement dans le secteur des ManCos (management companies). Au printemps, Apex avait racheté MMC Group, principal fournisseur de services d’administration aux fonds en Nouvelle-Zélande, pris des participations majoritaires dans FTS, entreprise américaine spécialisée sur les sujets de fiscalité (structuration, conformité) pour les fonds et gestionnaires alternatifs, et dans Best, société indienne spécialisée dans les services aux gestionnaires internationaux. En outre, Apex avait acquis la majorité du capital deFund Admin Chain, qui se base sur la technologie ledger pour le lancement, la distribution et le trading de fonds d’investissement collectifs. Apex administre désormais 3.000 milliards de dollars d’encours, compte 10.000 salariés répartis dans 80 bureaux établis dans plus de 40 marchés.
L’opérateur sans fil T-Mobile US Inc a annoncé jeudi un programme de rachat d’actions de 14 milliards de dollars qui se poursuivra jusqu’en septembre de l’année prochaine.
DNCA Investments, affilié de Natixis Investment Managers, a pris la décision de fusionner ses fonds DNCA Actions Small & Mid Cap France (103 millions d’euros d’actifs fin août), lancé en 1995, et DNCA Actions Small & Mid Cap Euro, lancé en 2004. La fusion sera effective le 10 novembre prochain, selon une lettre aux investisseurs consultée par NewsManagers. Les deux fonds sont gérés par la même équipe (Daniel Dourmap et Thierry Cuypers). Cette fusion-absorption intervient dans une optique de rationalisation de la gamme des fonds gérés par DNCA. Elle vise à permettre aux investisseurs de bénéficier d’un univers d’investissement en actions plus large et plus diversifié tant d’un point de vue géographique que du point de vue de la typologie de titres en portefeuille, affirme la société de gestion.
Cinq ans après avoir levé 124 millions d’euros pour un premier fonds européen dédié à l’agtech et à la foodtech, Capagro renouvelle sa formule. La société de gestion présidée par Tom Espiard-Cignaco a levé le voile sur un deuxième véhicule, d’une taille de 200 millions d’euros. Baptisé Capagro Agri-Food Innovation II, ce dernier cible des start-up générant déjà des revenus et porteuses de projets pour une agriculture durable et une alimentation saine. Il agira principalement en lead ou co-lead, via des tickets initiaux compris entre 3 et 10 millions d’euros dans une quinzaine de pépites européennes. Cette levée intervient alors que Capagro n’a pas encore réalisé de sortie. Groupe Avril, LSDH, Terrena, Groupe Bel, Idia Capital Investissement et Bpifrance ont renouvelé leur investissement. Ils sont rejoints par la coopérative agricole Euralis, ainsi que par d’autres institutionnels, industriels et family offices.