Luc Oursel, le président du directoire du groupe de nucléaire, exclut toute augmentation de capital de la maison mère mais reconnaît la nécessité de financements complémentaires. L’ouverture du tour de table de la filiale minière est envisagée malgré la lourde dépréciation d’UraMin.
Les entreprises européennes seraient elles aussi sous pression, 98% des «collateralised loan obligations» (CLO), les véhicules d’investissement qui rachètent des prêts destinés au financement des acquisitions des sociétés de capital-investissement, devant être gelés d’ici 2014, selon le journal qui cite une étude de Standard & Poor’s. «Le problème des CLO deviendra critique dans les 12 à 18 prochains mois» estime un banquier cité par le quotidien. S&P estime que ce problème entraverait la capacité de refinancer environ 250 milliards d’euros de prêts en Europe dont l’échéance va de 2012 à 2017. Les petites sociétés seraient les plus touchées.
Le quotidien, citant un rapport du régulateur du secteur des télécoms au Royaume-Uni, l’Ofcom, indique que le pays risque de perdre du terrain après que la procédure d’enchères sur la prochaine génération de services mobiles a été retardée à la fin de l’année prochaine. L’Ofcom se réjouit que le marché domestique soit parmi les moins chers et les plus développés.
Alors que des négociations ont été engagées avec le Fonds stratégique d’investissement concernant la participation de 26% d’Areva au capital d’Eramet (lire page 6), les indépendantistes néo-calédoniens de la province Nord, déjà actionnaires d’Eramet, «se mettent à leur tour sur les rangs», selon le quotidien. La Société minière du Sud Pacifique (SMSP) a transmis hier une offre formelle d’achat à Luc Oursel.
Areva n’a pas besoin d’augmenter son capital. Luc Oursel, le président du directoire du groupe de nucléaire, l’a affirmé ce matin, lors d’une (longue) présentation du plan d’action stratégique 2012-2016. Pour autant, la direction d’Areva «n’exclut pas un recours limité à des financements externes». Ceux-ci pourraient passer par l’ouverture du capital de certains actifs ou de certaines filiales. Ainsi, Luc Oursel a confirmé la volonté d’Areva de faire entrer de façon minoritaire un ou plusieurs partenaires, industriels ou financiers, au tour de table de la division minière qui vient tout juste d’être filialisée. Mais selon le président du direction, «ce n’est pas un sujet actif, rien n’a commencé dans les discussions avec les partenaires éventuels». En situation de cash-flow négatif depuis 2006, Areva consommera encore 1,5 milliard de trésorerie en 2012, avant cessions et impôts, et prévoit de revenir à l'équilibre en 2013.
Safran a déclaré viser pour 2015 une marge opérationnelle courante proche de 15% et un chiffre d’affaires organique proche de 15 milliards d’euros, à la faveur de la montée en cadence de production d’avions et de sa croissance dans les services. Le groupe, qui a réalisé en 2010 une marge opérationnelle courante de 8,2% et un chiffre d’affaires ajusté de 10,76 milliards d’euros, a confirmé viser pour cette année une croissance de l’ordre de 6% à 9% de son chiffre d’affaires et de 25 à 30% de son résultat opérationnel courant, dont le cash flow libre devrait représenter environ un tiers.
L’assureur Allianz est en cours de discussions avancées pour racheter le réseau de distribution de gaz de l’unité Ruhrgas de E.ON , rapporte un quotidien allemand. D’après le Süddeutsche Zeitung, E.ON a reçu des signes positifs du gouvernement concernant la vente de ce réseau de quelque 12.000 kilomètres. E.ON et Allianz n’ont pas souhaité commenter l’information.
Un médiateur a ouvert la voie à une OPA du géant minier Rio Tinto sur Ivanhoe Mines, déclarant que la stratégie de défense du groupe canadien via une «pilule empoisonnée» de 16 milliards de dollars n'était pas valable. Cette décision de justice laisse, de fait, Rio Tinto en position de contrôle sur Ivanhoe. Le groupe anglo-australien, qui détient déjà 49% d’Ivanhoe, convoite la participation majoritaire du canadien dans le projet d’exploitation de cuivre et d’or Oyu Tolgoi en Mongolie.
L’action Guyenne et Gascogne a repris sa cotation mardi à midi en chute de 7,53% à 81 euros, un niveau correspondant pratiquement au prix offert par Carrefour pour le contrôlé de son principal franchisé français. A 12h03, le titre cédait 7,48% à 81,05 euros tandis que Carrefour prenait 0,67% à 17,95 euros.
Sinopec et ENN Energy Holdings proposent jusqu'à 2,2 milliards de dollars (1,67 milliard d’euros) en numéraire pour racheter le distributeur privé de gaz naturel China Gas Holdings et ainsi renforcer leur présence dans un marché chinois très porteur. Leur offre s'élève à 3,50 dollars de Hong Kong par action, soit une prime de 25% par rapport au précédent prix de clôture.
L’inflation a de nouveau ralenti au mois de novembre au Royaume-Uni, passant à +4,8% sur un an, ce qui donne des arguments supplémentaires aux tenants d’une nouvelle injection de fonds par la Banque d’Angleterre pour relancer l'économie. Selon l’Office des statistiques nationales (ONS), les prix ont augmenté de 0,2% en un mois et de 4,8% en un an. Le taux d’inflation passe ainsi sous le seuil symbolique des 5% pour la première fois depuis plusieurs mois.
La société chinoise cotée à la Bourse de Toronto sous le coup d’une enquête pour fraude a indiqué qu’elle ne pourra s’acquitter d’une échéance de paiement d’intérêts sur une ligne d’obligation convertible de 9,8 millions de dollars prévue jeudi et qu’il n’y avait aucune certitude sur la publication de ses comptes du troisième trimestre. Sino-Forest a dit envisager ses options stratégiques, incluant la vente de tout ou partie de ses actifs. La chute de l’action aurait déjà coûté 3,3 milliards de dollars canadiens aux investisseurs, selon Bloomberg.
Le groupe américain spécialisé dans les infrastructures de téléphonie mobile va racheter jusqu’à 2.500 tours de télécommunication à la filiale mexicaine de Telefonica, Pegaso PCS, pour environ 500 millions de dollars.
Le conseil d’administration de Boeing a approuvé une augmentation de son dividende trimestriel de 5%. Le groupe a déclaré un dividende de 44 cents par titre, versé le 2 mars, contre 42 cents prévus précédemment.
Suite au piétinement des négociations avec ses partenaires italiens concernant l’avenir de l’entreprise transalpine commune Edison, la société française serait prête à accélérer la vente de parts afin de mettre la main sur la coentreprise quitte à perdre les faveurs de l’Etat italien, selon Bloomberg qui cite des sources proches.
Le groupe américain spécialisé dans les granulats a lancé une offre de rachat hostile en titres de 4,7 milliards de dollars sur son concurrent Vulcan Materials. L’offre prévoit l’échange d’un titre Vulcan contre 0,5 action Martin Marietta. Elle représente une prime de 15% sur la moyenne des cours de clôture de Vulcan durant les dix derniers jours.
La société de production gazière et pétrolière aurait sollicité les conseils de Citigroup pour négocier la vente de sa participation de 65,12% dans Gujarat Gas, qui possède une valeur de marché d’environ 600 millions de dollars, selon le quotidien qui cite des sources proches du dossier. BG Group souhaiterait également céder une partie de ses activités au Brésil pour satisfaire ses besoins en capitaux.
Le Japon devrait opter pour le «F-35» de Lockheed Martin afin de remplacer sa flotte d’avions de combat de «F-4 Phantom», selon le quotidien nippon qui ne cite pas ses sources. Le gouvernement doit trancher officiellement vendredi entre deux modèles américains, le «F-35» et le «F/A-18» de Boeing, et un modèle européen, l’ «Eurofighter Typhoon».
Dans un entretien accordé au quotidien, le président-fondateur d’Evraz, Alexander Abramov, évoque l’éventualité d’une fusion avec son homologue russe Severstal. Il estime ainsi que fusionner les deux groupes qui combinent une capitalisation boursière de quelque 12 milliards de livres (14 milliards d’euros) serait «une bonne idée». «J’imagine que cela aurait pas mal d’avantages» rajoute-t-il. Tout projet devrait obtenir l’aval de Roman Abramovich, actionnaire majoritaire d’Evraz avec 35% des actions, ainsi que de l’homme d’affaires Alexei Mordashov, qui est à la fois le directeur général de Severstal et son actionnaire majoritaire.
Certains prêteurs jugent insuffisante la marge de 75 pb au-dessus de l’Euribor proposée par le groupe pour refinancer une ligne d’un milliard d’euros à 5 ans, rapportent des sources bancaires. Un niveau de 90 pb serait davantage conforme à son profil de crédit à l’horizon 2012.