Le constructeur automobile américain a selon le quotidien lancé le placement privé de sa participation résiduelle de 9,9% au capital de son ancienne filiale de financement, alors dénommée GMAC. General Motors en avait cédé une participation de contrôle en 2006 à la société de private equity Cerberus. Le montant de l’opération de sortie définitive est voisin de 900 millions de dollars.
Le quotidien souligne, à la lecture des résultats d’un sondage Viavoice pour son compte, Radio Classique et CCI France, que «le moral des patrons rechute» et que «la défiance vis-à-vis de l’exécutif se renforce». 82% des patrons français n’ont pas confiance dans l’économie nationale et 44% pensent que 2014 sera «pire» que 2013. Près des deux tiers se disent néanmoins confiants dans l’avenir de leur propre entreprise.
La coentreprise entre PSA Peugeot Citroën et General Motors sur les achats «ne fait pas que des heureux chez leurs fournisseurs». Le quotidien croit savoir que les équipementiers ont ainsi, «par le biais de leur fédération, contesté devant les autorités de la concurrence les conditions générales d’achat» de cette joint-venture. «Sur une trentaine d’articles, près de la moitié comportent des clauses illégales», soutient une source industrielle. PSA aurait selon une source de la Fédération des industries mécaniques (FIM) «abandonné le modèle antérieur pour adopter celui de GM». Le constructeur français reconnaît selon le quotidien avoir reçu une lettre de la DGCCRF, autorité chargée de la répression des fraudes.
General Electric vise une part de marché à deux chiffres en Allemagne dans le secteur de l’énergie éolienne, selon le Frankfurter Allgemeine Zeitung. Un objectif qui pourrait être atteint par le patron local du groupe diversifié américain grâce au déploiement d’éoliennes fonctionnant avec un vent faible. GE a récemment engrangé des commandes au Brésil ou dans le Colorado.
Il s’agit de la septième acquisition de Dassault Systèmes cette année, comme le souligne le quotidien, qui met en lumière la prise de contrôle d’une «pépite allemande de la 3D». L’éditeur de logiciels français va en effet prendre le contrôle de 84% du capital de RTT. Une opération, prélude à une offre publique sur le solde du capital, valorisant la cible à 170 millions d’euros.
Le numéro un mondial des matériaux de construction a annoncé avoir finalisé le rachat de la société allemande LS Kunststofftechnologie, spécialisée dans la fabrication de composants polymères pour les marchés automobile, médical et industriel. Fin novembre, Saint-Gobain s’est fixé pour objectif de réaliser pour 4 milliards d’euros d’acquisitions entre 2013 et 2018, en privilégiant notamment l’Amérique du Nord, l’Afrique ou le Brésil.
La Commission européenne a autorisé sans conditions l’acquisition de l’activité de téléphones mobiles de Nokia par Microsoft pour 5,4 milliards d’euros. Bruxelles met en avant le peu de chevauchements entre les activités des deux parties, Microsoft ne fabriquant pas de téléphones.
L’Autorité de la concurrence rendra le 16 décembre au ministre des Finances les conclusions de la mission qu’il lui a confiée sur l’harmonisation des régimes de concentration en Europe. A l’instar de l’affaire Eurotunnel-SeaFrance, les autorités de la concurrence peuvent en effet être amenées à prendre des décisions divergentes, en raison de leur droit national. Or, la Commission européenne ne peut se saisir que des dossiers concernant au moins trois pays.
Le laboratoire BioAlliance Pharma a annoncé avoir reçu l’autorisation de mener son étude clinique dans le cadre du développement de son traitement du cancer primitif du foie aux Etats-Unis et en Allemagne. Une étude déjà autorisée en France, en Espagne, en Italie, en Russie, en Hongrie, en Autriche ainsi qu’en Belgique.
Le numéro deux mondial du poids-lourd s’attend à ce que sa réorganisation stratégique produise ses pleins résultats en 2015 après le lancement de nouveaux modèles cette année, avec un bénéfice opérationnel qui devrait avoir augmenté de 9 milliards de couronnes (1,0 milliard d’euros), en hausse de 50% par rapport à 2012.
Pierre & Vacances Center Parcs a publié un résultat opérationnel courant positif (2,6 millions d’euros) au titre de l’exercice à fin septembre, à la faveur d’une réduction des pertes de ses activités touristiques et d’une augmentation des profits liés au développement immobilier. Le groupe avait accusé lors de l’exercice précédent la première perte (7,0 millions) depuis sa création en 1967 et avait dû supprimer 195 emplois. Il table pour l’exercice en cours sur un résultat opérationnel courant en hausse.
Le fonds stratégique d’investissement italien (Fondo Strategico Italiano), l’un des candidats au rachat d’une participation minoritaire (20% environ) au capital de Versace auprès de la famille fondatrice, a émis une offre valorisant la griffe à 1,1 milliard d’euros, selon Reuters. Une opération qui pourrait être un premier pas vers une introduction en Bourse d’ici trois à cinq ans.
Le groupe norvégien de services pétroliers Aker Solutions a annoncé mercredi renoncer à ses objectifs de croissance à long terme, expliquant privilégier sa rentabilité et son cours de Bourse alors que le secteur s’attend à une hausse des coûts et à une baisse de la demande. «Nous allons réduire nos investissements afin de ne pas surinvestir dans des capacités qui pourraient éroder nos marges», a ajouté le président exécutif, Oeyvind Eriksen. Son directeur financier a précisé qu’il espérait conclure d’ici à 12 mois la vente de la division de services aux champs pétroliers.
Kering a annoncé mercredi avoir opté pour le projet de reprise de La Redoute par ses managers et être entré en négociations exclusives avec Nathalie Balla, PDG de l’entreprise et Eric Courteille, secrétaire général de sa maison-mère Redcats. Quatre offres étaient en compétition. Outre les managers de La Redoute, la société foncière Altarea-Cogedim, le fonds américain The Gores Group et un entrepreneur du Nord étaient sur les rangs. Kering juge que le projet du tandem, déposé en fin de semaine dernière, est «pertinent et réaliste pour continuer la mutation nécessaire de l’entreprise et ainsi assurer sa pérennité et son développement». L’ex-PPR, qui dit avoir injecté plus de 400 millions d’euros dans La Redoute depuis 2008, est prêt, selon des sources proches du dossier citées par Reuters, à le recapitaliser à hauteur d’au moins 300 millions d’euros.
Le Conseil constitutionnel a validé l’essentiel du nouveau dispositif de lutte contre la fraude fiscale, tout en censurant certains articles. La possibilité de recourir à une garde à vue allant jusqu'à 96 heures pour les auteurs d’infractions, au lieu de 48 heures, a été rejetée. Les sages ont également censuré l’article 3 qui prévoyait, pour un crime ou un délit puni d’au moins cinq ans d’emprisonnement et ayant procuré un profit direct ou indirect, un maximum de la peine établi à 10% voire à 20% du chiffre d’affaires de la personne morale prévenue ou accusée. Le Conseil constitutionnel a jugé que ce maximum «était susceptible de revêtir un caractère manifestement hors de proportion avec la gravité de l’infraction constatée».
La Competition Appeal Tribunal a cassé la décision rendue par l’Autorité de la concurrence britannique. Groupe Eurotunnel pourra ainsi poursuivre l’exploitation du service transmanche de MyFerryLink (ex-SeaFrance).
La commission des finances de l’Assemblée nationale a saisi l’Autorité de la concurrence afin qu’elle rende un avis sur la question de la gestion privatisée des autoroutes par les sociétés concessionnaires d’autoroutes. Dans un rapport de juillet dernier, la Cour des comptes avait mis en évidence le rapport de force défavorable au ministère des transports lorsque ce dernier négocie le tarif des péages avec les concessionnaires. L’Autorité de la concurrence formulera des recommandations visant à améliorer le jeu de la concurrence dans le secteur des infrastructures autoroutières. Elle rendra son avis durant l'été 2014.
Le quotidien croit savoir que les créanciers du distributeur textile «se sont finalement mis d’accord pour valider le nouvel échéancier de dette». Cette dernière avoisine un milliard d’euros. Le texte, qui devait être homologué hier soir par le tribunal, permettrait à Camaïeu, contrôlé par Cinven, d’éviter la mise en sauvegarde.
Le groupe projette d’implanter en Europe à partir de 2016 son enseigne de grands magasins de luxe Galleria, l’un des deux piliers de sa discrète filiale DFS (400 boutiques hors taxes situées dans 18 aéroports). Premières destinations, Venise, où LVMH négocie selon le quotidien l’acquisition d’un «bâtiment de style vénéto-byzantin du XVIe siècle, situé sur le Grand Canal, tout près du pont du Rialto» et Paris, dans l’ensemble d’immeubles ayant abrité La Samaritaine jusqu’en 2005. Galleria est aujourd’hui très présente en Asie, et son arrivée en Europe constituerait «le meilleur moyen de capter les touristes des pays émergents, à commencer par les Chinois».
Prévention des conflits d’intérêts, indépendance d’opinion vis-à-vis des émetteurs, conditions de rémunération de l’analyste... L’Autorité des marchés financiers réaffirme dans une série de recommandations les obligations auxquelles doivent s’astreindre les bureaux d’analyses financières.