Le fabricant de composants électriques a accepté de soumettre au vote de son assemblée générale du 11 mai le projet de résolution proposé par son actionnaire Nobel, un fonds de Weinberg Capital Partners, dont l’objet est sa nomination en tant que membre du conseil d’administration ou, le cas échéant, du conseil de surveillance. Cette AG doit se prononcer sur le changement du mode de gouvernance de Mersen vers une structure à conseil d’administration. Nobel a été constitué en septembre 2015. Sa participation au capital de Mersen s'élevait mi-avril 2016 à 1,14% et le nom du représentant appelé à entrer au conseil n’a pas été précisé.
Le groupe canadien Valeant Pharmaceuticals International a nommé hier à sa direction Joseph Papa, juste après l’annonce de la démission de ce dernier du poste de PDG de son concurrent américain Perrigo. Joseph Papa, 60 ans, doit rejoindre Valeant début mai et il siégera au conseil d’administration. Joseph Papa sera remplacé à la direction générale de Perrigo par John Hendrickson, jusqu’ici président non-exécutif. Son départ a conduit le conseil d’administration de Perrigo à scinder les fonctions de président du conseil d’administration et de directeur général. L’une des administratrices, Laurie Bras, est ainsi nommée à la présidence.
Salzgitter a annoncé hier soir un résultat en forte baisse au premier trimestre 2016 mais il a confirmé qu’il parviendrait à dégager un bénéfice avant impôts sur l’ensemble de l’exercice. Son bénéfice imposable est ressorti à 3,1 millions d’euros à fin mars contre 51,8 millions un an auparavant. Les sidérurgistes européens pâtissent d’une chute des prix de l’acier qu’ils imputent pour l’essentiel à des produits à bas prix venant de Chine.
EDF a annoncé hier avoir signé un accord en vue d’acquérir Global Ressources Options («groSolar») afin de poursuivre son développement dans les énergies renouvelables aux Etats-Unis. Créé il y a 18 ans, groSolar compte aujourd’hui une cinquantaine de salariés et figure parmi les leaders du marché américain dans l’installation et la vente de centrales photovoltaïques pour les collectivités, les entreprises et les industriels. L'électricien français ne précise pas le montant de la transaction.
L’opérateur brésilien de télécommunications Oi a entamé hier des discussions avec une partie de ses créanciers dans l’espoir d’aboutir à la restructuration de quelque 12,7 milliards d’euros de dettes obligataires, rapportait hier Reuters de plusieurs sources. Conseillé par Moelis, un groupe de plus de 25 investisseurs participe aux discussions, notamment BlackRock, Citadel et Pacific Investment Management. Près de la moitié de la dette de 54,9 milliards de reals (13,7 milliards d’euros) d’Oi arrive à échéance d’ici fin 2017.
Craignant une trop forte concentration du marché de la téléphonie mobile outre-Manche, la Commission européenne opposera son veto au rachat de l’opérateur mobile O2, filiale de l’espagnol Telefonica, par Hutchison Holdings pour 10,3 milliards de livres (13,2 milliards d’euros), rapportait hier soir Reuters de deux sources proches du dossier. Bruxelles va solliciter cette semaine l’accord des autorités nationales concernées pour leur demander d’avaliser ce veto. L’exécutif européen a fixé le 19 mai comme date limite pour rendre sa décision.
Selon une étude publiée hier par le fournisseur de données Equilar, la rémunération totale des dirigeants des 100 premières sociétés américaines ayant publié leur rapport annuel 2015 au 1er avril dernier affiche une hausse de 3% à 14,5 millions de dollars (12,86 millions d’euros), en valeur médiane. Bien que les six compagnies d’hydrocarbures retenues aient vu leur chiffre d’affaires baisser de 27 à 44% l’an dernier, une seule a signalé que son directeur général avait été moins rémunéré. Il s’agit de Ryan Lance, de ConocoPhillips, qui a perçu 16,9 millions de dollars, soit 4% de moins qu’en 2014. Les patrons les mieux payés sur cette liste, hors plans de retraite, sont les co-directeurs généraux d’Oracle, Mark Hurd et Safra Catz, qui ont perçu chacun 53,2 millions de dollars. La plus forte hausse revient au patron d’Emerson Electric, David Farr, dont la rémunération de 13,9 millions a augmenté de 113% d’un an sur l’autre.
Mersen a accepté de soumettre au vote de son assemblée générale du 11 mai le projet de résolution proposé par son actionnaire Nobel, un fonds de Weinberg Capital Partners, dont l’objet est sa nomination en tant que membre du conseil d’administration ou, le cas échéant, du conseil de surveillance. «Le conseil de surveillance et le directoire ont considéré que les compétences et l’expérience des dirigeants de Nobel pouvaient être un atout pour la société et recommanderont donc l’approbation de cette résolution», explique le fabricant de composants électriques.
Gannett, l'éditeur du quotidien américain USA Today, a annoncé avoir soumis une offre de rachat à Tribune Publishing mais ce dernier, qui possède entre autres le Los Angeles Times, a refusé d’engager des discussions. «Nous sommes donc prêts à envisager toutes les options permettant de mener bien cette transaction», a déclaré le directeur général de Gannett, Robert Dickey, dans une lettre adressée au conseil d’administration de Tribune Publishing. Gannett a précisé que son offre, soumise le 12 avril, représente un montant de 815 millions de dollars (724 millions d’euros) en incluant la reprise de 390 millions de dollars de dettes. Cette offre de 12,25 dollars par action intègre une prime d’environ 63% sur le cours de clôture de Tribune Publishing vendredi (7,52 dollars).
La chaîne britannique de grands magasins BHS a déposé son bilan lundi et a immédiatement été placée sous administration judiciaire, ce qui pourrait menacer 11.000 emplois. «Le groupe poursuivra ses activités pendant que ses administrateurs judiciaires chercheront à le vendre», a déclaré le cabinet d’administrateurs Duff & Phelps, chargé du dossier. Le placement sous administration judiciaire implique que le fonds de retraites de l’entreprise, qui accuse un déficit de 571 millions de livres, pourrait devoir être renfloué par le fonds public PPF (Pension Protection Fund).
Qatar Airways a annoncé lundi avoir engagé des discussions avec Boeing en vue de la livraison éventuelle d’avions appelés à se substituer à des Airbus A320neo sur lesquels de nouveaux problèmes ont été identifiés. La compagnie pourrait renoncer à entre quatre et six livraisons d’Airbus, a précisé son directeur général, Akbar al Baker, expliquant que les problèmes rencontrés ne se limitaient pas aux réacteurs fournis par Pratt & Whitney, comme évoqué auparavant, mais concernaient aussi le système hydraulique et les logiciels de ces appareils. Airbus a réaffirmé que tous les défauts seraient corrigés d’ici l'été.
Le groupe Fnac a une nouvelle fois surenchéri lundi sur Darty, annonçant une «dernière offre» à 170 pence par action pour racheter le distributeur de produits électroniques et électroménagers. La Fnac proposait jusqu’ici 153 pence par action, une offre sur laquelle Conforama avait surenchéri jeudi dernier pour offrir de racheter Darty au prix de 160 pence par action, valorisant le groupe britannique à quelque 860 millions de livres sterling, soit plus d’un milliard d’euros. «La troisième offre améliorée de Fnac est l’ultime surenchère de Fnac», précise le groupe dans un communiqué.
Le groupe canadien Valeant Pharmaceuticals International a nommé lundi à sa direction Joseph Papa, juste après l’annonce de la démission de ce dernier du poste de PDG de son concurrent américain Perrigo. Joseph Papa, 60 ans, doit rejoindre Valeant début mai et il siégera au conseil d’administration. Cette nomination a été bien accueillie à Wall Street, avec une hausse de 3% du titre Valeant peu après l’ouverture de la Bourse américaine.
Une introduction en Bourse de sa division d’ampoules électriques est «l’issue la plus probable» compte tenu de «l’amélioration du sentiment sur les marchés boursiers comparé aux deux premiers mois de l’année», a indiqué lundi matin Philips, même si le groupe néerlandais continue de travailler en parallèle à une possible vente privée de Philips Lighting. Le groupe a promis d’informer rapidement les investisseurs sur les conclusions de son évaluation.
Le fabricant américain de canettes Ball Corporation et le britannique Rexam ont conclu un accord pour céder 3,42 milliards de dollars (3,04 milliards d’euros) d’actifs au producteur d’emballages Ardagh Group, basé au Luxembourg, afin d’obtenir le feu vert des autorités de la concurrence à leur projet de fusion. La transaction concerne 22 usines de Ball et Rexam en Europe, au Brésil et aux Etats-Unis, les trois régions où le rapprochement posait le plus de problèmes de concurrence. Avec ces cessions d’actifs, Ball espère pouvoir finaliser l’acquisition de Rexam avant la fin juin. Le projet d’acquisition de Rexam, annoncé en février 2015 pour 4,4 milliards de livres (5,6 milliards d’euros), aura pour effet de fusionner les deux premiers fabricants mondiaux de canettes, fournisseurs entre autres de Coca-Cola et du géant de la bière Anheuser-Busch InBev. La Commission européenne avait l'été dernier ouvert une enquête approfondie sur l’opération, estimant qu’elle risquait de réduire la concurrence dans ce secteur d’activité, avant de donner un feu vert conditionnel.
Le groupe chimique belge exercera aujourd’hui sa première option de rachat de son obligation hybride, d’un montant de 500 millions d’euros, cotée à Luxembourg. Cette obligation, ayant une date de maturité en 2104 et un rendement annuel de 6,375% pendant les dix premières années, est classée en tant que dette long terme selon les règles IFRS. Le remboursement aura lieu le 2 juin 2016.
Labeyrie Fine Foods et son associé Les Aquaculteurs Landais ont obtenu le feu vert de l’Autorité de la concurrence pour la prise de contrôle du Groupe Aqualande mais devront respecter une série d’engagements en raison de «risques d’atteinte à la concurrence sur le marché de la truite fumée en France», explique l’autorité. L’entrée de Labeyrie au capital du Groupe Aqualande se traduit en effet par la prise de contrôle conjoint du leader du secteur de la truite en France par l’un de ses principaux concurrents.
Pénalisé par la dégradation des marchés de la construction, des hydrocarbures, des mines et du rail, le leader mondial des engins de chantier a ramené vendredi sa prévision de chiffre d’affaires pour 2016 entre 40 et 42 milliards de dollars, contre 40 à 44 milliards auparavant. Il table désormais sur un bénéfice par action situé entre 3 et 3,70 dollars hors charges de restructuration, contre une prévision antérieure de 4 dollars. Son bénéfice net hors exceptionnels est tombé au premier trimestre à 494 millions, soit 0,67 dollar par action, contre 1,70 milliard (2,07 dollars par action) un an plus tôt.
HSBC a annoncé vendredi lors de son assemblée générale une modification de sa politique de rémunération des dirigeants. Cette réforme, qui pourrait réduire de 7% le montant maximal perçu par ses administrateurs exécutifs, survient à la suite de frondes des actionnaires chez BP et Anglo American sur le même sujet. La participation en numéraire au financement de la retraite des dirigeants va ainsi passer de 50 à 30% de leur salaire de base et l’'octroi de mesures d’incitation de long terme sera désormais soumise à des critères de performances définis pour une période de trois ans.
Schlumberger a déclaré vendredi s’attendre à une baisse «importante» de son chiffre d’affaires au deuxième trimestre en raison de la réduction de ses activités au Venezuela suite à des problèmes de paiement et à l’impact de la chute des cours du pétrole. Sur les trois premiers mois de l’année, son chiffre d’affaires a chuté de 16% par rapport au trimestre précédent. «Notre secteur connaît actuellement la plus grave crise financière de son histoire, la rentabilité et les flux de trésorerie étant à des niveaux insoutenables pour la plupart des opérateurs pétroliers et gaziers», a souligné le directeur général, Paal Kibsgaard.