Selon nos informations, le groupe de protection sociale, acteur majeur dans l’enseignement privé, présent dans le domaine interprofessionnel, B2V a décidé de filialiser sa gestion financière. En effet, un agrément AMF a été obtenu le 30 mai 2012 pour la société de gestion Prevaal Finance. Présidé par Henri Jacks, l’ancien directeur financier du groupe, la nouvelle entité a été créée pour répondre a deux objectifs : réduire le coût de la gestion et internaliser une partie des dites commissions. En chiffres, l’internalisation d’une partie des actifs long terme doit permettre de réduire le coût de la gestion de 50 %, a expliqué Henri Jacks à Newsmanagers. Prévaal Finance autorisera également plus de souplesse et de facilité au groupe dans le cadre de sa gestion directe qui est composée à la fois de fonds ouverts et de fonds dédiés - en l’occurrence, l’investisseur a confié la gestion de ses fonds dédiés à six gérants différents. Pour l’instant, la société de gestion ne compte que trois membres, le reste des fonctions, dont celles du responsable pour la conformité du contrôle interne niveau 2, le juridique ou les ressources humaines ayant été externalisés. Côté offre, depuis le 13 septembre dernier, deux OPCVM dédiés ont été lancés, investis sur le vieux Continent qui restera l’univers d’investissement exclusif de Prévaal Finance. Le premier OPCVM est composé d’obligations convertibles tandis que le second fonds est investi en actions. Aujourd’hui, les deux fonds affichent un encours respectif de 150 millions d’euros et 50 millions d’euros. Pour l’heure, le fonds actions est un fonds de trackers mais la gestion assure qu’elle pourra réaliser une sélection de titres en direct dès le premier semestre 2013. En pratique, une partie seulement des capitaux investis dans les fonds ouverts, représentant aujourd’hui 800 millions d’euros, ou encore gérés en direct, a vocation à être reprise par Prévaal Finance. Cette opération ne devrait cependant intervenir qu'à terme. Il nous reste à convaincre, a insisté Henri Jacks dont l’objectif est avant tout de constituer un track record en mesure de séduire le groupe.
L’Assemblée nationale a adopté lundi 5 novembre les crédits consacrés aux Anciens combattants pour 2013, en baisse de 2,4% par rapport à 2012. Néanmoins, la hausse de 4 points de la retraite du combattant décidée par la majorité précédente n’est pas remise en cause. le Ministre des Anciens Combattants a assuré le maintien de l’augmentation de 44 à 48 points de la retraite du combattant, effective depuis le 1er juillet 2012. La pension des anciens combattants a été revalorisée de de 30% en moins de dix ans.
«En pratique, le crédit d’impôt de 20 milliards revient à réduire de moitié l’impôt sur les sociétés», a déclaré à Reuters Lionel Zinsou, en marge de SuperInvestors. Il a rappelé à cet égard qu’en fonction des années, l’impôt sur les sociétés rapporte à l’Etat français entre 40 et 50 milliards d’euros par an. «On va se retrouver dans une situation où l’on sera presque aussi compétitif que l’Irlande en termes d’impôt sur les sociétés», a ajouté le patron de PAI Partners. «C’est juste une révolution».
La Commission européenne a revu à la baisse ses prévisions de croissance pour la plupart des pays de l’Union. Elle ne s’attend qu'à une reprise « très modeste » l’an prochain. Le PIB de la zone euro devrait se contracter de 0,4% cette année, soit d’un dixième de point de plus que prévu au printemps, et il ne devrait croître que de 0,1% en 2013 avant une reprise plus franche en 2014 avec une croissance attendue de 1,4%. Bruxelles prévoit une croissance économique de 0,4% en France en 2013 et un déficit public ramené à 3,5% du PIB. Le gouvernement prévoit quant à lui une croissance de 0,8% en 2013 et un déficit de 3,0%, après 4,5% fin 2012. Le PIB espagnol devrait se contracter de 1,4% cette année puis l’an prochain, et augmenter de 0,8% en 2014. En Italie, la baisse du PIB serait de 2,3% cette année (contre -1,4% prévu en mai) et de 0,5% en 2013, avant une hausse de 0,8% l’année suivante.
Le groupe de conseillers économiques du gouvernement allemand, connu sous le nom de «conseil des Sages», estime que les mesures de liquidité de la BCE ne peuvent être qu’une solution d’urgence. Dans un rapport attendu aujourd’hui, et dont le Handelsblatt s’est fait l’écho, le conseil rejette également l’idée d’un ministre des Finances européen.
Le gouvernement brésilien pourrait exclure jusqu’à 42 milliards de réaux (16 milliards d’euros) de dépenses publiques du calcul de l’excédent budgétaire primaire cette année, a indiqué le ministre des Finances Guido Mantega. Le recours à un ensemble de règles alternatives pour calculer cet indicateur devrait permettre à la présidente Dilma Rousseff de respecter son baromètre de discipline budgétaire.
La Bourse de l'énergie allemande EEX et son homologue française Powernext, déjà coactionnaires de la Bourse européenne de l'électricité Epex-Spot, ont annoncé le 6 novembre vouloir unir leurs forces pour créer un marché du gaz paneuropéen, basé sur une plateforme technologique commune.Dans le détail, EEX et Powernext resteront deux Bourses du gaz distinctes et ne créeront pas de filiale commune, précise un communiqué conjoint, mais les deux groupes proposeront l’ensemble de leurs produits sur une plateforme Trayport commune, technologie déjà utilisée par Powernext depuis 2004.Ce rapprochement technique, soumis à l’accord des autorités de régulation et de concurrence, permettra aux deux Bourses de l'énergie d’offrir des produits communs, répondant selon elles aux attentes de leurs membres. Cela comprendra une série de produits spread (permettant de parier sur les écarts entre deux marchés gaziers), et d’autres produits gaziers européens.Les services de compensation et de règlement de l’ensemble des transactions seront fournis par la chambre de compensation allemande ECC, spécialisée dans l'énergie et leader en Europe continentale. ECC est détenue majoritairement par EEX.Powernext et EEX sont déjà de solides partenaires, notamment au sein de la Bourse européenne de l'électricité Epex-Spot. Celle-ci est née en 2008 de la fusion des activités électriques au comptant des deux groupes, qui détiennent chacun la moitié de son capital.Selon les deux groupes, ce projet devrait se concrétiser dans le courant du premier trimestre 2013, sous réserve d’obtention des différentes autorisations nécessaires.
D’un sondage avec entretiens anonymisés de 90 minutes et 12 questions réalisés auprès de 35 investisseurs professionnels de plusieurs pays représentant un total de plus de 2.400 milliards d’euros d’encours, iShares a tiré une cartographie assez précise des pratiques en matière de panachage de l’utilisation des gestions active et indicielle en Europe.De cette étude (où la seule allusion à iShares se cantonne au logo sur la couverture de la broche), il ressort d’une part qu’il n’existe pas de solution universelle mais que l’on peut regrouper les investisseurs en trois typologies. D’une part, les 30 % «d’activement actifs», qui donnent la priorité à la génération de surperformance avec une forte conviction en faveur de la gestion active. Ensuite, les 25 % de tenants progressifs du panachage (embracing blending), qui utilisent les produits indiciels pour leur exposition tactique et s’orientent vers une approche de plus en plus combinée des outils. Enfin, les 45 % «d’agnostiques de l’allocation», qui donnent la priorité absolue à l’allocation d’actifs sans se préoccuper outre mesure du type de véhicule.Ce sondage, qui fera l’objet d’une édition biennale, sera la base d’une série d'événements nationaux en Europe début 2013, où «les clients rencontreront les clients» et échangeront sur leurs approches respectives du panachage ainsi que sur les avantages et les inconvénients de cette méthode, a indiqué à Paris David Gardner, head of sales d’iShares pour la zone Europe, Moyen-Orient et Afrique (EMOA ou EMEA en anglais). Pour ce dernier, une analyse didactique de ce type incombe au leader sur le marché et s’inscrit d’ailleurs dans l’offensive d'éducation des investisseurs lancée par BlackRock.D’une manière plus générale, David Gardner souligne que les gestionnaires d’actifs, en Europe comme ailleurs, vont être confrontés à la fois à une hausse de leurs coûts de fabrication (études, réglementation, technologies, rémunérations) et à une compression des commissions, ce qui va réduire les marges. Il faut donc s’attendre à un fort processus de concentration en Europe, une tendance qui profitera aux «first movers» sur les différents produits et aux plus grosses maisons.Le manager s’attend à un doublement du marché européen des ETP (qui représentait 348,3 milliards de dollars fin octobre) sous cinq ans. En revanche, il ne voit pas le «retail» atteindre à cette échéance les 50 % des encours (comme actuellement aux Etats-Unis), contre 30 % environ aujourd’hui. Il est probable en effet que les investisseurs institutionnels européens accapareront une bonne partie des flux, notamment avec une montée en puissance des produits indiciels obligataires.
Le palmarès 2012 des dix premières banques mondiales dans le financement des grands projets (routes, gaz, équipements pétroliers), établi par McKinsey, montre que les banques des pays émergents, Asie en tête, ont totalement éclipsé les banques françaises, les leaders historiques du marché, rapporte Les Echos. BNP Paribas, Crédit Agricole, Société Générale, respectivement numéro 1, 4 et 5 en 2007, ont tout simplement disparu du classement de tête cette année et se trouvent reléguées aux 14ème, 11ème et 13ème places mondiale. Quand, il y a cinq ans, elles octroyaient aux grands projets généreusement entre 3,7 milliards et 7,4 milliards pour la mieux-disante BNP Paribas, elles n’en accordent plus désormais qu’entre 3 et 3,2 milliards au mieux.
MarketAxess Holdings Inc., opérateur d’une plate-forme électronique de négociations pour les obligations d’entreprises américaines et européennes, les marchés émergents et d’autres titres à taux fixes, a signé un accord pour acquérir Xtrakter Limited, spécialisé dans la fourniture de rapports sur les transactions réglementaires, de données sur les marchés et de services de correspondance de transactions aux marchés européens des valeurs mobilières.
Le mois dernier, les ETP (exchange traded products) ont drainé 9,5 milliards de dollars de souscriptions nettes, dont 4,2 milliards pour ceux cotés en Europe, d’après les estimations du BlackRock Investment Institute. Sur les dix premiers mois de l’année, les rentrées nettes ont totalisé 192,3 milliards de dollars (dont 23,9 milliards en Europe), ce qui est supérieur au total de 173,4 milliards de dollars enregistré pour l’ensemble de 2011 ; pour janvier-octobre de l’an dernier, les souscriptions nettes étaient ressorties à 157,7 milliards de dollars.Durant les dix premiers mois de l’année, les plus fortes souscriptions nettes ont été enregistrées par le Vanguard MSCI emerging Markets et le iShares iBoxx $ Investment Grade Corporate Bond, avec respectivement 11,48 milliards et 6,73 milliards tandis que les deux plus fortes sorties nettes ont été subies par les iShares MSCI EAFE et Barclays 1-3 year Treasury Bond avec respectivement 2,71 milliards et 2,55 milliards de dollars.L’encours total des ETP mondiaux à fin ctobre se situait à 1.826,7 milliards de dollars, dont 1.282,8 milliards pour les Etats-Unis et 348,3 milliards pour l’Europe.
La MTF (Multilateral Trading Facility), la filiale européenne de Bats Global Markets, a déposé auprès du régulateur britannique, la Financial Services Authority (FSA), une proposition visant à obtenir le statut de Place de marché autorisée (Registered Investment Exchange), rapporte L’Agefi. De quoi attirer des investisseurs individuels et des gérants dont l’accès à la MTF est aujourd’hui contraint, tout en permettant aux sociétés de coter leurs actions sur Bats Chi-X Europe. Ce positionnement plus traditionnel ferait de Bats Chi-X Europe le troisième opérateur boursier réglementé au Royaume-Uni, précise le quotidien.
Le Centre for Economics and Business Research (CEBR) vient de publier une étude selon laquelle le secteur financier londonien devrait perdre 13.000 postes en 2013. Le CEBR estime que de fait, le nombre de postes tombera à 237.000 l’an prochain et 236.000 en 2014, ce qui correspond aux chiffres de 1993. La situation s’est brutalement aggravée car il y a six mois, précise l'étude, les prévisions tablaient sur un secteur financier comptant 256.000 emplois en 2013. En détail, la chute reflète un effondrement dans de nombreux secteurs d’activité au cours de cette année. L’activité du marché actions par exemple a perdu 20 % en valeur d’une année à l’autre. Après la très forte hausse de l’année passé, les ordres à l’international se sont effondrés pour leur part de plus de 50 %, et du côté des émissions souveraines, le recul est de 33 %. L’activité des fusions-acquisitions au Royaume-Uni est également en baisse d’un tiers en 2012, relève l'étude qui souligne qu'à l’international, la diminution est encore plus forte. Même le secteur des dérivés autrefois important a baissé de près d’un cinquième. Seules exceptions, recense CEBR : le private equity et les fusions acquisitions dans le secteur technologique se maintiennent. Enfin, les modèles de prévision de CEBR indiquent au mieux une stabilisation pour 2013-2014 et une légère hausse ensuite.
A la veille des élections présidentielles américaines, le marché des émissions corporate en catégorie d’investissement a battu des records, avec un montant jamais vu sur une journée de 22,1 milliards de dollars, rapporte IFR.Parmi les émissions du 5 novembre figure notamment AbbVie, l’activité pharmacie d’Abbott, pour un montant de 14,7 milliards de dollars. En l’espace de trois séances précédant les élections présidentielles, les émissions de dette corporate ont totalisé 47,45 milliards de dollars, souligne IFR.
L’investisseur activiste Nelson Peltz a acquis une participation de 1 % dans Danone pour environ 300 millions d’euros, rapporte le Financial Times citant des personnes proches du dossier. Il doit aujourd’hui appeler le fabricant de yaourts à réduire ses coûts et faire preuve de davantage de discipline dans l’utilisation de sa trésorerie. Il devrait réclamer une amélioration des marges d’exploitation de 100 points de base à 15,1 % d’ici à 2015 et des rachats d’actions.
Le mois dernier, le fonds obligataire phare de Bill Gross, le Pimco Total Return Fund, a drainé plus de 2,4 milliards de dollars de souscriptions nettes, battant ainsi le DoubleLine Total Return Bond Fund de Jeff Gundlach, qui a attiré 1,9 milliard de dollars, rapporte Mutual Fund Wire.Les mutual funds d’obligations américains ont enregistré des rentrées nettes de 238,27 milliards de dollars sur les dix premiers mois de l’année tandis que les mutual funds d’actions subissaient des sorties nettes de 82,97 milliards de dollars, d’après les statistiques publiées par Reuters.
Les prix producteurs dans la zone euro ont augmenté de 0,2% en septembre par rapport à août, leur plus faible hausse depuis trois mois, a annoncé Eurostat. Le chiffre, conforme au consensus des économistes, se compare à une hausse de 0,9% en août, qui était la plus forte depuis le début de l’année. Sur un an, les prix producteurs ont augmenté de 2,7%, comme en septembre.
L’offre mixte, en titres et en cash, a été formulée au prix de 17,5 dollars par action. Elle valorise KBW, banque d’investissement spécialisée dans le secteur financier, à 1,5 fois sa valeur comptable et 2,5 fois sa valeur comptable ajustée de son capital excédentaire. Les protagonistes estiment que leur fusion permettra de créer le premier acteur dans la recherche actions aux Etats-Unis en terme de couverture et de consolider sa place de deuxième banque de taille moyenne dans le trading aux Etats-Unis, derrière Jefferies & Co. Stifel se positionne sur les entreprises de moins de 500 millions de dollars de valeur.
Les nouvelles prévisions de la Commission européenne sur l'évolution de l'économie espagnole sont bien plus sombres que celles de Madrid, rapporte le quotidien El Pais. Elle prévoit que le PIB espagnol se contractera de 1,5% en 2013, alors que l’Espagne table sur un recul de 0,5%. Les prévisions de Bruxelles sont plus pessimistes aussi pour ce qui est du déficit budgétaire espagnol. La Commission prévoit un déficit de 8% du PIB cette année, de 6% en 2013 et de 5,8% en 2014. Le gouvernement espagnol prévoit lui un déficit à 7,3% du PIB cette année, puis 4,5% en 2013 et 2,8% en 2014.
L’activité dans le secteur des services de la zone euro a connu en octobre sa plus forte contraction depuis juillet 2009, selon l’enquête mensuelle menée par Markit. L’indice PMI des services s’est établi à 46,0, contre 46,2 annoncé en version flash et 46,1 en septembre.
Le quotidien lève le voile sur les principales annonces attendues aujourd’hui de la part du gouvernement dans le cadre d’un «pacte national pour la croissance, la compétitivité et l’emploi» comprenant 35 décisions. Outre la mesure phare d’un crédit d’impôt, le gouvernement annonce ainsi un apport de plus de 500 millions d’euros de trésorerie aux PME en 2013 de la part de la Banque publique d’investissement.
Le quotidien cite des sources gouvernementales misant sur le respect de l’objectif d’équilibre budgétaire en 2014 grâce à une baisse des dépenses et sans mesures d’austérité supplémentaires. Berlin prévoit d’atteindre cet objectif par un abaissement de la contribution au fonds public de la santé et grâce aux dividendes perçus du prêteur KfW.
L’Espagne s’oppose à la nomination d’Yves Mersch au directoire de la Banque centrale européenne, ont déclaré des responsables de l’Union européenne cités par Reuters. Des membres du Parlement européen et du Conseil européen, ce dernier représentant les Etats membres, ont indiqué que l’Espagne avait fait obstacle à une tentative d’assurer la nomination par le biais d’une méthode accélérée dite «procédure écrite».