A la recherche de l’alpha, comme les Chevaliers de la Table ronde étaient en quête du Graal, les gérants actifs ont su cette semaine, en lisant les classements de l’Alpha League Table d’Europerformance, si ils en étaient encore loin ou non. La profession aura pu prendre connaissance de la façon dont les cinq meilleurs cette année y seront parvenus. Utile anti-sèche, car la nécessité pour les gérants actifs de faire de la surperformance est réelle, au moment où les ETP et l’indiciel séduisent de plus en plus d’investisseurs. Les gérants stars ne semblent pas avoir dit leur dernier mot. Disparu des radars pendant quelques années, l’un d’entre eux vient de reprendre du service dans une petite société de gestion. Tandis qu’un autre spécialiste du stock picking, qui a oeuvré un temps dans une belle boutique, rejoint un poids lourd français et mondial. Attention aux rémunérations des gérants semble indiquer le FMI, qui voit un lien entre leur rétribution et la formation de bulle… Le régulateur britannique entend bien, lui aussi, se pencher sur la question des frais payés par les investisseurs. Mais il a également prévenu : il pourra pousser plus loin ses investigations. Attendons donc.Enfin, pour revenir au Graal, la quête des institutionnels, elle, ne change pas. Du rendement ! Encore timide dans le capital-investissement, ces investisseurs poussent en revanche clairement à l’échelle de l’Europe pour accroître leurs investissements dans les infrastructures. Douze mesures ont été présentées dans ce sens. Mais en matière d’investissement en Europe, ce sont les «fintech» cette semaine qui tiennent la vedette : +200 % en un an ! La révolution numérique dans la finance est en marche.
Alors que les États-Unis se taillent toujours la part du lion des investissements en faveur des entreprises de technologie financière (Fintech), l’Europe a connu la croissance la plus élevée, avec une augmentation de 215% à 1,48 milliard de dollars en 2014, selon un rapport publié le 26 mars par Accenture. Le Royaume-Uni et l’Irlande représentent à eux seuls 42% des investissements européens ; l’investissement y est passé de 264 millions de dollars en 2013 à 623 millions de dollars en 2014. Dans le reste de l’Europe, les régions ou pays qui ont connu les niveaux d’investissements les plus importants en 2014 ont été les pays nordiques (345 millions de dollars), les Pays-Bas (306 millions de dollars) et l’Allemagne (82 millions de dollars). La France arrive en cinquième position, derrière la Russie, avec 21 millions de dollars investis dans les Fintech. Au niveau mondial, les investissements en faveur des Fintech ont triplé en un an, passant ainsi de 4,05 milliards de dollars en 2013 à 12,2 milliards de dollars en 2014. L’année dernière, le montant des investissements dans ce secteur avait triplé par rapport à celui des opérations de capital-investissement. « Les investissements massifs dans les Fintech montrent que la révolution numérique est en plein essor dans les services financiers. Cette nouvelle donne constitue à la fois une menace et une opportunité pour les banques », a déclaré Julian Skan, directeur général d’Accenture responsable du programme FinTech Innovation Lab London. « La Fintech est en train d’inciter les nouveaux acteurs du secteur bancaire et les jeunes entreprises à s’orienter vers de nouvelles solutions, mais, paradoxalement, elle est en train d’inciter les banques à créer des produits et services plus efficaces et mieux adaptés à leurs clients. Elle est également en train de renforcer la collaboration entre les banques traditionnelles, les start-ups et les entreprises de technologie d’une manière qui favorise la création de nouveaux modèles économiques et de nouvelles sources de revenus. »
La firme espagnole de capital investissement Meridia Capital, basée à Barcelone, a racheté à GE Capital Real Estate un ensemble de 11 immeubles de bureaux situés à Madrid et Barcelone qui développent une surface totale de 84.000 m² pour un montant de 100 millions d’euros, rapporte CincoDias. L’opération a été réalisée par le fonds Iberica Fondo Inmobiliario Meridia, qui effectue ainsi sa quatrième transaction en Espagne.
L’acquisition par DGF de Soframa constitue une étape importante pour le deuxième distributeur français d’ingrédients et de matières premières à destination des pâtissiers et boulangers. Racheté en juillet dernier par 21 Centrale Partners, qui entendait valoriser le potentiel de ce groupe déjà présent dans 70 pays et pesant 170 millions d’euros de chiffre d’affaires, DGF met en effet la main sur un acteur majeur de la distribution en Languedoc-Roussillon, où il était absent. Outre le travail sur la croissance externe et organique (recrutement d’un directeur commercial en France et d’un responsable export), 21 Centrale a aussi encouragé DGF à revoir sa logistique. Un axe stratégique pour la société, positionnée historiquement comme un intermédiaire entre producteurs et transformateurs finaux.
Atteindre une taille critique pour servir de grands donneurs d’ordre publics. C’est avec cette ambition que Calcium Capital vient de prendre une participation majoritaire dans Cap Vert. Créé il y a trente ans et à l’origine spécialisé dans les travaux d’élagage, le groupe est aujourd’hui un acteur multimétiers du secteur de l’aménagement paysager. Grâce au soutien de Calcium Capital, qui a permis la sortie de Perfectis PE et d’actionnaires historiques, mais aussi le renforcement du management, le groupe est déjà tourné vers de futures opérations de «build-up». Dans un marché très atomisé, Cap Vert ambitionne en premier lieu d’améliorer son maillage du territoire français. Très présent en Ile-de-France, le groupe espère aussi accélérer sa croissance, après avoir doublé de taille entre 2007 et 2014.
L’action London Stock Exchange est en forte baisse jeudi 26 mars au matin à la Bourse de Londres, après que Borse Dubai a vendu sa participation de 17,4%. Selon une source proche, le prix atteindrait 2.250 pence par action. L’opérateur émirati avait auparavant annoncé cette cession et précisé qu’il n’avait pas l’intention de vendre ses parts dans Nasdaq OMX Group.
La société chilienne cotée Enaex a remis une offre ferme pour l’acquisition de 100% du groupe Davey Bickford, un des leaders internationaux dans la production de détonateurs pour l’industrie minière, auprès du fonds d’investissement Argos Soditic et du management. Le processus de vente a été dirigé par PwC.
A la fois courtier et grossiste en produits d’assurances innovants plutôt IARD, Axelliance Groupe vient de passer de la 13e à la 10e place du marché du courtage en assurance en France en rachetant Axiome et Squadra, positionnés en santé. Pour financer ces acquisitions et des projets de croissance, et rester majoritaire au capital, le management a fait appel à ActoMezz qui a monté un financement original alliant fonds propres, mezzanine junior et dette unitranche, avec le soutien d’Idinvest. Le format obligataire pèse au total 40 millions d’euros. La Banque de Vizille / CM-CIC est sortie du capital de la société. Avec l’acquisition d’Axiome et Squadra, Axelliance verra son chiffre d’affaires passer de 35 à 55 millions d’euros en 2015 et devrait collecter plus de 300 millions de primes.
Propriétaire de Logidesign qu’il a fondé en 2003, Auriel Asseraf part en retraite et a organisé la cession de son groupe, spécialisé dans la conception et la commercialisation en BtoB de meubles d’entrée de gamme. Gilles Moustier, co-fondateur d’Alinea, directeur général de Logidesign depuis janvier 2014, devient président de l’entreprise et monte au capital avec le management. Il est accompagné par MBO Partenaires, qui devient majoritaire, à 75%. Une dette senior et une dette mezzanine sont levées, pour permettre à Logidesign, qui vient de reprendre un fonds de commerce concurrent, de se développer. L’entreprise veut doubler de taille par croissance externe en France, et en développant l’e-commerce et l’internationalisation. Elle vise 50 millions d’euros de chiffre d’affaires d’ici 5 ans.
La société d’investissement a vu son profit part du groupe plonger de 333,7 à 19,6 millions d’euros l’an dernier en raison d’importants effets de périmètre, liés à la restructuration de son portefeuille. Le ratio de dette sur valeur des actifs s’est lui nettement amélioré, à 21,4%.
HIG European Capital Partners annonce jeudi le rapprochement de la société espagnole Tres60 Servicios Audiovisuales, dont il est l’actionnaire de référence, avec le groupe Monal, leader français de la prestation technique audiovisuelle. Le projet donne naissance à un acteur générant près de 100 millions d’euros de chiffre d’affaires.
La société chilienne cotée Enaex a remis une offre ferme pour l’acquisition de 100% du groupe Davey Bickford, un des leaders internationaux dans la production de détonateurs pour l’industrie minière, auprès du fonds d’investissement Argos Soditic et du management. Allen & Overy et Taj ont conseillé l’acquéreur, tandis que Mayer Brown épaulait Argos. Le processus de vente a été dirigé par PwC.
La société d’investissement a réitéré jeudi son soutien à Saint-Gobain , dont elle est le premier actionnaire, dans son projet de rachat du suisse Sika malgré le bras de fer qui oppose les deux sociétés depuis près de quatre mois. «Sika est une superbe entreprise (...) Le projet stratégique d’en prendre le contrôle nous séduit tout à fait», a déclaré Frédéric Lemoine, le président du directoire de Wendel, lors d’une conférence téléphonique.
L’action London Stock Exchange est en forte baisse jeudi 26 mars au matin à la Bourse de Londres, après que Borse Dubai a vendu sa participation de 17,4% à un prix, selon une source proche du dossier, de 2.250 pence par action. Borse Dubai avait auparavant confirmé cette cession et avait ajouté qu’elle n’avait pas l’intention de vendre ses parts dans Nasdaq OMX Group. L’action LSE cédait un peu plus de 9% à 2.308 pence.
BlackRock vient d’annoncer le lancement par iShares ETFs d’un nouvel ETF, iShares Exponential Technologies ETF. Ce nouveau produit, inspiré d’Edelman Financial Services, se propose de répliquer le Morningstar® Exponential Technologies Index. Le nouvel ETF investit en priorité dans des sociétés qui proposent une rupture technologique, de la robotique à l’impression S-D en passant par l’analyse approfondie des données. Les analystes de Morningstar revoient la sélection et l'évaluation des sociétés retenues dans l’indice au moins une fois par an.
Les cessions de blocs d’actions ont le vent en poupe en France. Selon les Echos, depuis le début de l’année 2015, presque 4 milliards d’euros d’opérations de blocs sous la forme d’opérations accélérées ont été comptabilisés dans l’Hexagone par Dealogic. Une première depuis 2005, observe le quotidien économique qui évoque plusieurs opérations récentes dont la cession d’une partie du capital d’Accor par Colony et Eurazeao ou la sortie du fonds PAI du capital d’Atos. En Europe, les opérations accélérées – primaires et secondaires – ont également atteint un record, s’élevant à environ 34,7 milliards d’euros depuis le début de l’année, selon les données de Dealogic. « Il y a énormément d’appétit des investisseurs pour les valeurs européennes. Pour preuve, on n’a jamais vu autant de flux entrants dans les fonds actions européens qu’en ce début d’année », commente Luis Vaz Pinto chez Société Générale.
Depuis le début de l’année, l’activité de vente de blocs d’actions par constitution de livres d’ordres accélérée tourne à plein régime en Europe. Selon les chiffres compilés par Dealogic et repris par L’Agefi, les volumes au 25 mars frôlent les 35 milliards d’euros, 70% de plus que le précédent record de 2014. Le montant est supérieur aux 26,7 milliards de dollars enregistrés aux Etats-Unis. Rien qu’en France, près de 4 milliards d’euros ont été placés sur le marché depuis le 1er janvier. Avec des indices pour la plupart à leurs plus hauts depuis longtemps, tout pousse les actionnaires, fonds d’investissement ou industriels, à vendre des participations non stratégiques ou à encaisser leurs plus-values.
Bank of America fait le yo-yo au capital d’Aena. Ce 20 mars, la banque américaine a en effet communiqué au régulateur espagnol, la CNMV, qu’elle avait réduit sa participation au capital du gestionnaire aéroportuaire espagnol de 4,65 % à 2,011%. Une annonce surprenante alors que le l8 mars, Bank of America avait justement élevé sa participation au capital d’Aena pour atteindre 4,65% et devenir ainsi son troisième actionnaire. Désormais, Bank of America détient 3,017 millions d’actions Aena, soit 2,011% du capital. 2,005 % du capital est détenu à travers Merrill Lynch International et 0,006% à travers Merrill Lynch Pierce Fenner & Smith.
L'événement mensuel organisé à Genève autour du thème des technologies financières prend de l’ampleur depuis son lancement en septembre. A la fois par sa visibilité et le nombre de participants. Le groupe meetup Swiss Financial Technology compte plus de 300 membres, rapporte L’Agefi suisse. Ils n’étaient encore que 150 en fin d’année et chaque événement rassemble entre 50 et 70 personnes à Genève. L’organisateur de ce groupe est Alexandre Gaillard, CEO fondateur de la start-up genevoise InvestGlass. Les technologies financières se développent largement, avec notamment des entreprises et solutions américaines destinées au grand public. Genève est loin d’être seule sur ce créneau mais l’écosystème local favorise ce développement autour de la place financière. Un écosystème qui compte des banques et prestataires de services financiers mais aussi de nombreuses sociétés de services technologiques liés à la finance et/ou la sécurité des données (Safe Host, ERI, Temenos, etc). Et aussi de plus en plus de start-up. Sans compter un futur incubateur dédié qui verra le jour à l’automne.
La plateforme de mise relation d’aide-ménagères a réalisé une nouvelle levée de fonds pour un montant de 43 millions d’euros. Ce financement a été réalisé par Lakestar, Kite Ventures, Lukasz Gadowski et Rocket Internet. Avec la première levée de fond de 13,7 Millions d’euros, effectuée en décembre dernier, Helpling a levé un montant total de 56,7 millions d’euros moins d’un an après sa création.
La plate-forme de «crowdlending» a levé 3,2 millions d’euros en capital et sécurisé 25 millions d’euros d’engagements auprès d’investisseurs variés : Decaux Frères Investissements, la Banque Wormser Frères, Sycomore et deux family offices. Elle avait déjà levé 7 millions en novembre dernier.
Royal Bank of Scotland a vendu 135 millions d’actions de sa filiale américaine Citizens Financial au prix unitaire de 23,75 dollars hier soir, soit une décote de 4,2% par rapport à la clôture de vendredi 20 mars et de 6,8% par rapport au cours du 12 mars, la veille de l’annonce de l’opération, indique le quotidien américain. L’offre a généré 3,2 milliards de dollars pour RBS, qui passe sous les 50% de détention.
La société de conseil en opérations sur capital et en restructuration a lancé les travaux préliminaires en vue de son introduction en Bourse, affirme le quotidien de Wall Street, sans citer de sources. Houlihan Lokey pourrait lever environ 200 millions de dollars (182 millions d’euros) sur le marché actions ; l’opération valoriserait la boutique plus de 1,5 milliard de dollars.
La banque mutualiste a prévu de monter une titrisation de crédits immobiliers pour le mois de mai, indique le quotidien économique. Elle devrait concerner l’ensemble des caisses régionales du groupe et porter sur un portefeuille de 11 milliards d’euros. Vilipendée pendant la crise financière, la titrisation est aujourd’hui encouragée par les autorités françaises et européennes pour relancer la production de crédit. Les caisses souscriront à la quasi-totalité des titres émis par le fonds commun de titrisation. Le projet, baptisé «titrisation true sale» et mené par la structure cotée Crédit Agricole SA, aurait été présenté aux représentants des élus des caisses.
Le PDG de Morgan Stanley, James Gorman, n’en a pas fini avec les nominations au sein de la banque d’investissement, affirme le Wall Street Journal. Après les évolutions annoncées la semaine dernière et l’arrivée de Jonathan Pruzan à la direction financière en remplacement de Ruth Poratas, partie chez Google, le patron aurait l’intention de faire monter une nouvelle génération de banquiers quarantenaires.
Selon Reuters, le premier gestionnaire d’actifs au monde envisage d’investir dans des projets d’infrastructures au Mexique. BlackRock, qui ne commente pas, serait en effet en train de constituer une équipe de professionnels à Mexico. Son directeur général Larry Fink a déjà exprimé son intérêt pour ce pays. Le gouvernement a annoncé l’année dernière son intention de lever 7.700 milliards de pesos (470 milliards d’euros) d’investissement d’ici à 2018.