Des pays d’Europe du Nord occupent les trois premières places du classement des 28 Etats membres de l’Union européenne établi par la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) au regard de 67 indicateurs de droits humains et de 17 indicateurs environnementaux. La Suède arrive en tête, devant la Finlande et le Danemark. Viennent ensuite la Slovénie, puis la France. En queue de classement, on retrouve trois pays d’Europe du Sud : la Grèce, Chypre et Malte.L’étude « Les États Membres de l’UE sous surveillance » se veut un guide pratique pour les investisseurs sur les marchés obligataires, et a pour objectif de les encourager à investir dans des États respectueux des droits humains.Tous les deux ans, la FIDH évalue les États à l’aune d’indicateurs actualisés sur la base des dernières législations internationales et sources d’information pertinentes. Les critères analysés sont : l’égalité hommes/femmes et les droits des femmes, la lutte contre toutes les discriminations, les droits des migrants et des réfugiés, la corruption et la gouvernance, la cohésion sociale et les droits économiques et sociaux, le système judiciaire, la liberté d’expression et le droit à l’information, les droits des migrants et des réfugiés, la promotion de la justice internationale et des droits humains, l’aide au développement et les contributions financières à l’ONU, le contrôle des armements, la promotion de la responsabilité des entreprises qui opèrent à l’étranger et la protection de l’environnement Cette étude est réalisée dans le cadre de Libertés & Solidarité, la Sicav éthique et de partage de la FIDH. Créée en 2001 par la FIDH, La Poste, la Caisse des dépôts et la Macif, Libertés & Solidarité permet aux investisseurs de concilier leurs attentes financières avec leurs aspirations éthiques, grâce à des titres sélectionnés sur des critères de droits humains définis par la FIDH, et un engagement solidaire, via le partage de la moitié des revenus distribuables avec la FIDH.Le classement de l’étude permet à La Banque Postale Asset Management (LBPAM), qui gère Libertés & Solidarité, de sélectionner les émetteurs d’obligations parmi les 15 États les mieux notés par la FIDH au regard des droits humains. Les pays classés de 1 à 5 représentent au moins 50% de la poche obligataire du fonds. Les pays classés de 6 à 10 et de 11 à 15 en composent respectivement 30% et 20%.Par ailleurs, avec cette recherche menée en collaboration avec des chercheurs de l’université d’Essex, au Royaume-Uni, la FIDH souhaite également appeler les institutions européennes et nationales à mieux mesurer les impacts des États sur les droits humains. L’étude révèle en effet que les États manquent de systèmes de collecte des données leur permettant de mesurer le respect de leurs obligations internationales en matière de droits humains, notamment dans plusieurs domaines-clés comme la protection de la vie privée à l’ère numérique ou la lutte contre les discriminations raciales.