L’encours de parts émises par les fonds d’investissement non monétaires de la zone euro est ressorti en hausse à 8.832 milliards d’euros en janvier 2015, contre 8.441 milliards en décembre 2014, selon des statistiques communiquées par la Banque centrale européenne (BCE). Une progression de 390 milliards d’euros par rapport à décembre 2014 qui s’explique essentiellement par une augmentation de la valeur des parts. Les souscriptions nettes se sont inscrites à 35 milliards d’euros. Du côté des fonds monétaires de la zone euro, l’encours a augmenté à 972 milliards d’euros contre 919 milliards d’euros. Les souscriptions nettes se sont élevées à 28 milliards d’euros.En ce qui concerne la ventilation par stratégies de placement, en janvier 2015, le rythme de progression annuel des titres émis par les fonds « obligations » est ressorti à 6,9 % et les souscriptions nettes se sont élevés à 16 milliards d’euros. S’agissant des fonds « actions », le taux de croissance annuel s’est inscrit à 4,7 % et les souscriptions nettes mensuelles à 3 milliards d’euros. Pour les fonds « mixtes », le taux de croissance s’est établi à 13,9 % et les souscriptions nettes à 29 milliards d’euros.
En tête de la collecte mondiale en 2014 (lire Newsmanagers du 2 mars 2015), Vanguard continue de mener la danse. En février, le géant américain continue de faire la course en tête parmi les fournisseurs de stratégies passives et devient numéro un parmi les fournisseurs de stratégies actives. Côté actif, la collecte nette s'élève à 2,65 milliards de dollars en février, contre 2,33 milliards de dollars pour J.P. Morgan et 2,04 milliards de dollars pour BlackRock/iShares, selon les derniers chiffres communiqués par Morningstar. Sur un an an, la collecte de Vanguard atteint 20,4 milliards de dollars contre 18,26 milliards de dollars pour BlackRock/iShares, mais c’est J.P. Morgan qui arrive en tête avec 26,9 milliards de dollars. Côté passif, la collecte nette s'élève à 19,58 milliards de dollars en février pour Vanguard, contre 12,76 milliards de dollars pour BlackRock/iShares. Sur douze mois, Vanguard caracole en tête avec 225,26 milliards de dollars, devant Black/iShares qui affiche 96,56 milliards de dollars au compteur. Du côté de Pimco, l’hémorragie du fonds phare, le Pimco Total Return, tend peut-être à diminuer mais elle se poursuit malgré des performances pourtant tout à fait honorables. Du 27 septembre 2014, c’est-à-dire un jour après le départ de Bill Gross, au 28 février 2015, le fonds affiche un rendement de 3,3%, soit 0,3% de plus que l’indice de référence, le Barclays U.S. Aggregate Bond Index. Le fonds a malgré tout subi une décollecte de 8,9 milliards de dollars en février si bien qu’en l’espace de six mois, la décollecte atteint 99,4 milliards de dollars. Depuis janvier 2014, le Total Return a perdu 174,9 milliards de dollars, soit une chute des encours de 33%.
BlackRock lance un nouvel ETF, iShares MSCI Target UK Real Estate Ucits ETF, le premier à proposer une exposition au marché immobilier britannique en répliquant de façon pertinente les caractéristiques de l’immobilier physique tout en préservant la liquidité et la facilité d’accès d’un REIT. La méthodologie de l’indice sous-jacent, le MSCI UK IMI Liquid Real Estate index, comprend trois composantes : une réduction de la volatilité par le biais de pondérations plus fortes pour les titres à faible volatilité, l’utilisation des bilans des REIT pour calculer la proportion moyenne de dette dans le portefeuille REIT, et enfin, l’allocation dans des obligations indexées sur l’inflation afin de réduire le levier et de fournir une protection contre l’inflation. Le total des frais sur encours est de 0,4%. iShares a déjà lancé en janvier dernier un fonds proposant une exposition à l’immobilier américain, iShares MSCI Target US Real Estate Ucits ETF.
Le marché des fusions-acquisitions allemand suscite des convoitises. Selon Mergermarket, qui organisait récemment le salon German M&A and Private Equity Forum à Düsseldorf, le marché allemand intéresse surtout les investisseurs en provenance des Etats-Unis et de Chine. Ces derniers ont revu à la hausse leurs investissements dans les sociétés allemandes en 2014. Il s’agit de la cinquième hausse consécutives, montrant le fort intérêt des investisseurs chinois pour les F&A. En 2014, 23 fusions-acquisitions ont été réalisées, pour un montant total de 2 milliards d’euros, une hausse de 86 % comparé à 2013.
La boutique LGM Investments, une filiale du groupe canadien BMO Global Asset Management spécialisée sur les marchés émergents et les marchés frontières, lance le BMO LGM Asian Smaller Companies fund, une stratégie dédiée aux petites capitalisations asiatiques, rapporte Citywire. Ce fonds, domicilié à Dublin, démarre avec 10 millions de dollars. Il sera géré par Christopher Darling, responsable des investissements, et Chiou How Teng, gérant de portefeuille.
Le gérant d’actifs alternatifs a levé 2,5 milliards de dollars pour son premier fonds international dédié à l’énergie, la première levée de cette ampleur pour un fonds dans l’histoire de l’entreprise. Carlyle International Energy Partners (CIEP) a commencé sa collecte mi-2013 et a attiré 160 investisseurs. CIEP, qui comprend 14 professionnels de l’investissement, recherche des opportunités d’investissement dans le pétrole et le gaz en dehors de l’Amérique du Nord, notamment en Europe, Afrique, Amérique latine et Asie. Le focus principal d’investissement porte sur l’exploration-production de pétrole et de gaz, le raffinage-distribution, ainsi que les services aux gisements pétroliers. Les investissements actuels de CIEP sont Varo Energy, Discover Exploration et HES/Hestya. Carlyle détient désormais plus de 10 milliards de dollars de capital prêts à être déployés à travers sa plateforme globale sur l’énergie.
La réduction de voilure dans les BFI déplace en outre le risque de liquidité vers le «sell side», selon l'étude annuelle d’Oliver Wyman et de Morgan Stanley.
Jana Partners, le hedge fund spécialisé dans l’investissement «event-driven» fondé en 2001 par Barry Rosenstein, a cédé une participation de 20% de son capital à Dyal Capital Partners, une filiale du gérant Neuberger Berman dédiée à l’investissement minoritaire dans l’univers de la gestion alternative, rapporte le Wall Street Journal. L’opération, dont le montant n’a pas été dévoilé, valoriserait Jana Partners autour de 2 milliards de dollars, selon une source proche du dossier cité par le Wall Street Journal. Cette participation est cependant passive, ce qui signifie que Dyal Capital Partners ne jouera pas de rôle opérationnel, selon une lettre adressée par Jana aux investisseurs. Basé à New York, Jana Partners gère plus de 11 milliards de dollars d’actifs.
Prudential Investments vient de lancer le Prudential Core Bond Fund, une stratégie obligataire qui permet d’investir dans un portefeuille diversifié de titres notés en catégorie d’investissement, dont les titres du gouvernement américain, les titres hypothécaires et la dette corporate. Le fonds, qui résulte d’un repositionnement de l’ancien Target Intermediate-Term Bond Portfolio, est conseillé par Prudential Fixed Income, l’un des plus gros gestionnaires obligataires américains avec des encours de 543 milliards de dollars à fin décembre 2014. L'équipe de gestion, qui compte en moyenne plus de 21 ans de métier, comprend Michael Collins, managing director et responsable senior de l’investissement, Gregory Peters, managing director et responsable senior de l’investissement, et Richard Piccirillo, associé et gérant de portefeuille senior.
Les actifs sous gestion des ETP short et leveraged totalisaient 61,7 milliards de dollars à fin février, en progression de 0,5% par rapport à janvier et stable par rapport à décembre 2014, selon des données communiquées par Boost ETP. Près de 40% des actifs de ces fonds sont investis dans produits courts avec des leviers compris entre -1x et -3x. Une part de 57% est investie dans des produits longs avec des leviers compris entre +2x et 3x. Le levier avec le maximum d’actifs est de 2, totalisant 38% des actifs sous gestion. Dans le secteur des ETP courts et à effet de levier, les ETP actions sont les plus recherchés, avec 69% des actifs sous gestion, devant les ETP obligataires (13%) et les matières premières avec 10%. Les actifs sous gestion des ETP actions short et à effet de levier (incluant taille et style mais excluant les secteurs comme objectifs) spécialisés sur l’Europe totalisaient 6 milliards de dollars, dont 2,5 milliards de dollars suivant la région Europe et 3,5 milliards de dollars suivant des pays européens spécifiques.
Generali a l’intention de vendre 11 biens immobiliers jusqu’ici détenus par le fonds immobilier Scarlatti, contrôlé par Generali Real Estate, la société immobilière du groupe de Trieste, selon des indiscrétions de la presse italiennes rapportées par Bluerating. La transaction tournerait autour de 300 millions d’euros. Il s’agit principalement d’immeubles de bureaux et d’entreprises situés entre Milan et l’hinterland au Nord de la ville.
Les actifs sous gestion des fonds de placement distribués en Suisse ont augmenté de 5,3% au mois de février pour s'établir à 870 milliards de francs suisses. Les entrées nettes de fonds ont représenté plus de 8 milliards de francs suisses, a indiqué le 18 mars la Swiss Funds & Asset Management Association (SFAMA). La bonne tenue des marchés actions a également contribué à la progression des encours.Toutes les catégories de fonds ont collecté, y compris les fonds obligataires, mais cette situation pourrait évoluer compte tenu des taux d’intérêt historiquement bas qui ne peuvent guère satisfaire aux performances requises par de nombreux investisseurs institutionnels.Ce sont les fonds spécialisés sur les actions qui enregistrent la plus forte collecte (4,21 milliards de francs suisses), devant les fonds obligataires (3,14 milliards de francs suisses) et les fonds stratégiques (1,23 milliard de francs suisses).Le palmarès des banques distributrices ne bouge pas d’un iota: UBS, avec une part de marché de 25,7% devance Credit Suisse (14,7%), Pictet (5,8%), Swisscanto (5%), BlackRock (4,67), ZKB (4,5%), Swiss & Global Asset Management (3,1%), Lombard Odier (2,3%), Vontobel (1,5%) et JPMorgan (1,4%).
Le fonds américain de capital-investissement Lone Star est l’un des quatre candidats au rachat de l'établissement financier ICBPI, a appris Reuters mercredi de trois sources au fait du dossier. Les trois autres offres proviennent de consortiums. L’un est formé de Bain, Advent et du fonds d’investissement italien Clessidra, un autre comprend les fonds CVC et Permira et le troisième associe les fonds BC Partners et Cinven. La valorisation du groupe pourrait atteindre 2,4 milliards d’euros.
Plusieurs banquiers d’affaires du géant américain ne devraient pas rejoindre l’entreprise née de la fusion de ses activités de conseil avec PJT Partners.
Connu pour sa gestion très rigoureuse de son ancien fonds SAC Capital Advisors, Steven Cohen a changé la donne pour les gérants de sa société Point72, qui ont la responsabilité de la gestion de sa fortune privée. Il a en effet décidé de ne plus licencier automatiquement les gérants qui enregistrent de mauvaises performances en raison d’une meilleure maîtrise des risques.
Le gérant spécialisé dans l’investissement «event-driven» fondé en 2001 par Barry Rosenstein cède une participation de 20% de son capital à Dyal Capital Partners, une filiale du gérant Neuberger Berman dédiée à l’investissement minoritaire dans l’univers de la gestion alternative. Cette participation est passive, ce qui signifie que Dyal Capital Partners ne jouera pas de rôle opérationnel.
Selon nos informations, Jean-Bernard Ott a rejoint la Caisse d’assurance vieillesse des pharmaciens (CAVP) le 2 mars 2015 en tant que gestionnaire de portefeuilles. Jean-Bernard est le fondateur de Profit & Non Profit Finance. Coté finance, Jean-Bernard travaille depuis 1993 sur les marchés financiers où il a été successivement, ingénieur Recherche et Développement à la Société Générale, puis chez Aurel. Associé chez ADI du démarrage de la société jusqu’en 2003, il co-gère le fonds d’arbitrage sur obligations convertibles de 97 à 99 (Victoire des SICAV 98), puis lance et gère l’activité Risk Arbitrage de 2000 à 2003. En 2005, il rejoint la société de conseil Seeds Finance en tant que Directeur de la Gestion Alternative et de l’Ingénierie et est, à ce titre, responsable de l’allocation et de la sélection des fonds de Hedge Funds et des Hedge Funds pour le compte d’investisseurs institutionnels que la société conseille. Passionné par le secteur associatif, il lance Profit & Non Profit Finance en 2009 après avoir travaillé de 2003 à 2005 sur de nouvelles solutions de financement pour le secteur associatif, complété par une expérience terrain trésorerie et logistique dans une association. Il est également membre du comité directeur de l’association des anciens de Stan depuis 1998 et vice-président de l’association de préfiguration de la Fondation Stanislas pour l’Education. Jean-Bernard est diplomé de l’ENSEEIHT et d’un DEA de Finance.
En ce début 2015, l’engouement pour les ETF n’a jamais été aussi marqué. Même si le fondateur de Vanguard, John Bogle, remonte au créneau pour dénoncer un produit qu’il assimile à un pur véhicule spéculatif qui ne profite qu’aux courtiers (lire Newsmanagers du 16 mars). En Europe, la collecte nette des ETF sur les deux premiers mois de l’année atteint 21 milliards d’euros, un montant proche de 50% de la collecte observée sur l’ensemble de 2014!Le marché européen des ETF est encore modeste, avec un montant d’environ 500 milliards de dollars contre 2.500 milliards environ pour le marché américain mais sa part dans le total des actifs sous gestion continue d’afficher une croissance à deux chiffres, supérieure à celle observée aux Etats-Unis. Selon les chiffres du Boston Consulting Group, les gestions passives et les ETF représentaient en 2013 15% des actifs globaux contre seulement 3% dix ans plus tôt. Parallèlement, les actifs sous gestion dans les portefeuilles «core» gérés activement, qui représentaient 63% des totaux en 2003, pourraient baisser à 40% d’ici à 2017.A l’occasion d’un point de presse, Arnaud Llinas, directeur des ETFs et de la gestion indicielle chez Lyxor Asset Management, a estimé le 17 mars que la forte croissance des deux premiers mois de l’année pourrait bien se poursuivre au cours des prochains mois. D’abord en raison du «rempart» de la politique d’assouplissement quantitatif de la Banque centrale européenne qui favorise la hausse des actifs. Ensuite, la base de clientèle s’élargit progressivement, notamment du côté des banques privées, un mouvement qui devrait se poursuivre et s’accentuer. Enfin, la suppression des commissions, qui s’applique déjà au Royaume-Uni et aux Pays-Bas, peut évidemment favoriser un produit comme les ETF.Dans ce contexte, le segment des ETF smart beta, qui a enregistré l’an dernier une collecte nette de 4 milliards d’euros, constitue une nouvelle proposition d’investissement qui renforce l’intérêt des investisseurs pour les ETF. Les fonds de gestion smart beta sont notamment utilisés pour s’exposer à des stratégies qui n’étaient jusqu’alors proposées que dans un format actif.Selon Lyxor, un portefeuille type pourrait être ainsi divisé à raison de 60/20/20 entre des ETF et produits indiciels «core» (60), des expositions tactiques utilisant des ETF et le smart beta (20), et la composante active représentée par la gestion alternative et le smart beta (20).
Au mois de février, l’indice des hedge funds calculé par Credit Suisse a progressé de 1,06%, six des dix composantes de l’indice ayant terminé le mois en territoire positif. Les meilleures performances ont été enregistrées par les stratégies event driven, avec un gain de 2,25% sur le mois, devant les long/short equity (1,99%), l’arbitrage de convertibles (0,95%) et l’arbitrage obligataire (0,74%). Les stratégies les plus médiocres ont été le dedicated short bias, qui a perdu 5,74% sur le mois, devant l’equity market neutral (-1,90%) et les managed futures (-1,15%).
La perspective d’une hausse des taux de la Réserve fédérale (Fed) dans le courant du deuxième trimestre a incité les investisseurs à sortir des actions américaines, selon le dernier sondage BofA Merrill Lynch réalisé entre les 6 et 12 mars auprès d’un échantillon de 207 participants représentant un encours cumulé de 565 milliards de dollars d’actifs sous gestion. Les investisseurs sont désormais 19% à être sous-pondérés sur les actions américaines, un ratio jamais vu depuis janvier 2008, alors qu’ils étaient surpondérés en février. La proportion des investisseurs estimant les actions américaines surévaluées a d’ailleurs atteint son plus haut niveau depuis mai 2000 avec un ratio de 23%. En revanche, les allocations dans les actions de la zone euro et japonaises sont orientées à la hausse mais la tendance en faveur de l’Europe ne fait que commencer, précisent les investisseurs internationaux. Ils sont 63% (contre seulement 18% en janvier) à indiquer que l’Europe est la région dans laquelle ils seront de préférence surpondérés dans les douze prochains mois. Un pourcentage jamais vu depuis que le sondage existe (2001). Les investisseurs européens eux-mêmes sont dans le même état d’esprit, avec notamment une surpondération des banques pour 22% d’entre eux, à comparer à une sous-pondération pour 26% le mois précédent. Même tendance sur le secteur de l’assurance, avec 31% des investisseurs européens surpondérés sur les compagnies, alors qu’ils étaient 3% à être sous-pondérés en février. La réduction de l’exposition aux actions américaines devrait se poursuivre puisque 35% des investisseurs indiquent que les Etats-Unis est la région du monde qu’ils préfèreraient sous-pondérer au cours des douze prochains mois, un niveau qui n’avait pas été observé depuis près de dix ans. L'écart entre Europe et Etats-Unis atteint ainsi 98 points de pourcentage en net, là encore un niveau record. Le sondage de mars donne lieu à un changement marqué sur le calendrier de hausse des taux. La proportion des investisseurs s’attendant à un relèvement des taux au deuxième trimestre s'élève à 34% contre 28% précédemment. Dans le même temps, le camp de ceux qui n’attendent pas de mouvement sur les taux avant le troisième trimestre recule. Et, dans la même veine, ils sont 2% à estimer que le dollar est surévalué, une perception jamais vue depuis 2009. «Le consensus des investisseurs suggère que la vigueur du dollar sera un facteur plus positif que négatif pour l'économie mondiale et les marchés», indique Michael Hartnett, stratégiste en chef chez BofA Merrill Lynch Global Research, cité dans un communiqué. «L’optimisme vis-à-vis des actions européennes a atteint des niveaux jamais vus. La demande pour les financières souligne la confiance dans la croissance de la région, tandis que les espoirs fondés sur les exportateurs européens continue de profiter des gains observés le mois dernier», relève pour sa part Manish Kabra, stratégiste quantitatif sur les actions européennes.
Le taux de défaut mondial des entreprises notées en catégorie spéculative a légèrement progressé au mois de février pour s’inscrire à 2,3% contre 2,1% (taux révisé) en janvier, indique l’agence d'évaluation financière Moody’s dans son dernier bulletin mensuel «February Default Report». Il y a un an, l’agence prévoyait un taux de défaut de 2,6%. Moody’s prévoit désormais un taux de défaut de 2,5% d’ici à la fin de 2015, ce qui serait encore très en deçà de la moyenne historique de 4,5%.
A l’heure de dévoiler sa stratégie d’allocation d’actifs pour l’année 2015, ING Investment Management (ING IM) ne se démarque pas réellement de la concurrence. A l’instar de bon nombre de sociétés de gestion, le groupe néerlandais accorde une nette préférence aux actions européennes. «Notre classe d’actifs préférés est clairement les actions, et en particulier les actions européennes, a avancé Patrick Moonen, stratégiste senior et membre de l’équipe d’allocation tactique chez ING IM, lors d’une rencontre avec la presse le mardi 17 mars. L’Europe est de loin la zone qui a le mieux performé depuis le début de l’année alors que les Etats-Unis est la zone qui a le moins bien performé.» De fait, à en croire Patrick Moonen, la zone euro se comporte de mieux en mieux, les chiffres macro-économiques étant nettement supérieurs aux attentes. Une tendance positive largement tirée par la baisse du prix du pétrole qui induit une hausse de la consommation, la dépréciation de l’euro face au dollar, l’amélioration du marché du crédit avec une reprise de la demande et la politique d’assouplissement quantitatif de la Banque centrale européenne. Seul bémol: la zone euro reste confrontée à des déséquilibres structurels, caractérisés par des problèmes de compétitivité et de rentabilité. «Mais la confiance est de retour et la consommation et la production industrielle reprennent», note Patrick Moonen. Preuve de son optimisme pour la zone euro, le stratégiste d’ING IM table sur une croissance des bénéfices des entreprises de 9% en Europe contre 4% aux Etats-Unis. «Mais la croissance des bénéfices aux Etats-Unis sera revue à la baisse tandis que la croissance des bénéfices en Europe sera revue à la hausse, croit Patrick Moonen. Actuellement, la dynamique de croissance des bénéfices favorise l’Europe. Si ING IM surpondère les actions pour l’année 2015, le gestionnaire d’actifs se montre clairement négatif sur les obligations, et en particulier sur les dettes souveraines dont les obligations souveraines allemandes alors que le taux allemand à 10 ans est aujourd’hui à 25 points de base. «On peut se demander si la baisse des taux d’intérêt n’est pas allée trop loin, a remarqué Patrick Moonen. 16% des obligations d’Etat offrent un rendement négatif. Dans ce contexte, nous sous-pondérons les obligations d’Etat, et en particulier les obligations allemandes car la rémunération du risque n’est pas du tout attractive.» A contrario, ING IM reste surpondéré sur les obligations plus risquées comme les obligations corporate de première qualité et le high yield.
Le fournisseur d’indices Solactive AG a annoncé le 17 mars le lancement d’un nouvel indice, le Solactive Global SuperDividend® REIT Index, conçu pour suivre les titres des fonds immobiliers de type REIT affichant à la fois un dividende élevé et une volatilité faible, et utilisés comme sous-jacent dans un ETF de Global X, le Global X SuperDividend® REIT ETF (SRET). «Les indices REIT ont généralement été structurés comme des indices de référence. Le nouvel indice est le premier sur le marché à offrir une approche alternative smart beta du secteur des REIT, par le biais d’un processus de sélection des dividendes et des volatilités conjugué à une équipondération de ses composantes», souligne Steffen Scheuble, CEO de Solactive, cité dans un communiqué.
Cerberus Capital Management et Solus Alternative Asset Management ont proposé mardi un nouveau plan de restructuration de la coentreprise LightSquared, active dans le domaine de la téléphonie mobile. Ce plan bénéficie du soutien de Charles Ergen, le premier actionnaire de LightSquared. Cerberus et Solus paieraient la majeure partie de la dette d’un milliard de dollars de Charles Ergen en numéraire, en reprenant 950 millions de celle-ci puis accepteraient un remboursement sous forme d’obligations de second rang.
Le numéro trois américain des centres commerciaux, Macerich Co, a rejeté une offre non sollicitée de 14,39 milliards de dollars formulée par son concurrent Simon Property Group, estimant qu’elle le «sous-évaluait significativement». Le groupe du Maryland a par ailleurs adopté une «pilule empoisonnée», avec un seuil de déclenchement fixé à 10% du capital, et modifié la structure de son conseil d’administration.
Malgré l'échec de la reprise du courtier interbancaire GFI, finalement repris par BGC Partners, l’opérateur boursier entend racheter les actifs technologiques de GFI, rassemblés dans les filiales Trayport et Fenics. Il a engagé dans cette perspective des discussions préliminaires avec BGC. Les actifs seraient valorisés au-delà de 600 millions de dollars, selon Bloomberg.
La société d’investissement a enregistré une perte de 89 millions lors de l’exercice 2014, une première depuis 2009. Les résultats du loueur automobile, dont l’introduction en Bourse est prévue pour la fin du premier semestre, ont été pénalisés par des charges de restructuration.