Selon L’Agefi, les autorités chinoises ont élargi l’accès au marché obligataire «onshore» à 32 sociétés étrangères, comprenant HSBC, Morgan Stanley, Société Générale, BNP Paribas et ING Bank. Auparavant, 24 investisseurs institutionnels étrangers qualifiés y avaient accès dans le cadre du programme QFII et 86 dans le RQFII qui permet à ceux autorisés à investir en actions de demander l’accès au marché interbancaire. Parallèlement, la chambre de compensation «China Securities Depository Trust and Clearing (CDC)» sous tutelle de la banque centrale aurait proposé aux régulateurs et sociétés financières de Hong Kong de créer une passerelle entre les marchés obligataires des deux places, le «Bond Connect», selon le South China Morning Post.
La majorité de gérants de hedge funds (60 %) affiche une « certaine réticence » à prendre en compte les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG), montre une nouvelle étude d’Unigestion. Cela étant, ce résultat est meilleur qu’il y a trois ans, où la proportion de gérants « réticents » était de 75 %. Dans le même temps, la part des gérants jugés « leaders » par Unigestion dans le domaine ESG a plus que quadruplé, de 3 % à 13 %. Autre progrès : 16 % des gérants de hedge funds sont désormais signataires des Principes pour l’investissement responsable (PRI) de l’ONU, contre seulement 4 % en 2011.Parmi les gérants interrogés, ceux spécialisés dans les stratégies actions (long short actions, equity market neutral) sont plus avancés en termes de prise en compte des questions ESG que les gérants privilégiant des stratégies de trading tactique (global macro, CTA, matières premières). Un quart des gérants de stratégies actions sont considérés comme des « leaders » contre seulement 5 % des professionnels de stratégies de trading tactique. « Ce constat n’a rien de surprenant dans la mesure où le trading d’actions offre de nombreuses possibilités d’intégrer des critères ESG dans un processus d’investissement », commente Unigestion. Interrogés pour la première fois cette année, les gérants de « private assets » sont meilleurs dans l’adoption de critères ESG que les gérants de hedge funds : seulement 27 % se disent réticents à cette idée. Près d’un cinquième des gérants de cette catégorie sont considérés comme des « leaders ». Les gérants de fonds « buyout » sont ceux qui accordent le plus d’importance aux critères ESG par rapport aux gérants de fonds de capital-risque et de croissance ou de fonds d’opportunités spéciales. Enfin, les gérants de hedge funds et de private assets européens sont généralement plus intéressés par les problématiques ESG que les américains.
Malgré un environnement plutôt favorable caractérisé par des poussées de forte volatilité, les fonds d’actions européennes libellés en euro gérés activement ont échoué l’an dernier à battre leurs indices de référence. Selon les derniers résultats du Europe SPIVA Scorecard communiqués par le fournisseur d’indices S&P Dow Jones Indices, 83% des fonds gérés activement investissant dans les actions européennes ont fait moins bien que leur indice de de référence, le S&P Europe 350 sur un an. Le pourcentage est un peu meilleur pour les actions françaises : 69% des fonds spécialisés dans cette catégorie ont sous-performé le S&P France BMI. En revanche, 94% des fonds spécialisés sur les actions américaines ont échoué sur un an à battre le S&P 500. Pour les fonds spécialisés sur les actions internationales, le pourcentage d'échec est de 90% par rapport au S&P Global 1200 et pour les fonds spécialisés sur les actions émergentes, le pourcentage est de 76% par rapport au S&P/IFICI. Le rapport souligne que l’horizon d’investissement ne change pas beaucoup la donne. Sur cinq ans, environ 82% des fonds actions investis sur la zone euro et 86% des fonds investis dans les actions européennes ont échoué à faire mieux que leurs indices respectifs. Sur les actions américaines, le pourcentage d'échec monte même à plus de 98%. S&P DJ Indices relève par ailleurs que les fonds ont aussi tendance à disparaître assez rapidement du paysage. Au cours des cinq dernières années, entre 30% et 40% des fonds libellés en euro investis dans les actions européennes, américaines et internationales ont été soit liquidés soit fusionnés.
Les encours des ETF commercialisés par le biais des canaux d’investissement retail aux Etats-Unis ont enregistré pour la première fois une croissance supérieure à celle des encours des mutual funds de long terme au premier trimestre 2015, montre une étude de Broadridge Financial Solutions. L’année dernière, les actifs des ETF vendus via des broker-dealers indépendants et de type « wirehouse » ont augmenté de 267 milliards de dollars, tandis que les encours des mutual funds vendus de la même manière ont progressé de 255 milliards de dollars. Les encours des ETF distribués au travers des canaux d’investissement retail et institutionnels ont bondi de 21 % au cours du premier trimestre de l’année dernière, soit 379 milliards de dollars, et ont atteint 2.190 milliards de dollars.“Les ETF gagnent du terrain parmi les distributeurs retail, grâce à quelques éléments clés comme leurs faibles coûts, mais aussi le fait que les ETF sont utilisés dans les modèles d’allocation d’actifs, qui sont plus présents parmi les conseillers retail », indique Frank Polefrone, senior vice president, Access Data, une société Broadridge.Les conseillers financiers enregistrés (RIA) continuent d’être le principal distributeur d’ETF au premier trimestre 2015, représentant 472 milliards de dollars d’encours. Ils sont suivis par les broker-dealers (400 milliards de dollars) et les sociétés wirehouse (385 milliards de dollars). Les encours des mutual funds ont augmenté de 9,5 % ou 665 milliards de dollars sur un an au premier trimestre 2015, tirés principalement par les canaux institutionnels. Les banques, les banques privées et les trusts ont vu les actifs des mutual funds grossir de 410 milliards de dollars, soit 17 %. Au total, les fonds de long terme et les ETF sur les canaux de distribution tiers ont vu leurs encours sous gestion croître à 9.800 milliards de dollars au premier trimestre 2015, soit une hausse de près de 12 % depuis le premier trimestre 2014. L’année passée, les actifs des ETF distribués via les canaux retail ont augmenté à plus de deux fois le rythme des actifs des ETF sur les canaux institutionnels (respectivement 267 milliards de dollars et 112 milliards de dollars).
La société de gestion a annoncé mercredi le closing final de son fonds Idinvest Digital Fund II à 140 millions d’euros. Ce fonds est entièrement dédié au financement de la croissance de jeunes entreprises dans le secteur du numérique et des nouvelles technologies (services internet, médias, mobiles, e-commerce, logiciels) en France et en Europe. Il compte comme investisseurs Bpifrance et Allianz France (ancienne maison mère d’Idinvest), de nombreux assureurs et banques, des family offices et de grands industriels comme le groupe Lagardère et le groupe Up. Idinvest Digital Fund II, qui a déjà réalisé 10 investissements, dont Sigfox, Synthesio et Twenga, est appelé à plus de 30%.
SunGard Data Systems a engagé des banques pour une éventuelle introduction en Bourse (IPO) susceptible de valoriser la société à une dizaine de milliards de dollars (neuf milliards d’euros), passif inclus, selon des sources proches du dossier citées par Reuters. Les banques sont JPMorgan, Goldman Sachs, Deutsche Bank, Barclays et Credit Suisse. L’IPO pourrait intervenir dans le courant de l’année. Le fournisseur de solutions informatiques pour le secteur de la finance, détenu par des fonds de capital investissement, étudiera également la possibilité de se mettre en vente.
La banque d’affaires américain a indiqué mardi avoir augmenté ses réserves destinées à la résolution des litiges auxquels elle fait face. Ce stock s'élèvait à 3,8 milliards de dollars à fin mars, contre 3 milliards de dollars en février, selon un document transmis à la SEC. Ce chiffre correspond au montant maximum que la banque pourrait avoir à verser en cas d’accords avec les régulateurs ou des plaignants.
La Commission européenne autorise la Sfil et sa filiale Caffil à étendre leurs activités au financement des grands crédits à l’exportation, a indiqué hier la banque publique de financement local. Cette nouvelle mission confiée par l’Etat consiste à refinancer les contrats de crédit-acheteurs assurés par Coface. L’accord de Bruxelles constituait la dernière étape avant le lancement opérationnel de la nouvelle activité, annoncée par le président François Hollande début février 2015.
Le gestionnaire de hedge funds Man Group fait face à une révolte de certains de ses investisseurs concernant le mode de calcul des bonus des gérants, a appris la chaîne britannique de sources concordantes. Certains actionnaires importants émanant de la City se prépareraient en effet à voter contre le plan de rémunération triennal et le rapport sur les rémunérations de 2014, à l’occasion de l’assemblée générale de Man vendredi. Sky News cite en outre le cas de l’agence en conseil de vote ISS (Institutional Shareholder Services), qui recommanderait à tous les investisseurs de s’opposer aux deux résolutions en question.
Préfon a conclu un partenariat avec l’association GMPA, Groupement Militaire de Prévoyance des Armées, qui propose différentes offres d’assurance adaptées aux militaires, policiers, pompiers, douaniers et à leurs familles, au quotidien mais aussi lors de situations exceptionnelles. L’offre de retraite complémentaire de Préfon vient enrichir la gamme de garanties proposées à l’ensemble des adhérents GMPA. Le rapprochement entre les deux associations s’est fait naturellement par le partage des valeurs communes d’engagement, d’accompagnement et d’éthique ; et par l’identité de Préfon qui est ancrée au cœur de la fonction publique en offrant un régime de prévoyance complémentaire de retraite. Depuis le 4 mai dernier, les conseillers GMPA déploient l’offre Préfon-Retraite auprès des 340 000 adhérents après avoir été formés et dotés de supports de communication.
L’investissement des collectivités locales françaises devrait passer cette année sous la barre des 50 milliards d’euros pour la première fois depuis 2006, selon une note de conjoncture publiée par la Banque postale. Leur épargne brute diminuerait de 5,4% en 2015, pour s’inscrire à 34,8 milliards d’euros. Cette baisse aura un impact direct sur le niveau des investissements, attendu à 48,9 milliards d’euros contre un plus haut de 57,8 milliards en 2013. La hausse de l’encours de leur dette serait limitée à 3,3 milliards d’euros, soit la plus faible progression en valeur depuis 2003.
La banque d’affaires américain a indiqué mardi avoir augmenté ses réserves destinées à la résolution des litiges auxquels elle fait face. Ce stock s'élèvait à 3,8 milliards de dollars à fin mars, contre 3 milliards de dollars en février, selon un document transmis au gendarme boursier américain, la Securities and Exchange Commission.Ce chiffre correspond au montant maximum que la banque pourrait avoir à verser en cas d’accords avec les régulateurs ou des plaignants.
Avec trois ans d’avance, Warren Buffet gagne pour l’instant confortablement son pari selon lequel un ETF à bas coût fait mieux qu’un portefeuille de hedge funds sur dix ans, observe le Financial Times. La performance d’un fonds indiciel sur le S&P bat un portefeuille de fonds assemblé par le gérant de hedge funds Protégé Partners avec 63,5 % contre 19,6 %, selon une slide présentée par Warren Buffet lors de l’assemblée générale de Berkshire Hathaway. “Les gérants de hedge funds ont très bien performé sur cette période”, indique Warren Buffett, notant que, sur un portefeuille notionnel de 1 milliard de dollars, ils auraient empoché 20 millions de dollars de frais de gestion “juste pour venir au bureau. Les investisseurs dans les hedge funds ont payé un prix fort”. Pourquoi l’argent continue à affluer dans les hedge funds, s’interroge le FT ? La réponse est que les investisseurs ne voient pas les hedge funds comme une alternative aux actions, mais plus souvent désormais comme une alternative aux obligations. Cette tendance s’explique par l’institutionnalisation grandissante du secteur. Résultat, les hedge funds et leurs investisseurs sont bloqués dans une spirale d’attentes plus faibles et de rendements déclinants. Warren Buffett devrait donc gagner son pari…
Le fournisseur d’indices Solactive vient de lancer un nouvel indice, le Solactive Guru Activist Index, qui réplique l'évolution des sociétés américaines cotées ciblées par des groupes d’investisseurs activistes. Ce nouvel indice, qui vient enrichir la gamme des indices GURU de Solactive, sert de sous-jacent à un nouvel ETF, le Global X Guru™ Activist Index ETF (ACTX), disponible sur le Nasdaq.
La Cour suprême des Etats-Unis a jugé que la banque britannique Barclays était le légitime propriétaire d’environ 4 milliards de dollars (3,5 milliards d’euros) d’actifs ayant appartenu à Lehman Brothers, acquis dans le cadre de l’achat d’une partie des activités de courtage de la banque d’investissement américaine lors de la crise financière de 2008. La principale juridiction américaine a ainsi refusé d’entendre un appel déposé par plusieurs créanciers de Lehman ; ce refus valide donc un jugement en appel d’août 2014, déjà favorable à Barclays. Lehman Brothers affichait un bilan de 639 milliards de dollars au moment de sa faillite, le 15 septembre 2008. Le 19 septembre 2008, un tribunal avait accordé à Barclays le droit de racheter une partie du courtage de l’Américain, mais des créanciers avaient contesté le sort de certains actifs, dont quatre milliards de dollars détenus par des tierces parties au titre d’appels de marge dans des transactions sur dérivés.
La banque d’investissement indépendante Evercore Partners a embauché Laurie Coben, co-responsable mondial du secteur de l'énergie au sein de la banque d’investissement de Bank of America Merrill Lynch, affirme le quotidien de Wall Street de sources concordantes. Laurie Coben aurait quitté son ancien employeur le mois dernier. BoA est numéro un mondial du conseil en M&A dans l'énergie.
Le fonds américain Clayton Dubilier & Rice et son homologue chinois CDH envisagent de déposer une offre conjointe pour acquérir New Look, indique la chaîne britannique. Celle-ci affirmait en février que le groupe de prêt-à-porter avait mandaté JPMorgan pour étudier un projet d’IPO d’un montant espéré de deux milliards de livres, tandis que Goldman Sachs est en parallèle chargé d’identifier des acquéreurs.
HLD, la holding d’investissement de Jean-Bernard Lafonta, l’ancien patron de Wendel, a reçu 100 millions d’euros supplémentaires de la part des dirigeants d’entreprise et hommes d’affaires qui le soutiennent, comme la famille Decaux ou Claude Bébéar. Cette somme porte la capacité totale de HLD à 300 millions d’euros, indique son fondateur au quotidien économique. Il pourra ainsi investir à l'étranger.
La Cour suprême des Etats-Unis a autorisé la banque britannique Barclays à réclamer environ 4 milliards de dollars (3,5 milliards d’euros) d’actifs contestés, suite à l’achat en catastrophe d’une grande partie des activités de courtage de Lehman Brothers lors de la crise financière de 2008. La principale juridiction américaine a refusé d’entendre un appel déposé par des créanciers de Lehman ; ce refus valide ainsi un jugement en appel d’août 2014, déjà favorable à Barclays.
Boeing a été « blacklisté » par Nordea Asset Management en raison d’inquiétudes sur la production d’armes nucléaires par le groupe américain, rapporte le Financial Times fund management. La société de gestion, qui gère 174 milliards d’euros d’encours, a indiqué au journal avoir ajouté Boeing à sa liste d’exclusion en mai en raison de l’implication du groupe dans la production de composants pour remplacer les missiles sous-marins ballistiques Trident armés au nucléaire en 2014.
Les réseaux de conseillers financiers en Italie ont enregistré une collecte nette de 3,1 milliards d’euros au cours du mois de mars, a annoncé Assoreti, l’association professionnelle du secteur. Il s’agit de la meilleure collecte nette mensuelle du secteur depuis début 2010, a précisé Assoreti dans un communiqué. Au cours du premier trimestre 2015, la collecte nette des réseaux de conseillers financiers s’élève à 7,5 milliards d’euros
Après une fin 2014 agitée, l’Indicateur de Régime de Marché de State Street Global Advisors (SSGA) est passé à la fin du premier trimestre de «crise» au statut «forte aversion au risque» grâce à la volatilité implicite relativement inférieure des actions et au resserrement des spreads de la dette risquée. «Les principaux facteurs qui influencent les marchés depuis début 2015 sont les mesures divergentes des banques centrales en réponse aux perspectives de croissance mondiale inégales, le ralentissement rapide de l’inflation mondiale et le renforcement marqué de la politique d’assouplissement quantitatif de la Banque Centrale Européenne (BCE)», note SSGA. «Ces événements permettent d’expliquer certains mouvements observés sur le marché des changes depuis le début de l’année, qui se traduisent par une forte augmentation de la volatilité implicite des devises. Malgré la performance très solide de nombreux marchés actions au premier trimestre, les risques demeurent élevés, en particulier avec le risque de sortie de l’euro par la Grèce au deuxième trimestre (le fameux « Grexit »). Ces prochaines semaines, les institutions et les marchés financiers examineront à la loupe les négociations concernant le plan de sauvetage à long terme de cette dernière et ses réformes structurelles», ajoute la société de gestion.
Malgré les performances décevantes en avril du S&P 500, du CAC 40 et de l’EuroStoxx 50, le Panel Actions de l’Agefi semble optimiste puisqu’il continue à relever ses prévisions, bien que moins fortement que début avril. Les objectifs sur le CAC 40 ont ainsi été relevés de 1,6% à six mois comme à un an. Une moitié seulement des gestions a rehaussé ses prévisions, mais de 250 points à un an pour CM-CIC à 5.700 points et pour Syz AM à 5.950 points, tandis que l’autre moitié optait pour le statu quo. Seul CPR, jusqu’alors l’un des plus haussiers du panel, se démarque en réduisant ses objectifs. Le plus optimiste, Syz AM, anticipe une progression de 11% de la Place parisienne à six mois et de 18% à un an, contre +4,2% et +8,8% en moyenne pour le Panel. En revanche, Neuflize OBC et Olympia tablent sur un léger recul d’ici à six mois. Sur l’Euro Stoxx 50, le Panel n’a relevé qu'à la marge ses objectifs. La prudence prévaut surtout à six mois, où quatre gestions (Axa, CPR, Lazard et Swiss Life) ont réduit leur cible. Néanmoins, le Panel mise sur une progression de 5,6% à six mois et de 11% à un an.
Le Panel Taux de L’Agefi se prépare à la divergence de plus en plus manifeste des politiques monétaires américaine et européenne. Si les prévisions de taux européens à 10 ans se sont encore tassées entre mai et avril, celles des taux américains à 10 ans se redressent doucement alors que les panélistes sont de plus en plus nombreux à anticiper une remontée des taux américains d’ici à la fin de l’année. En moyenne, les panélistes s’attendent à ce que le rendement des taux allemands à 10 ans soit à 0,25% à 3 mois et à 0,37% à 6 mois. En avril, les prévisions moyennes étaient respectivement de 0,30% et 0,44% pour les Bunds.
Le patrimoine financier brut des ménages français s’est établi à 4.259,2 milliards d’euros fin 2014 contre 4.253,3 milliards un an plus tôt. Au cours du quatrième trimestre de l’an dernier, le taux d’épargne brute des ménages est ressorti à 12,7 % contre 12,9 % pour la même période douze mois auparavant, selon les données transmises par la Banque de France, jeudi 30 avril. A noter cependant que la croissance des placements financiers des ménages a augmenté plus rapidement (1,8 % après 1,6 %) au cours des trois derniers mois de l’année 2014. En détail, les avoirs en numéraire et en dépôts ont cru à un rythme plus élevé (2,9 % après 2,7 %) et le rythme de leurs placements au titre de l’assurance-vie et des fonds de pensions s’est accéléré (3,6 % après 3,3 %). Les placements en actions et autres participations ont augmenté à un rythme plus rapide (3,5 % après 2,4 %). D’autre part, les OPC non monétaires (y compris les FCPE) ont vu leurs encours passer de 294,8 milliards d’euros au quatrième trimestre 2013 à 283,9 milliards sur la même période douze mois plus tard. Les fonds monétaires ont connu un mouvement similaire en passant de 15,1 milliards à 13,9 milliards. Le taux de croissance négatif des placements en titres de créance (- 16,7 % après - 14,9 %) reflète les remboursements et des cessions supérieures aux achats, indique également l’institution. En net, le patrimoine des ménages a progressé à un rythme globalement stable (2,6 % après 2,7 %), la poursuite de la hausse s’expliquant par des augmentations des placements financiers et non financiers ainsi que par des plus-values nettes, qui ont été supérieures au financement. La valeur du patrimoine immobilier a progressé à un rythme plus élevé (1,0 % après 0,4 %).
Un pionnier des obligations catastrophe, John Seo, réfute les accusations selon lesquelles ces instruments pourraient mettre en péril la stabilité du secteur mondial de l’assurance, rapporte le Financial Times. L’intéressé, qui a co-fondé Fermat Capital, avance que le livre « Making a Market for Acts of God », écrit par trois universitaires qui mettent en garde contre les dangers du marché, dresse des conclusions « complètement fausses ». Dans le livre, des chercheurs emmenés par le professeur Paula Jarzabkowski de la Cass Business School préviennent que le secteur risque de s’effondrer et s’inquiètent de la croissance rapide des types alternatifs de réassurances et des changements de la façon dont les réassureurs traditionnels opèrent.
A l’approche du mois de mai, où la tendance est généralement au grand ménage de printemps si l’on en croit l’adage «sell in May and go away», les investisseurs ont effectivement trouvé quelques bonnes raisons de vendre comme la perspective de taux d’intérêt américains plus élevés ou d’une sortie de la Grèce de la zone euro. L’engouement pour l’obligataire européen semble sur le déclin même si le high yield et les fonds indexés sur l’inflation suscitent de l’intérêt tandis que les fonds d’actions américaines et chinoises ont subi des délestages importants.Au total, les fonds d’actions dans le monde ont enregistré une décollecte nette de 1 milliard de dollars durant la semaine au 29 avril, selon des données communiquées par EPFR Global qui précise que ces flux ne prennent pas vraiment en compte l’impact de l’annonce du ralentissement de la croissance de l'économie américaine au premier trimestre. Les investisseurs ont notamment continué de se détourner des fonds d’actions chinoises qui affichent plus de 13 milliards de dollars de sorties nettes sur les onze dernières semaines. Les fonds d’actions émergentes dans leur ensemble affichent d’ailleurs une décollecte nette de 24,3 milliards de dollars depuis le début de l’année. Les fonds obligataires ont de leur côté attiré 5 milliards de dollars globalement tandis que les fonds monétaires terminaient la semaine sur une décollecte nette de plus de 10 milliards de dollars.
Odey Asset Management part en guerre contre le rapprochement annoncé entre Nokia et Alcatel-Lucent. Le hegde fund britannique, qui détient plus de 5% des actions d’Alcatel-Lucent à travers ses fonds, estime en effet que l’offre du groupe finlandais Nokia sous-évalue le groupe français Alcatel-Lucent, rapporte le Financial Times. «L’accord a été présenté comme une prise de contrôle d’Alcatel par Nokia, a indiqué le gestionnaire d’actifs dans une lettre adressée à ses investisseurs. En réalité, la prime qu’ils offrent a toutes les caractéristiques d’une fusion. Nous considérons donc que les termes de l’accord sont inacceptables.» Dans un document transmis la semaine dernière à l’Autorité des marchés financiers (AMF), Odey AM a d’ailleurs indiqué qu’il ne comptait pas apporter ses actions au regard des termes actuels de l’offre de Nokia. Le gestionnaire d’actifs a toutefois reconnu la «logique stratégique» de l’opération, soulignant qu’elle aboutirait à la création «d’une entreprise plus forte avec des possibilités de synergies substantielles».
Mauvais temps pour la gestion d’actifs britannique. Au cours du mois de mars, l’industrie des fonds britanniques a en effet subi une décollecte nette de 348 millions de livres, après 232 millions de livres de sorties nettes en février, selon des données publiées jeudi 30 avril par The Investment Association, l’association professionnelle du secteur.Les situations sont toutefois très disparates d’un segment de clientèle à l’autre. Ainsi, la clientèle «retail» a attiré 1,14 milliard de livres de flux nets entrants au cours du mois écoulé, bien loin toutefois des 2,5 milliards de livres de souscriptions nettes enregistrées en mars 2014. En parallèle, le segment institutionnel a accusé une décollecte nette de 1,49 milliard de livres le mois dernier. Un chiffre à comparer aux 6,7 milliards de livres de collecte nette réalisée en mars 2014.Dans un tel contexte, les actifs sous gestion ont timidement progressé au mois de mars. Ils ressortent ainsi à 880,3 milliards de livres au 31 mars 2015 contre 870,9 milliards de livres fin février 2015, soit une progression de 1%. Sur un an, les actifs sous gestion ont toutefois bondi de 12% (786 milliards de livres d’encours à fin mars 2014). Sur l’ensemble du premier trimestre 2015, la gestion d’actifs britannique a subi une décollecte nette de 5,48 milliards de livres. Depuis le début de l’année, les souscriptions nettes s’élèvent à 2,35 milliards de livres auprès des clients «retail» tandis que la décollecte nette a atteint 7,84 milliards de livres auprès des clients institutionnels. Des chiffres qui sont bien éloignés des belles performances enregistrées au premier trimestre 2014. L’an dernier, sur la même période de référence, le secteur avait en effet cumulé une collecte nette de 12,73 milliards de livres, avec 5,45 milliards de livres de souscriptions nettes auprès des particuliers et 7,28 milliards de livres de flux nets entrants auprès des institutionnels.