La Caisse des dépôts (CDC) pourrait vendre pour plusieurs centaines de millions d’euros de ses participations dans certaines des plus grandes entreprises françaises, indique Pierre-René Lemas, le directeur général de la CDC, dans un entretien au Financial Times."Conserver nombre de ces parts n’a plus de sens aujourd’hui», estime le dirigeant. «Beaucoup de nos entreprises sont là pour des raisons historiques. Nous devons réduire le nombre d’entreprises que nous possédons et c’est ce que nous faisons."Certaines cibles ont d’ores et déjà été identifiées, indique Pierre-René Lemas. «La CDC doit consacrer ses efforts à soutenir l'économie française, promouvoir la transition énergétique vers les renouvelables et aider le logement social en France», dit-il. Selon le quotidien britannique, les parts dans la société autoroutière Sanef pourrait faire partie de ces cessions. Le journal rappelle que la CDC a également des participations notamment dans Compagnie des Alpes, Parc Astérix et Belambra.La Caisse des dépôts a annoncé vendredi la cession de 22,5 millions d’actions de Veolia Environnement pour un montant total d’environ 456 millions d’euros, ramenant la part de la banque publique dans Veolia à 4,62%.
Le concept d’investissement socialement responsable (ISR) reste méconnu du grand public : 66% des personnes interrogées déclarent n’avoir jamais entendu parler de l’ISR (contre 67% en 2015), révèle l’enquête réalisée pour le FIR (Le Forum pour l’Investissement Responsable) et Vigeo Eiris, l’agence de recherche et services ESG (Environnement, Social et Gouvernance) par Ipsos Mori pour la 7ème année consécutive présentée alors que s’ouvre la Semaine de la finance responsable. Ce chiffre se réduit cependant à 58% pour les détenteurs d’une assurance vie, à 53% pour les détenteurs d’épargne salariale, à 48% pour ceux investissant en bourse et à 40% pour les détenteurs d’OPCVM. L’offre de produits ISR reste peu mise en évidence par les établissements financiers : seulement 4% des personnes interrogées se sont vues proposer de l’ISR par leur établissement financier (contre 3% en 2015). Ce chiffre est très légèrement en hausse pour l’épargne salariale : 9% se sont vus proposer de l’ISR en 2016 contre 6% en 2015. Néanmoins, les Français sont majoritairement favorables à l’intégration des enjeux environnementaux et sociaux dans les décisions de placement (51%). Et plus de 80% estiment que les enjeux climatiques et de transition énergétique devraient être intégrés aux décisions d’investissement des établissements financiers. 49% sont favorables à l’intégration de ces derniers dans leurs propres choix d’investissements. 40% des Français identifient leur conseiller financier comme étant le plus à même de les informer sur l’investissement socialement responsable devant les ONG/associations de consommateurs (16%), les pouvoirs publics (pour la première fois cette année introduits dans le sondage comme prescripteurs (15% du choix des sondés), les médias (14%), les proches (13%) et l’entreprise (2%). Près d’un tiers des Français estime qu’un label sur les produits d’épargne, soutenu par les pouvoirs publics, les inciterait à choisir l’ISR.
Paul Singer, le créateur du hedge fund américain Elliott, continue de renforcer sa participation au sein de la société allemande SLM Solutions, spécialisée dans l’impression 3D et convoitée depuis début septembre par General Electric (GE), rapporte le magazine Finance. La participation d’Elliott dépasserait désormais la barre des 16% contre 14% précédemment.
Conformément au programme de financement 2016, l’Agence France Trésor a annoncé la création d’une nouvelle obligation, de maturité 30 ans, indexée sur l’indice européen des prix à la consommation (hors tabac), OAT€i 25 juillet 2047. Cette nouvelle souche, dont les caractéristiques seront annoncées ultérieurement, sera émise par syndication dans les prochains jours, en fonction des conditions de marché, avec comme chefs de file de l’opération BNP Paribas, Crédit Agricole CIB, JPMorgan, Natixis et Royal Bank of Scotland.
La Bourse du Luxembourg a annoncé le lancement aujourd’hui de la première plate-forme d’obligations vertes, nommée « Luxembourg Green Exchange » (LGX), qui « vise à établir une nouvelle référence pour le marché, en forte évolution, des valeurs mobilières vertes ». L’accès est limité à des émetteurs qui se conforment à des critères stricts d’éligibilité. Les 114 obligations vertes déjà cotées à la Bourse du Luxembourg pour un montant de plus de 45 milliards de dollars y seront ainsi immédiatement affichées.
Europcar optimise les conditions de financement de sa flotte de véhicules. Le loueur a augmenté de 200 millions d’euros sa tranche de titrisation, pour la porter à 1,3 milliard d’euro avec une amélioration de 20 points de base de la marge, soit Euribor + 150 points de base (pb). L'échéance finale a été allongée d’une année, à juillet 2020. Dans le même temps, les instruments de couverture de taux d’intérêt ont été restructurés « avec des conditions financières améliorées », indique le groupe. La titrisation sert au financement de l’acquisition de véhicules en Allemagne, en France, en Espagne et en Italie. Au Royaume-Uni, Europcar a renégocié avec ses banques son « Facilité club » pour un montant de 425 millions de livres (489 millions d’euros), avec une marge améliorée de 20 points de base (Libor + 180 pb).
Eramet a annoncé ce matin le lancement d’une émission d’Odirnan (obligations à durée indéterminée à option de remboursement en numéraire et/ou en actions nouvelles) pour un montant de 100 millions d’euros. Cette famille de titres, très peu utilisée puisque la dernière opération de ce genre (Neopost) date de juin 2015, combine les caractéristiques des Ornane et des titres hybrides, puisqu’elles affichent une maturité perpétuelle. Son intérêt est de renforcer les fonds propres de l’entreprise sans diluer les actionnaires.
Neoen envisage une introduction en Bourse ou l’entrée dans son capital d’un actionnaire minoritaire pour financer le développement de ses capacités de production, a déclaré à Reuters son PDG Xavier Barbaro. Impala, la société d’investissement de Jacques Veyrat, détient 56% du capital de l’entreprise. Le solde est réparti entre le fonds Omnes Capital (24%), Bpifrance (14%), les salariés et dirigeants (6%). Neoen souhaite lever 200 à 300 millions d’euros pour atteindre ses objectifs de capacités à l’horizon 2020, précisé le PDG de la société d'énergies renouvelables. Selon lui, le groupe pourrait être valorisé plus de 1 milliard d’euros au cours des prochaines années, en fonction des conditions de marché, après une entrée en Bourse ou une prise de participation d’un actionnaire minoritaire.
Le groupe de private equity a annoncé hier avoir effectué l’acquisition d’une participation majoritaire dans le fabricant sud-africain de produits promotionnels et de vêtements Amrod. Carlyle financera l’opération via son fonds «Sub-Saharan Africa» et les trois fondateurs d’Amrod réinvestiront dans la société. La transaction devrait être bouclée cette année.
Des taux d’intérêt bas pendant une période prolongée, et a fortiori des taux négatifs, ont des effets secondaires, a reconnu hier le président de la Banque centrale européenne. Mario Draghi, qui intervenait devant la commission des Affaires économiques et monétaires du Parlement européen, a toutefois souligné que les mesures de politique monétaire déjà adoptées par l’institution n’avaient pas encore produit tous leurs effets. Il a aussi estimé que la transmission de la politique monétaire de la BCE n’avait jamais aussi bien fonctionné qu’aujourd’hui.
Le chômage s’est retourné en nette hausse le mois dernier en France, enregistrant sa plus forte progression depuis septembre 2013 sous l’effet d’une augmentation concernant toutes les tranches d'âge, selon les chiffres publiés hier par le ministère du Travail. Le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A (sans aucune activité) a progressé de 1,4% pour s'établir à près de 3,56 millions, soit 50.200 de plus qu'à fin juillet. Cette hausse rapproche le nombre d’inscrits du record enregistré en février et fragilise les espoirs d’une inversion de la courbe du chômage. En ajoutant les catégories B et C (personnes exerçant une activité réduite), le nombre d’inscrits à Pôle Emploi a augmenté en août de 1,4%, soit 76.100 personnes supplémentaires en un mois, à près de 5,52 millions. Sur un an, le nombre de demandeurs de catégorie A recule de 0,3% tandis que le total des inscrits dans les catégories A, B et C augmente de 1,9%.
RWE a déjà reçu des ordres pour la totalité des actions de sa filiale d'énergies renouvelables, de réseaux et de distribution Innogy qu’il a mises en vente, a fait savoir hier Bank of America, l’une des banques chargées de cette mise en Bourse. Le montant de cette opération pourrait atteindre cinq milliards d’euros, ce qui en ferait la plus importante IPO réussie en Allemagne depuis 2000. L’offre, qui s’est ouverte lundi, sera close le 6 octobre et la première cotation est prévue le lendemain.
Moody’s a rejoint S&P vendredi pour noter en junk la dette souveraine turque, sans que cette annonce provoque une correction aussi violente qu’en juillet.
Les chefs d’Etat et de gouvernement européens débattront lors du Conseil des 20 et 21 octobre d’un éventuel allègement des sanctions économiques imposées à la Russie, qui suscitent l’irritation croissante de certains Etats membres. Ces mesures, adoptées après l’annexion de la Crimée, en mars 2014, puis en raison du rôle joué par Moscou dans le conflit dans l’est de l’Ukraine, ont peu de chances d'être levées à cette occasion, mais le sommet permettra d'évaluer les forces en présence, alors que de grandes entreprises comme Siemens ou Auchan cherchent à contourner ces sanctions.
Les ventes de maisons neuves se sont moins contractées que prévu en août aux Etats-Unis, malgré la baisse des prix et la hausse des stocks. Le département du Commerce a annoncé hier qu’elles avaient reculé de 7,6% le mois dernier, au rythme annuel corrigé des variations saisonnières de 609.000 unités. Elles sont en hausse de 20,6% sur un an. Les économistes interrogés par Reuters s’attendaient à ce que les ventes de logements individuels neufs, qui représentent environ 10% du marché de l’immobilier résidentiel aux Etats-Unis, tombent au rythme de 600.000 unités.
Le cabinet de conseil en immobilier JLL a confirmé hier la cession de deux immeubles du quartier central des affaires à un investisseur français par le fonds souverain du Singapour GIC. Les deux actifs cédés sont le 1-5 rue d’Astorg occupant 9.900 m², autrefois siège de la Compagnie de Suez et aujourd’hui loué au cabinet d’avocat Clifford Chance, et le 10-16 rue de la Ville l’Evêque pour 14.400 m², loué en totalité à Iliad. Le nom de l’acquéreur et le montant de la transaction n’ont pas été dévoilés.
Constructa a annoncé aujourd’hui la cession, à Swiss Life France, de la participation qu’il détenait, avec Vinci Construction France, dans la société propriétaire de La Marseillaise. Cette tour de bureaux de 38 000 m² est développée par Constructa dans le nouveau quartier de Marseille, Euroméditerranée. Conçue par l’architecte Jean Nouvel, l’édifice de 31 étages, haut de 135 mètres, comptera un restaurant inter-entreprises de 1 500 couverts, une crèche de 26 berceaux, une conciergerie, cinq espaces commerciaux et, à son sommet, le « Sky Center », soit un business center de 1 400 m² et un event center de 900 m². Sa construction atteint actuellement le 13e étage pour le noyau central et le premier étage pour le plancher. La livraison est prévue pour mi-2018. La Marseillaise est raccordée à la boucle de géothermie marine, dont elle a permis la réalisation, et vise les certifications HQE Excellent et Leed Gold. Environ 70% des surfaces sont déjà louées par des baux longue durée à la Métropole Aix- Marseille-Provence, Orange, CEPAC, Constructa et au World Trade Center Marseille-Provence et plusieurs marques d’intérêt pour les étages élevés restant à louer ont été reçues récemment. Cette cession permet à Swiss Life de prendre part au tour de table aux côtés de deux acteurs majeurs de la Métropole Aix-Marseille-Provence : la Caisse d’Epargne Provence Alpes Corse et la Caisse Des Dépôts. « Cette prise de participation permet de renforcer notre présence en région et notamment sur un des axes majeurs de développement immobilier de Marseille, le pôle Euroméditerranée » conclut Frédéric Bôl, président du directoire de Swiss Life REIM France.
Les ventes de maisons neuves se sont moins contractées que prévu en août aux Etats-Unis, malgré la baisse des prix et la hausse des stocks. Le département du Commerce a annoncé lundi qu’elles avaient reculé de 7,6% le mois dernier, au rythme annuel corrigé des variations saisonnières de 609.000 unités. Elles sont en hausse de 20,6% sur un an. Les économistes interrogés par Reuters s’attendaient à ce que les ventes de logements individuels neufs, qui représentent environ 10% du marché de l’immobilier résidentiel aux Etats-Unis, tombent au rythme de 600.000 unités.
Les chefs d’Etat et de gouvernement européens débattront lors du Conseil des 20 et 21 octobre d’un éventuel allègement des sanctions économiques imposées à la Russie, qui suscitent l’irritation croissante de certains Etats membres. Ces mesures, adoptées après l’annexion de la Crimée, en mars 2014, puis en raison du rôle joué par Moscou dans le conflit dans l’est de l’Ukraine, ont peu de chances d'être levées à cette occasion, mais le sommet permettra d'évaluer les forces en présence, alors que de grandes entreprises comme Siemens ou Auchan cherchent à contourner ces sanctions.
Au cours du mois d’août, l’industrie italienne de la gestion d’actifs a enregistré une collecte nette de 6,2 milliards d’euros, après 3,2 milliards d’euros en juillet, selon des statistiques publiées par Assogestioni, l’association italienne des professionnels de la gestion. Dans le détail, les fonds ouverts commercialisés en Italie ont drainé 3,74 milliards d’euros de flux nets tandis que les gestions sous mandat ont attiré 2,42 milliards d’euros de souscriptions nettes. Les fonds fermés affichent, quant à eux, une collecte nette de 45 millions d’euros.Sur le segment des fonds ouverts, la collecte nette a été principalement portée par les fonds obligataires, qui ont capté 2,44 milliards d’euros de flux nets. Les fonds flexibles ne sont pas en reste, avec une collecte nette de 1,47 milliard d’euros. En revanche, les fonds actions ont terminé le mois d’août dans le rouge, avec une décollecte nette de 76 millions d’euros. Même constat pour les fonds monétaires qui ont subi 417 millions d’euros de rachats nets au mois d’août.A l’issue des huit premiers mois de l’année 2016, les fonds ouverts vendus en Italie cumulent une collecte nette de 18,6 milliards d’euros. Leurs encours s’établissent à 870,6 milliards d’euros à fin août, contre 862,7 milliards d’euros à fin juillet.En ajoutant les fonds fermés et les gestions sous mandat, la gestion d’actifs italienne représente 1.910 milliards d’euros à fin août contre 1.896 milliards à fin juillet.
Malgré les baisses déjà effectives des commissions de gestion et de performance des hedge funds, les investisseurs estiment que des améliorations sont encore nécessaires dans ce domaine. Selon Preqin, de nombreux gestionnaires de hedge funds ont déjà revu à la baisse leur tarification afin de tenir compte du recul de leurs performances et des demandes des investisseurs. Les hedge funds ne sont plus que 35% à encore appliquer la tarification standard du «2/20», c’est-à-dire 2% pour les frais de gestion et 20% pour les commissions de surperformance. Ces dernières années, les frais de gestion sont revenus à 1,57% en moyenne alors que les commissions de surperformance ressortent à 19,29%
«The winner takes all». Un adage cher à nos amis anglo-saxons que semblent confirmer les recherches du cabinet Propinquity. Selon des données arrêtées au 30 juin dernier, moins de 1% des quelque 65.000 mutual funds disponibles distribués dans le monde contrôlent 45% des actifs mondiaux qui s'élèvent à 23.000 milliards de dollars. A l’origine de cette évolution, les «mega-funds», c’est-à-dire ceux dont les actifs atteignent ou dépassent la barre des 5 milliards de dollars, et qui sont à l’origine de presque 50% (48,1% très exactement) de la croissance des actifs du secteur au cours des dix dernières années. Ces mega-funds sont au nombre de 634, dont 446 basés aux Etats-Unis, précise Propinquity, soit 82,9% des actifs des mega-funds (8.500 milliards de dollars sur 10.200 milliards de dollars).Le marché américain est ainsi beaucoup plus concentré que le marché européen. Les mega-funds représentent 68,7% des actifs des mutual funds aux Etats-Unis contre seulement 16,9% en Europe. Autre tendance relevée par Propinquity, le rôle joué par les fonds gérés passivement dans la concentration des actifs. Au deuxième trimestre 2016, les fonds passifs représentaient environ un quart (25,8%) des actifs des mega-funds et 15,1% de l’ensemble des fonds. Les actifs du mega-fund moyen passif s’inscrivaient à 40,1 milliards de dollars au deuxième trimestre contre 13,4 milliards de dollars pour son équivalent géré activement.
Lee Kranefuss, président exécutif de Source ETF, ne semble pas très inquiet de l’impact éventuel du Brexit sur le secteur des ETF."Le Brexit a créé un pic de volatilité en juin, mais il ne provoque guère de vague dans l’industrie des ETF. La plupart des fonds indiciels sont domiciliés au Luxembourg et en Irlande. Peu importe le scénario, ils resteront conformes au format UCITS européen», déclare au quotidien Le Temps l’ancien patron d’iShares avant sa vente à BlackRock, en 2009. «Nous avons l’une des deux équipes de ventes les plus étoffées en Europe et l’une des rares à se présenter comme pan-européenne. Nous avons ouvert un bureau à Zurich et en ouvrirons à Paris et Munich. Peu importe le scénario de sortie de l’UE, nous serons davantage au contact de nos clients», ajoute Lee Kranefuss. Le responsable estime par ailleurs que le développement des ETF passera par un effort de formation sur la gestion passive. Les ETF ont débuté en l’an 2000 en Europe, sept ans après les Etats-Unis. Un graphique comparant leur courbe de croissance depuis leur lancement montre que l’Europe est en avance en termes de progression. «Mais il faut expliquer ses avantages en termes de prix et de spread. L’ETF est plus récent que l’internet. Il faut décrire ses différents composants importants. La majorité des investisseurs n’utilise pas encore les ETF. Par définition, c’est un fonds indiciel qui offre une liquidité permanente, la structure juridique d’un fonds UCITS et un coût généralement inférieur à un fonds actifs. C’est pourquoi je m’attends à la poursuite de notre expansion»,explique Lee Kranefuss.
En attendant les décisions des banques centrales américaineet japonaise, les investisseurs ont réduit la semaine dernière leur exposition aux actions et favorisé l’obligataire et les fonds monétaires. Les fonds investis en actions américaines notamment ont ainsi terminé la semaine au 21 septembre sur des sorties nettes de 7,7 milliards de dollars, les plus élevées des trois derniers mois, selon l’étude hebdomadaire de Bank ofAmerica Merrill Lynch qui reprend des données publiées par le spécialiste de l’évolution des flux EPFR Global.Toutes zones géographiques confondues, les fonds dédiés aux actions ont enregistré des rachats pour un montant net de 7,4 milliards de dollars, le plus élevé des douze dernières semaines. Les fonds spécialisés sur les actions européennes ont continué sur leur lancée des 32 semaines précédentes avec des sorties nettes de 1,8 milliard de dollars.Les fonds dédiés aux actions émergentes ont subi leurs premiers rachats depuis douze semaines, pour il est vrai un montant très modeste de seulement 0,1 milliard de dollars.Côté obligataire, la semaine se solde par une collecte nette de 3,8 milliards de dollars avec des souscriptions dans pratiquement toutes les catégories à l’exception notable des fonds d’obligations à haut rendement qui affichent des sorties nettes de 1,2 milliard de dollars.Les fonds d’obligations en catégorie d’investissement ont encore engrangé 2,8 milliards de dollars et les fonds de dette émergente 1,5 milliard de dollars. A noter également quelques évolutions sur le plan sectoriel. Les fonds dédiés aux valeurs technologiques ont ainsi enregistré une collecte de 0,9 milliard de dollars, la plus importante depuis novembre 2015. Les sociétés spécialisées dans les services aux collectivités ont renoué avec les souscriptions pour la première depuis onze semaines, pour un montant de 0,3 milliard de dollars. Les fonds investis dans les financières ont terminé la semaine sur des sorties nettes de 3,1 milliards de dollars, mais ce mouvement serait dû pour l’essentiel aux réallocations en cours liées à la sortie de l’immobilier des financières au sein de l’indice S&P 500.
Lee Kranefuss, président exécutif de Source ETF, ne semble pas très inquiet de l’impact éventuel du Brexit sur le secteur des ETF. «Le Brexit a créé un pic de volatilité en juin, mais il ne provoque guère de vague dans l’industrie des ETF. La plupart des fonds indiciels sont domiciliés au Luxembourg et en Irlande. Peu importe le scénario, ils resteront conformes au format UCITS européen», déclare au quotidien Le Temps l’ancien patron d’iShares avant sa vente à BlackRock, en 2009. «Nous avons l’une des deux équipes de ventes les plus étoffées en Europe et l’une des rares à se présenter comme pan-européenne. Nous avons ouvert un bureau à Zurich et en ouvrirons à Paris et Munich. Peu importe le scénario de sortie de l’UE, nous serons davantage au contact de nos clients», ajoute Lee Kranefuss. Le responsable estime par ailleurs que le développement des ETF passera par un effort de formation sur la gestion passive. Les ETF ont débuté en l’an 2000 en Europe, sept ans après les Etats-Unis. Un graphique comparant leur courbe de croissance depuis leur lancement montre que l’Europe est en avance en termes de progression. «Mais il faut expliquer ses avantages en termes de prix et de spread. L’ETF est plus récent que l’internet. Il faut décrire ses différents composants importants. La majorité des investisseurs n’utilise pas encore les ETF. Par définition, c’est un fonds indiciel qui offre une liquidité permanente, la structure juridique d’un fonds UCITS et un coût généralement inférieur à un fonds actifs. C’est pourquoi je m’attends à la poursuite de notre expansion», explique Lee Kranefuss.