BlackRock veut montrer son engagement pour la finance durable plus concrètement. Il vient de publier un document qui recense ses votes en assemblée générale des sociétés cotées dont ses fonds sont actionnaires. Sur 300 des multinationales concernées par le sujet des émissions de carbone (énergie, automobile, etc.), pour 53 d’entre elles, il a voté contre des résolutions présentées en assemblée générale, le plus souvent celles portant sur la nomination ou le renouvellement d’administrateurs. Il indique que 191 sont «sous surveillance». Dans le cas de l’entreprise américaine Exxon, Blackrock a voté vote contre les nominations d’administrateurs. Chez Chevron, il a soutenu une résolution climatique déposée par des actionnaires (et non par l’entreprise). Il a aussi voté non chez Air Liquide, sur des sujets de gouvernance et de transparence de ses impacts environnementaux. Le géant américain de la gestion d’actifs avait annoncé vouloir se départir de ses investissements non durables. Dans sa lettre annuelle aux grands patrons, son patron, Larry Fink, estimait en janvier que le changement climatique était le «facteur principal» pour les entreprises à moyen terme.
Le groupe de private equity a annoncé hier la signature d’un financement d’une durée de 20 ans pour son parc éolien «Åndberg» de 286 mégawatts en Suède. Ce financement à long terme est assuré par la KfW IPEX-Bank, responsable du financement de projet et du financement export au sein du groupe bancaire public allemand KfW. Il a été garanti par un accord d’achat d’électricité verte de 10 ans avec Skellefteå Kraft, l’un des plus grands producteurs d’électricité de Suède, conclu en octobre 2019. Ce montage permet à Ardian et à la plate-forme d’énergie eNordic d’optimiser et de sécuriser davantage de rendements pour le parc éolien.
Sodexo a réalisé mercredi une émission obligataire en deux tranches pour un montant global d’un milliard d’euros. Le groupe de restauration collective et de titres de services prépayés a placé 500 millions d’euros d’obligations de maturité janvier 2024 (3,5 ans), et 500 millions d’euros à 8 ans. Les spreads à l'émission ont été resserrés à 90 points de base et 130 points de base respectivement au-dessus des mid-swaps. La demande totale cumulée a dépassé 7 milliards d’euros. Citi, Goldman Sachs, Natixis et Santander ont dirigé le placement. Mardi, Sodexo a publié une baisse de 30% de son chiffre d’affaires en données organiques pour la période de mars à mai.
La France a engagé des banques pour le lancement d’une nouvelle obligation assimilable du Trésor indexée sur l’inflation en France (OATi) arrivant à échéance en mars 2036, ont annoncé mardi les chefs de file de l’opération. Ce lancement devrait intervenir dans un avenir proche, en fonction des conditions de marché. Les banques engagées pour cette émission sont BNP Paribas, Crédit Agricole CIB, Citi, HSBC et Nomura.
Les PME et ETI cotées à Paris profitent de la tenue relativement bonne de leurs cours de bourse pendant la crise du Covid-19 pour renforcer leur bilan.
Le groupe vient de placer le plus important «sustainability linked Euro PP» pour 173 millions d'euros. Il réfléchit à sa raison d'être et au statut d'entreprise à mission.
Après un premier closing à 60 millions d’euros en décembre 2019, Cabestan Croissance a bouclé sa levée durant le premier trimestre 2020, atteignant son objectif final de 80 millions, annonce-t-il dans un communiqué. La stratégie d’investissement de Cabestan Croissance est identique à celle de Cabestan Capital, à savoir des opérations de capital-développement et de capital-transmission à caractère majoritaire ou minoritaire. Cabestan Croissance s’adressera plus spécifiquement aux PME rentables, implantées en France et réalisant moins de 30 millions d’euros de chiffre d’affaires, pour y investir entre 2 et 5 millions d’euros par opération. L’équipe d’investissement est organisée autour de deux directeurs, Marianne Harlé et Pierre Morisseau, ainsi que de Thibault Menel, chargé d’affaires, et Thomas Guyenot, analyste.
Le groupe de spiritueux Marie Brizard Wine & Spirits n’avait pas reçu vendredi de son actionnaire majoritaire l’avance de 4 millions d’euros qui doit lui permettre de faire face à ses besoins de trésorerie jusqu’au 15 juillet. Le groupe, en grande difficulté, avait obtenu en décembre l’engagement de la Compagnie financière européenne de prises de participations (Cofepp), qui détient environ 51% du capital, de financer ses besoins de trésorerie pour 2020, «sous réserve de la réalisation de certaines conditions suspensives». Ces conditions n’ayant pas été levées, l’accord avait été modifié en mai. 6 millions d’euros avaient alors été avancés par la Cofepp. Une avance complémentaire était attendue sous réserve d’acceptation de la Cofepp, selon un communiqué.
La compagnie aérienne SAS a annoncé avoir trouvé un accord avec ses actionnaires sur un plan de recapitalisation atteignant 14,25 milliards de couronnes suédoises (1,35 milliard d’euros). Ce plan, qui doit permettre de pérenniser l’activité de la compagnie scandinave face à la crise du transport aérien mondial, inclut un placement d’actions de 2 milliards de couronnes réservé aux Etats danois et suédois et une augmentation de capital de 4 milliards de couronnes à laquelle participera également la fondation Wallenberg, son troisième plus gros actionnaire. Le Danemark et la Suède souscriront en outre à l’émission d’obligations hybrides pour un montant total de 6 milliards de couronnes. SAS convertira enfin 2,25 milliards de couronnes de dette en actions.
La compagnie néerlandaise KLM a obtenu un prêt de 3,4 milliards d’euros grâce au soutien de l’Etat néerlandais afin de surmonter les difficultés découlant de la pandémie du Covid-19, a annoncé aujourd’hui le groupe Air France-KLM. Ce montant recouvre un prêt direct de 1 milliard d’euros accordé par l'État néerlandais à KLM et une ligne de crédit renouvelable de 2,4 milliards d’euros, assortie d’une garantie de l’Etat néerlandais, accordée par 11 banques, dont trois banques néerlandaises et huit banques internationales. Cette aide publique à KLM vient s’ajouter au soutien accordé par l’Etat français à Air France pour un montant total de 7 milliards d’euros.
Pour « préserver son indépendance et son agilité »,Sodexo va rembourser ses placements privés américains (emprunts USPP) pour un montant de 1,6 milliard de dollars. Ce financement avait été mis en place entre 2011 et 2018 pour financer des acquisitions aux Etats-Unis.
EasyJet a annoncé mercredi soir le lancement d’une augmentation de capital de 400 à 450 millions de livres. La compagnie aérienne prévoit de placer jusqu'à 59,4 millions de titres sur le marché, soit environ 15% de son capital actuel. Pour le semestre clos le 31 mars, EasyJet a perdu 353 millions de livres, contre un déficit de 272 millions de livres un an plus tôt. Sans tenir compte de l’augmentation de capital, la compagnie britannique dispose d’une trésorerie nette de 2,4 milliards de livres au 22 juin.
Le spécialiste des solutions de paiement Worldline a annoncé mardi qu’il avait levé 1 milliard d’euros à l’issue d’une émission obligataire en deux tranches, destinée notamment au «pré-financement» du rachat d’Ingenico. Les deux emprunts émis, d’un même montant de 500 millions d’euros, sont à échéance de trois et sept ans et portent des coupons respectifs de 0,5% et 0,875%. Les deux titres ont été vendus sur la base de rendements respectifs de 0,528% et 0,98%. «Cette émission contribuera au préfinancement du projet d’acquisition d’Ingenico et/ou aux besoins de financement généraux de l’entreprise», a souligné Worldline dans un communiqué.
Le groupe de services aux collectivités Veolia a annoncé lundi avoir émis deux emprunts obligataires pour un montant cumulé de 1,5 milliard de Renminbi (188 millions d’euros équivalents) sur le marché domestique chinois (Panda Bond). «Veolia a placé ces obligations auprès d’investisseurs chinois et internationaux», a indiqué le groupe dans un communiqué. Ces titres, d’une maturité de 3 ans, portent un coupon de 3,85%, soit le milieu de la fourchette proposée aux investisseurs. Cette opération s’inscrit dans le cadre de la poursuite du développement du groupe dans le pays, où il opère sur plus de 80 projets dans 40 villes. En 2019, Veolia a réalisé en Chine un chiffre d’affaire consolidé de 866 millions d’euros.
L’opérateur de satellites SES a annoncé, lundi, avoir placé 400 millions d’euros d’obligations à échéance 2028. Les obligations émises portent un coupon annuel de 2%. «Avec cette transaction, qui a été sursouscrite 2,5 fois, SES a profité des conditions attractives sur le marché actuellement pour renforcer davantage son profil de liquidité avant l'échéance d’une dette senior de 650 millions d’euros en mars l’an prochain, le solde de 250 millions d’euros provenant de la trésorerie disponible», a indiqué le groupe dans un communiqué. SES a précisé qu’en conséquence de ces opérations, il n’aurait plus de dette senior à refinancer jusqu’en 2023.
Index, bpifrance et Idinvest se sont associés sur ce nouveau tour de table de Swile (ex-Lunchr), qui a levé 70 millions d’euros, dont une petite partie sous forme de dette, selon Les Echos. Elle traite déjà un volume de 400 millions d’euros, soit 7% du marché du titre restaurant, et élargit son offre aux titres cadeaux et ambitionne de devenir l’appli de référence pour la vie des employés en entreprise. En parallèle, Swile ouvre une activité au Brésil, qui est le premier marché mondial sur son coeur d’activité du titre restaurant.
Artémis descend au capital de Puma. La holding de la famille Pinault a émis 500 millions d’euros d’obligations échangeables en actions Puma. Ces titres, qui ne paient pas d’intérêt, ont été émis à 101% du nominal, ce qui fait ressortir un rendement négatif de 0,20%. Les obligations, qui ont une maturité de 5 ans, pourront être échangées contre des actions Puma à un prix de 91,89 euros, soit 36% au-dessus du cours de référence de l’action Puma à la Bourse de Francfort. Après cette opérations, Artémis détiendra environ encore 25% du capital de Puma, contre un peu plus de 29% avant celle-ci.
ThyssenKrupp a annoncé hier avoir reçu le feu vert de la Commission européenne pour la cession de sa division d’ascenseurs à un consortium d’investisseurs regroupant notamment Advent, Cinven et RAG. L’opération, d’un montant estimé à 17,2 milliards d’euros, soit le plus gros LBO en Europe depuis la crise financière, sera bouclée le 31 juillet prochain, ajoute le groupe allemand. Pour financer l’acquisition, un emprunt obligataire à haut rendement de plusieurs milliards d’euros doit être lancé dans les prochains jours, rapporte Reuters qui se réfère à quatre sources proches du projet. L’opération pourrait être lancée dès la semaine prochaine, a précisé l’une de ces personnes à Reuters, ajoutant qu’elle devrait combiner obligations et emprunts bancaires. Credit Suisse, Goldman Sachs et UBS pilotent le projet et sondent des investisseurs depuis quelques semaines, selon une autre source.
La Commission des affaires économiques du Sénat propose 17 mesures pour sauver et relancer durablement les PME. La TVA à 5,5% pourrait être étendue aux secteurs les plus touchés
La Société de la Tour Eiffel a annoncé hier avoir émis 180 millions d’euros sous forme de titres subordonnés à durée indéterminée (TSDI) assortis d’un coupon de 4,5 %, avec une première possibilité de remboursement dans 5 ans. Ce financement servira à la mise en œuvre du plan de développement de la foncière tout en renforçant ses fonds propres. L’opération a entièrement trouvé preneur auprès d’actionnaires principaux de la foncière, notamment le groupe SMA, Suravenir et la Mutuelle Générale. La Société Générale a agi en tant qu’arrangeur de l’opération.
Lendopolis, la plate-forme de financement participatif rémunéré entre entreprises et particuliers du groupe KissKissBankBank & Co et filiale à 100% de La Banque Postale, a annoncé hier qu’elle venait de franchir la barre des 60 millions d’euros collectés à travers 323 projets financés depuis sa création en 2014. Récemment bouclées, ce sont les 3 collectes réservées géographiquement à la Guadeloupe et à la Réunion pour le financement de centrales solaires qui ont permis de passer le cap des 60 millions d’euros fin mai. Lendopolis propose depuis peu un financement participatif sous formes d’actions qui permet d’investir dans une entreprise en échange d’une partie de son capital.
BP a émis 11,9 milliards de dollars de dette hybride, en trois devises (dollar, euro et livre), afin de renforcer son bilan. C’est la première fois que le groupe pétrolier britannique émet de la dette hybride, considérée en partie par les agences de notation comme des fonds propres. Cette opération intervient alors que la major a annoncé en début de semaine jusqu'à 17,5 milliards de dollars de dépréciations d’actifs afin de tenir compte de la faiblesse durable des prix du pétrole.
ThyssenKrupp a annoncé jeudi avoir reçu le feu vert de la Commission européenne pour la cession de sa division d’ascenseurs à un consortium d’investisseurs regroupant notamment Advent, Cinven et RAG. L’opération, d’un montant estimé à 17,2 milliards d’euros, soit le plus gros LBO en Europe depuis la crise financière, sera bouclée le 31 juillet prochain, ajoute le groupe allemand.