La garantie de l'Etat doit permettre aux entreprises endettées de renforcer leur capital à hauteur de 10 à 15 milliards d'euros grâce à ces instruments.
Solvay a émis mardi un emprunt obligataire hybride perpétuel d’un montant de 500 million d’euros. Il paie un coupon fixe de 2,5% et dispose d’une première date de remboursement fixée au 2 décembre 2025. Le coupon sera réinitialisé à cette date et tous les 5 ans par la suite. Le produit de cette émission servira à financer l’offre de rachat lancée par le groupe de chimie sur l’intégralité d’un emprunt hybride perpétuel de 500 millions d’euros dont la date de premier remboursement est en juin 2021. Cette dette hybride est plus coûteuse que la nouvelle, avec un taux de 5,118%. L’offre expirera le 1er septembre 2020.
ReliaQuest, une plate-forme de cybersécurité pour entreprises, a levé plus de 300 millions de dollars dans un tour de table mené par KKR. Brian Murphy, CEO et fondateur de ReliaQuest, a aussi participé au tour de table. La valorisation de la société n’a pas été dévoilée. La plate-forme logicielle de ReliaQuest, appelée GreyMatter, aide les équipes de sécurité à analyser les données des services technologiques d’une société, pour gérer les menaces potentielles en un seul endroit. Les politiques de télétravail développées par les entreprises avec le confinement lié à la pandémie de coronavirus ont accéléré la bascule vers des technologies basées sur le stockage distant de données, exposant davantage les entreprises à des risques d’attaques en ligne.
Le groupe de tourisme a annoncé hier l’obtention d’une aide supplémentaire de 1,2 milliard d’euros du gouvernement allemand pour faire face à l’impact de la crise sanitaire. Dans le détail, TUI obtiendra une ligne de crédit de 1,05 milliard d’euros de la banque publique KfW, garantie par l'État allemand, s’ajoutant à l’aide de 1,8 milliard d’euros obtenue en avril. En contrepartie, TUI devra émettre une obligation convertible de 150 millions d’euros qui sera souscrite par le Fonds de stabilisation économique allemand. Cette obligation convertible offrira un coupon de 9,5%. Le groupe disposera ainsi de liquidités et de facilités de crédit totalisant 2,4 milliards d’euros.
Six banques européennes engagées à soutenir la lutte contre le changement climatique sont accusées de double discours par des communautés indigènes équatoriennes après la publication d’un rapport selon lequel elles participent activement au financement du négoce du pétrole issu de régions de la forêt amazonienne. D’après les associations Stand.earth et Amazon Watch, Credit Suisse, BNP Paribas, ING, Natixis, Rabobank et UBS ont été les principales banques ayant financé le transfert d’environ 10 milliards de dollars (8,5 milliards d’euros) de pétrole d’origine équatorienne vers des raffineries des Etats-Unis au cours de la dernière décennie. Malgré les différents engagements environnementaux pris par ces banques, le rapport, qui se base sur une analyse des données douanières et de certification commerciale des Etats-Unis pour la période 2009-2020, affirme qu’elles ont continué de jouer un rôle dans le commerce pétrolier en Amazonie.
Les démocrates de la Chambre des représentants ont ouvert hier une enquête concernant un prêt de 765 millions de dollars (643 millions d’euros) accordé fin juillet à Eastman Kodak par le gouvernement américain. Ils recherchent des informations auprès de la DFC, agence fédérale qui gère le financement obtenu par Kodak afin de fabriquer des ingrédients rentrant dans la composition de médicaments génériques. Les députés démocrates veulent savoir pourquoi l’agence soutiendrait «une entreprise qui a été au bord de la faillite en 2012 et qui n’a pas réussi, lors d’une précédente tentative, à prendre pied sur le marché de la fabrication de médicaments».
Un groupe de créanciers de l’Argentine a pris contact avec l’Institut de la finance internationale (IIF), association regroupant de grandes banques et institutions financières mondiales, en vue d’obtenir un soutien concernant la modification de certaines clauses liées à la restructuration de la dette obligataire du pays, a déclaré hier un porte-parole de l’IIF. Buenos Aires tente de boucler ce dossier d’ici à mardi, mais ce délai pourrait être à nouveau prolongé compte tenu de l’impasse qui prévaut actuellement entre les deux parties. Selon Reuters qui se réfère à une source proche des créanciers, ces derniers, notamment BlackRock, Ashmore et Fidelity, ont également noué des contacts informels avec le Trésor américain, le Fonds monétaire international (FMI) et l’International Capital Market Association (ICMA).
Suez se félicite d'être la première entreprise à mettre en place un crédit syndiqué à impact social de 100 millions d’euros avec une maturité initiale de 2 ans, et deux options d’extension d’un an chacune. Les sommes empruntées seront uniquement utilisées pour financer ou refinancer des projets sociaux qui ont vocation à compenser les conséquences de la crise du Covid-19. Ce crédit syndiqué a été structuré et financé par UniCredit accompagnée de BNP Paribas, CACIB, NatWest et Santander qui se sont associées en tant que Mandated Lead Arrangers. Les fonds pourront être déployés dans tout pays où Suez opère.
La Réserve fédérale (Fed) américaine a annoncé hier la prolongation jusqu'à la fin de l’année de sept de ses programmes de prêts d’urgence destinés à soutenir l'économie face aux conséquences de l'épidémie de coronavirus. Elle a expliqué que cette extension de trois mois visait à «faciliter les prévisions des participants et à fournir la certitude que ces programmes resteraient disponibles pour contribuer à la reprise de l'économie». La Fed a mis en place neuf programmes de prêts au total. L'échéance de deux d’entre eux était déjà fixée aux mois de décembre 2020 et mars 2021. Le département du Trésor a débloqué 200 milliards de dollars (171 milliards d’euros) pour couvrir les pertes que la banque centrale pourrait subir sur ces actifs.
Société technologique spécialisée dans la détection de la criminalité financière, ComplyAdvantage a annoncé hier une levée de fonds d’un montant de 50 millions de dollars (43 millions d’euros) en série C qui porte ainsi l’investissement total dans l’entreprise à 88 millions de dollars. La fintech utilisera ces ressources pour accélérer le développement de ses produits et de sa présence sur les marchés à travers les États-Unis, l’Europe et la région Asie-Pacifique. Ce tour de table en série C a été mené par le Régime de retraite des enseignantes et enseignants de l’Ontario (RREO). Les sociétés de capital-risque Index Ventures et Balderton Capital ont également participé à cette levée de fonds.
Le transporteur aérien IAG, maison mère des compagnies British Airways, Iberia et Vueling, a annoncé vendredi qu’il évaluait la possibilité de procéder à une augmentation de capital d’un montant pouvant atteindre 2,75 milliards d’euros, afin de renforcer son bilan. Dans un communiqué diffusé en réponse à des informations de presse, le directeur financier, Steve Gunning, a précisé qu’aucune décision n’avait encore été prise et que IAG fournirait des précisions ultérieurement «le cas échéant». Le groupe a par ailleurs annoncé la signature d’un nouveau partenariat commercial pluriannuel avec le spécialiste des cartes de crédit American Express dans le cadre duquel il recevra un montant d’environ 750 millions de livres (825 millions d’euros). L’action a terminé la séance sur un recul de 4,8% à 198,60 pence à Londres.
La Banque centrale européenne (BCE) a demandé à la banque italienne Monte dei Paschi de renforcer ses fonds propres à hauteur d’environ 700 millions d’euros afin de faciliter la vente prévue de son portefeuille de créances douteuses, rapportait vendredi Reuters de deux sources proches du dossier. La banque transalpine, contrôlée à 68% par le gouvernement italien, a approuvé le mois dernier le transfert de 8 milliards d’euros de créances douteuses à la société publique AMCO, en vue de rendre son profil financier plus attrayant lors d’une privatisation potentielle.
Si le plan massif de soutien aux entreprises mis en place par le gouvernement français et l’aménagement de la réglementation ont permis de retarder la «vague de défaillances», cette dernière ne pourra cependant pas être évitée à partir du quatrième trimestre 2020, selon Euler Hermes. Dans une étude parue hier, l’assureur crédit anticipe une hausse de 25% des défaillances d’entreprises en France entre 2019 et 2021 et «un triste record» de 64.000 sinistres l’an prochain. «Le passif fournisseur engendré par ces faillites devrait atteindre 4,2 milliards d’euros en 2020 et 5,7 milliards en 2021, pour un cumul sur ces deux années représentant 0,4 point de PIB (produit intérieur brut)», précise l’étude.
Crédit Agricole Assurances, filiale en charge de la plupart des activités d’assurance de la banque verte, a annoncé vendredi le placement d’une nouvelle dette subordonnée pour un montant d’un milliard d’euros. La maturité est de 10 ans (échéance juillet 2030), pour un coupon fixe de 2%. La souche est éligible sans restriction au capital règlementaire Solvabilité II en tant que titre de niveau Tier 2. Les souscriptions ont été réalisées auprès de 170 investisseurs institutionnels majoritairement européens. La demande s’est élevée à environ 3 milliards d’euros, soit trois fois le montant de l’émission. Le groupe utilisera le produit de cette émission pour optimiser et étendre son profil d’endettement, en tirant parti du contexte de taux bas, et pour réaliser des remboursements anticipés d’autres souches émises par Crédit Agricole S.A. La nouvelle souche est notée BBB par S&P Global Ratings.
La banque publique d’investissement Bpifrance est entrée au capital de la société holding de Voyageurs du Monde à l’occasion d’une augmentation de capital du voyagiste, frappé comme l’ensemble du secteur par l’impact brutal de l'épidémie liée au coronavirus sur le tourisme mondial. Dans un communiqué diffusé hier, Voyageurs du Monde précise avoir levé 16 millions d’euros, souscrits par les investisseurs et la direction de la société, sur la base d’un cours de l’action de 85 euros. Les dirigeants conserveront le contrôle de l’entreprise. Cette dernière, qui a généré un résultat d’exploitation de 33,6 millions d’euros pour un chiffre d’affaires de 488 millions l’an dernier, assure être dotée d’une «structure financière très solide (lui) permettant de faire face à la crise sanitaire actuelle».
BlackRock veut montrer son engagement pour la finance durable plus concrètement. Il vient de publier un document qui recense ses votes en assemblée générale des sociétés cotées dont ses fonds sont actionnaires. Sur 300 des multinationales concernées par le sujet des émissions de carbone (énergie, automobile, etc.), pour 53 d’entre elles, il a voté contre des résolutions présentées en assemblée générale, le plus souvent celles portant sur la nomination ou le renouvellement d’administrateurs. Il indique que 191 sont «sous surveillance». Dans le cas de l’entreprise américaine Exxon, Blackrock a voté vote contre les nominations d’administrateurs. Chez Chevron, il a soutenu une résolution climatique déposée par des actionnaires (et non par l’entreprise). Il a aussi voté non chez Air Liquide, sur des sujets de gouvernance et de transparence de ses impacts environnementaux. Le géant américain de la gestion d’actifs avait annoncé vouloir se départir de ses investissements non durables. Dans sa lettre annuelle aux grands patrons, son patron, Larry Fink, estimait en janvier que le changement climatique était le «facteur principal» pour les entreprises à moyen terme.
Le groupe de private equity a annoncé hier la signature d’un financement d’une durée de 20 ans pour son parc éolien «Åndberg» de 286 mégawatts en Suède. Ce financement à long terme est assuré par la KfW IPEX-Bank, responsable du financement de projet et du financement export au sein du groupe bancaire public allemand KfW. Il a été garanti par un accord d’achat d’électricité verte de 10 ans avec Skellefteå Kraft, l’un des plus grands producteurs d’électricité de Suède, conclu en octobre 2019. Ce montage permet à Ardian et à la plate-forme d’énergie eNordic d’optimiser et de sécuriser davantage de rendements pour le parc éolien.
Sodexo a réalisé mercredi une émission obligataire en deux tranches pour un montant global d’un milliard d’euros. Le groupe de restauration collective et de titres de services prépayés a placé 500 millions d’euros d’obligations de maturité janvier 2024 (3,5 ans), et 500 millions d’euros à 8 ans. Les spreads à l'émission ont été resserrés à 90 points de base et 130 points de base respectivement au-dessus des mid-swaps. La demande totale cumulée a dépassé 7 milliards d’euros. Citi, Goldman Sachs, Natixis et Santander ont dirigé le placement. Mardi, Sodexo a publié une baisse de 30% de son chiffre d’affaires en données organiques pour la période de mars à mai.
Les PME et ETI cotées à Paris profitent de la tenue relativement bonne de leurs cours de bourse pendant la crise du Covid-19 pour renforcer leur bilan.
La France a engagé des banques pour le lancement d’une nouvelle obligation assimilable du Trésor indexée sur l’inflation en France (OATi) arrivant à échéance en mars 2036, ont annoncé mardi les chefs de file de l’opération. Ce lancement devrait intervenir dans un avenir proche, en fonction des conditions de marché. Les banques engagées pour cette émission sont BNP Paribas, Crédit Agricole CIB, Citi, HSBC et Nomura.
Après un premier closing à 60 millions d’euros en décembre 2019, Cabestan Croissance a bouclé sa levée durant le premier trimestre 2020, atteignant son objectif final de 80 millions, annonce-t-il dans un communiqué. La stratégie d’investissement de Cabestan Croissance est identique à celle de Cabestan Capital, à savoir des opérations de capital-développement et de capital-transmission à caractère majoritaire ou minoritaire. Cabestan Croissance s’adressera plus spécifiquement aux PME rentables, implantées en France et réalisant moins de 30 millions d’euros de chiffre d’affaires, pour y investir entre 2 et 5 millions d’euros par opération. L’équipe d’investissement est organisée autour de deux directeurs, Marianne Harlé et Pierre Morisseau, ainsi que de Thibault Menel, chargé d’affaires, et Thomas Guyenot, analyste.
Le groupe vient de placer le plus important «sustainability linked Euro PP» pour 173 millions d'euros. Il réfléchit à sa raison d'être et au statut d'entreprise à mission.
Le groupe de spiritueux Marie Brizard Wine & Spirits n’avait pas reçu vendredi de son actionnaire majoritaire l’avance de 4 millions d’euros qui doit lui permettre de faire face à ses besoins de trésorerie jusqu’au 15 juillet. Le groupe, en grande difficulté, avait obtenu en décembre l’engagement de la Compagnie financière européenne de prises de participations (Cofepp), qui détient environ 51% du capital, de financer ses besoins de trésorerie pour 2020, «sous réserve de la réalisation de certaines conditions suspensives». Ces conditions n’ayant pas été levées, l’accord avait été modifié en mai. 6 millions d’euros avaient alors été avancés par la Cofepp. Une avance complémentaire était attendue sous réserve d’acceptation de la Cofepp, selon un communiqué.