Plus de levée de dette. Pas de vente d'actions. Le coronavirus a gelé les sources de financement mettant en risque des groupes comme CMA CGM, Vallourec ou Technicolor.
La Banque européenne d’investissement (BEI) a accordé vendredi un prêt de 170 millions d’euros pour soutenir la stratégie du groupe coopératif Limagrain en matière de R&D sur la semence. Ce financement long terme de la BEI est garanti par le Fonds européen pour les investissements stratégiques (FEIS). Limagrain, via sa Holding Vilmorin & Cie, utilisera ces fonds pour soutenir son effort de recherche de semences de grandes cultures et semences potagères. Il s’agit de la première opération pour la BEI dans le secteur semencier. Limagrain est une coopérative agricole détenue par des agriculteurs français et le quatrième semencier mondial. En 2018-2019, le groupe a consacré 16% de son chiffre d’affaires semences à la recherche, soit 242 millions d’euros.
Le fonds souverain norvégien va exclure quatre sociétés en raison de leurs importantes émissions de gaz à effet de serre, ou du moins leur imposer une période probatoire pour les forcer à changer, a indiqué le responsable de l'éthique du fonds à l’agence Reuters. Le comité d'éthique du fonds opère sur un nouveau front, a indiqué Johan H. Andresen: vérifier si les outils des entreprises technologiques sont utilisé pour une «surveillance inappropriée», dont les concepteurs sont tenus pour responsables indépendamment de leur intention. 65 sociétés ont été exclues du fonds, pour des raisons diverses, sur les conseils du comité d'éthique.
La Banque européenne d’investissement (BEI) a accordé vendredi un prêt de 170 millions d’euros pour soutenir la stratégie du groupe coopératif Limagrain en matière de R&D sur la semence, premier maillon de la chaîne alimentaire. Ce financement long terme de la BEI est garanti par le Fonds européen pour les investissements stratégiques (FEIS).
L’engouement grandissant des investisseurs pour la finance durable entraîne des risques de «bulles» spéculatives qu’il faut surveiller attentivement, indique Jupiter Asset Management dans un entretien à Reuters. Il cite l’exemple du danois Orsted, une entreprise de services aux collectivités («utility») qui s’est éloignée du gaz pour devenir leader sur le front de l'éolien «offshore». Sa capitalisation a bondi de plus de 100% sur les trois dernières années, ce qui a conduit Jupiter AM à réduire son exposition au titre sans l'écarter pour autant. Parmi les cas douteux, pourrait se ranger Tesla dont la capitalisation a gonflé pour dépasser celle de Volkswagen, qui jouit pourtant d’une capacité de production et d’un chiffre d’affaires sans commune mesure, dit-il.
L’engouement grandissant des investisseurs pour la finance durable entraîne des risques de «bulles» spéculatives qu’il faut surveiller attentivement, indique Jupiter Asset Management.
La banque néerlandaise ING a dû payer plus cher que prévu lundi pour mener à bien une émission de dette subordonnée qu’elle avait lancée la semaine dernière avant de l’interrompre. Les 750 millions de dollars de dette perpétuelle additional tier 1 (AT1) ont été placés à un rendement de 4,875%. La semaine dernière, ING avait commencé à proposer les titres à un rendement de 4,625%, mais avait mis l’opération entre parenthèses le 19 février. L’annonce du départ de son patron Ralph Hamers pour UBS avait été officialisée le lendemain matin. Le livre d’ordres aurait fondu à 3,5 milliards d’euros ce lundi, le tiers seulement de la demande enregistrée la semaine dernière pour ces mêmes titres. ING a fait les frais de la montée des craintes des investisseurs liée à l’expansion du coronavirus.
La banque néerlandaise ING a dû payer plus cher que prévu lundi pour mener à bien une émission de dette subordonnée qu’elle avait lancée la semaine dernière avant de l’interrompre. Les 750 millions de dollars de dette perpétuelle additional tier 1 (AT1) ont été placés à un rendement de 4,875%. La semaine dernière, ING avait commencé à proposer les titres à un rendement de 4,625%, mais avait mis l’opération entre parenthèses le 19 février. L’annonce du départ de son patron Ralph Hamers pour UBS avait été officialisée le lendemain matin, un événement qui l’obligeait à amender la documentation juridique de la transaction.
Le cours de Bourse évolue tout près de la valeur nominale de l'action, ce qui limite la décote que pourrait offrir Vallourec à l’occasion de son augmentation de capital.
Le cours de l’action Vallourec chute de 8% jeudi en fin de matinée, après avoir perdu 24% début de séance en réaction à l’annonce par le fabricant de tubes sans soudure d’un projet d’augmentation de capital de 800 millions d’euros. Celle-ci doit être réalisée au deuxième trimestre 2020. L’opération doit aider Vallourec à accélérer son désendettement.
Gaming1, groupe belge de jeux de hasard, annonce avoir émis avec succès un premier Euro PP (format prêt) d’un montant de 32,7 millions d’euros sur 5 ans. Cette transaction inaugurale, conseillée par la Société Générale, a été menée par Ardent Finance, la société holding du groupe. Après le rachat du casino d’Allevard (France) et de son hôtel au quatrième trimestre 2019, Gaming1 avait annoncé le 31 décembre 2019 l’acquisition de 50,05% du capital de Société Française de Casinos (SFC) et vouloir lancer une offre publique d’achat simplifiée sur les actions SFC non détenues par le Groupe. Avec ces acquisitions, Gaming1 comptera un total de 12 casinos en France, en Belgique et en Suisse.
Une équipe d’experts du FMI va commencer des consultations avec le gouvernement libanais à Beyrouth jeudi, selon Reuters, qui cite une source proche. Le pays, lourdement endetté, cherche à obtenir de l’aide du Fonds monétaire international, craignant une crise financière majeure. Il a adressé une demande formelle d’aide technique la semaine dernière. La crise économique s’est développée l’an dernier alors que le ralentissement des flux de capitaux a mené à une crise de liquidités, sur fond de manifestations contre les élites. Le Liban a des échéances de remboursements de dettes qui approchent, dont un Eurobond de 1,2 milliard de dollars qu’il doit régler d’ici le 9 mars.
Gaming1, groupe belge de jeux de hasard, annonce avoir émis avec succès un premier Euro PP (format prêt) d’un montant de 32,7 millions d’euros sur une durée de 5 ans. Cette transaction inaugurale, conseillée par la Société Générale, a été menée par Ardent Finance, la société holding du groupe.
Une équipe d’experts du FMI va commencer des consultations avec le gouvernement libanais à Beyrouth jeudi, selon Reuters, qui cite une source proche. Le pays, lourdement endetté, cherche à obtenir de l’aide du Fonds monétaire international, craignant une crise financière majeure. Il a adressé une demande formelle d’aide technique la semaine dernière. Le FMI a indiqué que le Liban demandait des conseils pour mener des réformes et restaurer la stabilité et la croissance, mais n’avait pas réclamé d’assistance financière.
La Société du Grand Paris a émis sa quatrième obligation verte pour un montant de 2,5 milliards d’euros. Les titres arriveront à maturité en février 2070. Le coupon a été fixé à 1% pour un rendement global de 1,086%. L’opération, la quatrième de ce type pour la Société du Grand Paris, a suscité une très forte demande, avec plus de 4,8 milliards d’euros accumulés dans le carnet d’ordres. La Société du Grand Paris bat ainsi son propre record en la matière, établi l’an dernier avec une émission à 31 ans. L’opération était dirigée par Barclays, BNP Paribas, Crédit Agricole CIB, JPMorgan et la Société Générale.
La Société du Grand Paris a émis sa quatrième obligation verte pour un montant de 2,5 milliards d’euros. Les titres arriveront à maturité en février 2070. Le coupon a été fixé à 1% pour un rendement global de 1,086%. L’opération, la quatrième de ce type pour la Société du Grand Paris, a suscité une très forte demande, avec plus de 4,8 milliards d’euros accumulés dans le carnet d’ordres.
BT a lancé ce matin sa toute première émission de dette perpétuelle. L’opérateur de télécoms britannique prévoit de lever 500 millions d’euros. Le coupon devrait s'établir dans une fourchette indicative allant de 2,5% à 2,625%. Celle-ci pourrait être ajustée dans la journée en fonction de la demande. L’opération est dirigée par Barclays, BNP Paribas, BofA, MUFG et la Société Générale.
Après des cessions d'actifs, le transporteur maritime projette, dans un contexte compliqué, de revenir sur le marché pour préparer ses prochaines échéances.
Eiffel Investment Group a annoncé le lancement du fonds Eiffel Gaz Vert, en collaboration avec la Banque des Territoires, GRTgaz, Société Générale Assurances et Ademe Investissement. Ce fonds va financer entre 50 et 100 unités de méthanisation via des prises de participation minoritaires et d’autres apports en capital ou quasi-capital, en France et en Europe. Eiffel Gaz Vert est, dès son lancement, doté de plus de 115 millions d’euros d’engagements et vise à terme 200 millions d’euros. Une première opération de 8 millions d’euros a déjà été réalisée. La Banque européenne d’investissement et ProBTP étudient, à terme, une entrée dans ce fonds.
L'émission obligataire de Banijay destinée à financer l’acquisition d’Endemol Shine a suscité une forte demande. Le producteur de contenus audiovisuels a levé 975 millions d’euros, en deux tranches, complétés par une souche en dollars à hauteur de 403 millions. Les rendements finaux ont été resserrés par rapport aux indications annoncées aux investisseurs au lancement de l’opération. La principale souche en euros à 5 ans, dont le montant à été augmenté de 50 millions d’euros à 575 millions, paie un rendement de 3,5%. Un prêt à terme et une ligne de crédit renouvelable complètent le dispositif. Les actionnaires ont également injecté 275 millions d’euros.
L'émission obligataire de Banijay destinée à financer l’acquisition d’Endemol Shine a suscité une forte demande. Le producteur de contenus audiovisuels a levé 975 millions d’euros, en deux tranches, complétés par une souche en dollars à hauteur de 403 millions. Les rendements finaux ont été resserrés par rapport aux indications annoncées aux investisseurs au lancement de l’opération.
Eiffel Investment Group a annoncé le lancement du fonds Eiffel Gaz Vert, en collaboration avec la Banque des Territoires, GRTgaz, Société Générale Assurances et Ademe Investissement.
La styliste française Isabel Marant a émis mercredi son premier emprunt obligataire, via un seul coordinateur et teneur de livre physique, JPMorgan. Il se monte à 200 millions d’euros, avec un rendement de 6,625%. Il est destiné à refinancier de la dette et à payer un dividende. Les obligations sont portables pour le premier jour, et assurent un ratio consolidé de levier financier plus ou moins égal à 2,7 fois. La portabilité peut être utilisée une fois. Le fonds Montefiore Investment est propriétaire de 51% du capital de la marque de prêt-à-porter depuis 2016, Isabel Marant détenant le solde.
La start-up toulousaine Kinéis a levé 100 millions d’euros afin de financer la construction d’une constellation de 25 nanosatellites, dédiés à l’internet des objets. Pour ce tour de table, une équipe France s’est constituée: CLS (Collecte localisation Satellites), actionnaire majoritaire de Kinéis, y est présent, ainsi que des institutionnels tels que le Centre national d’études spatiales (Cnes), Bpifrance, BNP Paribas Développement ou encore l’Ifremer. Des industriels se sont impliqués, tels que Thales Alenia Space (TAS), Hemeria ou encore les sociétés toulousaines Celad et Ethics Group. Huit investisseurs privés, passionnés d’espace, y ont aussi participé.
Un Euro PP immobilier de plus. La Financière Immobilière Bordelaise a réalisé sa première émission obligataire sous format Euro PP d’un montant de 108 millions d’euros. Cotés sur Euronext Access, les titres paient un coupon annuel de 6%. Il arriveront à maturité en janvier 2025. Cette émission vise à allonger la maturité de la dette, d’optimiser les conditions financières et de doter la société de capacités financières additionnelles.