Comme prévu, l’exploitant du tunnel sous la Manche Getlink a annoncé jeudi avoir placé auprès d’investisseurs privés 700 millions d’euros d’obligations vertes seniors garanties, venant à échéance en octobre 2025. «Le produit net de cette émission sera affecté principalement au remboursement anticipé de l’emprunt obligataire en cours, de 550 millions d’euros de nominal, maturité 2023, au financement des investissements liés au projet ElecLink, ainsi que, selon le cas, à d’autres actifs ‘verts’» a précisé Getlink dans un communiqué.
La médiation du crédit - entité adossée à la Banque de France qui effectue la médiation entre une entreprise et sa banque en cas de refus de crédit - a été saisie par 10.539 entreprises (dossiers éligibles) entre avril et fin septembre, selon des chiffres publiés mardi par la banque centrale. Elles n'étaient que 1.000 sur l’ensemble de l’année 2019. Les entreprises ont saisi la médiation «essentiellement à la suite d’un refus initial d’octroi d’un prêt garanti par l’Etat (PGE)», souligne l’institution dans un communiqué. Largement distribué depuis la fin mars - au dernier décompte 123 milliards d’euros de prêts ont été octroyés à 602.000 entreprises - le PGE a fait l’objet d’un taux de refus assez faible, oscillant autour de 2,7 % des montants.
Les obligations émises mardi par l’Union européenne pour financer son programme de soutien aux Etats membres face à la crise du coronavirus étaient en forte hausse mercredi sur le marché secondaire. L’UE a levé 17 milliards d’euros grâce à cette émission d’obligations «sociales» à dix et 20 ans, dont le produit alimentera le programme «SURE» d’indemnisation du chômage partiel lié à la pandémie et à son impact sur l’activité économique. L’opération a suscité une demande globale de plus de 233 milliards d’euros, un niveau sans précédent dans l’histoire des émissions obligataires.
Les aides mises en place pour inciter les entreprises à localiser des lignes de production en France font face à une demande déjà tellement «forte» que le gouvernement va sans doute devoir augmenter les fonds dédiés cette année, s’est réjoui ce mardi le ministre de l'Économie Bruno Le Maire. «Nous avons mis un milliard d’euros pour ces fonds de relocalisation industrielle, dont 500 devaient être dépensés en 2020», mais «il sera probablement nécessaire de rapatrier une partie des crédits de 2021 sur 2020», a-t-il déclaré. Le gouvernement a déjà reçu 3.600 projets de demande de financement d’une ligne de production en France, dans le cadre de ce dispositif inclus dans le plan de relance de l'économie de 100 milliards d’euros sur deux ans.
La société d’investissement Wendel a annoncé lundi le transfert du contrôle du capital du groupe sud-africain d’entretien et de maintenance Tsebo à un consortium sud-africain d’investisseurs et au management. L’opération «permet d’assurer le renforcement du bilan de Tsebo et de préserver son solide profil B-BBEE, permettant ainsi à la société de retrouver dans le futur le chemin de la croissance», a indiqué le groupe dans un communiqué. Wendel avait acquis Tsebo en 2017 et avait apporté des fonds propres supplémentaires en 2019 pour renforcer le bilan de la société.
La Fédération française de l’assurance et la Caisse des dépôts ont annoncé lundi l'élargissement de leur programme d’investissement, désormais porté à 2,2 milliards d’euros, quatre mois après le lancement officiel de ce dispositif élaboré en réponse à la crise du Covid-19. Son montant était initialement de 1,5 milliard d’euros. Il vise à soutenir les entreprises frappées par la crise sanitaire, ont rappelé les deux acteurs dans un communiqué commun. Sur les 2,2 milliards prévus dans ce programme, «près de 2 milliards proviennent des assureurs», précise le communiqué. Conçu en partenariat avec la Caisse des dépôts, il comprend trois volets, dont le premier, destiné aux PME et aux ETI, devrait mobiliser plus de 1,1 milliard d’euros. Le deuxième volet vise à financer les entreprises du secteur du tourisme et totalise plus de 200 millions d’euros, dont 38 millions gérés par October, une plate-forme de financements participatifs. Enfin, un dernier volet de plus de 800 millions d’euros sera consacré au secteur de la santé.
Tereos a émis pour 300 millions d’euros d’obligations senior non garanties d’une maturité de 5 ans et payant un coupon annuel de 7,5%. Elles ont été émises à 97,962% du pair. En parallèle, le groupe sucrier a bouclé une nouvelle ligne de crédit revolving de 200 millions d’euros, d’une maturité allant jusqu'à 5 ans, conclue avec un groupe de six banques. Le sucrier bénéficiera d’une réduction de la marge de taux d’intérêt chaque année s’il atteint ses objectifs de performance en matière de développement durable. Avec ces deux opérations, Tereos a «ainsi sécurisé plus de 800 millions d’euros de nouveaux financements à moyen et long terme depuis le début de l’année», selon le communiqué.
Le groupe aura besoin de fonds propres. Mais la présence de deux Etats au capital et la structure de la dette rendent difficile une augmentation de capital pure et dure.
Tereos a émis pour 300 millions d’euros d’obligations senior non garanties d’une maturité de 5 ans et payant un coupon annuel de 7,5%. Elles ont été émises à 97,962% du pair. « Le produit du placement sera utilisé pour rembourser de la dette existante par anticipation », indique le groupe sucrier.
La start-up Getaround, à l’origine d’un service d’autopartage, a bouclé un tour de table de série E de 140 millions de dollars (119 millions d’euros), amenant ses levées connues à un total de 600 millions de dollars. Le tour de table a été mené par PeopleFund avec de nouveaux investisseurs incluant Reinvent Capital, Henry McGovern, et les premiers investisseurs SoftBank Vision Fund et Menlo Ventures . La start-up a pourtant souffert de la pandémie, devant licencier en janvier 150 salariés. En mars, ses réservations ont chuté de 75%, selon son CEO Sam Zaid. Mais son activité avait repris en mai, les particuliers craignant de prendre l’avion, et préférant un service d’autopartage. Getaround avait acheté son concurrent français Drivy en 2019.
L’émission de dette hybride lancée mardi par Veolia a eu plus de 6 milliards d’euros de demandes, soit trois fois plus que la somme visée par le groupe de services à l’environnement. Les 2 milliards d’euros de dette perpétuelle sont divisés en deux souches. La première d’un montant de 850 millions, avec une date de premier rachat fixé à 5,5 ans. Elle paie un intérêt annuel de 2,25%. La seconde s’élève à 1,15 milliard, avec une clause de premier rachat à 8,5 ans, pour un coupon annuel de 2,5%. Cette dette, considérée comptablement comme des fonds propres, sert à refinancer l’acquisition des 29,9% de Suez à Engie de 3,4 milliards d’euros. Avant cette dette hybride, Veolia disposait de 8 milliards d’euros de disponibilités.
La Banque publique d’investissement (BPI) est devenue mercredi le 2e actionnaire de Vilmorin, quatrième semencier mondial, et siègera à son conseil d’administration, après la conversion anticipée d’obligations remboursables, a annoncé le semencier mercredi soir. «Détenant directement une participation de 5,71%, Bpifrance Participations devient le deuxième actionnaire de Vilmorin & Cie aux côtés de Limagrain, et disposera désormais d’un poste au conseil d’administration» indique Vilmorin dans un communiqué, en marge de ses résultats annuels. L’opération finalisée mercredi a été réalisée au travers de la conversion anticipée des obligations remboursables en actions Vilmorin & Cie détenues par Bpifrance, représentant 3,9% du capital de Vilmorin à laquelle s’ajoute la cession complémentaire, par Limagrain, d’actions Vilmorin à hauteur de 1,81% du capital.
La start-up Getaround, à l’origine d’un service d’autopartage, a annoncé avoir bouclé un tour de table de série E de 140 millions de dollars (119 millions d’euros), amenant ses levées connues à un total de 600 millions de dollars. Le tour de table a été mené par PeopleFund avec de nouveaux investisseurs incluant Reinvent Capital, Henry McGovern, fondateur d’AmRest, Pennant Investors, VectoIQ. Les premiers investisseurs SoftBank Vision Fund et Menlo Ventures y ont aussi participé.
L’émission de dette hybride lancée mardi par Veolia a rencontré un vif succès. La demande a dépassé les 6 milliards d’euros, trois fois plus que la somme visée par le groupe de services à l’environnement. « Les conditions de marchés étaient favorables mais le succès de cette opération démontre aussi la confiance du marché envers Veolia et notre projet d’acquisition de Suez », explique à L’Agefi Claude Laruelle, le directeur financier de Veolia.
Europcar Mobility Group a annoncé ce matin avoir obtenu l’accord de la majorité de ses porteurs d’obligations senior et senior garanties, ce qui va lui permettre de demander la nomination d’un mandataire ad hoc dès que possible sans que cette procédure ne soit assimilée à un défaut. Début septembre, le spécialiste de la location de voitures, touché de plein fouet par la crise du coronavirus, avait annoncé son intention d’engager des discussions avec ses créanciers en vue d’une restructuration financière.
CMA CGM a annoncé lundi après-midi le lancement d’une émission obligataire d’un montant de 525 millions d’euros destinée à rembourser ses obligations arrivant à échéance en 2021. Les réunions de présentation de l’opération aux investisseurs ont débuté aujourd’hui et doivent se poursuivre demain mardi. Le transporteur maritime, qui est parvenu à améliorer sa rentabilité malgré la crise du Covid-19, avait récemment annoncé sa volonté de refinancer sa dette.
La Sfil a lancé sa sixième émission de l’année, sous format d’obligations foncières émises par Caffil, pour un montant de 750 millions d’euros et avec une maturité de 15 ans, annonce dans un communiqué le groupe, principal émetteur européen d’obligations sécurisées par des prêts au secteur public. Cette 6e transaction de l’année est la première réalisée depuis que la Sfil a rejoint le groupe Caisse des Dépôts. Il s’agit de la 4e émission conventionnelle de l’année pour Caffil. Avec plus de 1,6 milliard d’euros d’ordres, il s’agit du livre d’ordres le plus important d’une émission covered bond sur cette maturité pour Caffil, ajoute-t-il. Les banques chefs de file pour cette opération étaient ABN AMRO, Barclays, Commerzbank, LBBW, et la Société Générale.
CMA CGM a annoncé lundi après-midi le lancement d’une émission obligataire d’un montant de 525 millions d’euros destinée à rembourser ses obligations arrivant à échéance en 2021. Les réunions de présentation de l’opération aux investisseurs ont débuté aujourd’hui et doivent se poursuivre demain mardi.
La société d’investissement Eurazeo Capital a annoncé vendredi être entrée en négociations exclusives avec les fonds IK Investment Partners et RAISE en vue d’un investissement dans la société Questel, un fournisseur de logiciels et de services sur la propriété intellectuelle. Questel édite notamment la plateforme Orbit, qui compte 100.000 utilisateurs et recense plus de 100 millions de brevets. «Des discussions sont actuellement en cours avec de potentiels co-investisseurs. Les éléments financiers de l’investissement à réaliser par Eurazeo seront communiqués à l’issue de celles-ci», a précisé Eurazeo dans un communiqué.
Joko, l’application de cashback qui récompense les dépenses de ses utilisateurs dont le nombre a dépassé 500.000, a annoncé hier une levée de fonds de 10 millions d’euros, portant à 12 millions le montant total levé par la start-up en deux ans. Confortée par le succès de sa solution en France, elle se donne ainsi les moyens de son ambition à l’international, en commençant par l’Europe, grâce à cette nouvelle levée de fonds effectuée auprès notamment de Partech, Axeleo et Lafayette Plug and Play. Alpha Capital Partners UK (Marc Oiknine) a accompagné l’opération. La société, qui compte 25 personnes, compte doubler ses effectifs d’ici à la fin de cette année.
Afin de financer le rachat du groupe de santé mentale Iniceaet sa croissance futur, Korian lance une augmentation de capital de 400 millions d’euros. Les deux premiers actionnaires de Korian, Predica et Malakoff Médéric Humanis se sont engagés à souscrire à hauteur de leur participation, respectivement de 24,3% et de 7,7%.
Le groupe agroalimentaire a lancé, mardi, la cession du solde de sa participation de 6,61% dans le spécialiste japonais des probiotiques Yakult Honsha, pour 470 millions d’euros, par le biais d’un placement accéléré. «Cette opération s’inscrit dans le cadre des priorités d’allocation de capital disciplinée de Danone et de renforcement de sa solidité financière», a expliqué le groupe dans un communiqué, précisant que les partenariats commerciaux existants étaient maintenus. Danone a cédé la majeure partie de sa participation de 21,29% dans Yakult en 2018. La collaboration entre les deux entreprises a débuté en 2014.
La banque des territoires, marque de la Caisse des dépôts (CDC), a présenté mardi un projet de subventions et de modernisation des commerces de proximité à hauteur d’un milliard d’euros. Dans le contexte de crise liée à la pandémie du Covid-19, 80.000 commerces en centre-ville des villes moyennes ont été fortement affectés, et la hausse des faillites attendues parmi ces commerces en 2020 est de 15 à 30% par rapport aux années précédentes.
Plombé par plus de 4 milliards d’euros de dettes, AccorInvest, la filiale immobilière à 30% des hôtels Accor, qui compte 904 hôtels sous enseigne Accor et 30.000 salariés, a ouvert une procédure de mandat ad hoc avec ses 19 banques françaises et étrangères, selon Les Échos. En outre, un prêt garanti par l’Etat (PGE) de 450 millions d’euros est à l’étude. Accor, qui détient encore 30% du capital aux côtés de grands investisseurs internationaux, pourrait participer à une recapitalisation si nécessaire. La mission a été confiée aux mandataires judiciaires Frédéric Abitbol et Marc Sénéchal. La société n’a pas souhaité faire de commentaires. Les actionnaires d’AccorInvest ont déjà accepté de ne pas percevoir de dividendes au titre des exercices 2019 et 2020. Accor avait déjà consenti à AccorInvest pour 160 millions d’euros de reports de charges.
Le groupe agroalimentaire a lancé ce matin la cession du solde de sa participation de 6,61% dans le spécialiste japonais des probiotiques Yakult Honsha par le biais d’un placement accéléré. «Cette opération s’inscrit dans le cadre des priorités d’allocation de capital disciplinée de Danone et de renforcement de sa solidité financière», a expliqué le groupe dans un communiqué, en précisant que les partenariats commerciaux existants étaient maintenus. Danone a cédé la majeure partie de sa participation de 21,29% dans Yakult en 2018. La collaboration entre les deux entreprises a débuté en 2014.
Akka va réaliser une augmentation de capital réservée de 200 millions d’euros, dont 150 millions apportés par la Compagnie Nationale à Portefeuille (CNP), la société d’investissement de la famille Frère. Le groupe familial Ricci, fondateur et premier actionnaire d’Akka, injectera les 50 millions restants.