Dans le sillage de la Banque des règlements internationaux qui s’inquiétait dans son dernier rapport annuel du risque de liquidité sur les marchés obligataires (Newsmanagers du 29/06/2015) et alors que la SEC envisage actuellement d’augmenter sa supervision des procédures mises en place par les gestionnaires d’actifs pour gérer une sortie rapide des marchés obligataires, BlackRock décline un certain nombre de propositions qui pourraient permettre d’améliorer la liquidité des marchés obligataires. Dans une note publiée le 10 juillet, BlackRock propose trois axes d’attaque pour sinon régler le problème, du moins améliorer la liquidité sur l’obligataire. Tout d’abord, le gestionnaire propose une modernisation des structures de marché, avec notamment une réduction du nombre d'émissions qui pourrait passer par une utilisation accrue d'émissions de référence de grande taille. La modernisation envisagée envisage par ailleurs, à côté du traditionnel marché de gré à gré, un une utilisation plus importante des places de marché multilatérales, un développement des protocoles de trading et un reporting révisé pour les transactions de blocs. Deuxième axe d’amélioration, la mise en place d’un certain nombre d’outils de gestion des fonds qui peuvent déjà exister dans tel ou tel pays mais qui ne sont pas tous systématiquement utilisés, entre autres une information plus complète sur les risques de liquidité, des mécanismes de fixation des prix pour les souscriptions et les rachats, des rachats en nature pour les grands investisseurs institutionnels, des emprunts temporaires ou encore le recours au mécanisme de la fermeture des fonds («gates»). Troisième axe, l'évolution des produits existants et nouveaux, avec par exemple une meilleure compréhension des caractéristiques structurelles des ETF et du rôle joué par les ETF obligataires. Tous ces problématiques sont évoquées dans un autre document, intitulé «Bond ETFs : Benefits, Challenges, Opportunities»). Dans ce texte, BlackRock recommande entre autres un système de classification et une réglementation plus sévère pour certains ETP.