L’Union des marchés de capitaux (UMC) que s’échine à bâtir Bruxelles continue de prendre forme. Suite à l’accord trouvé en juin dernier par les institutions européennes, un pas important vient d’être franchi, ce 1er mars, avec l’entrée en vigueur d’un règlement facilitant et élargissant l’accès au capital-risque des PME innovantes et de l’entrepreneuriat social, rapporte le quotidien Les Echos. Il s’inscrit directement dans la visée plus large de l’UMC, développer les sources de financement de l’économie pour réduire la dépendance aux banques. Concrètement, Bruxelles veut pour cela muscler deux outils instaurés dès 2013 : les fonds européens de capital-risque (EuVECA) et d’entrepreneuriat social (EuSEF), permettant alors aux « petits » gestionnaires de fonds (moins de 500 millions d’euros) d’obtenir un passeport pour tous les marchés de l’Union européenne. Le règlement élargit désormais l’accès à ces outils à tous les gestionnaires de fonds, répondant à la volonté affichée par de gros acteurs de désormais développer ce type de fonds. Autre évolution majeure : la réforme ouvre à ces fonds la capacité d’investir dans des entreprises de taille intermédiaire (moins de 500 salariés), y compris celles cotées, et non plus dans les seules PME (moins de 250) non cotées. L’objectif est que les possibilités de diversification ainsi offertes renforcent leur attrait auprès des investisseurs.
Seize plate-formes japonaises homologuées et spécialisées dans les cryptomonnaies mettront sur pied un organe d’autorégulation afin de rétablir la confiance dans un nouveau segment du marché financier ébranlé par un vol de quelque 430 millions d’euros survenu en janvier, rapporte l’agence Reuters L’organe invitera par la suite à s’affilier d’autres plate-formes dont l’homologation est en cours d’examen ou qui doit être demandée à l’avenir, ont annoncé les places vendredi dans un communiqué.Il n’est pas précisé dans ce dernier quel sera le nom de cet organe et à quelle date son homologation sera sollicitée auprès du gouvernement japonais quoique des sources aient déclaré à Reuters que l’organe serait créé au printemps. Il n’y a pas davantage d’indications sur l'étendue de ses prérogatives.
Le shadow banking poursuit sa progression, selon le dernier rapport du Conseil de stabilité financière consacré au sujet, publié ce lundi. Selon sa mesure la plus étroite (« narrow measure ») il représente 45.200 milliards de dollars d’actifs, soit 13% de l’ensemble du système financier des 29 pays évalués, y compris la Chine et le Luxembourg, pour la première fois. La progression du shadow banking atteint 7,6% en 2016, la dernière année connue, pour ces 29 pays qui totalisent 80% du PIB mondial.
Le cours de Bourse d’Axa chute à mi-journée après que l’assureur français a annoncé un accord en vue de l’acquisition de la totalité du capital du spécialiste de l’assurance dommages des entreprises et de la réassurance XL Group pour 15,3 milliards de dollars (12,4 milliards d’euros). Le titre a perdu près de 10% dans les premiers échanges et cédait environ 8% à la mi-journée, à 22,92 euros, un plus bas depuis près de onze mois. De son côté, XL gagnait 30% dans les échanges de pré-ouverture aux Etats-Unis.
Dans le sillage des élections italiennes, le compartiment bancaire transalpin souffre à la mi-séance. Banca Popolare dell’Emilia Romagna abandonne plus de 6% et signe la plus mauvaise performance de l’indice des valeurs bancaires de l’Eurostoxx 600, en repli de près de 0,5%. Banco BPM et UBI Banca montent également sur le podium avec des chutes respectives de plus de 4% et 3%. Les actions Intesa Sanpaolo et UniCredit perdent quant à elles plus de 1%.
Acquisition majeure pour Axa et son directeur général Thomas Buberl. L’assureur français a annoncé lundi la signature d’un accord en vue de l’acquisition de la totalité du capital du spécialiste de l’asssurance dommages des entreprises et de la réassurance XL pour 15,3 milliards de dollars (ou 12,4 milliards d’euros), confirmant les rumeurs du week-end.
L'assureur n’a pas renouvelé son obligation tempête en 2018, laissant aux grands réassureurs traditionnels le soin de négocier l’éventuelle rétrocession sur les marchés financiers.
L’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) a publié vendredi le bilan de la première collecte de plein exercice des rapports sur la solvabilité et la situation financière (RSSF ou SFCR en anglais), l’une des nouveautés de Solvabilité 2. Le verdict est très mitigé, confirmant les premières impressions de 2017 s’agissant des petites mutuelles. «L’ACPR a constaté une proportion significative de failles de conformité sur les premières remises collectées en 2017 (rapports non remis avant relance, documents parfois non signés ou incomplets, rapport non publié sur internet, etc.). Certains rapports font apparaître, au-delà des seuls attendus réglementaires, des incohérences et des imprécisions par rapport à l’information destinée au seul superviseur», souligne le communiqué de la tutelle des assureurs. Les effets des mesures transitoires permises sous Solvabilité 2 manquent notamment de détails.
La Banque centrale européenne (BCE) a ouvert vendredi une consultation publique sur deux guides détaillant ses attentes en ce qui concerne la gestion interne du capital (ICAAP) et de la liquidité (ILAAP), soit la manière dont les banques de la zone euro doivent calculer leurs besoins en fonds propres et en trésorerie afin d’assurer leur propre sécurité. Les guides en question ont pris en compte plus de 400 commentaires de l’industrie et devraient remplacer d’ici 2019 plusieurs textes existants. La consultation est ouverte jusqu’au 4 mai prochain. Les guides seront définitivement publiés dans la deuxième partie de l’année pour une entrée en application dès 2019.
L’assureur japonais Nippon Life a annoncé vendredi l’acquisition de la filiale japonaise de MassMutual pour 104,2 milliards de yens (800 millions d’euros) réglés en cash. L’opération doit permettre à Nippon Life de diversifier ses canaux de ventes en renforçant ses activités dans la bancassurance. Nippon Life, qui dispose de 700 milliards de dollars d’actifs sous gestion, espère boucler l’acquisition d’ici juin, sous réserve d’autorisation par les autorités compétentes. En 2016, Nippon Life avait acquis son rival Mitsui Life Insurance pour plus de 2 milliards d’euros, là aussi pour développer ses canaux de ventes bancaires.
L’introduction en Bourse de Belfius, détenue par l’Etat belge, serait suspendue à des décisions politiques concernant l’indemnisation d’anciens actionnaires des coopératives d’Arco financial, en liquidation depuis 2011, rapportait ce week-end le quotidien néerlandophone belge De Tijd. Belfius s’attendrait désormais à ce que l’IPO ne soit pas réalisée. Le gouvernement belge doit donner son feu vert à l’opération d’ici le 12 mars pour espérer boucler l’introduction en Bourse avant l’été.
La banque américaine JPMorgan a augmenté ses espaces de bureaux de 50% à Francfort, a déclaré hier Dorothee Blessing, en charge des activités allemandes de la banque, au quotidien Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung. JPmorgan compte aujourd’hui 450 employés à Francfort et a loué suffisamment d’espace pour en accommoder 200 de plus si le besoin s’en faisait sentir selon l’issue des négociations sur le Brexit. JPMorgan compte également renforcer sa présence parisienne, a précisé la dirigeante.
L’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) a publié vendredi le bilan de la première collecte de plein exercice des rapports sur la solvabilité et la situation financière (RSSF ou SFCR en anglais), l’une des nouveautés de Solvabilité 2. Ce rapport décrit, notamment, l’activité et les résultats d’un organisme ou d’un groupe, son système de gouvernance, son profil de risque, les méthodes de valorisation à des fins de solvabilité et la gestion de son capital. L’ACPR avait présenté ses conclusions à l’industrie le 16 février.
Andrew Bailey, directeur général de l’autorité des marchés britannique, la FCA, a lancé une mise en garde ce 1er mars sur les risques liés aux investissements financiers liés à la volatilité, qui ont pu contribuer aux récentes turbulences de marché. Dans un discours prononcé le 1er mars devant l’Association internationale des marchés de capitaux (ICMA), le responsable a estimé que les marchés avaient bien maîtrisé la volatilité. Toutefois, a-t-il ajouté, ce phénomène de volatilité a pu être «amplifié par certains investisseurs qui devaient fermer des stratégies de volatilité avec du levier». Cette contrainte a pu créer un effet moutonnier qui a exacerbé les mouvements de marché, a-t-il indiqué.De son point de vue, ces produits de volatilité, de plus en plus utilisés ces derniers temps dans un contexte de taux d’intérêt toujours très bas, présentent des risques pour la stabilité du système financier qui ne devraient pas être ignorés. «Bien au contraire, nous devrions être vigilants et à l'écoute», a-t-il insisté.Evoquant l’entrée en vigueur de la directive MIF II, Andrew Bailey a indiqué que tout s'était plutôt bien passé et que les changements n’avaient pas affecté la liquidité des actions, des obligations et des dérivés sur les marchés.
Visée par plusieurs enquêtes et mise à la diète par la Fed, la banque américaine Wells Fargo a confirmé jeudi soir le départ de quatre administrateurs. Le changement sera effectif à l’issue de l’assemblée générale du groupe, le 24 avril. Les quatre administrateurs concernés sont Lloyd Dean, Enrique Hernandez et John Chen, tous trois présents au conseil depuis plus de 10 ans, ainsi que le septuagénaire Federico Pena, dont le mandat devait s’achever en 2019. Cinq administrateurs présents avant que n'éclate le scandale des faux comptes de Wells Fargo, en septembre 2016, restent en poste.
La Banque centrale européenne (BCE) a ouvert ce vendredi une consultation publique sur deux guides détaillant ses attentes en ce qui concerne la gestion interne du capital (ICAAP) et de la liquidité (ILAAP), soit la manière dont les banques de la zone euro doivent calculer leurs besoins en fonds propres et en trésorerie afin d’assurer leur propre sécurité. Les guides en question ont pris en compte plus de 400 commentaires de l’industrie et devraient remplacer d’ici 2019 plusieurs textes existants.
Les mutuelles santé, mutuelles d’assurance et institutions de prévoyance ne font pas le poids face aux effets de taille des assureurs traditionnels et bancassureurs, selon Fitch.
La banque franco-belge a annoncé hier une perte nette part du groupe de 462 millions d’euros en 2017, après un bénéfice net de 353 millions un an plus tôt. Le groupe en résolution affiche un produit net bancaire négatif, de -64 millions d’euros, contre +506 millions un an plus tôt. «Outre le portage des actifs, ce montant inclut notamment des impacts liés à la valorisation des dérivés, ainsi que des résultats de cessions et des provisions pour risque juridique», explique Dexia. Les résultats 2017 incluent aussi 89 millions de taxes et contributions réglementaires, en partie contrebalancés par un coût du risque positif, de 33 millions d’euros, grâce à des reprises de provisions sur des actifs cédés. Le bilan de Dexia a continué de décroître, avec une baisse de 15% l’an dernier, pour atteindre 180,9 milliards d’euros au 31 décembre. Le ratio de fonds propres durs CET1 est passé de 16,2% à 19,5% au cours de l’exercice.
Le taux de chômage en zone euro, corrigé des variations saisonnières, s’est établi à 8,6% en janvier, un chiffre stable par rapport à décembre et en baisse par rapport au taux de 9,6% de janvier 2017, a annoncé hier Eurostat. C’est le plus faible enregistré en zone euro depuis fin 2008. Les taux de chômage les plus élevés sont relevés en Grèce (20,9%) et en Espagne (16,3%). Eurostat le donne à 9% en France.
Le ratio CET1 du groupe unissant les fédérations du Crédit Mutuel de Bretagne, du Sud-Ouest et du Massif Central a bondi de 320 points de base en 2017, à 18,5%.
L’Eiopa donne raison aux assureurs sur les taux d’intérêt négatifs et la transparisation, mais propose d’autres simplifications, chères en capital et en charge de travail.
Le futur projet de loi Logement comportera des dispositions visant à renforcer les sanctions contre la publication d’annonces illégales par des plates-formes de location chez l’habitant comme Airbnb et Abritel, a annoncé hier Julien Denormandie, secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Cohésion des territoires. Tout en observant que ces plates-formes sont utiles parce qu’elles permettent «à chacun de gagner en pouvoir d’achat, de pouvoir visiter des villes à moindre coût», il a souligné que «ça n’est pas la loi de la jungle, toutes les plates-formes doivent se conformer à ces règles». Pour chaque annonce illégale ne respectant pas le plafond légal de 120 nuitées de location par an, des sanctions de «plusieurs milliers d’euros» pourront être prises contre les propriétaires loueurs et contre les plates-formes ayant hébergé l’annonce, a expliqué le secrétaire d’Etat.
Olivier Osty, responsable mondial de «global markets» reprend en main la région EMEA et simplifie l’organigramme, pour plus d’efficacité et de réactivité.
Le Crédit Mutuel Arkéa a annoncé ce jeudi une hausse de 12,8% de son produit net bancaire en 2017, qui dépasse ainsi pour la première fois le seuil des 2 milliards,à 2,09 milliards d’euros. Le groupe, qui unit les fédérations de Bretagne, du Sud-Ouest et du Massif Central, a notamment enregistré l’arrivée de 176.200 clients supplémentaires l’an dernier. Les encours d’épargne (+7,2%) et de crédit (+7,7%) ont été dynamiques, tout comme le portefeuille d’assurances (+4,8%).
Pimco cherche des dommages et intérêts suite à des soupçons de délit d’initié concernant les obligations de Novo Banco, dans le dernier épisode d’un conflit long et amer entre les investisseurs internationaux et la banque centrale portugaise, rapporte le Financial Times. Les autorités portugaises ont lancé l’an dernier une enquête pénale sur la vente de 64 millions d’euros d’obligations Novo Banco par une société d’assurance portugaise à Pimco fin 2015. Une semaine plus tard, la valeur des obligations à Pimco a été effacée par la banque centrale du pays.
La banque franco-belge Dexia a annoncé ce matin une perte nette part du groupe de 462 millions d’euros en 2017, après un bénéfice net de 353 millions un an plus tôt. Le groupe en résolution affiche un produit net bancaire négatif, de -64 millons d’euros, contre +506 millions un an plus tôt. « Outre le portage des actifs, ce montant inclut notamment des impacts liés à la valorisation des dérivés, ainsi que des résultats de cessions et des provisions pour risque juridique », explique Dexia. Les résultats 2017 incluent aussi 89 millions de taxes et contributions réglementaires, en partie contrebalancés par un coût du risque positif, de 33 millions d’euros, grâce à des reprises de provisions sur des actifs cédés.
Le taux de chômage en zone euro, corrigé des variations saisonnières, s’est établi à 8,6% en janvier, un chiffre stable par rapport à décembre et en baisse par rapport au taux de 9,6% de janvier 2017, a annoncé aujourd’hui Eurostat. C’est aussi le plus faible enregistré dans la zone euro depuis décembre 2008. Si l’on considère l’ensemble de l’Europe, le taux de chômage a été de 7,3% en janvier, stable également par rapport à décembre 2017 et en baisse par rapport au taux de 8,1% de janvier 2017. Les taux de chômage les plus élevés sont constatés en Grèce (20,9%) et en Espagne (16,3%). Selon Eurostat, il serait de 9% en France.