L’Autorité des marchés financiers a annoncé, hier, l’arrivée en date de 3 avril de Charlotte Garnier-Peugeot à la tête de la direction de la communication. Membre du comité exécutif, elle aura notamment pour mission d’accompagner l’AMF dans son plan stratégique « Supervision 2022 ». Elle remplace Florence Gaubert qui a rejoint le groupe Edmond de Rothschild à la fin du mois de mars 2018 en qualité de «Head of External Affairs».Charlotte Garnier-Peugeot a démarré sa carrière en 1992 dans l’agence de communication interne Sun Expansion. En 1994, elle crée l’agence de communication institutionnelle Fortiter avec laquelle elle accompagnera de nombreux clients principalement industriels et financiers. Après une mission au sein de l’agence BBDO Corporate, elle occupe de 1999 à 2002 la fonction de directrice adjointe de la communication au Crédit commercial de France (CCF) devenu HSBC France. Charlotte Garnier-Peugeot est ensuite nommée directrice Marketing et Communication de La Compagnie Financière Edmond de Rothschild France en 2002, puis directrice Communication Corporate du Groupe de 2007 à 2011 et directrice Communication et Marketing du Groupe et membre du Comité exécutif de 2012 à 2017.
L’an dernier, les réclamations auprès du médiateur de l’Autorité des marchés financiers (AMF) sont restées dominées par les deux sujets-phares des dernières années : le trading spéculatif et l'épargne salariale, indique le médiateur dans son rapport annuel 2017, publié ce 12 avril. Les dossiers d'épargne salariale ont ainsi progressé l’an dernier, passant à 211 contre 186 en 2016. . Les cas de déblocage anticipé (22 % des dossiers) et de difficultés d’affectation (19 %) sont les problématiques les plus fréquentes. Si de réels efforts des teneurs de compte en matière de lisibilité et d’accessibilité au PEE ont été observés, les risques de confusion et de mauvaise compréhension subsistent pour les salariés. A l’heure où le projet de loi Pacte est en discussion, une attention particulière est notamment portée à l’évolution du PERCO au sujet duquel le médiateur formule actuellement des recommandations auprès des autorités et des professionnels.Les demandes relatives aux litiges sur le Forex ont très nettement diminué et amplifient la baisse déjà constatée en 2016. Avec 55 dossiers reçus visant des sociétés agréées (tandis que 43 cas ont été réorientés vers le procureur de la République, les entités étant illégales), il s’agit d’une chute de 50 % par rapport à l’année précédente qui atteste de l’impact de la mobilisation du régulateur pour lutter contre ce phénomène. A ce titre, l’année 2017 aura vu l’entrée en vigueur de la mesure prévue dans la loi Sapin II interdisant la publicité sur les produits les plus toxiques. Cependant, les 27 dossiers de particuliers reçus en matière de diamants d’investissement révèlent un possible déplacement des tentatives d’escroquerie. Aucun professionnel de ce secteur n’étant à ce jour autorisé par l’AMF, comme il se doit désormais de l’être depuis mai 2017, le médiateur ne peut utilement intervenir, puisque ces saisines relèvent dès lors du pénal.
Le groupe Siaci Saint Honoré a annoncé un chiffre d’affaires brut de 350,1 millions d’euros en 2017, soit une croissance de 14,4% en ligne avec celle de 2016. En négociation exclusive pour prendre une participation majoritaire dans le groupe indépendant Jean Busnot, le spécialiste du courtage en assurance de biens et de personnes précise que cette hausse a été générée pour 4,4 points de pourcentage par la croissance organique. La branche assurance de personnes (prévoyance, santé, conseil, mobilité internationale) a été particulièrement dynamique avec une croissance de 15% par rapport à 2016, à 233 millions d’euros. En assurance dommages, le chiffre d’affaires a atteint 117 millions d’euros, soit une croissance de 13% «dans un marché des risques industriels encore difficile», indique la société. En termes géographiques, l’international a représenté un chiffre d’affaires de 94 millions d’euros (+30%), contre 256 millions pour la France (+10%).
Dans leur dernier rapport sur les risques et vulnérabilités des marchés financiers, publié hier, les Autorités de supervision européennes (ESA) craignent une recrudescence de l’aversion au risque, face à la perspective du Brexit et aux cyberrisques. L’Autorité européenne des marchés financiers (Esma), l’Autorité bancaire européenne (EBA) et l’Autorité européenne des assurances et des pensions professionnelles (Eiopa) soulignent l’importance des stress tests pour évaluer la résistance des institutions financières à ces risques et encouragent ces dernières à se préparer à la perspective du Brexit. Les ESA surveilleront de près la gestion du cyberrisque au sein des institutions financières, particulièrement dans leur utilisation de l’informatique dématérialisée (cloud).
Dans un contexte de sinistralité majeure en 2017, la CCR (Caisse Centrale de Réassurance) affiche un résultat consolidé avant impôt de 228 millions d’euros, contre 295 millions en 2016. Le résultat net s’élève à 45 millions d’euros du fait d’une charge d’impôt exceptionnelle, contre 141 millions en 2016. Grâce à la bonne tenue des marchés financiers, «les plus-values latentes ont augmenté de 50 millions d’euros pour un total d’actifs sous gestion de 10,212 milliards». Pour sa première année d’exercice, la filiale CCR Re termine 2017 «avec une avance de plus d’un an sur ses objectifs» avec un chiffre d’affaires de 396 millions d’euros, un ratio sinistres/primes en amélioration à 73% et un ratio de solvabilité de 190%.
S&P Global Ratings a placé la note de crédit de Deutsche Bank sous surveillance négative à la suite de la réorganisation de la gouvernance de l'établissement allemand. Deutsche Bank a annoncé dimanche le prochain départ de son président du directoire, John Cryan, qui sera remplacé par le chef de la banque de détail, Christian Sewing. L’agence de notation a souligné que cette réorganisation pourrait conduire à des ajustements de la stratégie existante mais n’aboutirait pas, selon elle à des «changements drastiques». S&P retient toujours une note de crédit A- et estime qu’une période de restructuration prolongée, ou trop coûteuse, pourrait conduire à une sous-performance de la banque.
Le groupe Siaci Saint Honoré a annoncé un chiffre d’affaires brut de 350,1 millions d’euros en 2017, soit une croissance de 14,4% en ligne avec celle de 2016. En négociation exclusive pour prendre une participation majoritaire dans le groupe indépendant Jean Busnot, le spécialiste du courtage en assurance de biens et de personnes précise que cette hausse a été générée pour 4,4 points de pourcentage par la croissance organique.
Les Autorités de supervisions européennes (ESA) mettent en garde face au risque d’une recrudescence de l’aversion au risque, à la perspective du Brexit et aux cyber-risques dans leur dernier rapport sur les risques et vulnérabilités des marchés financiers publié jeudi.
Record. Avec 812 700 emplois à fin janvier 2018, l’emploi intérimaire en France a progressé de 10,6 % en un an et dépasse son niveau d’avant-crise. Le redressement s’est accéléré depuis le second semestre 2016. L’essentiel de l’augmentation des effectifs a été absorbé par le secteur industriel, notamment l’énergie et les industries extractives (+ 22,8 %), ainsi que les équipements électriques. Le secteur des services progresse moins rapidement, à l’exception des transports (+ 17,7 %). Trois régions (Ile-de-France, Auvergne/Rhône-Alpes et surtout la Région Sud) concentrent 58 % de la hausse. La recherche du Crédit Agricole constate de façon empirique une bonne corrélation entre les évolutions du PIB et les effectifs intérimaires, « les chiffres de l’intérim [les] devançant de quelques mois », et table sur une hausse du PIB de 1,7 % en 2018.
Les dirigeants passent, mais les problèmes demeurent chez Deutsche Bank. La première banque allemande vient d’évincer son patron John Cryan, qu’elle avait pourtant accueilli en sauveur il y a trois ans. De cet épisode, on retiendra une gouvernance défaillanteet le machiavélisme d’un président du conseil de surveillance, Paul Achleitner, qui devra un jour justifier son maigre bilan devant les actionnaires. Pour le reste, le nouveau dirigeant du groupe, Christian Sewing, part au combat aussi démuni que ses prédécesseurs et risque même un procès en légitimité. Issu du sérail, il apparaît comme un deuxième choix après que plusieurs candidatures extérieures ont été sollicitées en vain.
SIDNEY CABESSA Senior advisor. Ingénieur en génie chimique, IEP Paris. Sidney Cabessa est président du conseil de CIC Finance, président du conseil de surveillance de CIC LBO Partners et président du conseil de surveillance de CM-CIC Capital Privé entre 1986 et 2012, puis senior advisor chez Rothschild et Cie jusqu’en 2017. BERTRAND FESNEAU Co-gérant. 57 ans, Essec, Insead. Bertrand Fesneau débute sa carrière en 1990 chez 3i où il devient directeur général adjoint de 1997 à 2003, en charge des activités LBO et capital développement. Il cofonde et préside en 2004 CIC LBO Partners puis rejoint en 2016, Turenne Capital comme directeur général. REMi MATUCHANSKY Co-gérant. 46 ans, ESCP Europe. En poste chez 3i Group à Londres en 1994, Rémi Matuchansky assume en 1999 les fonctions de direction générale et opérationnelle chez La Toulousaine. Il cofonde en 2004 CM-CIC LBO Partners dont il est directeur général puis président.
JEAN-LOUIS SCANDELLA Directeur des gestions actions, Ostrum Asset Management 54 ans, maîtrise de littérature allemande (Paris IV), IEP Paris, DEA en histoire ancienne (Paris I). Jean-Louis Scandella débute son parcours professionnel en 1990 en tant qu’analyste financier sell-side à Paris. Il intègre en 1992 la banque d’investissement de la Société Générale à Francfort puis développe à Londres l’activité Société Générale European Emerging Markets. Il rejoint en 2006 Comgest comme gérant actions émergents puis est nommé en 2014, directeur de gestion actions chez Barings Asset Management à Londres.
Faibles marges. Selon Moody’s, 2018 ressemblera à 2017 pour les cinq principales banques françaises. Leur résultat net cumulé est resté stable, à 24,8 milliards d’euros en 2017 (24,7 milliards enregistrés en 2016). « Les faibles marges d’intérêt dans la banque de détail ont été compensées par un accroissement des volumes de prêt (+ 3 %), ainsi que par les évolutions enregistrées sur d’autres lignes d’activités, principalement l’assurance et la gestion d’actifs », synthétise Yasuko Nakamura, vice president chez Moody’s. La faible croissance des revenus a toutefois été annulée par une hausse des coûts opérationnels. Ces charges, qui reflètent notamment les initiatives de transformation digitale initiées au sein du secteur, devraient continuer à croître cette année selon l’agence de notation.
Stabilité Fort d’une capitalisation boursière de 371,1 milliards de dollars (301,5 milliards d’euros) fin 2017, JPMorgan Chase conserve la première place du palmarès des banques à l’échelle internationale (voir le tableau), selon des données compilées par GlobalData. Si les noms des neuf premiers acteurs restent inchangés, certaines lignes bougent au sein de ce peloton de tête. Industrial and Commercial Bank of China (ICBC) et Bank of America gagnent un cran pour se classer en deuxième et troisième positions, au détriment de Wells Fargo qui rétrograde du deuxième au quatrième rang. Agricultural Bank of China et Bank of China intervertissent leurs places pour se classer respectivement aux huitième et neuvième rangs. Si l’Amérique du Nord reste prédominante (voir le graphique), la montée en puissance des établissements financiers chinois se confirme. Six d’entre eux se classent ainsi dans le top 25, China Merchants Bank faisant un bond significatif en passant de la dix-neuvième à la onzième place. Les Etats-Unis et le Canada comptent respectivement six et trois banques. L’américaine US Bancorp et la canadienne Bank of Novia Scotia cèdent deux et trois places pour se positionner aux seizième et vingt et unième rangs du classement. En Europe, la banque britannique HSBC, dont l’activité présente une forte empreinte asiatique, domine en conservant sa sixième place. L’espagnole Santander suit en progressant de la dix-septième à la quatorzième position. Seule banque française au sein du palmarès, BNP Paribas perd deux crans pour se positionner au dix-septième rang. La banque helvétique UBS et sa concurrente hollandaise ING clôturent le palmarès. Croissance Près de 70 % des vingt-cinq banques du palmarès ont enregistré une croissance à deux chiffres de leur capitalisation boursière en 2017. Cette hausse annuelle dépasse même les 30 % pour certains acteurs, à l’image d’ICBC, Bank of America, China Construction Bank, China Merchants Bank, de la banque brésilienne Itau Unibanco et de l’établissement russe Sberbank (qui passe de la vingt-neuvième à la dixième-neuvième place). En termes d’activité, cependant, la tendance générale est au repli. Le chiffre d’affaires moyen des banques du palmarès a ainsi reculé de 4,1 % l’an passé, masquant des situations disparates. « Mitsubishi UFJ et Itau Unibanco sont les deux seuls établissements à avoir enregistré une croissance à deux chiffres de leurs revenus », observe Amal George, analyste chez GlobalData. Alors que le ratio cours/bénéfice moyen du top 25 s’élève à 12,8, « cela reflète une appréciation positive des investisseurs » à l’égard du secteur, estime GlobalData.
L’organe central du groupe Crédit Mutuel, la Confédération Nationale du Crédit Mutuel (CNCM), a condamné mercredi dans un communiqué le processus de consultation actuellement mené par le Crédit Mutuel Arkéa, et indique qu’elle «ne pourra considérer son résultat comme valide». «Lors du conseil d’administration réuni ce jour [hier], Pascal Durand, directeur général, a présenté un rapport précis sur la consultation en cours dans les fédérations du Crédit Mutuel de Bretagne et du Sud-Ouest. Ce rapport démontre que l’information donnée aux administrateurs ne leur permet pas de voter de manière éclairée et démocratique, contrairement aux exigences du superviseur». Alors que les résultats de ce vote de consultation démarré le 23 mars seront annoncés le 18 avril, Arkéa a de son côté dénoncé une position de la CNCM qui «s’apparente à un déni de démocratie». «Cette position est d’autant plus choquante que le vote s’inscrit dans le droit fil des propositions formulées par le président de la CNCM lors du Conseil d’Administration du 11 octobre 2017», pointe Arkéa.
Axa Strategic Ventures a annoncé ce matin changer de nom pour adopter la marque Axa Venture Partners. L’annonce suit l’expansion de la société en Asie en novembre dernier et le lancement d’un nouveau fonds de fonds de 175 millions de dollars (141 millions d’euros), précise le communiqué de l’entité de capital-risque de l’assureur français. Axa Venture Partners gère 450 millions de dollars.
Philippe de Gentile, ancien responsable des financements structurés du bureau genevois de BNP Paribas, réclame 2,8 millions d’euros pour licenciement abusif, a indiqué hier son avocat au juge des Prud’hommes. Il reproche également à la banque de l’avoir placé sur une liste noire. L’ancien cadre, qui estime avoir joué le rôle de lampiste, a été licencié après 36 ans de services au sein de la banque française dans le cadre de l’accord passé avec les autorités américaines dans le litige sur les transactions réalisées avec des pays sous embargo. Le règlement à l’amiable de ce litige avait coûté à la banque neuf milliards de dollars.