Moody’s a abaissé mercredi soir la notation long terme de Barclays d’un cran à Baa3, à un cran de la catégorie spéculative (junk). L’agence de notation évoque des défis en matière de rentabilité et l’impact pour les créanciers de la séparation des activités de banque de détail et des activités de trading spéculatives (ring-fencing). Alors que la mesure entre en vigueur au Royaume-Uni l’an prochain, Barclays déjà modifié sa structure juridique le 1er avril. Cette séparation rendra plus volatils les revenus de la division de marchés de capitaux. Le rating stand-alone (BCA) a été abaissé également à baa3, mais la perspective de la notation de Moody’s est stable.
Pour prendre le tramway dijonnais, il suffit de poser sa carte bancaire sans contact sur un valideur, comme à Londres ! Un service qui nécessite la collaboration de multiples acteurs.
FAILLES. Dans son étude annuelle Cost of Cyber Crime Study, Accenture évalue le coût de la cybercriminalité pour chaque acteur des services financiers à 18,28 millions de dollars en 2017. C’est le secteur qui dépense le plus dans ce domaine, la moyenne étant de 11,7 millions de dollars. 60 % de ces frais sont liés à la détection et au confinement des failles de sécurité. Bilan : activité perturbée et perte d’informations représentent 87 % des coûts de traitement, contre 13 % de pertes de revenus. Ces dépenses s’ajoutent à des investissements en technologie de sécurité (détection, renseignement, orchestration, automatisation, machine learning…) qui réduisent néanmoins les frais de ces incidents. Une nécessité face au triplement des violations de sécurité depuis 5 ans.
La Chine a injecté 60,8 milliards de yuans (7,85 milliards d’euros) dans l’assureur Anbang, en pleine perdition, a annoncé hier la China Insurance Regulatory Commission. Cette aide doit permettre de préserver la solvabilité et la protection des assurés d’Anbang, passé sous contrôle étatique fin février. La semaine dernière s’est ouvert le procès de son ancien patron Wu Xiaohui, accusé d’avoir détourné 65 milliards de yuans. La mise sous tutelle du groupe est l’exemple le plus frappant des mesures prises par la Chine pour calmer la frénésie d’acquisitions à l’étranger et d’opérations financières des conglomérats privés du pays, tels que Fosun, Dalian Wanda et HNA.
CNP Assurances a annoncé hier la poursuite de ses discussions avec Caixa Seguridade sur la poursuite de leur coopération au Brésil. Après l’annonce de la fin de ce contrat, en août dernier, il avait signé fin septembre un protocole d’accord non engageant avec Caixa Seguridade en vue du renouvellement de son exclusivité dès 2018, moyennant le paiement d’une soulte et de «droits économiques […] réduits pour CNP». «Après le changement de direction générale de Caixa Economica Federal, CNP Assurances et Caixa Seguridade sont convenues de poursuivre et d’achever leurs négociations», indique le communiqué. Les accords actuels demeurent en vigueur, précise l’assureur.
La banque russe Rosbank, filiale de la Société Générale, a annoncé hier la nomination d’Ilya Polyakov au poste de directeur général en remplacement de Dmitry Olyunin. Jusqu'à présent président adjoint du comité de direction de Rosbank, chargé des activités de banque de financement et d’investissement en Russie, il prendra ses nouvelles fonctions le 14 avril. Dmitry Olyunin a décidé de retourner chez VTB, le deuxième établissement bancaire russe.
L’assemblée spéciale du Crédit Agricole, qui réunissait les bénéficiaires d’actions à dividende majoré, c’est-à-dire justifiant d’une inscription au nominatif depuis deux ans au moins, a approuvé hier les propositions du conseil d’administration pour substituer au dividende majoré l’attribution d’une action gratuite pour vingt-six actions éligibles. Cette décision fait suite à une requête de la Banque centrale européenne (BCE), qui s’était opposée au versement d’un dividende majoré, correspondant selon elle à une «distribution préférentielle». L’assemblée générale du 16 mai prochain doit désormais confirmer ce vote.
La banque russe Rosbank, filiale de la Société Générale, a annoncé aujourd’hui la nomination d’Ilya Polyakov au poste de directeur général en remplacement de Dmitry Olyunin. Jusqu'à présent président adjoint du comité de direction de Rosbank, chargé des activités de banque de financement et d’investissement en Russie, il prendra ses nouvelles fonctions le 14 avril. Dmitry Olyunin a décidé de retourner chez VTB, le deuxième établissement bancaire russe.
L’Autorité européenne des marchés financiers (Esma) a publié hier la première partie de ses conseils techniques (Technical Advice, TA) relatifs à la simplification du prospectus, à la suite d’une consultation publique conclue l’an dernier dans le cadre de la réglementation Prospectus. Les conclusions de l’Esma ont été transmises à la Commission européenne, qui doit désormais adopter des actes délégués d’ici au 21 janvier 2019. «L’Esma propose de nombreux changements visant à assouplir les exigences auprès des émetteurs, avec l’objectif de réduire le fardeau administratif et les coûts liés à l’utilisation d’un prospectus, ainsi que de nouvelles exigences de transparence jugées nécessaires pour la protection des investisseurs», souligne le régulateur. Les recommandations de l’Esma incluent notamment davantage de proportionnalité dans les informations requises et des exigences plus souples pour les émissions secondaires. En outre, l’ESMA a travaillé sur le contenu du nouveau document d’enregistrement universel (URD), un nouveau document de référence pour les émetteurs de titres cotés sur un marché réglementé ou un MTF. Cette URD est destinée à servir de document d’enregistrement utile, permettant aux émetteurs d’offrir rapidement des titres sur le marché.
A l’occasion d’un point presse qui s’est tenu la semaine dernière, l’Autorité des marchés financiers (AMF) a répondu à quelques questions sur le retrait d’agrément de la société de gestion Vendôme Capital Partners (voir NewsManagers du 14 mars). Reconnaissant qu’il s’agit d’un dossier «très atypique», à la fois par l’historique qui a conduit à ce retrait et par la taille des encours concernés (plus de 4,5 milliards d’euros à fin 2016), Xavier Parain, directeur de la gestion d’actifs à l’AMF, a rappelé toutefois «qu’il n’y a pas d’enjeu de protection de l’investisseur retail qui soit très marqué. Ce sont surtout des encours institutionnels. Il n’y avait qu’un seul fonds grand public, la SCPI, soit quelques dizaines de millions d’euros. Le reste, ce sont des fonds institutionnels avec quasiment un seul porteur par fonds».Le responsable a précisé que «contrairement au retrait d’agrément classique avec des actifs liquides où on vend les actifs, on rembourse les porteurs et on ferme la société. Ici il s’agit d’actifs immobiliers qui ne peuvent pas être cédés immédiatement. L’enjeu est donc de trouver une autre société de gestion qui reprend les fonds et s’assure de la continuité de la gestion». Le repreneur de la SCPI a été choisi le 19 mars dernier par son assemblée générale suite à un appel d’offres.S’agissant des fonds dédiés, les OPPCI (Organismes professionnels de placement collectif immobilier), «c’est le client qui est à la manœuvre et qui peut faire un appel d’offre pour trouver une autre société de gestion. Tout cela se passe sous l’œil de l’administrateur désigné par l’AMF»
Deutsche Bank a annoncé ce matin la nomination de l’Américain John Thain à son conseil de surveillance, alors que les interrogations se multiplient sur la gouvernance de la première banque allemande après trois pertes annuelles consécutives. Son arrivée au conseil de surveillance de Deutsche Bank coïncide avec des rumeurs prêtant au président du conseil Paul Achleitner la volonté de voir changer le président du directoire, un poste actuellement occupé par John Cryan.
Le réassureur Swiss Re a déclaré ce matin que les négociations avec SoftBank en vue d’une prise de participation minoritaire portaient sur un maximum de 10% de son capital et en étaient à leurs débuts. Le groupe suisse a ajouté que les deux sociétés exploraient aussi la possibilité d’une coopération stratégique. Après cette annonce, le titre Swiss Re a ouvert en baisse de 1,7% et perdait plus de 3% en fin de matinée à Zurich. Le mois dernier, Bloomberg avait rapporté que Softbank souhaitait prendre un participation de 25% dans le groupe suisse. Ce dernier avait confirmé en février la tenue de discussions.
La Chine a injecté 60,8 milliards de yuans (7,85 milliards d’euros) dans l’assureur Anbang en pleine perdition, a annoncé ce matin la China Insurance Regulatory Commission. Cette aide doit permettre de préserver la solvabilité et la protection des assurés d’Anbang, passé sous contrôle étatique fin février. La semaine dernière s’est ouvert le procès de son ancien patron Wu Xiaohui, accusé d’avoir détourné 65 milliards de yuans.
Mike Stewart, qui a pris les rênes du trading actions chez Credit Suisse en juin dernier, entend ramener la banque parmi les cinq premiers acteurs mondiaux de ce métier. «Nous avons les ressources plus que suffisantes pour être un acteur du top 5», a-t-il confié à Bloomberg. La banque suisse pointait l’an dernier au septième rang du trading actions dans le monde par les revenus. Elle a perdu presque un tiers de ses parts de marché depuis 2015 après avoir, entre autres, réduit la voilure dans ses activités de services aux hedge funds (prime services), une clientèle de choix pour les métiers actions. Mike Stewart, qui a recruté 18 banquiers seniors ces derniers mois dans cette activité, entend resserrer à nouveau les liens de la banque avec les fonds d’arbitrage.
Dans le cadre de son offensive digitale, La Banque Postale a dévoilé ce matin le Prêt Express, un crédit affecté de 30.000 euros maximum dont la souscription est entièrement dématérialisée. Ce prêt à la consommation dédié à l’achat d’un véhicule, à des travaux ou à un projet peut être souscrit en ligne avec «une réponse définitive en trois clics et deux minutes» pour «les clients dont la situation est suffisamment connue et établie», assure la banque publique. Cette offre est aussi accessible dans les centres financiers de La Banque Postale.
L’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) a publié hier un document de réflexion sur le risque informatique et lancé un appel à commentaires. Cette initiative s’inscrit dans la nouvelle série de publications périodiques du régulateur, intitulée «documents de réflexion», qui vise à discuter avec les parties prenantes «des points qui n’ont pas encore fait l’objet de prises de positions officielles». Le document «Le risque informatique» invite à une réflexion générale sur la gestion du risque informatique chez tous les intermédiaires financiers des secteurs de la banque et de l’assurance. Les observations et commentaires sont attendus d’ici au 15 juin 2018.
La banque rouge et noire a décidé d’étendre l’accès à sa plate-forme Grande Avenue, jusque-là limité à une offre packagée, à ses 5,7 millions de clients majeurs.